Service hydrographique et océanographique de la Marine

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Service hydrographique et océanographique de la Marine
Image illustrative de l'article Service hydrographique et océanographique de la Marine

Devise : « l'océan à la carte »

Création 1720 (EPA depuis le 11 mai 2007)
Ancien nom
Type Établissement public à caractère administratif
Siège Brest
Coordonnées 48° 24′ 32″ N 4° 30′ 22″ O / 48.4089, -4.506148° 24′ 32″ N 4° 30′ 22″ O / 48.4089, -4.5061  
Effectifs 525 (en 2010)
Directeur général IGA Bruno Frachon[2]
Personnes clés Charles-François Beautemps-Beaupré
Site web www.shom.fr

Le service hydrographique et océanographique de la Marine — le SHOM — est un établissement public à caractère administratif français placé sous la tutelle du ministère de la Défense. À ce titre, il publie les ouvrages nautiques — dont les cartes marines — pour le compte de la France. Il a également une mission de soutien à la Défense, et aux politiques publiques de la mer et du littoral.

Missions du SHOM[modifier | modifier le code]

La vocation du service hydrographique et océanographique de la Marine — le SHOM — est de garantir la qualité et la disponibilité de l’information décrivant l’environnement physique maritime, côtier et océanique, en coordonnant son recueil, son archivage et sa diffusion, pour satisfaire au moindre coût les besoins publics, militaires et civils.

En collaboration avec les principaux organismes de recherche français, le SHOM participe à la « stratégie nationale pour la mer et les océans[3] ». L'action du SHOM s'intègre dans la première priorité de cette stratégie — dénommée « investir dans l'avenir » — qui suppose de « mieux connaitre pour mieux gérer ».

Historique[modifier | modifier le code]

Le Service hydrographique et océanographique de la Marine — le SHOM — est l’héritier du premier service hydrographique officiel au monde, qui avait été créé en 1720 au début du règne de Louis XV.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Il est régi par le code de la Défense[4]. Son conseil d'administration est présidé par le chef d'état-major de la Marine et il est dirigé par un directeur général.

Le SHOM comprend des groupes océanographiques et hydrographiques, ainsi qu'une école.

Ses implantations se situent à : Brest[5], Toulouse, Saint-Mandé, Nouméa et Papeete.

Il emploie en tout 525 personnes, dont 60 % sont civiles et 40 % militaires.

Flotte[modifier | modifier le code]

La Marine nationale met à disposition du SHOM une flotte hydro-océanographique composée de 5 bâtiments :

Ce dernier bâtiment est exploité conjointement avec l'Ifremer. Ces bâtiments permettent notamment au SHOM de réaliser des levés hydrographiques (en).

Coopérations[modifier | modifier le code]

Le SHOM travaille en collaboration avec de nombreux organismes nationaux, dont l'IGN, Météo-France, l'Ifremer, le CNRS.

Publications[modifier | modifier le code]

Stand du SHOM à Brest, 2012.

Les principaux ouvrages nautiques publiés par le SHOM sont, de manière non exhaustive :

  • des cartes marines sous format papier ou électronique (cartes électroniques de navigation ou ENC) ;
  • des livres des feux, recensant les signaux visuels et sonores aussi bien à terre que flottant (par exemple, les phares) ;
  • des ouvrages et répertoires des radio-signaux, pour les aides radioélectriques à la navigation et les radiocommunications ;
  • des instructions nautiques générales et des instructions nautiques pour la plaisance ;
  • les annuaires des marées ;
  • les atlas des courants de marée ;
  • des guides et ouvrages sur la navigation :
    • des guides du navigateur ;
    • un guide des symboles et abréviation des cartes marines (1D) ;
    • le règlement international pour prévenir les abordages en mer (RIPAM) (2A et 2B) ;
    • un guide de signalisation maritime (3C) ;
  • les groupes d'avis aux navigateurs qui comportent les corrections aux ouvrages précédemment cités, publiés toutes les semaines.

Le SHOM publie également :

  • des cartes sédimentologiques (cartes "G") ;
  • le « SCAN Littoral », en coédition de l'IGN et du SHOM ;
  • le « Trait de côte Histolitt » (TCH), en coédition avec l'IGN ;
  • un logiciel mondial de prédictions de marées « SHOMAR », en format CD-ROM ;
  • les références altimétriques maritimes - zéros hydrographiques (Internet) ;
  • les statistiques des niveaux marins extrêmes de pleine mer « Manche et Atlantique », en format CD-ROM, en coédition avec le CETMEF, 2008.

Équivalents hors de France[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]