Marans (Charente-Maritime)

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Marans
Les quais de Marans sur la Sèvre niortaise.
Les quais de Marans sur la Sèvre niortaise.
Blason de Marans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Canton Marans
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Marandais
Maire
Mandat
Thierry Belhadj
2014-2020
Code postal 17230
Code commune 17218
Démographie
Gentilé Marandais
Population
municipale
4 622 hab. (2011)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 33″ N 0° 59′ 29″ O / 46.3092, -0.991446° 18′ 33″ Nord 0° 59′ 29″ Ouest / 46.3092, -0.9914  
Altitude Min. 0 m – Max. 13 m
Superficie 82,49 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-marans.fr

Marans est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants s'appellent les Marandais et les Marandaises[1].

Marans a la particularité d'être la commune la plus étendue du département de la Charente-Maritime. Avec une superficie totale de 82,49 km2, elle est presque aussi grande que l'île de Ré (85 km2).

C'est également la commune la plus septentrionale de la Charente-Maritime, étant considérée comme étant la « porte de l'Aunis », ancienne province, à laquelle elle a toujours appartenu depuis ses origines.

Marans est aujourd'hui une agréable cité fluviale sur la Sèvre niortaise, un port de plaisance actif et un centre touristique dynamique. Étant située au nord de La Rochelle, la ville a développé des relations étroites avec cette dernière, à laquelle elle doit beaucoup pour son essor urbain et économique.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune la plus septentrionale de Charente-Maritime

Marans est une commune située au nord-ouest du département de la Charente-Maritime, à proximité du département de la Vendée qui appartient à la région des Pays de la Loire ; elle est de fait la commune la plus septentrionale de Charente-Maritime.

Carte de la commune de Marans au sein de la Charente-Maritime
Position de Marans en Charente-Maritime.

Par sa situation géographique dans le nord de l'ancienne province d'Aunis, elle était considérée comme la « porte de l'Aunis » d'autant qu'elle confine avec le Poitou, ancienne province avec laquelle Marans a toujours eu des échanges fructueux, surtout avec Niort, dont elle était considérée comme l'avant-port jusqu'au XIXe siècle.

Sur un plan plus général, Marans est située dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est distante de quelques kilomètres à vol d'oiseau, faisant partie du « midi atlantique »[2].

Une petite cité fluviale

La commune est arrosée d'est en ouest par la Sèvre Niortaise, fleuve côtier qui sert de délimitation administrative avec le département voisin de la Vendée. Cité fluviale s'étendant sur les deux rives du fleuve, son port est situé à moins d'une dizaine de kilomètres de la baie de l'Aiguillon et de l'océan Atlantique où le fleuve vient se jeter en une embouchure qui tend à s'envaser.

La ville est également un lieu de contact au sein du parc inter-régional du Marais Poitevin, sa position la plaçant dans le marais desséché , par opposition au marais mouillé situé un peu plus à l'est. Cette situation géographique particulière est également à l'origine de son développement où Marans a toujours été une ville de commerces et d'échanges.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marans[3]
Sainte-Radégonde-des-Noyers
(Vendée)
Chaillé-les-Marais
(Vendée)
La Taillée,
Le Gué-de-Velluire
(Vendée)
Charron Marans[3] L'Île-d'Elle
(Vendée)
Andilly Longèves Saint-Jean-de-Liversay,
Nuaillé-d'Aunis

Accès[modifier | modifier le code]

Ville de transit par excellence plutôt que carrefour routier, Marans est desservie par des voies de communication multiples (routes, voie ferrée, canaux) mais, au fil des décennies, la cité est devenue un goulot d'étranglement pour le trafic routier qui n'a cessé de s'amplifier.

Une ville située sur un axe routier au trafic dense[modifier | modifier le code]

Située à une vingtaine de kilomètres au nord de La Rochelle et à 130 km au sud de Nantes, Marans bénéficie d'une position géographique particulière sur un des axes routiers les plus fréquentés du Centre-Ouest de la France.

La ville est en effet traversée du nord au sud par la RD 137 (ex-RN 137 jusqu'en 2006) qui relie Saint-Malo à Saint-André-de-Cubzac via La Rochelle et qui constitue une des artères routières les plus importantes du département de Charente-Maritime et du Centre-Ouest de la France.

À cause de la densification considérable du trafic routier sur la RD 137, et notamment le trafic des poids-lourds (malgré un arrêté préfectoral, non respecté, interdisant la traversée de Marans par les camions), il est nécessaire de créer un contournement pour soulager le centre-ville asphyxié. Ce contournement est en cours d'aménagement. Une partie a été mis en service en décembre 2010 par les conseils généraux de Charente-Maritime et de Vendée et concerne l'aménagement de l'axe routier constitué par les RD 9-RD 10a-RD 137. Il est représenté par les déviations de Puilboreau, Saint-Xandre et Villedoux en Charente-Maritime et de Puyravault, Moreilles et bientôt Saint-Jean-de-Beugné en Vendée. Des aménagements, inscrit dans le Schéma Routier Départemental de la Charente-Maritime[4], compléteront ce contournement. Cependant rien ne garantie que ces aménagements de voies existantes permettent de résoudre les difficultés existantes.

