Léon Cogniet

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Léon Cogniet

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Léon Cogniet Autoportrait (vers 1818),
musée des beaux-arts d'Orléans

Naissance 29 août 1794
Paris
Décès 20 novembre 1880 (à 86 ans)
Paris 10e
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Artiste peintre
Formation École nationale supérieure des beaux-arts
Maîtres Pierre-Narcisse Guérin
Jean-Victor Bertin
Mouvement artistique Néoclassicisme, romantisme
Récompenses Prix de Rome en peinture de 1817
Disdéri, Léon Cogniet (vers 1865), Paris, Bibliothèque nationale de France.

Léon Cogniet, né à Paris le 29 août 1794 et mort à Paris 10e le 20 novembre 1880[1], est un artiste-peintre et lithographe néoclassique et romantique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père artiste dessinateur de papiers peints, Léon Cogniet entre en 1812 à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) aux côtés d'Eugène Delacroix et de Théodore Géricault. Il fréquente également l'atelier de Jean-Victor Bertin. Après un échec en 1816 avec Œnone refusant de secourir Pâris blessé[2], son Hélène délivrée par Castor et Pollux lui vaut le prix de Rome en 1817. La même année, il débute au Salon. Il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome de 1817 à 1822.

En 1827, il réalise une série de peintures sur la vie de Saint Étienne pour l'église Saint-Nicolas-des-Champs de Paris, puis il peint L’Expédition d’Égypte sous les ordres de Bonaparte pour l'un des plafonds du musée du Louvre en 1833-1835. En 1831, sa sœur, Marie-Amélie Cogniet, exécute des vues du grand atelier parisien de son frère au 9 rue de la Grange-aux-Belles. Entre 1840 et 1860 il ouvre un atelier féminin très fréquenté dont il confie la direction à sa sœur Marie-Amélie, puis à une autre de ses élèves, Catherine Caroline Thévenin (1813-1892), qui devient sa femme en 1865.

Son plus grand succès lui vient en 1843 avec Le Tintoret peignant sa fille morte, après quoi il se consacre principalement aux portraits et à l'enseignement. Il est professeur de dessin à Paris au Lycée Louis-le-Grand de 1831 à 1876 et à l'École polytechnique de 1847 à 1861, et il nommé professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris en 1851. Il en démissionne en 1863 après avoir enseigné à plusieurs générations d'artistes.

Il meurt dans le 10e arrondissement de Paris le 20 novembre 1880 et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 15).

Marie-Edmée Pau le décrit comme « très timide, silencieux et réservé, il était de taille moyenne et avait en 1865, les cheveux gris, des traits fins, le regard et le front d'un homme supérieur[3]. »

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Estampes[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Cours de dessin d'après Julien avec 29 têtes d'études, planches, Paris, 1835

Salons[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Michaël Vottero, « Le cri de la conscience, Léon Cogniet et ses ateliers », dans Image de l'artiste sous la direction de Éric Darragon et Bertrand Tillier, Territoires contemporains, nouvelle série 4.
  • Paul Mantz, « Léon Cogniet », dans Gazette des Beaux-Arts, 1881, pp. 33-34.
  • Anatole de la Forge, La peinture contemporaine en France, Paris, Amyot, 1856, pp. 315-316.
  • Ernest Vinet, « Léon Cogniet », dans Revue nationale et étrangère, politique, scientifique et littéraire, Paris, éd Charpentier, 1862, p. 273.
  • Henri Delaborde, Notice sur la vie et les ouvrages de Mr Léon Cogniet, Paris, Firmin-Didot, 1881, pp. 16-17.
  • Alfred Busquet, « Salon de 1857 », dans Le portefeuille de l'amateur, n°7, le 1er novembre 1857, p. 27.
  • Henry Jouin, « Léon Cogniet », dans Maîtres contemporains, Paris, éd. Perrin et Cie, 1887, pp. 143-144-149.
  • Collectif, « Autour de Léon Cogniet et Charles Chaplin, la formation des femmes peintres sous le Second-Empire », dans Histoire de l'Art, n°63 d'octobre 2008, pp. 57-66.

Hommages[modifier | modifier le code]

La ville de Paris a donné son nom à une rue du 17e arrondissement.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son acte de décès est visible sur le site des Archives de Paris en ligne, acte 5025.
  2. Musée de Fécamp.
  3. Marie-Edmée Pau, Le Journal de Marie-Edmée, Paris, 1876. P. 290.
  4. a, b et c « Notice no LH/560/44 », base Léonore, ministère français de la Culture