Christine Boutin

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Christine Boutin
Christine Boutin, le 22 juin 2011.
Christine Boutin, le 22 juin 2011.
Fonctions
Présidente du Parti chrétien-démocrate
20 juin 200910 juillet 2013
Prédécesseur Création du parti
Successeur Charles-Henri Jamin (intérim)
Jean-Frédéric Poisson
Ministre du Logement et de la Ville[1]
18 mai 200723 juin 2009
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur Jean-Louis Borloo
Successeur Nathalie Kosciusko-Morizet (Logement)
Maurice Leroy (Ville)
Benoist Apparu (secrétaire d’État au Logement)
Députée de la
10e circonscription des Yvelines
23 juin 198819 juillet 2007
Prédécesseur création de la circonscription
Successeur Jean-Frédéric Poisson
Députée des Yvelines
(scrutin proportionnel par département)
2 avril 198614 mai 1988
Biographie
Nom de naissance Christine Marcelle Valérie Cécile Marie Martin
Date de naissance 6 février 1944 (70 ans)
Lieu de naissance Levroux (Indre)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UDF, UMP-PCD
Profession Journaliste
Religion Catholicisme

Christine Boutin, née Christine Martin le 6 février 1944 à Levroux (Indre), est une femme politique française.

Élue députée (UDF) des Yvelines en 1986, elle se fait notamment connaître au niveau national en 1998 par son opposition à la réforme du PACS lors des débats parlementaires[2] ; elle s'oppose par la suite au mariage homosexuel[3]. Christine Boutin se réclame des valeurs catholiques et de la « droite humaniste »[4],[5].

Après avoir fondé son propre mouvement, le Forum des républicains sociaux (FRS), elle se présente à l'élection présidentielle de 2002, à laquelle elle arrive avant-dernière en recueillant 1,19 % des suffrages au premier tour. Elle est ministre du Logement et de la Ville, puis uniquement du Logement, du 18 mai 2007 au 23 juin 2009. Lors de son départ du gouvernement, le FRS devient le Parti chrétien-démocrate (PCD).

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et vie de famille[modifier | modifier le code]

Christine Boutin, née Martin, est la fille de Xavier Martin, journaliste, et de Bernadette Durand, femme au foyer. Sa mère décède alors qu'elle n'a que cinq ans. Son grand-père, Romain Martin, était chef de gare à Nantes. Issue d'une famille essentiellement berrichonne, en Berry depuis le XVIIe siècle, elle a un trisaïeul, Godefroy Étienne Martin, qui fut maire de Reuilly (Indre)[6].

Elle effectue sa scolarité à Tours, puis des études de droit à l'université de Paris II Assas. Après une maîtrise de droit public et d'économie industrielle (option échanges mondiaux), elle change d'orientation professionnelle et devient, comme son père, journaliste[7].

En 1967, Christine Martin épouse Louis Boutin, son cousin germain[8], informaticien[9]. Ils ont ensemble trois enfants[10],[11].

Un mariage catholique entre cousins germains étant invalide du point de vue du droit canonique[12], sauf dispense papale, l'existence d'une telle dispense a fait l'objet de commentaires[13],[14], notamment dans le contexte de l'opposition de la présidente du Parti chrétien-démocrate au mariage homosexuel[15].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Selon Christine Boutin, c'est l'adoption de la loi Veil en 1975, dépénalisant l'avortement, qu'elle compare « à un coup de poignard dans le cœur », qui est à l'origine de son engagement en politique[18].

Élue locale[modifier | modifier le code]

Sa carrière débute lorsqu'elle se présente aux élections municipales de 1977 dans le département des Yvelines et est élue conseillère municipale d'Auffargis. Trois ans plus tard, en 1980, elle devient maire de la commune[19].

En 1982, Christine Boutin est élue conseillère générale des Yvelines dans le canton de Rambouillet. L'année suivante, elle ne se représente pas à Auffargis, mais est élue au conseil municipal de Rambouillet[20] et devient adjointe au maire.

Elle abandonne en 2001 ses fonctions municipales pour se consacrer à sa fonction de vice-présidente du conseil général des Yvelines et de députée de ce même département[20].

Elle devient le 22 mai 2009, présidente par intérim du Conseil général des Yvelines en remplacement de Pierre Bédier. Alain Schmitz lui succède le 3 juillet 2009[21].

Députée[modifier | modifier le code]

Elle est élue députée lors des élections législatives de 1986, à la tête d'une liste se réclamant de l'ancien Premier ministre centriste Raymond Barre.

Son siège à l’Assemblée nationale lui permet de défendre ses valeurs inspirées par le catholicisme[22].

