Mornac (Charente)

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Mornac
Mairie de Mornac
Mairie de Mornac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Ruelle-sur-Touvre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Angoulême
Maire
Mandat
Jacques Persyn
2014-2020
Code postal 16600
Code commune 16232
Démographie
Gentilé Mornacois
Population
municipale
2 213 hab. (2011)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 52″ N 0° 16′ 22″ E / 45.6811, 0.272845° 40′ 52″ Nord 0° 16′ 22″ Est / 45.6811, 0.2728  
Altitude Min. 61 m – Max. 178 m
Superficie 23,48 km2
Localisation

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Liens
Site web commune-de-mornac.fr

Mornac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Elle fait partie de la communauté d'agglomération du Grand Angoulême.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Mornac est une commune située à 10 km à l'est d'Angoulême.

Mornac est devenue une zone résidentielle de l'agglomération d'Angoulême. Petit village il y a 20 ans, elle a connu une très forte de constructions individuelles ces toutes dernières années.

Mornac est aussi à 3,5 km à l'est de Ruelle-sur-Touvre, chef-lieu de son canton, 11 km au sud-ouest de La Rochefoucauld et 18 km à l'ouest de Montbron[1].

La D 699, route d'Angoulême à Montbron, ancienne route nationale 699, la traverse d'ouest en est. La commune est aussi traversée par la D 113, qui reste sur les hauteurs entre les Favrauds et le Quéroy. La D 106, à l'est de la commune, va du Quéroy à Garat. La N 141 d'Angoulême à Limoges, route Centre-Europe Atlantique, passe au nord de la commune, aux Favrauds[2].

La voie ferrée Angoulême-Limoges traverse la commune où elle avait une gare au Quéroy. La gare la plus proche est celle de Ruelle, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Limoges.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comprend le hameau du Quéroy, situé à l'est, ainsi qu'une partie des forêts domaniales de Bois Blanc au sud, et la Braconne au nord-est. Le Quéroy est situé sur la route de Montbron et touche presque celui de la Brouterie. Il a donné son nom à la gare du Quéroy-Pranzac située sur la ligne d'Angoulême à Limoges et marquant l'embranchement de la ligne de Nontron et Thiviers.

Les autres hameaux sont les Theils près des Riffauds (commune de Ruelle), le Maine Quérand, les Mesniers, Bois Marceau et les Gibauds qui entourent le bourg, la Brouterie et Ronzac près du Quéroy.

La commune compte aussi la résidence Chabasse, cité construite par les Américains dans les années 1950, ainsi que des lotissements plus récents qui s'étendent à l'ouest du bourg jusqu'à Fourville (commune de Ruelle)[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mornac
Brie Saint-Projet-Saint-Constant
Ruelle-sur-Touvre Mornac Bunzac,
Pranzac
Touvre Garat,
Bouëx
Chazelles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située en zone calcaire datant du Jurassique supérieur (Oxfordien dans une grande moitié est et Bois Blanc, et Kimméridgien à l'ouest). Un système de failles à réhaussé légèrement la partie oxfordienne. Le bourg est situé dans une vallée sèche donnant sur les sources de la Touvre qu'emprunte la route d'Angoulême à Montbron[3],[4],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La moitié orientale de la commune est un plateau faiblement incliné vers l'est portant la forêt de la Braconne, et Bois Blanc au sud. Ce plateau fait partie du karst de La Rochefoucauld et on peut trouver des gouffres comme la Fosse de l'Ermitage qui fait 50 m de profondeur et 200 m de diamètre, ou la Fosse Redon en limite de la Braconne.

Une vallée sèche ou combe traverse la commune d'est en ouest et entaille le plateau. Se dirigeant vers la Touvre à Magnac, elle passe au pied du bourg.

La commune contient le point culminant de la région d'Angoulême, qui est de 178 mètres, au Puy de Nanteuil. De cet endroit on peut voir le bassin d'Angoulême à l'ouest, et la forêt de la Braconne à l'est, et par delà, le Massif central avec la Charente limousine qui commence avec le massif de l'Arbre en direction de Montembœuf culminant à 353 mètres.

Le point le plus bas est à 61 m, situé en limite ouest de la commune près de la route d'Angoulême. Le bourg est à environ 90 m d'altitude et le Quéroy à 135 m[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

À cause de son sol karstique, aucun cours d'eau ne traverse la commune et sa principale vallée est sèche. Toutefois, dû au relief important de ses têtes de vallées ou combes, quelques fontaines sont au pied du Puy de Nanteuil, en particulier près du bourg comme la Font Michaud et celle du Maine Quérand.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain, et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[6].
Article connexe : Climat de la Charente.

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La commune est située à la limite entre langue d'oïl (à l'ouest, Mornac-village) et occitan (à l'est, le Quéroy)[7].

Article connexe : Langues de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mornac est mentionné sous la forme latinisée de Mornaco en 1110[8]. C'est une formation toponymique en -ac, suffixe d'origine gauloise, généralement latinisé en -acum dans la documentation et qui indique une présence ou une propriété. Le premier élément Morn- représente un anthroponyme ou un appellatif. Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent qu'il résulte de l'évolution phonétique du nom de personne latin Maurinus[8], fréquemment attesté dans la toponymie de la Gaule (où il est porté par des autochtones) et qui explique aussi Mornay, forme d'oïl (-acum > -ay).

Quéroy serait issu du latin quadrŭvium signifiant « carrefour » [9] qui a donné carrouge « carrefour » en ancien français[10]. En effet, deux voies antiques se croisaient à cet endroit.

