Camille Desmoulins

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Camille Desmoulins
Portrait anonyme de Camille Desmoulins, Musée Carnavalet.
Portrait anonyme de Camille Desmoulins, Musée Carnavalet.
Fonctions
Député de la Seine
8 septembre 17925 avril 1794
Législature Convention nationale
Groupe politique Montagne - Indulgents
Biographie
Nom de naissance Lucie Simplice Camille Benoît Desmoulins
Surnom "L'homme du 14 juillet"
Date de naissance 2 mars 1760
Lieu de naissance Guise
Date de décès 5 avril 1794 (à 34 ans)
Lieu de décès Paris
Nature du décès Guillotiné sur la place de la Révolution avec Danton.
Sépulture Catacombe
Nationalité Français
Conjoint Anne Lucile Laridon-Duplessis
Enfant(s) Horace Camille Desmoulins(1792-1825)
Profession Journaliste et Avocat
Religion Déiste[1]
Résidence Rue du Théâtre-Français à Paris

Signature

Camille Desmoulins, né le 2 mars 1760 à Guise et mort guillotiné le 5 avril 1794 (16 germinal an II) à Paris, est un avocat, un journaliste et un révolutionnaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Lucie-Simplice-Camille-Benoît Desmoulins est le fils aîné de Jean-Benoît-Nicolas Desmoulins, seigneur de Bucquoy et de Sémery, lieutenant général au bailliage de Guise, en Picardie et de Marie-Madeleine Godart. Il a sept frères et sœurs.

Né le 2 mars 1760, Camille Desmoulins est baptisé le 3 mars 1760 à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul à Guise, comme l'indique son acte de baptême :

« 1760 : le deuxième jour du présent mois est né et a été baptisé le troisième jour de mars Lucie-Simplice-Camille-Benoist, fils de maistre Jean-Benoist-Nicolas Desmoulins, lieutenant-général civil et criminel au bailliage de Guise, et de dame Marie-Magdeleine Godart, son épouse. Le parrain, M. Joseph Godart, son oncle maternel, de la paroisse de Wiège ; la marraine, dame Magdeleine-Élisabeth Lescarbotte, de cette paroisse, qui ont signé avec nous le présent acte[2]. »

Camille entre comme boursier au lycée Louis-le-Grand, où il fait de bonnes études : il est primé au concours général, la même année que son condisciple Maximilien de Robespierre[3]. Étudiant en droit, le jeune bourgeois de province obtient son baccalauréat en septembre 1784, sa licence en mars 1785, prêtant le serment d'avocat au barreau de Paris le 7 mars 1785. Mais il bégaye, bredouille si bien qu'il n'a pas de clientèle et gagne difficilement sa vie en copiant des requêtes pour les procureurs[4].

Avocat et journaliste à Paris[modifier | modifier le code]

Il fait alors partie de l’entourage de Mirabeau. Malgré un bégaiement remarqué, il devient un des principaux orateurs de la Révolution française. Son premier grand discours a lieu devant la foule réunie dans les jardins du Palais-Royal devant le café de Foy le 12 juillet 1789 après la démission de Necker à Versailles, prise pour un renvoi à Paris. Debout sur une table de café, tenant un pistolet dans chacune de ses mains, il harangue la foule : « Monsieur Necker est renvoyé. Ce renvoi est le tocsin d'une Saint-Barthélémy des patriotes. Ce soir, tous les bataillons suisses et allemands sortiront du Champ-de-Mars pour nous égorger. Il ne nous reste qu'une ressource, c'est de courir aux armes et de prendre des cocardes pour nous reconnaître ». Desmoulins cueille alors une feuille de tilleul qu'il place sur son chapeau, « inventant » une cocarde vert d'espérance qui sera bientôt remplacée par la cocarde tricolore[5]. À son appel, les Parisiens ne s'arment pas, mais organisent un cortège qui défile dans Paris et envahit les théâtres pour inviter les spectateurs à les rallier. Ce Camille excitant le peuple à la révolte dans la journée du 12 juillet est à l'origine du surnom de l'« homme du 14 juillet »[6].