Un moment important de sa carrière politique a été sa présence remarquée dans le débat du projet de loi instituant le pacte civil de solidarité (PACS). Elle a notamment tenu la parole pendant h 25 d'affilée lors d'un discours contre le PACS à l'Assemblée nationale en 1998[23].

Elle est réélue le 17 juin 2007 députée de la dixième circonscription des Yvelines avec 58,37 % des voix.

Élections présidentielles de 2002 et 2007[modifier | modifier le code]

En décembre 2001, elle est exclue de l'UDF, pour s'être présentée à l'élection présidentielle de 2002 malgré la candidature de François Bayrou[réf. nécessaire]. À cette élection, elle ne remporte que 1,19 % des suffrages (339 112 voix), se positionnant avant-dernière des seize candidats présents au premier tour.

Elle est néanmoins réélue députée le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la dixième circonscription des Yvelines. Elle fait partie du groupe UMP. Durant la campagne pour le référendum sur le projet de Constitution européenne, elle fait campagne pour le non.

En 2006, elle décide de ne pas se représenter à l'élection présidentielle de 2007 par peur d'un « 21 avril[24] à l'envers », et soutient dès le premier tour à Nicolas Sarkozy, « le meilleur candidat de la droite républicaine »[25] dont elle devient l'une des conseillères politiques. Dans une interview accordée cinq ans plus tard, Christine Boutin reconnaît avoir négocié son soutien en échange de la promesse de Nicolas Sarkozy de ne légiférer ni sur le mariage homosexuel, ni sur l'euthanasie[26].

Ministre du Logement et de la Ville[modifier | modifier le code]

Christine Boutin, le 21 décembre 2007.

Elle est nommée le 17 mai 2007 ministre du Logement et de la Ville du premier gouvernement Fillon, à la suite de prises de position en faveur du droit au logement opposable.

Elle est réélue le 17 juin 2007 députée de la dixième circonscription des Yvelines avec 58,37 % des voix.

Elle fait aussi partie du deuxième gouvernement Fillon, nommé le 19 juin 2007. Pendant deux semaines, du 17 au 28 septembre 2007, elle a implanté son ministère à Lyon pour lancer le Chantier national pour le logement[27].

Elle appelle dans son cabinet plusieurs personnalités proches des milieux catholiques conservateurs[28] ce qui inquiète le milieu associatif laïc[29]. En décembre 2007, son directeur de cabinet Jean Paul Bolufer, réputé pour ses prises de position contre l'avortement et l'homosexualité, doit démissionner après que le journal Le Canard enchaîné révèle qu'il louait un appartement de standing à Paris de 190 m2 pour un montant équivalent à celui du loyer d'un logement HLM (6,30 euros/m2)[30]. Il est remplacé par Alain Lecomte, auparavant directeur général de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction.

La feuille de route de son action ministérielle est de réussir la construction de 500 000 nouveaux logements par an dont 120 000 logements sociaux, de faire de la France un pays de propriétaires où 70 % de la population pourra être propriétaire et de mettre en œuvre le droit au logement opposable. La maison à quinze euros par jour[31], est dans ce contexte un élément important de son action.

En novembre 2008, les associations qui défendent les mal logés l'accusent de ne pas respecter la liberté individuelle quand elle plaide avec le soutien du président de la République et du Premier ministre, pour l'assistance des personnes afin que la société ne laisse pas mourir dans ses rues les plus fragiles. [réf. nécessaire]

Ses relations avec Fadela Amara, la secrétaire d'État chargée de la politique de la ville apparaissent conflictuelles[32],[33]. Christine Boutin concentre son approche sur le décloisonnement physique des quartiers fragiles, sur la mobilité des individus au sein de l'ensemble de la ville et sur l'échange et le contact entre les personnes. [réf. nécessaire]

Par le décret du 15 janvier 2009, ses attributions ont été restreintes au seul ministère du Logement sans secrétaire d'État délégué auprès d'elle. Puis, lors du remaniement ministériel du 23 juin 2009, le ministère du Logement est remplacé par un secrétariat d'État au Logement dépendant du Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer et confié à Benoist Apparu[34].

Depuis 2009 : après sa sortie du gouvernement[modifier | modifier le code]

Reprochant la manière dont elle a été écartée du gouvernement, elle refuse la traditionnelle cérémonie de passation de pouvoirs à son successeur, et critique dans la presse François Fillon et ses anciens collègues ministres[35]. Après avoir décliné un poste d'ambassadeur au Vatican[36], Christine Boutin décide de ne pas reprendre son siège de député[37].

