Bleu

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la couleur. Pour les autres significations, voir Bleu (homonymie).
Le ciel et la mer dans diverses nuances de bleu

Le bleu est un champ chromatique, regroupant les teintes dont la longueur d'onde dominante se situe entre 490 nm (bleu-vert) et 466 nm (bleu-violet)[1].

Colorimétrie et perception des couleurs[modifier | modifier le code]

Eclairage bleu de la grotte de la flûte de roseau à Guilin (Chine).

Le champ chromatique « bleu » comprend de nombreuses nuances soit saturées, comme le bleu outremer, soit désaturées, comme le bleu ciel, soit claires, soit foncées comme le bleu nuit. La lumière monochromatique centrale du champ des bleus a une longueur d'onde de 480 nm environ. La couleur complémentaire de ce bleu central dépend de l'illuminant (blanc de référence) choisi ; elle se situe dans les jaunes, entre 573 et 579 nm.

Dans le système de description de la perception des couleurs de Hering, présentant probablement une bonne approximation du système visuel au delà de la sensibilité rétinienne, le bleu est une des quatre teintes élémentaires, l'opposition bleu-jaune venant, avec l'opposition rouge-vert, créer l'impression de couleur[2].

Dans la synthèse additive des couleurs, le bleu est une couleur primaire, choisie parmi les teintes les plus saturées de ce champ, selon les possibilités physico-chimiques.

Dans la synthèse soustractive, le bleu se constitue par la superposition de deux couleurs fondamentales, le cyan, qui retire les radiations de l'aire des rouges, et le magenta, qui retire les radiations de l'aire des verts, ne laissant que celles de l'aire des bleus.

Dans les arts visuels les bleus se situent sur le cercle chromatique entre les verts et les rouges, à l'opposé des jaunes. C'est une couleur froide.

Des phénomènes de diffusion donnent une couleur bleue au ciel par temps clair. Cette lumière est diffuse et polarisée, et se combine à des diffractions, diffusions et réflexions pour donner le bleu de la mer. Cependant, la couleur bleu marine n'a qu'un rapport indirect avec celle de la mer par beau temps : c'est celle des uniformes de la marine[3]. Les ailes de certains papillons, des parties des plumes du paon ont une couleur structurelle bleue sans l'intervention d'aucun pigment ; Entoloma hochstetteri est un champignon entièrement bleu, comme le sont les lamelles de Lactarius indigo. En dehors de cela, le bleu est rare dans la nature : par exemple il y a beaucoup moins de fleurs bleues que de fleurs rouges ou jaunes[réf. nécessaire].

Discrimination des nuances de bleu[modifier | modifier le code]

Pour les lumières monochromatiques, la discrimination[4] du bleu 480 nm est de l'ordre de 1 nm sur la longueur d'onde, au minimum et au même niveau que pour les orangés ; mais elle croît rapidement jusqu'à cinq fois cette valeur quand la longueur d'onde décroît (bleu-violet). Il semble que les cônes S de la rétine, sensibles au bleu, aient un seuil de discrimination à peu près cinq fois moindre que celle des deux autres types, M et L, sensibles au vert et au rouge[5] ; mais cela ne veut pas dire que le nombre total des bleus soit moindre. La perception colorée implique toujours à la fois les trois types de cône et la partie nerveuse de l'appareil visuel[6], et comme le champ chromatique des bleus n'est pas entamé par d'autres classes de couleur, comme celui des rouges l'est par celui des roses, il se pourrait qu'on y distingue autant ou plus de nuances.

Azurage[modifier | modifier le code]

Le mot blanc suscite de nombreuses associations mentales. Du point de vue de la colorimétrie, il désigne une forte luminosité, dépourvue de sensation colorée. Mais on sait avec certitude qu'une surface légèrement bleutée est jugée plus blanche qu'une surface idéalement neutre, même plus claire[7].

Les lessives contiennent des grains bleus afin de donner ainsi plus de blancheur au linge (de plus une légère coloration bleue compense le jaunissement des tissus blancs). Les cachets effervescents destinés à nettoyer les appareils dentaires sont aussi colorés en bleu, pour les mêmes raisons.

