Loi martiale
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La loi martiale désigne l'instauration dans un pays d'un état judiciaire d'exception, au sein duquel l'armée assure le maintien de l'ordre à la place de la police.
Martial est tiré du latin martialis, mot dérivé du dieu romain de la guerre, Mars.
[modifier] Application
Elle se traduit généralement par la suspension de tout ou partie des libertés fondamentales des citoyens, notamment celles de se rassembler, de manifester et de ne pas être emprisonné sans fondement judiciaire.
La loi martiale n'entre en vigueur qu'en raison d'une situation exceptionnelle, ou perçue comme telle :
- Pendant la Révolution Française à partir du 21 octobre 1789
- La lutte de l'armée anglaise contre le luddisme du Lancashire dès avril 1812.
- Contre le Ku Klux Klan en 1871.
- La préparation de la mise en place d'un régime totalitaire (Allemagne en 1933)
- En Israël, les réfugiés palestiniens de l'intérieur (les arabes israéliens) ont été soumis à la loi martiale de 1948 à 1966.
- En République de Chine de 1949 à 1987 à l'issue de la guerre civile entre le gouvernement communiste de Mao Zedong et le gouvernement nationaliste de Tchang Kaï-chek.
- Le 2 novembre 1956, l'Egypte décrète la loi martiale dans le contexte de la crise de Suez l'opposant aux troupes franco-britanniques.
- Le Soulèvement tibétain de 1959 à Lhassa au Tibet
- Le combat contre le terrorisme (au Québec en 1970)
- En Pologne entre 1981-83.
- Lors des Troubles au Tibet en 1989
- En Chine le 21 mai 1989, lors des manifestations étudiantes à Pékin.
- Lors d'un coup d'État (Thaïlande en 2006)
- En Somalie (en 2007)
- En Géorgie en 2008
- En Bolivie en 2008
Selon Lobsang Sangay, un universitaire tibétain en exil à Harvard, suite au troubles au Tibet en 2008, la situation à Lhassa s'apparente à une loi martiale non déclarée.[1]