Il fait ses débuts de journaliste en novembre 1789, où il publie Les Révolutions de France et de Brabant, journal qui comptera 86 numéros et tirera à 3 000 exemplaires, ce qui lui assure l'essentiel de ses revenus. Il y dénonce constamment le complot aristocratique. Il s’oppose également au suffrage censitaire, en déclarant qu’un tel mode d’élection aurait exclu Jésus-Christ ou Jean-Jacques Rousseau. Son journal est suspendu après la manifestation du Champ-de-Mars du 17 juillet 1791, bien qu’il n’ait lui-même pas participé à cet événement. Un autre journaliste jacobin, Joseph Du Saulchoy, par admiration pour lui, prendra la relève et fera publier le journal jusqu'en décembre 1791.

Le mariage avec Lucile[modifier | modifier le code]

Camille Desmoulins épouse Anne Lucile Laridon-Duplessis le 29 décembre 1790 en l'église Saint-Sulpice à Paris. Ce jeune couple, qui s’est écrit de nombreuses lettres d’amour, est considéré comme un symbole des « Amours sous la Révolution française ». Les témoins du mariage sont notamment Maximilien Robespierre et Louis-Sébastien Mercier. L'acte de mariage dans le registre paroissial de l'église Saint-Sulpice est ainsi rédigé :

« Ledit jour, vingt-neuf décembre 1790, a été célébré le mariage de Lucile-Simplice-Camille-Benoît Desmoulins, avocat, âgé de trente ans, fils de Jean-Benoît-Nicolas Desmoulins, lieutenant général au bailliage de Guise, et de Marie-Madeleine Godart, consentants, avec Anne-Lucile-Philippe Laridon-Duplessis, âgée de vingt ans, fille de Claude-Étienne Laridon-Duplessis, pensionnaire du Roi, et d'Anne-Françoise-Marc Boisdeveix, présents et consentants, les deux parties de cette paroisse, l'époux depuis six ans, rue du Théâtre-Français, l'épouse de fait et de droit depuis cinq ans avec ses père et mère, rue de Tournon ; trois bans publiés en cette église sans opposition, permission de fiancer et de marier le même jour en ce temps prohibé de l'avent, accordée par MM. les vicaires généraux le vingt-sept de ce mois, fiancailles faites.
Présents et témoins, du côté de l'époux : Jérôme Pétion, député à l'Assemblée nationale, rue du Fauxbourg Saint-Honoré, paroisse de la Madeleine-la-Ville-l'Évêque ; Charles-Alexis Brulard, député à l'Assemblée nationale, rue Neuve-des-Mathurins, paroisse de la Madeleine-la-Ville-l'Évêque ; du côté de l'épouse : Maximilien-Marie-Isidore Robespierre, député à l'Assemblée nationale, rue Saintonge, paroisse Saint-Louis-en-l'Île ; Louis-Sébastien Mercier, de plusieurs académies, rue des Maçons, paroisse Saint-Séverin, qui tous ont certifié le domicilie comme dessus et la liberté des parties, et ont signé.
Signé :
Camille Desmoulins (époux), Laridon-Duplessis (épouse), Laridon-Duplessis (père), Boisdeveix (mère), Pétion, Brulard, Robespierre, JP Brissot, Mercier
Berardier, député à l'Assemblée nationale,
Gueudeville, vicaire de Saint-Sulpice[7]. »

Député à la Convention nationale[modifier | modifier le code]

