Léon Cogniet

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Disdéri, Léon Cogniet (vers 1865), Paris, Bibliothèque nationale de France.

Léon Cogniet est un artiste peintre et lithographe néoclassique et romantique français, né à Paris le et mort à Paris 10e le (à 86 ans)[1],

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père artiste dessinateur de papiers peints, Léon Cogniet entre en 1812 à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) aux côtés d'Eugène Delacroix et de Théodore Géricault. Il fréquente également l'atelier de Jean-Victor Bertin. Après un échec en 1816 avec Œnone refusant de secourir Pâris blessé[2], son Hélène délivrée par Castor et Pollux lui vaut le prix de Rome en 1817. La même année, il débute au Salon. Il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome de 1817 à 1822.

En 1827, il réalise une série de peintures sur la vie de Saint Étienne pour l'église Saint-Nicolas-des-Champs de Paris, puis il peint L’Expédition d’Égypte sous les ordres de Bonaparte pour l'un des plafonds du musée du Louvre en 1833-1835. En 1831, sa sœur, Marie-Amélie Cogniet, exécute des vues du grand atelier parisien de son frère au 9 rue de la Grange-aux-Belles. Entre 1840 et 1860 il ouvre un atelier féminin très fréquenté dont il confie la direction à sa sœur Marie-Amélie, puis à une autre de ses élèves, Catherine Caroline Thévenin (1813-1892), qui devient sa femme en 1865.

Son plus grand succès lui vient en 1843 avec Le Tintoret peignant sa fille morte, après quoi il se consacre principalement aux portraits et à l'enseignement. Il est professeur de dessin à Paris au Lycée Louis-le-Grand de 1831 à 1876 et à l'École polytechnique de 1847 à 1861, et il nommé professeur de peinture à l'École des beaux-arts de Paris en 1851. Il en démissionne en 1863 après avoir enseigné à plusieurs générations d'artistes.

Il meurt dans le 10e arrondissement de Paris le et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 15).

Marie-Edmée Pau le décrit comme « très timide, silencieux et réservé, il était de taille moyenne et avait en 1865, les cheveux gris, des traits fins, le regard et le front d'un homme supérieur[3]. »

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Estampes[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Cours de dessin d'après Julien avec 29 têtes d'études, planches, Paris, 1835

Salons[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

(liste alphabétique non exhaustive)

Décorations[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Michaël Vottero, « Le cri de la conscience, Léon Cogniet et ses ateliers », dans Image de l'artiste sous la direction de Éric Darragon et Bertrand Tillier, Territoires contemporains, nouvelle série 4.
  • Paul Mantz, « Léon Cogniet », dans Gazette des Beaux-Arts, 1881, pp. 33-34.
  • Anatole de la Forge, La peinture contemporaine en France, Paris, Amyot, 1856, pp. 315-316.
  • Ernest Vinet, « Léon Cogniet », dans Revue nationale et étrangère, politique, scientifique et littéraire, Paris, éd Charpentier, 1862, p. 273.
  • Henri Delaborde, Notice sur la vie et les ouvrages de Mr Léon Cogniet, Paris, Firmin-Didot, 1881, pp. 16-17.
  • Alfred Busquet, « Salon de 1857 », dans Le portefeuille de l'amateur, n°7, le 1er novembre 1857, p. 27.
  • Henry Jouin, « Léon Cogniet », dans Maîtres contemporains, Paris, éd. Perrin et Cie, 1887, pp. 143-144-149.
  • Collectif, « Autour de Léon Cogniet et Charles Chaplin, la formation des femmes peintres sous le Second-Empire », dans Histoire de l'Art, n°63 d'octobre 2008, pp. 57-66.

Hommages[modifier | modifier le code]

La ville de Paris a donné son nom à une rue du 17e arrondissement.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son acte de décès est visible sur le site des Archives de Paris en ligne, acte 5025.
  2. Musée de Fécamp.
  3. Marie-Edmée Pau, Le Journal de Marie-Edmée, Paris, 1876. P. 290.
  4. Catalogue de la 27eExposition d'Amiens de 1885, organisée par la Société des Amis des Arts de la Somme, p.21.
  5. Hippolyte Michaud sur le site de la Ville de Beaune [1]
  6. a, b et c « Notice no LH/560/44 », base Léonore, ministère français de la Culture