La pratique de l'azurage, pour obtenir une sensation de blancheur supérieure, en s'éloignant du blanc défini par l'analyse trichrome par l'ajout de bleu, témoigne d'une limite de cette description des couleurs.

Noms de nuances de bleu[modifier | modifier le code]

Codage du bleu primaire[modifier | modifier le code]

Valeur du bleu primaire de la synthèse additive dans les systèmes de codage :

Étymologie et synonymes[modifier | modifier le code]

Bleu vient de l'ancien français blef, blev, qui dérive lui-même de blanc[3].

  • Synonymes :
    • azur (de l'arabe azraq)
    • cyan (du grec kyanos).

Colorants[modifier | modifier le code]

Pigments[modifier | modifier le code]

Le bleu est une des couleurs préférées dans le monde occidental

Difficiles à fabriquer et à maîtriser les pigments bleus furent longtemps rares et le bleu vif était la couleur la plus chère, obtenue par broyage de pierres semi-précieuses.

  • Le premier pigment bleu fut découvert par les Égyptiens et obtenu à partir de l’azurite, un minéral naturel (carbonate de cuivre).
  • Au cours de la IIe dynastie, les Égyptiens mettent au point un bleu à partir de verre coloré au cuivre et broyé en poudre pigmentaire, que les Romains adoptent sous le nom de bleu d’Alexandrie, qui devient plus tard le bleu égyptien. La recette se répand rapidement à travers le monde antique mais se perd au cours du Moyen Age.
  • L’indigo foncé est aussi connu pendant l’Antiquité : obtenu en broyant des feuilles de guède (Isatis tinctoria). La culture du pastel en Languedoc à partir du XIIe siècle va faire la richesse de la région : c’est le bleu de guède ou bleu de pastel, concurrencé au XVIe siècle par l’arrivée de plantes tinctoriales en provenance des Amériques (indigo importé par les Portugais) et des Indes colonisées. Il fut surtout utilisé en teinture, car mélangé à l'huile, leur couleur vire au gris.
  • Pendant le Moyen Âge, les seuls bleus disponibles pour les peintres sont le bleu de lapis-lazuli (le ‘’bleu outremer’’) venu d’Afghanistan et le bleu d’azurite, moins précieux.
  • Au XVe siècle (ré)apparaît le smalt, mis au point à partir de verre coloré au cobalt puis broyé. Il sera très prisé des peintres flamands, malgré sa tendance à se décolore et à prendre dans l'huile une teinte brunâtre.
  • Le premier pigment synthétique moderne est le bleu de Prusse, découvert par hasard en 1704 à Berlin par Heinrich Diesbach et Johann Conrad Dippel. Il est produit par réaction de la potasse sur du sulfate de fer. Dès 1710 Antoine Watteau l'utilise dans son tableau de la Mariée du village. Malheureusement, la solidité du bleu de Prusse laisse à désirer avec le passage du temps.
  • Un siècle plus tard exactement Louis-Jacques Thénard invente le bleu de cobalt, employé dès 1806 par Joseph Turner dans son paysage Goring Mill and Church. Ce pigment admiré de Vincent van Gogh reste un des plus chers de ceux mis à la disposition des artistes.
  • En 1826, Jean-Baptiste Guimet parvient à trouver un pigment de synthèse capable d’imiter l’outremer véritable, si onéreux. Il gagne la récompense offerte par la Société pour l'encouragement de l'industrie nationale pour la mise au point d'un pigment bleu économique.
  • George Rowney met au point le bleu céruléum, bleu à base de cobalt comme celui de Thénard, en 1860.
  • Au XXe siècle l’industrie des colorants a contribué à la mise au point du bleu de phtalocyanine, appelé à ses débuts bleu monestial.
  • En 1960, l'artiste Yves Klein a breveté un bleu particulier, très profond, sous le nom de International Klein Blue (IKB). Entre 1960 et 1961, il a peint quinze monochromes en bleu IKB, dont l'un des plus célèbres, IKB 3, est exposé au centre Georges-Pompidou à Paris[8].