Avant et après la déclaration de guerre de 1792, il est résolument partisan de la paix, comme ses amis Robespierre, Danton et Marat. Cette opinion est formulée au club des jacobins en décembre 1791, dans Jacques-Pierre Brissot démasqué en février 1792, puis à partir du 30 avril 1792 dans La Tribune des Patriotes journal cofondé avec Fréron. Après le 10 août 1792 et la chute de la Monarchie, il devient secrétaire du ministère de la Justice, dirigé par Danton. Il devient de plus en plus engagé dans la voie d’une répression des contre-révolutionnaires. Il est élu à la Convention nationale, où il siège parmi les Montagnards, mais ne joue pas de rôle important. Dans le procès du roi en janvier 1793 il vote contre l'appel au peuple, pour la mort et contre le sursis. Le 13 avril 1793, il se prononce contre la mise en accusation de Marat. Beaucoup de ses contemporains voient en lui un brillant orateur, mais incapable de jouer un rôle politique[8]. Il s’oppose beaucoup à Jacques-Pierre Brissot, qui l’accuse d’être corrompu. Il publie contre lui Brissot dévoilé et Histoire des brissotins, où il rappelle la versatilité de son adversaire, ancien proche de La Fayette.

Il s’éloigne peu à peu des Montagnards, notamment après la condamnation des Girondins le 30 octobre 1793 qu'il aurait regrettée d'après des sources thermidoriennes. Il fonde alors un nouveau journal, Le vieux cordelier, où il attaque les Hébertistes et lance des appels à la clémence. Dans le septième et dernier numéro, resté longtemps inédit, il attaque pour la première fois Robespierre qu'il accuse d'avoir tenu au club des jacobins contre l'Angleterre le 30 janvier 1794 le langage belliciste de Brissot.

Procès et exécution à Paris[modifier | modifier le code]

Considéré comme dantoniste, Camille Desmoulins est arrêté en même temps qu’eux le 31 mars 1794. Interrogé sur son identité devant le Tribunal révolutionnaire, Desmoulins répond : « J’ai trente-trois ans, âge du sans-culotte Jésus, âge critique pour les patriotes »[9]. Exclu des débats à la demande de Saint-Just, il est condamné à mort. Il est guillotiné place de la Révolution en même temps que Danton et leurs amis le 5 avril 1794. Sur l'échafaud, Camille Desmoulins aurait dit : « Voilà comment devait finir le premier apôtre de la liberté[10] ! », avant de demander au bourreau Sanson de remettre à sa belle-mère une mèche de cheveux de Lucile. Son dernier mot, avant que ne tombe le couperet, est « Lucile ». Ses restes sont inhumés dans une fosse commune du cimetière des Errancis avant d'être transférés aux catacombes de Paris[11].

Son acte de décès dans l'état civil de Paris est rédigé de la façon suivante :

« Du sept floréal l'an deuxième de la République, acte de décès de Lucie-Simplice-Camille-Benoît Desmoulins, du 16 germinal, profession : homme de lettres, âgé de trente-trois ans, natif de Guise, district de Vervins, domicilié à Paris, place du Théâtre-Français[12]. »

(La place du Théâtre-Français est l'actuelle place de l'Odéon).

Anne Lucile Laridon-Duplessis, femme de Camille Desmoulins, sera également guillotinée une semaine plus tard, le 13 avril 1794.

Descendance en Haïti : Horace-Camille Desmoulins[modifier | modifier le code]

Camille et Lucile Desmoulins ont eu un fils, Horace-Camille Desmoulins, né le 6 juillet 1792[13] à Paris dont Robespierre sera le parrain lors d’un des premiers baptêmes républicains[14]. La formulation de l'acte de naissance d'Horace-Camille Desmoulins, en date du 6 juillet 1792, le premier acte de l'état civil de la municipalité de Paris[15] et signé par le greffier Pierre-Paul Royer-Collard, est un témoignage du contexte de l'époque, annonçant la république :