Le projet (en phase d'appel à concession) de l'autoroute A831 : Fontenay-le-Comte - Rochefort permettra de détourner une partie du trafic de transit de la commune de Marans. Cette autoroute est le dernier maillon de la route des Estuaires. Elle permettra de mieux desservir le littoral de la Charente-Maritime et de la Vendée ainsi que le Pays d’Aunis en supprimant les difficultés de fluidité, de sécurité et d’environnement des itinéraires actuels[5].

Une halte ferroviaire en devenir[modifier | modifier le code]

Marans est depuis la seconde moitié du XIXe siècle desservie par une voie ferrée qui contourne la ville au sud et à l'est et la met en contact avec La Rochelle et Nantes. Il s'agit de la ligne ferroviaire Nantes-Bordeaux qui dessert notamment les gares de la Roche-sur-Yon et de La Rochelle, même si aujourd'hui, la gare de Marans est fermée au trafic des voyageurs. Cependant, un projet de liaisons cadencées ferroviaires est en cours d'étude dans le cadre des relations interurbaines entre Marans et La Rochelle et permettrait notamment de réduire le trafic routier intense entre ces deux villes[6].

Un port de plaisance actif[modifier | modifier le code]
Le port de Marans sur le canal de la Sèvre niortaise.

La Sèvre niortaise qui fut pendant de longs siècles une grande artère fluviale pour le trafic maritime ne joue plus ce rôle depuis que sa partie amont entre Niort et Marans a été déclassée en tant que voie navigable. Ancien port de commerce reconverti aujourd'hui en port de plaisance, Marans a fait aménager ses bassins à flot pour l'accueil des bateaux de plaisance qui empruntent un canal de dérivation.

Son port de plaisance qui peut recevoir 180 bateaux de plaisance place la ville à 7 miles (12,9 km) de l'océan Atlantique, 15 miles (27,7 km) de Saint-Martin-de-Ré et 19 miles (35,2 km) de La Rochelle. L'accès au port, au cœur du centre ville, se fait par le pont et l'écluse du Brault qui n'ouvrent qu'une fois par jour au moment de la pleine mer.

Une ville proche de l'aéroport de La Rochelle[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud de Marans : l'aéroport de La Rochelle - île de Ré a notamment développé des relations très serrés avec les iles Britanniques dont nombre de leurs ressortissants se sont fixés dans la région.

Le cadre géographique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La commune de Marans repose dans sa totalité sur une assise calcaire-marneuse du Jurassique et a la particularité géologique de former l'extrémité septentrionale du bassin aquitain, représenté par les derniers terrains du vaste promontoire calcaire de l'Aunis.

Dans la commune de Marans, le substratum rocheux de l'Aunis forme en effet l'extrémité septentrionale du bassin aquitain où il rencontre les premiers contreforts du Massif armoricain au nord, dans le département voisin de la Vendée.

Sur ce substratum calcaire se sont déposées à la fois des alluvions d'origine fluviatile à la fin du Quaternaire et des sédiments d'origine marine, ces derniers étant issus de l'ancien golfe des Pictons, comblé progressivement dans les deux derniers millénaires et prenant la forme actuelle des marais littoraux et asséchés.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est bâtie sur une ancienne île calcaire du golfe des Pictons qui, dès l'époque médiévale, fut drainé formant par la suite de vastes marécages. Ces derniers furent irrigués par de très nombreux canaux et sont devenus le domaine du Marais poitevin desséché.

La Sèvre niortaise traverse d'est en ouest la ville de Marans, où la marée se fait sentir, permettant depuis le Moyen Âge l'établissement d'un port fluvial. Ce fleuve côtier se jette à une quinzaine de kilomètres de son embouchure, à l'Ouest, dans l'anse de l'Aiguillon, sur l'océan Atlantique.

Marans est située à environ deux kilomètres en aval du lieu de confluence de la Vendée et de la Sèvre niortaise. La rivière Vendée sert de délimitation administrative avec le département voisin de la Vendée sur plus de sept kilomètres à l'Est de la commune (entre L'Ile-d'Elle et Le Gué-de-Velluire qui sont deux communes situées au sud du département de la Vendée).

Par ailleurs, Marans est au cœur d'un réseau dense de canaux, dont les plus importants sont les suivants :

  • Le canal maritime de Marans à la mer, qui coule en aval du port fluvial de Marans, est un canal de dérivation de cinq kilomètres de longueur, servant aujourd'hui de voie de transit pour les bateaux de plaisance. Il raccourcit singulièrement la distance de la ville à la mer, puisque le port fluvial n'est plus qu'à neuf kilomètres de l'embouchure de la Sèvre niortaise.
  • Le canal de la Banche et le canal de la Brune s'écoulent tous deux au sud de la ville et rejoignent la Sèvre niortaise au lieu-dit les Ecluses du Brault, dans la commune de Charron, à l'ouest de Marans. Ce sont de très importants collecteurs pour le drainage du marais desséché poitevin.
  • Le canal de Mouillepied, le canal du Marais Sauvage et le canal de Vix s'écoulent au nord de la Sèvre niortaise, d'est en ouest, jusqu'au lieu-dit les Portes de Vix, situé tout à l'ouest de la commune de Marans, à la limite du département de la Vendée. Ce lieu-dit qui appartient à la commune de Marans se situe au nord du site les Ecluses du Brault (commune de Charron, en Charente-Maritime).