La difficulté à produire du bleu s'est avérée encore récemment au niveau des diodes électroluminescentes. Les premières diodes lumineuses (rouges et vertes, puis jaunes et orange) ont été inventées et produites dans les années 1960, mais il a fallu attendre la fin des années 1990, soit plus de 30 ans, pour que l'on parvienne à produire des diodes bleues.

Colorants alimentaires[modifier | modifier le code]

Code Origine Nom chimique D.J.A. (mg/kg m.c)
E 131 synthèse bleu patenté V 2,5
E 132 synthèse indigotine, carmin d'indigo 5,0
E 133 synthèse bleu brillant FCP
C37H34N2Na2O9S3
...
E 163 Pigments naturels de
fleurs, de feuilles, de fruits.
anthocyanes
nuances de
rouge, bleu et violet
-

Symbolique[modifier | modifier le code]

L'Antiquité privilégie le noir, le blanc et le rouge pour leur symbolique, à l'exception de l'Égypte pharaonique qui y voit une couleur porte bonheur liée à l'immortalité et à la vérité[9].

Colorant ou pigment difficile à fabriquer, la couleur bleue a longtemps été écartée, notamment chez les Grecs et les Romains qui considèrent que c'est la couleur des barbares. Le vocabulaire atteste de cet ostracisme : le lexique grec met le bleu, le gris et le vert dans une seule catégorie ; en latin classique, le lexique des bleus est instable, imprécis, ce qui a forcé les langues romanes à forger le mot bleu dans la langue germanique (blau, « bleu ») et la langue arabe (azraq, « azur »)[10].

La querelle entre prélats chromophiles (partisans de la couleur, en tant qu'elle représente le divin, conception des clunisiens) et prélats chromophobes (adversaires de la couleur, en tant qu'elle représente la matière vile et est un artifice futile ajouté par l'homme à la Création, conception des cisterciens) aboutit à la victoire des premiers à la fin du XIIe siècle, les six couleurs principales médiévales (blanc, jaune, rouge, vert, bleu et noir) se diffusent dans la vie sociale, religieuse et symbolique de l'époque. Considéré auparavant comme une simple variété de noir, le bleu acquiert à partir de la fin du XIe siècle une signification autonome : couleur céleste représentée sur le voile de la Vierge obtenu de la pierre azurite[11] ou sur les vitraux (obtenue avec le bleu de cobalt), il devient le symbole de la sérénité, de la candeur et se répand sur les vêtements (bleu roi des rois de France qui s'inspirent du bleu marial puis est adopté par les aristocrates alors que les vêtements noirs deviennent ceux de l'Église et de la justice) et les armoiries. Le noir est adopté dans toutes les cours européennes du XIVe siècle et du XVe siècle, sa promotion semblant partir d'Italie dans les années 1350-1380 suite aux lois somptuaires qui interdisent aux aristocrates romains de porter des vêtements bleus ou rouges jugés ostentatoires alors que le pays est touché par la peste noire. Le textile coloré en bleu, qui stimule la culture du pastel, est dès lors concurrencé par le noir mais finit par être la couleur préférée des Européens au XVIIIe siècle[12].

Une autre véritable révolution est faite par Levi-Strauss avec sa création du jean en 1850. Le pigment bleu se démocratise au XIXe siècle avec la production de masse en usine du bleu outremer et des bleus de cobalt de synthèse ainsi que du Bleu de Prusse[13]. Selon Michel Pastoureau, depuis que l'on dispose d'enquêtes d'opinion depuis 1890 environ, le bleu est devenu la couleur préférée de plus de la moitié de la population occidentale (50 %) devant le vert (20 %) et le rouge (10 %)[14].

