Orvieto

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Orvieto
Blason de Orvieto
Héraldique
vue générale de la ville
vue générale de la ville
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Umbria.svg Ombrie 
Province Terni 
Code postal 05018
Code ISTAT 055023
Code cadastral G148
Préfixe tel. 0763
Démographie
Gentilé orvietani
Population 21 130 hab. (31-12-2010[1])
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 00″ N 12° 06′ 00″ E / 42.71667, 12.142° 43′ 00″ Nord 12° 06′ 00″ Est / 42.71667, 12.1  
Altitude 325 m (min. : 81 m) (max. : 769 m)
Superficie 28 116 ha = 281,16 km2
Divers
Saint patron saint Joseph
Fête patronale 19 mars
Localisation

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Orvieto
Liens
Site web http://www.comune.orvieto.tr.it/
Orvieto
La nécropole au pied des fortifications de la ville.

Orvieto est une commune italienne d'environ 21 100 habitants, située dans la province de Terni et la région d'Ombrie, en Italie centrale.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville d'Orvieto se trouve dans la partie sud-occidentale de l'Ombrie, dans la province de Terni, à la frontière avec la province de Viterbe dans le Latium. Orvieto est installée sur un rocher de tuf volcanique, à 325 m d'altitude, elle y domine la vallée où coulent le Paglia et son affluent Chiani avant que le Paglia ne se jette dans le Tibre. Cette plateforme énorme en tuf volcanique brunâtre, qui s'élève de vingt à cinquante mètres au-dessus de la campagne, fut créée par l'action de quelques volcans, qui y déposèrent une quantité énorme de matériaux.

Avec 281 km² de surface, Orvieto est l'une des cinquante communes les plus étendues d'Italie. Son point culminant est le mont Peglia à 837 m, à la frontière de la commune de San Venanzo. Le territoire d'Orvieto fait partie de la Communauté de Montagne Mont Peglia et Forêt de Meana ainsi que du Parc fluvial du Tibre, parc régional de l'Ombrie né comme zone protégée WWF en 1990.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la ville remonte à l’époque étrusque, civilisation qui fleurit en Italie centrale entre 800 av. J.-C. et 200 av. J.-C. Orvieto, appelée Velzna par les Étrusques, était une des douze villes les plus importantes de la dodécapole étrusque. En effet, les Étrusques ne constituèrent jamais un État unique, comme cela fut le cas des Romains, chaque ville étant presque indépendante et, souvent, en conflit avec les autres. Orvieto fut ensuite conquise par les Romains qui déportèrent tous ses habitants dans l’actuelle Bolsena. Le nom latin d’Orvieto était Volsinii, et se trouve à l’origine du mot Bolsena, la nouvelle patrie des déportés. Ceux-ci, parlant de leur ancienne demeure, l’appelaient « la vieille ville », Urbs Vetus en latin, un nom qui, suite aux évolutions phonétiques, est devenu « Orvieto ». Pour les archéologues, Orvieto fut durant l'Antiquité un centre majeur de production de meules rotatives, façonnées dans une roche volcanique à macro-cristaux et destinées aux moulins. Cet équipement fut amplement exporté dans l'Empire romain[2].

Au Moyen Âge, Orvieto vécut une période de splendeur autour du XIVe siècle, quand elle était une commune libre et que son influence s’étendait jusqu’à la mer Tyrrhénienne, en rivalité avec Sienne. Ensuite, au milieu du XVe siècle, la ville fut annexée par les États pontificaux, devenant le siège de l'une de ses délégations. Les papes la choisirent pour y séjourner de temps en temps, lorsqu'ils n’étaient pas à Rome.

En 1860, Orvieto, tout comme le reste de l’Ombrie, les Marches et la Romagne, fut libérée par l’armée piémontaise du royaume de Sardaigne qui donnera naissance au nouveau Royaume d'Italie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Orvieto subit les bombardements anglo-américains, dont la cible était le chemin de fer reliant Rome à Florence et au nord de l'Italie. Toutefois, la ville historique, située au sommet d’un massif rocheux, fut épargnée.

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
13 juin 2004 8 juin 2009 Stefano Mocio    
8 juin 2009 en cours Antonio Concina Centro Destra Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Bagni di Orvieto, Bardano, Baschi Scalo, Benano, Biagio, Botto di Orvieto, Canale di Orvieto, Canonica, Capretta, Ciconia, Colonnetta di Prodo, Corbara, Fossatello, Morrano, Orvieto Scalo, Osteria Nuova, Padella, Prodo, Rocca Ripesena, San Faustino, Sferracavallo, Stazione di Castiglione, Sugano, Titignano, Tordimonte, Torre San Severo

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Allerona, Bagnoregio (VT), Baschi, Bolsena (VT), Castel Giorgio, Castel Viscardo, Castiglione in Teverina (VT), Civitella d'Agliano (VT), Ficulle, Lubriano (VT), Montecchio, Porano, San Venanzo, Todi (PG).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est principalement liée dans le secteur primaire à la production d'un vin blanc sec faisant partie de la DOC Orvieto ainsi que de la culture des oliviers pour la production d'huile.

Le tourisme est une composante importante de l'activité de la ville qui en raison de son patrimoine culturel attire un très grand nombre de touristes tout au long de l'année. Depuis 1999, Orvieto est ville fondatrice du mouvement Cittaslow, un réseau international des villes du bien vivre.

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le puits dit Pozzo di San Patrizio.
  • Les palais de la place du Duomo (cités précédemment, hébergeant plusieurs musées).
  • les différentes églises de la ville en plus du Duomo : Chiesa di Sant'Andrea, Chiesa di San Domenico, Chiesa di San Giovenale, Chiesa di San Ludovico.
  • L'Orvieto souterraine (les galeries organisées creusées dans le tuf de la colline, véritable ville souterraine).
  • les différents puits reliant la surface aux abris souterrains (Pozzo della Cava, Puits de Saint Patrick ). Le Pozzo di San Patrizio fut creusé sur ordre du pape, suite au sac de Rome de 1527, afin d'assurer l'approvisionnement en eau en cas de siège. Illustratif de l'inventivité de l'architecture de la Renaissance, un escalier en double spirale permettait à des mules de descendre dans le puits en sens unique.
  • les sites archéologiques : sous les remparts, la nécropole du Crucifix du Tuf.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Samuel Longepierre Les meules à grains et les meulières dans le Sud-Est de la France du IVe siècle avant J.-C. au XIIe siècle après J.-C. Thèse de 3e cycle, université de Provence Aix-Marseille I I, 2011.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mario Bizzarri, Orvieto etrusca : arte e storia, Ceccarelli, 1983, 72 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]