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat est de type océanique : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[7].

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de ce laps de temps, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6 °C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39 °C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[8].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par l'ouragan Martin du 27 décembre 1999.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Marans[9] 2 250 755 4 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Données météorologiques de La Rochelle de 1961 à 1990[10]
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Année
Températures minimales (°C) 3,4 4,0 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Températures maximales (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18,0 12,6 9,2 16,1
Températures moyennes (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2250
Pluviométrie (mm) 82,5 66,1 57,0 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 622 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 400 3 902 3 764 3 997 4 041 4 557 4 713 4 860 4 645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 586 4 510 4 534 4 284 4 527 4 736 4 927 4 609 4 515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 387 4 459 4 427 3 828 3 707 3 575 3 584 3 377 3 711
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 680 3 833 3 987 4 289 4 170 4 375 4 654 4 622 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de la commune de Marans en 1999[13] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
> 90
3,0 
7,4 
75-89
11,6 
17,0 
60-74
17,1 
19,1 
45-59
17,4 
19,8 
30-44
19,1 
19,3 
15-29
16,4 
16,9 
0-14
15,2 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 1999[14] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
> 90
1,7 
7,7 
75-89
10,7 
16,6 
60-74
17,8 
19,4 
45-59
18,9 
20,5 
30-44
19,8 
18,6 
15-29
16,3 
16,6 
0-14
14,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Un pôle urbain structurant en Pays d'Aunis[modifier | modifier le code]

Les activités économiques font de Marans un des trois pôles urbains structurants du Pays d'Aunis, avec Surgères (environ 6 500 habitants) et Aigrefeuille-d'Aunis (bientôt 4 000 habitants).

La mairie de Marans et au fond le clocher moderne de l'église.

Dans le cadre de l’élaboration du Schéma de cohérence territoriale (S.CO.T.) du Pays d’Aunis[15], mis en place dès 2008, qui regroupe 52 communes et comptera 79 000 habitants à l’horizon 2015 (62 682 habitants en 2007), Marans est appelée à jouer un rôle non négligeable, malgré la proximité de La Rochelle qui peut aussi parfois être perçue comme un atout.

Si Marans n’est pas une « ville-dortoir » de la grande banlieue de La Rochelle, la ville doit préserver et diversifier ses différentes activités économiques pour devenir un centre urbain attractif dans le Pays d'Aunis.

Les secteurs économiques à Marans en 2007
Répartition de l'emploi en 2007
Primaire Industrie BTP Tertiaire
Marans 5,3 % 28,6 % 6,6 % 59,5 %
Charente-Maritime 6,6 % 10,3 % 9,8 % 73,3 %

Marans apparaît comme une ville industrielle en Charente-Maritime où le secteur secondaire (industrie et BTP) représente 35,2 % de l'emploi total de la ville, soit plus d'un tiers alors qu'en Charente-Maritime, il n'est tout juste que d'un cinquième (20,1 % en 2007). Par conséquent, le secteur tertiaire apparaît comme beaucoup moins développé à Marans par rapport à la Charente-Maritime, même si plus de la moitié des emplois se trouve dans cette catégorie.

Les secteurs d'activité à Marans en 2007[16]
Secteur économique Nombre d'emplois Proportion
Secteur primaire 99 5,3 %
Industrie 534 28,6 %
B.T.P. 122 6,6 %
Commerces, transports, services 631 33,8 %
Administrations, enseignement, santé 478 25,6 %
Emploi total 1 864 100 %

Comme le montre le tableau ci-dessus, la part de l'emploi industriel est importante à Marans, qui peut être qualifiée de « centre industriel » en Charente-Maritime même si, aujourd'hui, le secteur tertiaire (commerces, services, administrations, santé et enseignement) occupe la majorité des emplois de la ville avec 59,4 % en 2007. En fait, cette proportion du secteur tertiaire est nettement inférieure à d'autres villes du département beaucoup plus tertiarisées en raison cette fois de leur très faible industrialisation, mais demeure semblable à d'autres villes de l'Aunis comme Surgères et Aigrefeuille-d'Aunis qui ont un héritage industriel encore important.

À Marans, le secteur primaire ou agricole, bien que fortement amenuisé, ne représente plus que 5,3 % du total des emplois de la ville en 2007. Cette situation particulière s'explique par l'importance du finage communal qui, par sa superficie, est presque égal à celui de l'île de Ré, respectivement 82 km2 et 85 km2.