  • Le bleu est la couleur du ciel et de l'eau[15]. Il symbolise l'infini, le divin, le spirituel. Il invite au rêve et à l'évasion spirituelle. Par extension, il évoque la paix, le calme, la volupté. Dans le désert du Sahara, les couleurs intenses rouge orangé des couchers de soleil, font que les zones dans l'ombre paraissent de plus en plus bleues.
  • Associé au froid, le bleu est symbole de fraîcheur et de pureté.
  • Le bleu est la couleur qui distingue le sébastokrator.
  • Au Moyen Âge, en France, le bleu devient la couleur royale et aristocratique. La pourpre royale ou pourpre de Tyr, tombée en désuétude après la chute de Byzance et la rareté (et cherté) des colorants bleus à partir de la guède (indigo) provoquent un changement d’attrait du pourpre au bleu. Les seigneurs s'empressent d'imiter les rois. Les gens du peuple s'habillent en vert et brun.
  • Les capétiens font du bleu la couleur royale au XIIe siècle. Parce qu'il est rare et cher ou parce qu'il est la couleur du vêtement de la Vierge, les premiers à l'adopter sont Philippe Auguste puis son petit-fils Louis IX (Saint Louis). Le bleu roi ou bleu France est un bleu moyen soutenu. Il devient le bleu du drapeau français. Héraldique : Le blason royal arbore des fleurs de lys d'or sur champ d'azur.
  • Couleur des veines, de l'ombre et de la nuit, le bleu réfère aussi, dans les pays anglo-saxons notamment, à la tristesse. L'expression « blue devils » signifie « idées noires ». Le « blues » est un état de mélancolie (spleen) qui a donné le blues, un genre musical. Le baby blues est le nom donné à l'état dépressif de la mère pouvant survenir après l'accouchement.
  • Le bleu est généralement une couleur masculine, par opposition au rose pour les filles. Au temps de l'Égypte ancienne, le bleu foncé de la mer symbolisait la femme tandis que le bleu ciel (du ciel) était associé au principe mâle.
  • Symbole de paix, le bleu est choisi pour les drapeaux de l'ONU et de l'Europe. Les soldats de l'ONU ont le surnom de « casques bleus ».

Utilisations[modifier | modifier le code]

Signaux bleus[modifier | modifier le code]

  • Évoquant le froid, le bleu a été choisi pour traduire le robinet d'eau froide (en opposition au rouge pour l'eau chaude), indiqué par une petite pastille bleue placée en son milieu, autrefois réalisée en céramique ou en porcelaine.
  • Les secteurs de couleur bleu déterminent des périodes de silence radio du Temps universel coordonné.
  • Dans le code de couleurs des résistances électriques et des condensateurs, la couleur bleue correspond au chiffre 6, au multiplicateur x106, à une précision de 0,25 % et à un coefficient de température de 10ppm. Dans la norme CEI 60757, on le nomme BU (abréviation de blue).
  • En électricité, en monophasé, le fil bleu correspond au neutre, et le rouge à la phase. En triphasé : bleu = neutre, marron = phase1, noir=phase2, gris = phase3, vert et jaune = fil de terre phase.
  • Avec le rouge, le jaune et le vert, le bleu est l'une des quatre couleurs adoptées par la communauté européenne pour les conteneurs et poubelles du tri sélectif. Les conteneurs bleus sont en principe destinés à recevoir les magazines, journaux, annuaires et prospectus (pour le recyclage du papier).

Utilisations commerciales[modifier | modifier le code]

  • Symbole de fraîcheur et de pureté, le bleu se retrouve sur les produits d'entretien pour les toilettes ou les vitres, généralement colorés en bleu.
  • Le « compteur bleu » Électricité de France lancé dans les années 1960. Le tarif bleu de l'EDF (tarif réduit).
  • Les cartouches de la marque Campingaz sont bleues. La couleur bleue est associée au gaz car celui-ci produit une flamme bleue durant sa combustion.
  • La marque allemande Blaupunkt (connue pour ses autoradios) a pour symbole un point bleu sérigraphié sur ses appareils. Blaupunkt signifie exactement "point bleu" en allemand.
  • Les « petites pilules bleues » est la dénomination populaire des pilules de Viagra, du fait qu'elles sont effectivement de couleur bleue.