« Acte de naissance d'Horace Desmoulins.
Extrait du registre provisoire des naissances, constatées à la ci-devant maison commune de Paris, année 1792.
Ce jourd'hui, 8 juillet 1792, l'an IV de la liberté, est comparu devant nous officier municipal, administrateur de police, étant actuellement à la maison commune dans le lieu des séances ordinaires du corps municipal, les portes étant ouvertes, Benoît-Camille Desmoulins, citoyen membre du conseil général de cette commune, demeurant à Paris, rue du Théâtre-Français. Lequel nous a dit que le 6 de ce mois, à neuf heures du matin, il lui était né un fils du légitime mariage de lui comparant, avec Anne-Lucile-Philippe Laridon-Duplessis.
Que la liberté des cultes étant décrétée par la Constitution, et par un décret de l'Assemblée nationale législative, relatif au mode de constater l'état civil des citoyens autrement que par des cérémonies religieuses, il doit être élevé dans chaque municipalité chef-lieu un autel sur lequel le père, assisté de deux témoins, présentera à la Patrie ses enfants. Le comparant voulant user des dispositions de la loi constitutionnelle, et voulant s'épargner un jour de la part de son fils, le reproche de l'avoir lié par serment à des opinions religieuses, qui ne pourraient pas encore être les siennes, et de l'avoir fait débuter dans le monde par un choix inconséquent, entre neuf cents et tant de religions qui partagent les hommes, dans un temps où il ne pouvait pas seulement distinguer sa mère.
En conséquence, il nous requiert, pour constater la naissance et l'état civil de son fils, qu'il nous a fait présenter sur le bureau en présence de Laurent Lecointre et de Merlin de Thionville, citoyens députés de l'Assemblée nationale, de recevoir la présente déclaration, voulant que son fils se nomme Horace-Camille Desmoulins. De laquelle déclaration il requiert qu'il en soit fait transcription dans le registre qui sera ouvert conformément à la loi ci-dessus rappelée, et que la présente minute, soit par nous en attendant, déposée au greffe de la municipalité, et dont expédition lui sera donné aussi signée par le déclarant avec nous et les témoins désignés, les jours et an que dessus.
Signé : Camille Desmoulins, Merlin de Thionville, et Lecointre.
Le dépôt de l'acte ci-dessus a été fait au secrétariat de la municipalité, et reçu par moi, secrétaire-greffier, le 9 juillet 1792, l'an IV de la liberté.
Signé : Royer[16]. »

Horace Desmoulins est élevé, après l’exécution de ses parents, par sa grand-mère maternelle Anne-Françoise-Marie Boisdeveix (Mme Duplessis)[17]. En 1800, Bonaparte lui accorde une bourse d’études au Prytanée français[18].

En 1817, Horace Desmoulins se rend en Haïti pour monter une affaire commerciale et il y épouse Zoé Villefranche avec laquelle il a quatre enfants à Jacmel : Adolphe Desmoulins (né le 26 juin 1819 et mort jeune), Marie-Thérèse-Camille Desmoulins (née le 16 octobre 1820 et morte en 1862)[19], Lucile (née le 8 septembre 1822)[20] et Horace-Camille (né le 29 juin 1825)[21]. Il y meurt d’une fièvre le 29 juin 1825, alors que naît son dernier enfant, Horace-Camille. Sa tombe se trouve toujours au cimetière de Jacmel[22].

Jugements contemporains[modifier | modifier le code]

« Camille avait été pour le moins aussi ami de Robespierre que de Danton. Mon frère avait pour lui une amitié très vive; souvent il m'a dit que Camille était peut-être celui de tous les révolutionnaires marquans qu'il aimait le plus, après notre jeune frère et Saint-Just. Desmoulins était un véritable patriote, et avait plus de vertu que Danton; sans en avoir autant que mes deux frères; il avait les qualités les plus aimables, mais aussi quelques défauts qui causèrent sa perte; il était orgueilleux et irascible: dès qu'il se croyait offensé il ne pardonnait plus, et faisait jouer contre ceux dont il croyait avoir à se plaindre les redoutables traits d'une critique mordante et acerbe.