Le secteur tertiaire est en essor à Marans comme dans l'ensemble des villes du département mais il accuse un certain retard où, par rapport à une ville comme Aigrefeuille-d'Aunis, il est en proportion moins important, respectivement 59,4 % et 61,7 %. Elles font partie des villes dont l'équipement tertiaire doit se moderniser et s'étoffer.

Les catégories socio-professionnelles à Marans en 2007[16]
Catégorie socio-professionnelle Nombre Proportion
Agriculteurs 80 4,3 %
Artisans/commerçants/chefs d'entreprise 150 8 %
Cadres supérieurs/professions libérales 152 8,1 %
Professions intermédiaires 317 17 %
Employés 555 29,7 %
Ouvriers 612 32,8 %
Total des emplois 1 864

En 1999, la population active à Marans était estimée à 1 855 personnes pour une population communale qui était alors de 4 375 habitants, soit un taux d'activité des personnes âgées de 20 à 59 ans de 83 %. Les actifs forment 42,4 % de la population, suivis des retraités (24,9 %) et des jeunes scolarisés (21,7 %)[17].

Entre 1999 et 2007, l'évolution de la population des actifs dans la commune de Marans a stagné, passant de 1 855 personnes à 1 864 personnes.

En 1999, parmi les actifs, les catégories socio-professionnelles dominantes étaient principalement les ouvriers (33,3 %), les employés (30,5 %) et les professions intermédiaires (13,4 %). Arrivaient loin derrière les cadres (6,7 %), les agriculteurs (6,3 %) et les artisans (5,6 %).

En 2007, la catégorie des ouvriers demeure dominante à Marans mais elle a légèrement baissé par rapport à 1999 puisque sa proportion passe de 33,3 % à 32,8 % entre 1999 et 2007. C'est ce qui permet de dire que Marans, au même titre qu'Aigrefeuille-d'Aunis et Surgères, est un centre industriel en Charente-Maritime. Les cadres supérieurs et professions libérales sont en augmentation sensible où, de 1999 à 2007, cette proportion passe de 6,7 % à 8,1 %, mais cette proportion est nettement inférieure à celle constatée à Aigrefeuille-d'Aunis où elle affiche 9,9 % en 2007.

Il est à remarquer que la catégorie des agriculteurs qui était avant-dernière en 1999 avec un taux de 6,3 % est maintenant la dernière catégorie socio-professionnelle à Marans avec seulement 4,3 % des actifs en 2007.

En 1999, le taux de chômage était supérieur au reste de l'hexagone, soit 15,5 % contre 12,9 % au niveau national. Sur les 4 375 habitants que comptait alors la commune, 288 étaient ainsi en recherche d'emploi.

En 2007, le taux de chômage est tombé sous la barre symbolique des 10 %, affichant 9,8 % alors que la population active a globalement peu augmenté. Ceci s'explique par la proximité de la Rochelle où nombre d'habitants de la ville vont travailler ou y recherchent un emploi. À titre de comparaison, ce taux est identique à Aigrefeuille-d'Aunis, qui bénéficie comme Marans des mêmes avantages de la proximité de La Rochelle.

Les secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Agriculture

L'élevage est une activité encore importante dans la commune, dont l'aviculture qui est la spécialité locale avec la fameuse poule de marans, réputée pour la qualité de sa chair et de ses œufs extra-roux.

Le marais desséché, après avoir été un grand producteur de haricots avec le rouge de Marans, est devenu aujourd'hui un gros producteur de maïs.

Industries
  • Chantiers nautiques de plaisance.
  • Industrie pharmaceutique.
  • Industrie agro-alimentaire.
  • Mécanique de précision, découpe et chaudronnerie.
  • Plusieurs entreprises liées au secteur du bâtiment.
Commerces
  • Marchés hebdomadaires et foire mensuelle.
  • Deux supermarchés aux enseignes régionales (Intermarché et Super U).
  • Centre-ville dynamique regroupant de nombreuses boutiques et services.
Tourisme

Marans compte deux hôtels, 1 camping municipal, 1 village de vacances, que complètent plusieurs chambres d'hôtes et des gîtes ou meublés.

La restauration, stimulée par la fonction de passage de la ville et le tourisme vert, est une activité de longue date à Marans et est représentée aussi bien par des restaurants traditionnels que par la restauration rapide.

Le port de plaisance d'une capacité de 180 bateaux comporte 7 catways pour 370 mètres de pontons flottants équipés en eau et électricité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

On ne connait pas de forme ancienne pour Marans. Ernest Nègre, Albert Dauzat et Charles Rostaing supposent comme pour Marans (Maine-et-Loire, Marentius 705) un nom de personne pris absolument : Amarantius, avec aphérèse de A- pour le premier et Marientius, dérivé de Marius pour les seconds.

Histoire de la ville[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès le VIIe siècle, des moines établis dans le golfe assèchent le territoire en creusant des canaux.

Après les invasions barbares, un premier château aurait été construit au Xe siècle. Au XIe siècle le bourg de Marans est regroupé autour du château et du prieuré Saint-Étienne, dépendant de l’abbaye de Maillezais. La tour octogonale du clocher date du XIVe siècle. Ce prieuré est pillé au cours des guerres de Religion et réhabilité à partir de 1605.