Utilisations politiques[modifier | modifier le code]

  • Dans les guerres de Vendée, pendant la Révolution française, le nom de Bleus fut donné aux soldats de l'armée républicaine par les royalistes, à cause de la couleur de leur uniforme. Entre 1914 et 1941 (lorsqu'elle fut assimilée aux alliés après la déroute de 1940) ce fut la couleur de l'uniforme de l'armée française et donc indirectement celle de la majorité à la chambre des députés de 1919.
  • En politique française, canadienne, belge et grecque, elle symbolise les milieux plutôt conservateurs. Aux États-Unis, c'est l'inverse, puisqu'elle symbolise les démocrates (libéraux, classés plutôt de gauche) alors que le rouge symbolise les républicains (conservateurs).
  • Au Québec, les Bleus sont les souverainistes opposés aux fédéralistes, les Rouges. Cela est dû à la couleur des partis (Parti québécois et Parti libéral du Québec) ainsi qu'aux couleurs traditionnelles des uniformes français (bleu) et britannique (rouges).
  • Le bleu est la couleur principale du drapeau du Québec, le fleurdelisé.
  • Le bleu céleste est la couleur des peuples turcophones.

Signalisation routière[modifier | modifier le code]

Expressions et proverbes[modifier | modifier le code]

  • Ventrebleu, palsembleu, corbleu, maugrebleu, parcorbleu, morbleu, parbleu, sacrebleu, tubleu, vertubleu, nom de bleu : expressions utilisées pour dire "nom de dieu" sans blasphème[3].
  • Dicton : « les yeux bleus vont aux cieux, les yeux gris au paradis, les yeux verts en enfer, les yeux noirs au purgatoire[réf. souhaitée]. »
  • « Yeux bleus : yeux d'amoureux[réf. souhaitée] »
  • Avoir une peur bleue : avoir énormément peur
  • Le grand bleu désigne l'océan, la grande bleue la mer ;
  • Le bleu éloignerait les insectes[réf. nécessaire].

Utilisations informatiques[modifier | modifier le code]

  • En informatique c'est la couleur de référence d'IBM («Big Blue») et ce fut un temps celui des fonds d'écran de l'OS de Microsoft avant l'avènement de Windows. L'Écran bleu de la mort (BSOD : Blue Screen Of Death) est le nom de l'écran de plantage lors d'une erreur système majeure sous certaines versions du système d'exploitation Microsoft Windows.
  • Le bleu est utilisé par défaut comme couleur pour les liens hypertextes non utilisés, le violet étant utilisé pour les liens hypertextes déjà utilisés.

Alimentation et gastronomie[modifier | modifier le code]

  • Le bleu étant particulièrement rare dans les aliments, certaines bonnes pratiques d'hygiène et sécurité recommandent que des objets qui risquent de se retrouver par inadvertance dans le processus de fabrication de nourriture soient bleus (poils de pinceau, balais ou balayette, tissus, bouchons, etc, de manière à les repérer plus facilement).
  • C'est la couleur du bouchon des bouteilles de lait 2 % demi-écrémé (en opposition au rouge pour le lait entier et au vert pour le lait écrémé) en France. Dans les pays anglo-saxons, le bleu est la couleur du lait entier.
  • Une viande dont la cuisson est dite bleue est saignante au cœur - température 45° à 50°.
  • Une truite est dite cuite au bleu lorsqu'elle est pochée dans du vinaigre ce qui fait virer sa couleur au bleu. La méthode de la cuisson au bleu exige que la truite vienne d'être tuée juste avant sa cuisson. La fermeté et la saveur de la truite sont ainsi conservées.

Tissus et vêtements[modifier | modifier le code]

  • Le peuple des Touaregs du Sahara doivent leur surnom d'« hommes bleus » à leur peau bleue due à la teinture de leur chèche qui déteint sur eux.
  • Il existe une technique artisanale de tissus imprimés dans cette couleur, l'impression bleue sur tissus (de).

