Palais des Nations

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Palais des Nations
Image illustrative de l'article Palais des Nations
Présentation
Architecte Julien Flegenheimer, Henri-Paul Nénot, Camille Lefèvre, Joseph Vago, Carlo Broggi
Date de construction 1929-1938
Destination initiale Siège de la Société des Nations
Destination actuelle Siège européen de l'Organisation des Nations unies
Géographie
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Canton de Genève
Localité Genève
Localisation
Coordonnées 46° 13′ 36″ N 6° 08′ 26″ E / 46.226564, 6.14047846° 13′ 36″ Nord 6° 08′ 26″ Est / 46.226564, 6.140478  

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Palais des Nations

Géolocalisation sur la carte : canton de Genève

(Voir situation sur carte : canton de Genève)
Palais des Nations
Drapeaux devant le bâtiment principal

Le palais des Nations est un complexe de bâtiments construits entre 1929 et 1937 au sein du parc de l'Ariana à Genève (Suisse). Il sert de siège à la Société des Nations (SDN) jusqu'en 1946 puis est occupé par l'Organisation des Nations unies. En 1966, le palais devient le siège européen des Nations unies (Office des Nations unies à Genève ou ONUG) et le second plus important de l'organisation après le siège de l'ONU à New York.

Chaque année, le quartier général genevois des Nations unies accueille environ 8 000 réunions dont près de 600 grandes conférences. Quelques secteurs du palais sont accessibles aux visiteurs qui sont au nombre d'environ 100 000 par an.

Le palais abrite également des bureaux de divers organismes de l'ONU (seul le CNUCED à son siège à Genève) :

Histoire[modifier | modifier le code]

Grande salle du palais.

Après la fondation de la SDN, le 10 janvier 1920, la construction d'un palais est soumise en 1926 à un concours d'architecture. Cependant le jury ne parvient pas à départager les 377 propositions[1] et charge en conséquence les architectes Carlo Broggi (Italie), Julien Flegenheimer (Suisse), Camille Lefèvre et Henri-Paul Nénot (France) ainsi que Joseph Vago (Hongrie) d'élaborer un projet commun. Finalement, la première pierre d'un bâtiment de style néoclassique est posée le 7 septembre 1929. En 1933, le secrétariat de la SDN s'installe dans les parties terminées de la construction puis, en 1936, la plus grande partie du personnel installée dans le siège précédent (le palais Wilson) emménagent dans le bâtiment quasiment terminé. L'aménagement intérieur se compose encore en grande partie des matériaux offerts par les pays membres de la SDN. Par ailleurs, sous la première pierre du bâtiment, se trouve une capsule temporelle qui contient entre autres la liste de tous les membres de la SDN, une copie de ses actes constitutifs et des pièces de monnaie de tous les pays membres. La SDN est toutefois déjà politiquement paralysée et a clairement perdu de son influence et de sa légitimité. Cela ne changera plus jusqu'en 1945, année de sa dissolution.

À la suite de la transmission du bâtiment aux Nations unies, fondées en 1945 pour prendre la succession de la SDN, le complexe est agrandi à différentes reprises. Entre 1950 et 1952, le bâtiment K est rehaussé autour de trois étages supplémentaires, alors que le bâtiment D est construit pour accueillir le siège temporaire de l'Organisation mondiale de la santé. Le bâtiment E est construit entre 1968 et 1973 pour abriter un centre de conférences.

En 2004, une installation d'écoute, d'un style rudimentaire, est découverte dans le salon français. En 2006-2007 c'est trois installations d'écoutes qui sont découvertes dans la salle C-108, sans qu'il n'ait été possible de démontrer quels pays étaient responsables de cet espionnage[2].

Au terme de ces extensions, le complexe s'étend sur environ 600 mètres de long et abrite 34 salles de conférences ainsi qu'environ 2 800 bureaux. Dans le bâtiment principal se trouve la « sculpture pour la non prolifération des armes nucléaires » de l'artiste Clemens Weiss qui fut offert en 1996 par l'Allemagne aux Nations unies. Le 18 novembre 2008, la salle de conférence XX et plus particulièrement sa coupole est entièrement refaite par l'artiste espagnol Miquel Barceló, à la suite d'une commande de l'État espagnol qui souhaitait faire un cadeau aux Nations unies[3]. C'est dans cette salle que siègera désormais le Conseil des droits de l'homme des Nations unies.

Parc de l'Ariana[modifier | modifier le code]

Le Palais des Nations se trouve dans le parc genevois de l'Ariana couvrant une superficie de 45 hectares et délimité par l'avenue de la Paix. Le bâtiment offre une perspective sur le lac Léman et les Alpes. À l'opposé, de l'autre côté de l'avenue, se trouve le siège du Comité international de la Croix-Rouge. Le parc fut offert à la ville de Genève par la famille Revilliod de La Rive à la condition que : leur paon bleu puisse se promener librement dans le parc, que monsieur de la Rive y soit enterré et que le parc soit ouvert au public. Les deux premières conditions sont réalisées à ce jour. La ville de Genève met le parc à la disposition des Nations unies que tant que l'organisation existe.

Par ailleurs, les villas « La Fenêtre », « Le Bocage » et « La Pelouse » datant du XIXe siècle font partie du parc mais furent à l'origine des résidences privées[4]. La villa « La Fenêtre » est aujourd'hui le siège du directeur général de l'Office des Nations unies à Genève, tandis que les villas « Le Bocage » et « La Pelouse » servent comme bâtiments administratifs. Le parc abrite également un petit chalet.

Photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Construction du Palais des Nations (ONUG)
  2. Le Temps, « Genève, paradis des grandes oreilles », par Étienne Dubuis, p.4, 30 octobre 2013.
  3. « Miquel Barcelo, un « ovni » à Genève », Le Monde,‎ 17 novembre 2008 (lire en ligne)
  4. Village du parc de l'Ariana (ONUG)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Pallas, Histoire et architecture du palais des Nations (1924-2001). L'Art déco au service des relations internationales, éd. Nations unies, Genève, 2001.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]