Au XIIIe siècle et jusqu'au XVIe siècle, les moines bénédictins font creuser des canaux et assèchent de grands territoires. La mise en valeur de ces terres contribue à l'enrichissement de la cité. Sous le règne d'Henri IV des spécialistes hollandais aident aux travaux.

En 1307, le château peut abriter 2000 soldats et de 300 à 400 chevaux en cas de danger[réf. nécessaire].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

En 1589, Henri IV prend la place après un siège de quatre jours. Marans devient une des places de sûreté protestantes.

Marans au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

De 1627 à 1628, lors du siège de La Rochelle, Louis XIII séjourne à Marans. Richelieu fait raser le château par crainte d'une occupation par les troupes réformées après le départ des troupes royales. Les dernières tours sont démolies au XVIIIe siècle.

En 1659, le sire de Breuil, comte de Marans fait don d'une partie de son château aux capucins pour l'édification d'un couvent.

Le port demeure longtemps spécialisé dans le commerce des céréales, la Sèvre niortaise étant alors navigable jusqu'à Niort.

Marans est célèbre jusqu'au début du XXe siècle pour le haricot rouge de Marans et ses foires aux haricots.

Marans pendant la Révolution[modifier | modifier le code]

La première municipalité est élue le 3 février 1790 et Marans devient chef-lieu de canton dans le district de La Rochelle lors de la création du département de la Charente-Inférieure.

L'église Saint-Étienne devient « temple de la Raison ».

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les halles de Marans.

Au XIXe siècle, la commune ne désire pas entreprendre des travaux de conservation de l'église Saint-Étienne (lettre de 1845 du maire au préfet). En 1885 la décision d'édifier une nouvelle église est prise et en 1925 la municipalité commence la démolition des ruines du prieuré Saint-Étienne en ne conservant que le clocher qui avait été classé monument historique en 1921[18].

Marans pendant le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port aux moules du XIIIe siècle a pris le nom de Carreau d'Or au XIXe siècle (c'est l'actuelle place de la République).

À partir de 1853 une passerelle mobile en bois relie les deux rives et en 1870 est construit le barrage-écluse du Carreau d'Or qui transforme le bassin d'échouage de Marans en port à flots. La passerelle en bois est transformée en passerelle métallique roulante en 1910, avant d'être transformée ultérieurement en passerelle levante[19].

La laiterie et fromagerie industrielle Baron est fondée en 1881 à proximité des quais pour être desservie par voie navigable. Bateaux et voitures à cheval se chargent du transport du lait et des productions locales. Le beurre qu'elle fabrique, conditionné en boites métalliques, est exporté vers l'Angleterre et vers les colonies.

Marans au XXe siècle[modifier | modifier le code]

La laiterie est vendue en 1902 au vicomte de Bresson qui la revend à son tour en 1922 aux agriculteurs de Marans, elle est transformée en laiterie coopérative. Elle emploie 50 personnes en 1905 et encore 31 en 1957, mais ferme ses portes en 1970[18].

Patrimoine historique et urbain de Marans[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]
Le clocher octogonal et les vestiges de l'église Saint-Étienne.

L'église prieurale Saint-Étienne est fondée au XIIe siècle par des moines de l'abbaye de Maillezais. Partiellement détruite lors des conflits franco-anglais, elle est reconstruite au XVe siècle mais subit de nouveau des déprédations lors des guerres de religion. Au XIXe siècle, l'état de l'église est tel que la municipalité décide de construire une nouvelle église, réhabiliter l'ancienne étant jugé trop coûteux. L'inauguration de la nouvelle église Notre-Dame en 1902 conduit à la désacralisation et à la fermeture de l'église Saint-Étienne, condamnée à la démolition en 1920. La mobilisation d'une partie des habitants conduit à l'arrêt des travaux et au classement des vestiges aux monuments historiques le 10 novembre 1921[18].

Seuls subsistent de l'ancien sanctuaire quelques vestiges des croisillons, d'une travée de la nef, percée de baies ogivales à remplages rayonnants, et la croisée du transept, couverte d'une coupole sur trompes et cantonnée de colonnes à chapiteaux romans. Ceux-ci sont soit historiés (scènes bibliques et bestiaire fantastique) soit ornés de motifs géométriques (palmettes). La croisée accueille un clocher octogonal flanqué dans sa partie septentrionale par une tourelle d'escalier rectangulaire.

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'état jugé préoccupant de l'ancienne église Saint-Étienne conduit la municipalité à envisager l'érection d'un nouveau sanctuaire dès la seconde moitié du XIXe siècle. Une partie des fonds nécessaires est apportée par le legs d'un ancien maire de la commune, également notaire honoraire, Jean-Baptiste Joseph Dinot (1790-1864). Des divergences d'opinion portant sur la nécessité d'engager des travaux de cette ampleur, sur leur coût mais aussi sur l'emplacement retenu pour le nouveau sanctuaire freinent les travaux, lesquels ne sont pas engagés avant 1900. Le terrain retenu, à l'emplacement de l'ancien château, a été occupé par deux autres sanctuaires, tous deux dédiés à Notre-Dame. Le premier fut la chapelle du château dont des vestiges sont conservés au musée Cappon. Après la destruction du château, on éleva à cet emplacement l'église du couvent des Capucins (1661), détruite à son tour en 1899. L'architecte poitevin Alcide Boutaud, retenu pour dessiner les plans de la nouvelle église, choisit de privilégier un parti néo-gothique influencé par l'architecture orientale.

