Opérateur alternatif

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Les opérateurs alternatifs sont des opérateurs de télécommunications qui sont apparus dans certains pays à la suite de la perte des monopoles des opérateurs historiques d'État.

Sommaire

[modifier] Histoire

[modifier] La fin des monopoles

En France, la libéralisation du marché des télécoms débute en 1987 avec un premier livre vert qui définit les conditions d'ouverture à la concurrence. Ce document insiste sur les règles d'interconnexion entre opérateurs, la création d'autorités de régulation neutres et la libre commercialisation des terminaux.

Le 2 juillet 1990, les PTT sont scindées en deux entités indépendantes : La Poste et France Télécom. Par la suite, le monopole de France Télécom sur les télécommunications sera à son tour soumis à une ouverture à la concurrence par l'Open Network Provision de l'Europe, qui prévoit sinon une libre concurrence sur les réseaux, du moins une libre concurrence sur les services. C'est cette directive qui a permis, entre autres, l'émergence d'opérateurs alternatifs, qui ne possèdent pas nécessairement leurs propres réseaux (les opérateurs de réseau mobile virtuel ou MVNO).

[modifier] La première vague d’opérateurs alternatifs : SFR et Bouygues Telecom

Les premiers opérateurs « alternatifs », bien que ce terme s'applique à des acteurs plus récemment installés, ne sont autres que les premiers concurrents de France Télécom, c'est-à-dire SFR (alors Cegetel) et Bouygues Telecom (alors Bouygues).

[modifier] La seconde vague d’opérateurs alternatifs : Tele2, Cegetel et Neuf Télécom

Le terme d'opérateur alternatif prend tout son sens avec la deuxième vague d'acteurs des télécommunications, qui se sont attachés au début des années 2000 à proposer leurs services sur la téléphonie fixe. Les offres de ces opérateurs ont eu un succès certain, avec Tele2 qui a convaincu jusqu'à un Français sur cinq à sa meilleure période. Par la suite, les regroupements sur le marché, le dégroupage et les nouvelles offres triple play ont eu raison de ces acteurs qui n'étaient souvent positionnés que sur un genre de service (fixe uniquement, de manière générale).

[modifier] La troisième vague d’opérateurs alternatifs : à la conquête de la téléphonie mobile et de l’Internet

Les opérateurs alternatifs continuent pourtant d'animer le marché des télécommunications. En France, la domination de trois opérateurs devenus « historiques » (Orange, SFR, Bouygues Telecom) est régulièrement bousculée par les offres de niche des opérateurs alternatifs. On notera la percée de Free sur l'ADSL, celles de Virgin et NRJ Mobile sur la téléphonie portable pour adolescents, ou encore celle de Kertel sur la téléphonie mobile vers l'étranger (Maghreb notamment).

[modifier] Les acteurs

Voici une liste des opérateurs alternatifs sur la marché français des télécoms en 2008. Il est logique de classer les acteurs selon le(ou les) marché(s) sur lesquels ils opèrent.

[modifier] FAI

  • Free : CA 2008 : 692 millions d'euros au 1er semestre pour Free (hors Alice). Possède les marques Free et Alice.
  • SFR : CA 2008 : 908 millions d'euros au 1er semestre 2008. Possède les marques SFR, Neuf, Cegetel, AOL France et Club-Internet.
  • Numéricâble-Noos : CA 2008 : 640 millions d'euros au 1er semestre 2008. Possède les marques Numéricâble, Noos, Completel (comptes publics).

[modifier] Téléphonie mobile

Si l'on considère que SFR et Bouygues ont rejoint Orange dans la catégorie des opérateurs « historiques », au vu de la répartition quasi-constante de leurs parts de marché dans la téléphonie mobile, voici les opérateurs alternatifs de ce secteur. La caractéristique de ces opérateurs est qu'ils utilisent tous le réseau physique d'un des opérateurs historiques, ce sont donc des opérateurs virtuels, d'où l'acronyme MVNO (Mobile virtual network operator). La liste suivante donne le nom de l'opérateur alternatif et leur réseau physique de rattachement.

  • Axess telecom (SFR)[1]
  • Ortel Mobile (Bouygues)
  • Kertel (Bouygues) : CA attendu pour 2008 : 112 millions d'euros. Possède la marque ZeMobile
  • Virgin Mobile (SFR depuis juin 2011) : CA attendu en 2008 : 200 millions d'euros.
  • Breizh Mobile (Orange)
  • Universal Music Mobile (Bouygues)
  • M6 Mobile (Orange)
  • NRJ Mobile (Orange + SFR)
  • Leclerc Mobile (SFR)
  • A-Mobile (SFR pour les cartes SIM pour téléphones mobiles - Bouygues pour les clés 3G) [2]
  • Carrefour Mobile (Orange)
  • Casino Mobile (Orange)
  • Coriolis Mobile (SFR)
  • La Poste Mobile (anciennement Simplicime, Simpleo (anciennement Debitel)) (SFR)
  • Simyo (Bouygues)
  • Diaspophone (Bouygues)
  • Futur Telecom (SFR)
  • Mobisud (SFR)
  • Neuf Mobile (SFR)
  • Saint Hubert Mobile (SFR)
  • Tele2 Mobile (Orange)
  • TF1 Mobile (Bouygues)
  • Transatel (Bouygues)
  • Numéricâble Mobile (Bouygues)
  • Symacom Mobile (Orange)
  • Budget Mobile (Bouygues)
  • Fnac Mobile (Orange)
  • Ten (Orange)
  • Prixtel (SFR)
  • Zéro Forfait, marque de Call In Europe, société fondée en 2006 aux États-Unis par Patrick Gentemann (SFR)
  • Keyyo mobile (SFR)
  • Free mobile (Orange)

[modifier] La stratégie

Cette stratégie consiste à viser les populations immigrantes.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Axess telecom
  2. Auchan : l'opérateur A-Mobile arrivera le mois prochain
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