Des hommes qui étaient loin de le valoir pour le patriotisme et pour le talent, et qui étaient jaloux de sa gloire, le calomnièrent et l'accusèrent d'être vendu aux aristocrates; il n'en fallut pas davantage pour que le bouillant Camille se déchaînât, et contre ceux qui l'attaquaient, et contre ceux qui, sans l'avoir attaqué, suivaient la même ligne de conduite que ses calomniateurs. Voilà pourquoi, au lieu de repousser les imputations de quelques membres des comités qui étaient ses ennemis personnels, il attaqua les comités en masse, fronda leurs actes, révoqua en doute la pureté de leurs intentions, et se rapprocha même des aristocrates. Les calomnies redoublèrent, ou plutôt les mensonges qu'on avait débités contre lui lorsqu'il était irréprochable devinrent des vérités, lorsque, par ressentiment, il eut cessé d'être pur. De jour en jour il se sépara davantage de ses anciens amis, fit cause commune avec Danton, et, se laissant aveugler par les éloges sans nombre que les aristocrates lui prodiguaient à cause de ses hostilités avec les plus terribles révolutionnaires, il devint réellement, l'acolyte de l'aristocratie. Le malheureux Camille tournait dans un cercle vicieux; les ennemis de la révolution l'élevaient jusqu'aux nues, vantaient ses principes, son éloquence, sa modération. Toutes ces louanges le rendait suspect aux yeux des véritables démocrates, ses ennemis en faisaient des armes contre lui, et disaient : Camille est contre-révolutionnaire. Camille, que cette accusation mettait hors de lui, se ruait avec plus de fureur contre ceux qui l'accusaient, et les aristocrates redoublaient d'éloges.

C'est alors que Desmoulins publia son Vieux Cordelier, où il faisait pour ainsi dire le procès à tous les révolutionnaires, et, par contre, à la révolution. C'était une haute imprudence de sa part; c'était plus, c'était un crime. Mon frère aîné me dit tristement à ce sujet « Camille se perd. ». Il ressentait un très vif chagrin de le voir déserter la sainte cause de la révolution, et, au risque de se compromettre lui-même, il prit plusieurs fois sa défense; plusieurs fois aussi il essaya de le ramener, et lui parla comme à son frère, mais inutilement. Dans une des séances de la Société des Jacobins, où une explosion de reproches et d'accusations tombait sur Camille Desmoulins et sur son Vieux Cordelier, Maximilien prit la parole, et tout en blâmant énergiquement l'écrit chercha à justifier l'auteur. Malgré son immense popularité et son influencé extraordinaire, des murmures accueillirent ses paroles. Alors il vit qu'en voulant sauver Camille il se perdait lui-même. Camille ne lui tint pas compte des efforts qu'il avait faits pour repousser les accusations dont il était l'objet; il ne se rappela que du blâme qu'il avait déversé sur son Vieux Cordelier, et dès lors il dirigea mille diatribes acrimonieuses contre mon frère. »

— Charlotte Robespierre[23]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Voilà mon pistolet, je saurai mourir glorieux » (le 12 juillet 1789, au Palais-Royal)
  • « Brûler n’est pas répondre » (au club des Jacobins, à Robespierre)
  • « Non contents de m’assassiner, ils veulent encore assassiner ma femme ! » (au procès des dantonistes, le 4 avril 1794)
  • « Peuple on te trompe, on tue tes amis ! Mon seul crime n’a jamais été que d’avoir versé des larmes ! » (sur la charrette qui le conduisait à l’échafaud, le 5 avril 1794)
  • « Bourreau, tu donneras les cheveux de ma femme à sa mère » (mot qu’il lança au bourreau, avant de mourir sur l’échafaud)
  • « Lucile ! » (le nom de sa femme, qu’il cria avant que le couperet tombe)