Le sanctuaire forme un ensemble composé d'une nef unique de trois travées, prolongée par une abside à pans coupés. Les voûtes sont constituées de croisées d'ogives à huit nervures. Le chœur abrite l'ancien maître-autel de l'église Saint-Étienne, dessiné en 1890 par le sculpteur Charles Mulot[20].

Le Christ en croix en bois peint et doré du XVIIe siècle provient de l'église Saint-Étienne de Marans et a été classé le 23 octobre 1991. Une peinture à l'huile du peintre G. Dubuisson, le Repas de Jésus chez Marthe et Marie, datée de 1701 et une plaque en cuivre gravé qui commémore la pose de la première pierre du couvent de capucins le 13 juin 1661 « couvent bâti dans le vieux château que leur donne Jean sire du Breuil » comptent également parmi les objets classés[21].

L'église est finalement consacrée en 1902, tandis que les travaux du clocher sont arrêtés faute de moyens. Il faut attendre 1988 pour que soit complété le clocher grâce à un don de Barthélemy Fabbro, natif de la commune. Sa silhouette atypique intègre panneaux de verre et poutrelles métalliques, réalisées par une entreprise de la commune spécialisée dans la construction de navires[22].

Patrimoine urbain[modifier | modifier le code]

Le moulin de Beauregard[modifier | modifier le code]
Le moulin à vent de Beauregard.

Cet édifice est construit au milieu du XVIIe siècle. Ne pouvant rivaliser avec l'industrialisation de la meunerie et l'arrivée des minoteries à la fin XIXe - début XXe siècle, il a arrêté son activité en 1938. Laissé à l'abandon durant de nombreuses années, il est racheté par la commune en 1994. Une restauration complète effectuée en 1999 a permis la remise en état de son mécanisme. L'année suivante, sa gestion est confiée à une association (les Amis du Moulin de Beauregard) qui l'ouvre à la visite pendant la saison. Il produit à nouveau sa farine.

Il est le premier moulin restauré en Charente-Maritime.

Le pont d'Aligre[modifier | modifier le code]

Le pont d'Aligre enjambant la Sèvre niortaise est construit en 1780. Il est bordé de quais portant les noms de personnalités militaires françaises : ainsi du quai du Maréchal-Foch, du quai Georges-Clemenceau, du quai du général Leclerc et du quai du Maréchal-Joffre. Deux arches en anse de panier supportent un tablier en pierre aux lignes sobres.

Le château Dinot[modifier | modifier le code]

Le château Dinot est une bâtisse bourgeoise édifiée dans la seconde moitié du XIXe siècle par le notaire-honoraire Jean-Baptiste Joseph Dinot, maire de la commune.

Le marché couvert[modifier | modifier le code]

Le marché couvert est édifié à partir de 1882, sur les plans des architectes bordelais Duprat et Kern. Situé sur la place des Halles, il intègre une structure métallique caractéristique de nombre d'édifices de ce type à la fin du XIXe siècle. Le marché couvert succède à d’anciennes halles construites en 1822. Cette construction d'une grande sobriété jouxte le nouvel édifice, devenu halle au poisson en 1910 avant d'être reconvertie en salle de réunion municipale ultérieurement.

Le musée Cappon[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Musée Cappon.

Ce petit musée qui est situé à l'étage de l'office de tourisme de la ville fait partie des cinq centres d'intérêt de Marans[23] .

L'Hôtel de ville[modifier | modifier le code]

La mairie dont le jardin est au pré-inventaire des jardins remarquables. La ville a obtenu quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris avec des compositions florales de plantes ou de coloris rares très remarquables. La commune a également obtenu trois papillons dans le cadre de la Charte Terre Saine initiée par la région Poitou-Charentes, correspondant à l'absence des pesticides dans l'espace public.

Le port et les quais[modifier | modifier le code]

Le port fluvial de Marans a été empierré en même temps que la construction du pont d'Aligre et les bassins ont été maçonnés lors de la jonction des canaux au fleuve vers la fin du XIXe siècle.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or, au croissant d'argent brochant sur le tout.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Bernard Bouchereau DVD Conseiller général de 1985 à 2004
2008 2014 Bernard Ferrier Verts Conseiller général de 2004 à 2011
2014 en cours Thierry Belhadj DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Marans exerce également la fonction de chef-lieu de canton et ce, depuis la formation du département de la Charente-Maritime (1790).

Son canton est constitué de 6 communes et appartient à l'arrondissement de La Rochelle.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes du Pays Marandais, qui couvre en fait la totalité de son canton, siège à Marans.

