Orvieto
| Orvieto | ||
Héraldique |
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vue générale de la ville |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | ||
| Province | ||
| Code postal | 05018 | |
| Code ISTAT | 055023 | |
| Code cadastral | G148 | |
| Préfixe tel. | 0763 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | orvietani | |
| Population | 21 130 hab. (31-12-2010[1]) | |
| Densité | 75 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 325 m (min. : 81 m) (max. : 769 m) | |
| Superficie | 28 116 ha = 281,16 km2 | |
| Divers | ||
| Saint patron | saint Joseph | |
| Fête patronale | 19 mars | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.comune.orvieto.tr.it/ | |
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Orvieto est une commune italienne d'environ 21 100 habitants, située dans la province de Terni et la région d'Ombrie, en Italie centrale.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La ville d'Orvieto se trouve dans la partie sud-occidentale de l'Ombrie, dans la province de Terni, à la frontière avec la province de Viterbe dans le Latium. Orvieto est installée sur un rocher de tuf, à 325 m d'altitude, elle y domine la vallée où coulent les fleuves Paglia et Chiani avant qu'ils ne confluent dans le Tibre. Cette plateforme énorme en tuf volcanique brunâtre, qui s'élève de vingt à cinquante mètres au-dessus de la campagne, fut créée par l'action de quelques volcans, qui y déposèrent une quantité énorme de matériaux.
Avec 281 km² de surface, Orvieto est l'une des cinquante communes les plus étendues d'Italie. Son point culminant est le mont Peglia à 837 m, à la frontière de la commune de San Venanzo. Le territoire d'Orvieto fait partie de la Communauté de Montagne Mont Peglia et Forêt de Meana ainsi que du Parc fluvial du Tibre, parc régional de l'Ombrie né comme zone protégée WWF en 1990.
Histoire [modifier]
L'histoire de la ville remonte à l’époque étrusque, civilisation qui fleurit en Italie centrale entre 800 av. J.-C. et 200 av. J.-C. Orvieto, appelée Velzna par les Étrusques, était une des douze villes les plus importantes de la dodécapole étrusque. En effet, les Étrusques ne constituèrent jamais un État unique, comme cela fut le cas des Romains, chaque ville étant presque indépendante et, souvent, en conflit avec les autres. Orvieto fut ensuite conquise par les Romains qui déportèrent tous ses habitants dans l’actuelle Bolsena. Le nom latin d’Orvieto était Volsinii, et se trouve à l’origine du mot Bolsena, la nouvelle patrie des déportés. Ceux-ci, parlant de leur ancienne demeure, l’appelaient « la vieille ville », Urbs Vetus en latin, un nom qui, suite aux évolutions phonétiques, est devenu « Orvieto ». Pour les archéologues, Orvieto fut durant l'Antiquité un centre majeur de production de meules rotatives, façonnées dans une roche volcanique à macro-cristaux et destinées aux moulins. Cet équipement fut amplement exporté dans l'Empire romain[2].
Au Moyen Âge, Orvieto vécut une période de splendeur autour du XIVe siècle, quand elle était une commune libre et que son influence s’étendait jusqu’à la mer Tyrrhénienne, en rivalité avec Sienne. Ensuite, au milieu du XVe siècle, la ville fut annexée par les États pontificaux, devenant le siège de l'une de ses délégations. Les papes la choisirent pour y séjourner de temps en temps, lorsqu'ils n’étaient pas à Rome.
En 1860, Orvieto, tout comme le reste de l’Ombrie, les Marches et la Romagne, fut libérée par l’armée piémontaise du royaume de Sardaigne qui donnera naissance au nouveau Royaume d'Italie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Orvieto subit les bombardements anglo-américains, dont la cible était le chemin de fer reliant Rome à Florence et au nord de l'Italie. Toutefois, la ville historique, située au sommet d’un massif rocheux, fut épargnée.
Administration [modifier]
Hameaux [modifier]
Bagni di Orvieto, Bardano, Baschi Scalo, Benano, Biagio, Botto di Orvieto, Canale di Orvieto, Canonica, Capretta, Ciconia, Colonnetta di Prodo, Corbara, Fossatello, Morrano, Orvieto Scalo, Osteria Nuova, Padella, Prodo, Rocca Ripesena, San Faustino, Sferracavallo, Stazione di Castiglione, Sugano, Titignano, Tordimonte, Torre San Severo
Communes limitrophes [modifier]
Allerona, Bagnoregio (VT), Baschi, Bolsena (VT), Castel Giorgio, Castel Viscardo, Castiglione in Teverina (VT), Civitella d'Agliano (VT), Ficulle, Lubriano (VT), Montecchio, Porano, San Venanzo, Todi (PG).
Jumelages [modifier]
Givors (France)
Maebashi (Japon)
Bethléem (Palestine)
Aiken (Caroline du Sud) (États-Unis)
Seinäjoki (Finlande)
Kercem (Malte)
Démographie [modifier]
Habitants recensés 
Économie [modifier]
L'économie de la commune est principalement liée dans le secteur primaire à la production d'un vin blanc sec faisant partie de la DOC Orvieto ainsi que de la culture des oliviers pour la production d'huile.
Le tourisme est une composante importante de l'activité de la ville qui en raison de son patrimoine culturel attire un très grand nombre de touristes tout au long de l'année.
Culture [modifier]
- La ville est célèbre pour sa cathédrale appelée le Duomo, avec sa façade recouverte de mosaïques et la chapelle San Brizio peinte de fresques de Fra Angelico (voûtes) et de Luca Signorelli (voûtes et murs). Elle possède également un musée, le Museo dell'Opera del Duomo, hébergé dans le Palazzo Soliano, qui accueille notamment L'Annonciation (1603-1608) de Francesco Mochi.
- Le Théâtre Luigi-Mancinelli, typique théâtre à l'italienne.
- Le Pozzo San Patrizio.
- Sigmund Freud a ajouté de la notoriété à la chapelle San Brizio avec son essai Oubli de noms propres dans le recueil Psychopathologie de la vie quotidienne, dans lequel il raconte comment il avait oublié le nom de Signorelli dans une conversation concernant Orvieto.
- Le musée Emilio Greco, également dans le Palazzo Soliano, qui comprend 32 sculptures en bronze, 60 œuvres graphiques, lithographies et eaux-fortes que l'artiste Emilio Greco a léguées à la ville à la fin des années 1970.
- Le Museo Archeologico Statale di Orvieto.
- Le Musée Faina.
Monuments et patrimoine [modifier]
- Les palais de la place du Duomo (cités précédemment, hébergeant plusieurs musées).
- les différentes églises de la ville en plus du Duomo : Chiesa di Sant'Andrea, Chiesa di San Domenico, Chiesa di San Giovenale, Chiesa di San Ludovico.
- L'Orvieto souterraine (les galeries organisées creusées dans le tuf de la colline, véritable ville souterraine).
- les différents puits reliant la surface aux abris souterrains (Pozzo della Cava, Pozzo di San Patrizio).
- les sites archéologiques : sous les remparts, la nécropole du Crucifix du Tuf.
Notes et références [modifier]
- (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
- Samuel Longepierre Les meules à grains et les meulières dans le Sud-Est de la France du IVe siècle avant J.-C. au XIIe siècle après J.-C. Thèse de 3e cycle, université de Provence Aix-Marseille I I, 2011.
Voir aussi [modifier]
Lien externe [modifier]
- Site officiel de la commune d'Orvieto