Usages divers[modifier | modifier le code]

  • Dans le nord de la Lorraine, la couleur bleue est parfois désignée sous le nom de fli et remplace le mot bleu dans ses usages courants (exemple: un ciel fli clair, une voiture fli turquoise...)[réf. nécessaire]
  • Dans la théorie ésotérique des « 7 Rayons » le « Rayon Bleu » serait le rayon de l'archange Michaël.
  • Dans l'hindouisme, la divinité Krishna, dont le nom signifie bleu-noir, est présenté sous les traits d'un homme à la peau bleue.
  • En 2003, Lewis Trondheim édite une bande dessinée de trente pages ((ISBN 2-84414-143-9)) à la couverture monochrome bleue ne portant aucune inscription. Cet ouvrage édité par L'Association ne comporte aucun texte et montre ce qui semble être les aventures d'organismes unicellulaires.

Galerie[modifier | modifier le code]

Dans la nature[modifier | modifier le code]

Objets fabriqués[modifier | modifier le code]

Quelques panneaux de signalisation[modifier | modifier le code]

Drapeaux et pavillons[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. norme AFNOR X08-010 : Classification méthodique générale des couleurs, dans Robert Sève, Sience de la couleur : Aspects physiques et perceptifs, Marseille, Chalagam,‎ 2009, p. 247.
  2. Sève 2009, p. 6.
  3. a, b et c Trésor de la langue française.
  4. En psychophysique, la discrimination est la capacité à distinguer deux stimulus faiblement différents par une grandeur physique. On donne en général la valeur de cette grandeur pour laquelle les sujets font la différence une fois sur deux.
  5. Sève 2009, p. 122-125.
  6. Sève 2009, p. 23.
  7. Sève 2009, p. 205-222, particulièrement 209.
  8. Pour toute l'histoire des pigments bleus, voir Ball 2010 ; Pastoureau 2000 ; aussi Philippe Walter et François Cardinali, L'art-chimie : enquête dans le laboratoire des artistes, Michel de Maule,‎ 2013, p. 124-132.
  9. François Delamare, Bleus en poudres. de l'art à l'industrie : 5000 ans d'innovations, Presses des Mines,‎ 2008, 422 p. (lire en ligne)
  10. Michel Pastoureau, Dominique Simonnet, Le petit livre des couleurs, Seuil,‎ 2007, p. 17
  11. Elle est de plus la couleur de sa robe avec éventuellement un manteau rouge chez les orthodoxes, alors qu'elle est celle de son manteau avec une robe ou un corsage rouge chez les catholiques. Source : Fonctions e la couleur en Eurasie, Editions L'Harmattan,‎ 2000, p. 129.
  12. Michel Pastoureau, Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental, Editions du Seuil,‎ 2004, p. 158
  13. Hélène Dionne, Infiniment bleu, Les Editions Fides,‎ 2003 (lire en ligne), p. 36
  14. Michel Pastoureau, Couleurs, images, symboles, Léopard d'Or,‎ 1989, p. 13
  15. C'est entre le XVe et XVIIe siècles que s'est opéré le passage du vert au bleu pour coder la couleur de l'eau.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Ball (trad. Jacques Bonnet), Histoire vivante des couleurs [« Bright Earth: The Invention of Colour »], Paris, Hazan,‎ 2010, notamment chapitre 10 « Ombres de minuit — Le problème du bleu ».
  • Pierre Laszlo, Pourquoi la mer est-elle bleue?, Le Pommier,‎ 2002 (ISBN 978-2-7465-0020-4).
  • Annie Mollard-Desfour, Dictionnaire des mots et expressions de couleur. Le Bleu, CNRS Éditions, 1998 - (ISBN 978-2-271-05563-7), 2e édition 2004 - (ISBN 978-2-271-06228-4) Nouvelle édition actualisée, 2013, préface de Michel Pastoureau « Histoire d'une couleur », épilogue de Jean-Michel Maulpoix « La planète du bleu », cahier photos couleurs 16 p., 312 pages, (ISBN 978-2-271-07752-3)
  • Michel Pastoureau, Bleu. Histoire d'une couleur, éditions du Seuil,‎ 2000 (ISBN 2-02-055725-8) ; version illustrée (ISBN 2-02-020475-4) ; repr. Points. Histoire, 362, Paris, 2002 (ISBN 2-02-086991-8)