De plus ce regroupement intercommunal fait partie du Pays d'Aunis dont le siège, administratif qui fut un temps placé à Marans, est maintenant situé à Courçon.

Circonscription électorale[modifier | modifier le code]

Depuis le découpage électoral de novembre 1986 (loi Pasqua), la ville de Marans et son canton appartiennent à la deuxième circonscription législative[Note 4] de la Charente-Maritime, également dénommée Circonscription de Rochefort-Pays d'Aunis.

Depuis le 17 juin 2012, le député est Suzanne Tallard, par ailleurs maire d'Aytré, qui succède à Jean-Louis Léonard.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Marans en 2009[24]
Taxe Taux communal Taux départemental Taux régional
Taxe d'habitation (TH) 9,04 % 6,75 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 20,31 % 13,28 % 3,32 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 46,92 % 27,65 % 8,63 %
Taxe professionnelle (TP) 12,61 % 8,85 % 2,51 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable[25].

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[26]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Marans est jumelée à :

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Les services publics et administratifs[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d'un certain nombre de services publics de base inhérents à sa fonction de chef-lieu de canton :

La Poste de Marans.
  • les services administratifs sont les suivants : siège administratif de la Communauté de communes du Pays Marandais, services de la mairie de Marans, Trésor public ;
  • les services publics sont représentés par la brigade de la Gendarmerie Nationale, le centre de secours des sapeurs-pompiers du S.D.I.S., le centre d'exploitation de la Direction départementale des Infrastructures (ex DDE), les écoles et le collège publics, l'hôpital local (transformé plus précisément en centre gérontologique), le bureau de La Poste et la plate-forme de distribution du courrier du canton de Marans ;
  • les habitants disposent de permanences administratives : caisse d'allocations familiales, de la caisse primaire d'assurance maladie et du conciliateur de justice ;
  • un centre socio-culturel est par ailleurs implanté rue Dinot. C'est une association loi 1901 créée en 1985, adhérente à la Fédération Départementale et Nationale des Centres Sociaux de France. Ancrée dans les valeurs de l'éducation populaire, le Centre Socio-Culturel s'appuie sur une Charte Fédérale basée sur la dignité humaine, la solidarité et la démocratie.

Les actions développées s'adressent à tous les publics et s'articulent autour de quatre grands axes : La Famille et la Parentalité - Petite Enfance Enfance Jeunesse - Loisirs et Culture - Insertion et Solidarité.

Les services de la santé[modifier | modifier le code]

Marans dispose d'un certain nombre de services dans les domaines médicaux, paramédicaux et médico-sociaux[27] qui en font un chef-lieu de canton bien équipé dans ce domaine en Charente-Maritime.

Les services médicaux[modifier | modifier le code]

La ville dispose de trois cabinets médicaux dont les médecins généralistes exercent dans le centre-ville et d'une antenne de la médecine du travail qui relève de l'APAS.

Trois cabinets dentaires sont également situés en ville.

Marans ne dispose d'aucun médecin spécialiste, les habitants vont habituellement consulter ceux situés à La Rochelle, voire exceptionnellement à Nantes.

De même, Marans n'est pas équipée d'un centre de radiologie médicale ou IRM, elle dépend de La Rochelle pour ce type de prestation[Note 5].

La ville disposait d'un hôpital local depuis le XIXe siècle, l'hôpital d'Aligre, mais celui-ci a été transformé en une importante maison de retraite.

L’hôpital général le plus proche est le Centre hospitalier de La Rochelle, situé à environ une vingtaine de kilomètres au sud de Marans ; il offre une palette fort étendue de soins et est en fait le plus grand établissement hospitalier de la Charente-Maritime.

Les services paramédicaux[modifier | modifier le code]

Dans ce domaine, Marans possède une gamme plus élargie de prestations. Ainsi, la ville dispose-t-elle d'un laboratoire d'analyses médicales[Note 6], de trois centres en soins infirmiers, d'un cabinet de kinésithérapie, de deux cabinets de pédicure-podologue ainsi que de deux orthophonistes et d'un ostéopathe-étiopathe.

À cela s'ajoutent deux pharmacies, dont une pourvue d'un service d'orthopédie générale, et un opticien-lunettier, ce dernier étant installé dans une galerie marchande d'un grand supermarché.

Les services d’ambulanciers sont absents de la ville mais la prestation est assurée par une société agréée dans ce domaine qui est située dans la commune voisine de Saint-Jean-de-Liversay. Son rayon d'intervention s'étend à tout le canton de Marans et une grande partie du canton de Courçon.

Marans est également équipée d'un centre de secours des sapeurs-pompiers, qui dépend du SDIS de la Charente-Maritime, et plus précisément du Centre de secours principal de La Rochelle.

Enfin, une clinique vétérinaire y est en activité et exerce ses services sur l'ensemble du canton de Marans.