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

  • 1977 - Danton, téléfilm italien avec Jean Négroni et Manuel Gélin (Saint-Just)
  • 1977 - Les amours sous la révolution, Lucile et Camille Desmoulins, téléfilm de Jean-Paul Carrère, avec Bernard Alane (Camille) et Claude Jade (Lucile)
  • 1982 - Danton, de Wajda - Patrice Chéreau dans le rôle de Camille Desmoulins
  • 1989 - La Révolution Française : les Années Lumière, La Révolution Française : les Années Terribles - François Cluzet dans le rôle de Camille Desmoulins
  • 2008 - Charlotte Corday - Raphaël Personnaz dans le rôle de Camille Desmoulins.
  • 2013 : téléfilm Une femme dans la Révolution, rôle joué par Alexis Loret.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Roman[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Oeuvres de Camille Desmoulins, p.74.
  2. La page du registre paroissial de Guise où se trouve l'acte de baptême de Camille Desmoulins est manquante pour la collection du greffe en ligne dans le site des Archives départementales de l'Aisne. L'acte est cité par Jules Claretie dans Camille Desmoulins, Lucile Desmoulins : étude sur les dantonistes, Paris, Plon, 1875, page 17
  3. Bertrand Solet, Robespierre, Messidor/La Farandole,‎ 1988, p. 15
  4. Albert Soboul, Portraits de révolutionnaires, Messidor/Éditions sociales,‎ 1986, p. 117
  5. Noëlle Destremau, Trois journées pour détruire la monarchie, Nouvelles Editions Latines,‎ 1988, p. 19
  6. Max Gallo, Révolution française. (1793-1799). Aux armes, citoyens !, XO Editions,‎ 2008, p. 138
  7. Registre paroissial disparu avec toutes les archives de Paris pendant les incendies de la Commune de Paris (1871), texte de l'acte cité par le théologien Jean-Joseph Gaume dans La Révolution, recherches historiques, Quatrième partie, Paris, Gaume frères, 1856, pages 136-137
  8. Barère : « Il avait beaucoup d’esprit et trop d’imagination pour avoir du bon sens »
  9. http://acteursrevolution.unblog.fr/desmoulins/
  10. Jules Claretie, Camille Desmoulins, Librairie Hachette,‎ 1908, p. 285
  11. Guy de La Batut, Les pavés de Paris, Éditions sociales internationales,‎ 1937, p. 205
  12. Cité par l'archiviste Auguste Jal dans son Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, Henri Plon, 1867, page 489
  13. Bulletin de la Société de l’Histoire de Paris et de l’Île-de-France - 9e année, 1882. (OCLC 1772474)
  14. Baptême républicain de Horace Desmoulins et Parrainage par Robespierre
  15. Voir Jules Claretie, Camille Desmoulins, Lucile Desmoulins : étude sur les dantonistes, Paris, Plon, 1875, p.183
  16. Cité dans Bibliothèque nationale, Œuvres de Camille Desmoulins, tome 1er, Paris, Librairie de la Bibliothèque nationale, 2ème édition, 1868, pages 145-146
  17. Jean Tulard, Jean-François Fayard, Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Éditions Robert Laffont, collection Bouquins, Paris, 1987. ISBN 2-7028-2076-X
  18. Arrêté du 30 septembre 1800
    . Article ler. - Le jeune Horace-Camille Desmoulins, dont le père, membre de la Convention nationale, est mort sur l’échafaud, victime du tribunal révolutionnaire de Paris, est nommé élève au Prytanée français.
    Article 2. - Le ministre de l’Intérieur est chargé de l’exécution du présent arrêté.
  19. Mariée avec Augustin Enfantin Boom, né le 3 février 1803 à Jacmel
  20. Seule Lucile laissera une descendance de son mariage avec Bienvenu Garraud
  21. Site Généalogie et Histoire de la Caraïbe
  22. http://www.agh.qc.ca/articles/?id=51 et http://www.ecolajacmel.com/spip.php?article7
  23. Charlotte Robespierre, Mémoires de Charlotte Robespierre sur ses deux frères, p.139-141.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]