Jean-Paul Goude

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Jean-Paul Goude en 2008 au forum Libération

Jean-Paul Goude, né en 1940 à Saint-Mandé[1], est un graphiste, illustrateur, photographe, réalisateur de films publicitaires.


Biographie[modifier | modifier le code]

"Depuis plus de trente ans, s'exprimant à travers le dessin, l'affiche, la photo, le cinéma, la vidéo ou l'événement, Jean-Paul Goude aura semblablement impressionné, à tous les sens de l'expression, notre imaginaire. Des minets des années 1960 au mythique Esquire de la décennie suivante, du New York de Warhol et des cultures métissées à Grace Jones, dont il fut le Pygmalion, de l'éclatant défilé du bi-centenaire à la célébration du Style Beur, des publicités Kodak ou Chanel aux variations sur Laetitia Casta, il a su de fois en fois capter l'air, ou l'esprit du temps et en donner une expression définitive. Ce que l'on sait peut-être moins, c'est que ce travail par nature de commande n'est chez Goude que l'autre face d'une aventure profondément individuelle, d'un parcours (marqué en particulier par la rencontre, et l'exaltation, de quelques figures féminines) transmué en une sorte de mythologie personnelle. La vie et l'œuvre sont pour Goude profondément indissociables, ce qui donne obliquement à son travail un cachet très particulier, et l'élève au-dessus de la simple imagerie". Patrick Mauriès

Les parents de Jean-Paul Goude se sont rencontrés vers 1930 à New York, où son père est parti travailler et sa mère est une danseuse américaine de music-hall[1]. Après une enfance passée à Saint-Mandé, il devient illustrateur en 1964 pour les magasins du Printemps, lance Zouzou, puis, en 1970, art editor du magazine Esquire à New York aux États-Unis pendant une dizaine d’années.

« J’étais un illustrateur, illustrant les fantasmes des autres. Je suis devenu, naturellement, un auteur d’images » raconte-t-il.

En 1982, il conçoit, met en scène et réalise "A One Man Show" pour Grace Jones .

En 1983, les éditions CLIC CLAC publient un livre intitulé « Jungle Fever » et réalise en 1984 le film le Flamenco autour du concept « Secouez-moi » inventé en 1972 par Georges Petit et dessine le nouveau code visuel de la marque Kodak[2] : des petits lutins s’échappant d’une diapositive.

Ses films sont proches de son univers personnel et illustrent son goût pour les corps, l’exotisme, la musique, la danse, les contes de fées. Étant dépourvus de textes, il les qualifie de ballets et de pantomimes. Ses réalisations aux couleurs excentriques sont au service de prestigieuses marques comme Perrier, Citroën, Chanel et sont diffusées dans le monde entier.

En juillet 1989, à l'occasion du défilé du bicentenaire de la Révolution française, Goude se voit confier par le gouvernement la conception d'un défilé monumental sur les Champs-Élysées qui contribue à sa popularité.

En 1990 pour Égoïste de Chanel, il imagine un film qui commence en noir et blanc comme une tragédie et passe à la couleur comme par un coup de théâtre pour se terminer comme un ballet.

En 1991, sur demande de Jean-Luc Lagardère, il imagine le nouveau logo de La Cinq.

Sa femme Karen Park Goude donne naissance, en 1996, à une fille Lorelei et, en 1998, à un garçon Theo.

Il signe l’année suivante le film et les photos de la nouvelle campagne Chanel pour Coco, avec la nouvelle égérie de la marque, Vanessa Paradis, se balançant dans une cage comme un petit oiseau. Plus tard, il métamorphose Carole Bouquet ambassadrice de la marque en Marilyn Monroe, et Estella Warren en sirène, pour le N° 5 de Chanel.

Depuis 2001, il est directeur artistique des campagnes publicitaires des Galeries Lafayette dont il dit « J’ai voulu aller à contre-courant de tout ce que l’on voyait en ce moment ». Il égrène les affiches pleine de gaieté, de fraîcheur, comme un feuilleton dont l’héroïne Laetitia Casta joue tous les rôles (mariée, père Noël ou dandy)[3].

Il a sorti en 2005 le livre Tout Goude accompagné d'un DVD de 27 minutes aux Éditions de La Martinière (So Far So Goude Ed. Assouline (US) et Ed. Thames & Hudson (UK))

En 2009, il publie Chronique d'une image : Jean-Paul Goude aux Galeries Lafayette en coll. avec Patrick Mauriès aux Éditions de La Martinière.

En novembre 2011, il scénographie sa première rétrospective à Paris "Goudemalion" au musée des Arts Décoratifs[4].

Publication de "Goudemalion" aux éditions de la Martinière et de la BD Biopic Jean Paul Goude : La jungle des images (scénario de Thomas Cadène, dessin d'Alexandre Franc) aux éditions Dupuis.

En 2012, il est élevé au grade de commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres.

En 2014, la ville de Nice lui consacre l'exposition « Une Introspection » au Théâtre de la Photographie et de l’Image[5]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Documentaire Empreinte consacré à Jean-Paul Goude diffusé en sur France 5
  2. Géraldine Dormoy « Goude, magicien de mon enfance » L'Express Styles, 22 novembre 2011 [vidéo]
  3. Élodie Lepage, « Goude à son meilleur », Le Nouvel Observateur, no 2453,‎ 10 novembre 2011, p. 142 à 143 (ISSN 0029-4713)
  4. « "Goudemalion", grande rétrospective Jean-Paul Goude aux Arts Décoratifs », Le Nouvel Observateur, 10 novembre 2011
  5. Jean-Paul GOUDE « Une Introspection »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]