Les services médico-sociaux[modifier | modifier le code]

Implanté dans le centre-ville de Marans un important établissement public pour l'accueil de personnes retraitées a succédé à l'ancien hôpital local. La Maison de retraite d'Aligre, encore dénommée Hôpital local, dispose de 145 lits, permettant d'accueillir des personnes valides et semi-valides. Une unité spécifique pour les personnes atteintes de maladies dégénératives telles que la maladie d'Alzheimer y est en service. La maison de retraite a également le statut d'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et est habilitée à l'aide sociale[28]. Un projet de construction d'une nouvelle maison retriate était en élaboration par l'ancien conseil municipal car celle-ci n'est plus aux normes.

Deux centres d'aide psychologiques sont implantés dans la ville : le centre d'aide médico-psychologique accueille les adultes en souffrance psychologique, tandis que le centre d'aide médico-psycho-pédagogique (C.M.P.P.) est une structure orientée vers la pédopsychiatrie en milieu scolaire.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Marans est située dans l'académie de Poitiers. L'agglomération compte une école maternelle et une école primaire publiques, nommées respectivement école des Lucioles et école Jules-Ferry. Toutes deux disposent d'un restaurant scolaire.

Le groupe scolaire Marie-Eustelle est un établissement confessionnel privé sous contrat. Il est composé d'une école maternelle, d'une école primaire et d'un collège.

Un collège de l'enseignement secondaire public est également implanté dans la commune : le collège public Maurice-Calmel. Au cours de l'année scolaire 2010-2011, ses effectifs sont de 524 élèves encadrés par 31 enseignants. Parmi les options proposées par l'établissement figurent les stages d'immersion professionnelle et l'enseignement de la langue latine[29].

Un centre de loisirs et une halte-garderie pour les plus petits complètent les infrastructures d'accueil des enfants.

Sports[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Charente-Maritime.

La municipalité a fait édifier un certain nombre d'infrastructures sportives inhérentes à tout chef-lieu de canton. Une piscine municipale et un stade de football gérés par la mairie s'ajoutent à un gymnase.

Tennis, rugby, voile, vélo, natation, pêche, pétanque comptent parmi les disciplines sportives pratiquées à Marans.

Culture[modifier | modifier le code]

La commune compte une bibliothèque municipale ainsi que plusieurs clubs musicaux et culturels.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalité contemporaine du XVIIIe siècle

Personnalité contemporaine du XXe siècle

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Marans comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. La deuxième circonscription électorale regroupe du nord au sud les cantons suivants : Marans, Courçon, La Jarrie, Aytré, Aigrefeuille d'Aunis, Surgères, Rochefort-Centre, Rochefort-Nord et Rochefort-Sud
  5. Les onze villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un centre de radiologie médicale sont par ordre alphabétique les suivantes : Jonzac, Marennes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon et Surgères
  6. Liste des villes de la Charente-Maritime équipées au moins d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale (par ordre alphabétique) : Aytré, Châtelaillon-Plage, Jonzac, Marans, Marennes, Montendre, Pons, Puilboreau, Rochefort, La Rochelle, Royan, Saintes, Saint-Jean-d'Angély, Saint-Martin-de-Ré, Saint-Pierre-d'Oléron, Saujon, Surgères, Tonnay-Charente et La Tremblade. À cette liste de 19 villes s'ajoute le centre rural de Montguyon dans la Double saintongeaise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p. 21
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. Document pdf du Schéma Routier Départemental de la Charente-Maritime - Voir notamment en page 46.
  5. Ministère de l'Ecologie, « Site internet A831 justification »
  6. in journal Sudouest : Ces gares prêtes à renaître
  7. Préfecture de Charente-Maritime : Météo France
  8. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  9. Données de la station de La Rochelle, sources l'Internaute, INSEE et Lameteo.org
  10. Relevés météorologiques de La Rochelle, Charente-Maritime (17), de 1961 à 1990 (infoclimat.fr)
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. INSEE : POP1 - Population totale par sexe et âge à Marans (1999)
  14. INSEE : POP1 - Population totale par sexe et âge en Charente-Maritime (1999)
  15. ** Schéma de cohérence territoriale (SCOT du Pays d'Aunis)
  16. a et b Statistiques sur l'emploi à Marans
  17. Données sur le site de l'internaute
  18. a, b et c Base Mérimée
  19. Panneau explicatif municipal
  20. in Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, page 370
  21. Base Palissy
  22. Balade en marais poitevin
  23. Marans
  24. « Impots locaux à Marans », taxes.com
  25. La fiscalité à Marans
  26. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  27. Site de l'annuaire de la santé
  28. Site de présentation sommaire de la MDR d'Aligre à Marans
  29. Fiche de présentation du collège de Marans

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Étenaud, Notice historique sur la ville de Marans (Charente-Inférieure), H. et C. Noblet, Paris, 1854, 31 p.
  • Jean Gérard, Marans au fil du temps et des eaux. L'essor : des origines à 1800, J. Gérard, Impr. Mingot, Marans, 1989, 152 p. (ISBN 2-9502517-7-3)
  • François Julien-Labruyère, Enquête sur une marandaise : roman-photo du folklore charentais, Le Croît vif, Paris, 1993, 371 p. (ISBN 2-907967-07-X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]