Histoire[modifier | modifier le code]

Voies antiques[modifier | modifier le code]

La commune était traversée par deux anciennes voies romaines qui se coupaient au Gros Chêne près du Quéroy.

  • La voie entre Périgueux et Poitiers dite le Chemin ferré ou chemin de Sers, nord-sud. Elle passait sur les hauteurs entre les Favrauds et le Quéroy (actuelle D 113) et se prolonge ensuite vers le sud par un chemin jusqu'à Bouëx, avant de se perdre sur les hauteurs de la forêt d'Horte[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 en cours Jacques Persyn FG
ex-PCF
Retraité Éducation nationale
Conseiller général du canton de Ruelle-sur-Touvre depuis 2001

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Mornac a rejoint en 2012 la Communauté d'agglomération du Grand Angoulême, formant ainsi sa 16e commune[13].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2002 (second tour)[modifier | modifier le code]

Inscrits : 1488 - Abst. : 13,91 % - Jacques Chirac : 1000 voix (86,06 %) - Jean-Marie Le Pen : 162 voix (13,94 %)

Élections législatives de 2002 (second tour)[modifier | modifier le code]

Inscrits : 1493 - Abst. : 40,12 % - Jean-Claude Beauchaud (PS) : 500 voix (61,12 %) - Brigitte Miet (UMP) : 318 voix (38,88 %)

Élection présidentielle de 2007 (second tour)[modifier | modifier le code]

Inscrits : 1669 - Abst. : 11,44 % - Ségolène Royal : 854 voix (60,78 %) - Nicolas Sarkozy : 551 voix (39,22 %)

Élections législatives de 2007 (second tour)[modifier | modifier le code]

Inscrits : 1675 - Abst. : 34,34 % - Martine Pinville (DVG) : 704 voix (67,43 %) - Philippe Mottet (UMP) : 340 voix (32,57 %)

Élection présidentielle de 2012 (second tour)[modifier | modifier le code]

Inscrits : 1722 - Abst. : 14,81 % - François Hollande : 930 voix (67,88 %) - Nicolas Sarkozy : 440 voix (32,12 %)

Élections législatives de 2012 (premier tour)[modifier | modifier le code]

Inscrits : 1723 - Abst. : 39,23 % - Martine Pinville (PS) : 558 voix (54,17 %) - Elise Vouvet (UMP) : 157 voix (15,24 %) - Marie-Hélène Boutet de Monvel (FG) : 110 voix (10,68 %) - Marie-Christine Cardoso (FN) : 104 voix (10,10 %) - Vincent You (DVD) : 38 voix (3,69 %) - Cyril Tardat (EÉLV) : 30 voix (2,91 %) - Dominique de Lorgeril (DVD) : 8 voix (0,78 %) - Michel Deboeuf (NPA) : 8 voix (0,78 %) - Catherine Tarrus (NC) : 7 voix (0,68 %) - Jean-Pierre Courtois (LO) : 4 voix (0,39 %) - Alain Chailloux (DVD) : 3 voix (0,29 %) - Danièle Duclaud (DVD) : 2 voix (0,19 %) - Jean-Carlo Sitzia Le Blond (DVD) : 1 voix (0,10 %)

(Source : Ministère de l'Intérieur[réf. incomplète])

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 213 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
979 506 1 015 981 1 146 1 089 1 027 990 971
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
937 944 893 884 921 895 851 809 806
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
810 791 710 649 666 725 692 707 914
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
727 1 138 1 381 1 800 1 864 2 040 2 061 2 219 2 213
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Mornac en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,1 
5,6 
75 à 89 ans
5,4 
12,9 
60 à 74 ans
14,2 
24,8 
45 à 59 ans
24,8 
21,4 
30 à 44 ans
23,2 
16,6 
15 à 29 ans
14,3 
18,6 
0 à 14 ans
17,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Mornac possède une école maternelle comprenant trois classes et une école élémentaire comprenant six classes. Le secteur du collège est Ruelle[18].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martin date du XIIe siècle. Elle possède deux cloches, l'une datant de 1564 et classée monument historique au titre objet depuis 1943, l'autre datant de 1724 et inscrite monument historique depuis 2004. Sa chaire en bois sculpté est aussi classée monument historique depuis 1908[19].

Le logis du Quéroy qui était un ancien prieuré a été restauré.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • château des Ballands

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

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Sentiers de randonnée[modifier | modifier le code]

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Lucien Deschamps (1906-1985) : peintre, ayant un succès local grâce à ses tableaux représentant la vie charentaise, a vécu au logis du Quéroy[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille d'Angoulême », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 17 novembre 2011)
  6. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  7. Dans « Statistique monumentale de la Charente », page 55.
  8. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 481a
  9. Stéphane Gendron, La toponymie des voies romaines et médiévales, Errance,‎ 2006, 196 p. (ISBN 2877723321, lire en ligne), p. 61
  10. Site du CNRTL : étymologie de carrefour
  11. Dans « Statistique monumentale de la Charente », page 165.
  12. Dans « Statistique monumentale de la Charente », page 167.
  13. Journal Sud Ouest, édition de la Charente, 4 janvier 2012 (voir en ligne)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  16. « Evolution et structure de la population à Mornac en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  17. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 11 juillet 2012)
  19. « Mornac », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. Gérard Aubisse, Les peintres des Charentes, du Poitou et de Vendée, XIXe-XXe siècles : dictionnaire et notices biographiques,‎ 2001, 543 p. (lire en ligne), p. 64-65

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]