En décembre 2009, une mission sur « les conséquences sociales de la mondialisation » lui est confiée pour enrichir les propositions du G20[38]. Le poste évolue en avril 2010 en collaborateur de cabinet du ministre du Travail Éric Woerth, avec une rémunération de 9 500 euros par mois, qu'elle cumule à une retraite mensuelle de députée et conseillère générale de 8 600 euros[39]. Selon Le Canard enchaîné, qui publie cette information le 9 juin 2010, cette nomination aurait permis à Nicolas Sarkozy de faire taire les critiques de l'ancienne ministre envers le gouvernement et d'écarter son éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2012[40]. Face aux nombreuses réactions politiques et médiatiques, Christine Boutin déclare le lendemain poursuivre sa mission de « façon gracieuse »[41], et une semaine plus tard, les ministres en exercice renoncent à cumuler leur salaires avec leurs retraites parlementaires[42].

Christine Boutin remet un rapport intermédiaire au président de la République le 9 décembre 2010[43].

Le 21 juin 2011, elle annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012[44]. Elle détaille son programme à Écully (Rhône) le 11 septembre. « La France attend un vrai big bang basé sur nos racines judéo-chrétiennes » déclare-elle[45]. Elle est notamment favorable à un revenu de base pour tous les Français, à la réhabilitation du service national[46] et au droit du sang[47]. Après avoir fait état en décembre, de ses difficultés à recueillir les 500 signatures et accusé le président de la République d'en être responsable[48], elle retire sa candidature le 13 février 2012, lors du journal de 20 heures de TF1, et apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, pas encore officiellement candidat. Se déclarant satisfaite des « premiers engagements » pris par le chef de l’État, Christine Boutin détaille ainsi leurs points de convergences : « apporter des « idées neuves » aux Français, revaloriser le travail, développer le recours au référendum, conforter la famille, refuser le mariage entre personnes de même sexe et l'union civile, rejeter l'euthanasie, réaffirmer les racines judéo-chrétiennes de la France »[49]. À la suite de son retrait de la présidentielle, elle obtient que l'UMP lui rembourse les 800 000 euros de subventions que chaque candidat perçoit lorsqu'il se présente à l'élection[50].

Dans une interview accordée en fin de mandat de Nicolas Sarkozy, Christine Boutin reconnaîtra sur un chat du site Rue89, en septembre 2011, avoir négocié son retrait en échange de deux promesses du président de la République : ne légiférer ni sur le mariage homosexuel, ni sur l'euthanasie. Elle déclare à propos de Sarkozy : « Non il ne m'avait pas promis un poste, il m'avait promis qu'il n'y aurait pas d'euthanasie et de mariage homosexuel. Donc voilà. Mais c'est tout, j'ai eu un poste de ministre, très bien, je suis très heureuse d'avoir eu cette responsabilité, que je ne souhaite absolument pas avoir maintenant »[26].

Le 26 septembre 2012, elle annonce qu'elle soutient Jean-François Copé lors du congrès pour la présidence de l'UMP[51].

Le 9 juillet 2013, elle annonce sa démission de la présidence du PCD. Charles-Henri Jamin lui succède comme président par intérim. Le parti précise que « tout en restant adhérente du PCD », elle « ne quitte pas la politique pour autant et continuer[a] son combat », ce geste de démission s’expliquant par l’investissement prochain de Christine Boutin dans « un projet européen assez vaste autour de la défense de la famille et des valeurs morales »[52]. Elle annonce le 26 septembre qu'elle sera elle-même candidate sous le label « Force-vie », lequel présentera une liste dans chacune des circonscriptions[53].

Le 25 mai 2014, elle n'est pas élue au Parlement européen, sa liste obtenant 1,14% des voix en Île-de-France, où elle se présentait[54], et sa formation « Force-vie » recueillant 0,74 % des suffrages exprimés à l'échelle nationale, soit 139 919 voix[55],[56]. N'ayant pu atteindre le seuil des 3 % de voix, nécessaire pour obtenir le remboursement de la campagne, le parti de Christine Boutin serait endetté à hauteur d'un million d'euros, ce qui l'oblige à lancer un appel aux dons[57].

Décoration[modifier | modifier le code]

Positions sur les questions de société[modifier | modifier le code]

Opposition à l'avortement et à l'euthanasie[modifier | modifier le code]

Extrait des statuts du Forum des républicains sociaux : « Respecter la dignité de toute personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle, avec la préoccupation prioritaire du plus faible »[59].

De ce fondement découlent toutes ses prises de position sur les questions de société. Elle s'oppose en particulier à l'avortement (qu'elle considère comme un geste « eugéniste et inhumain »[60]) et à l'euthanasie, au profit d'autres solutions : promotion des soins palliatifs[61] et dépôt en janvier 2005, en tant que députée, d'une « Proposition de loi tendant à favoriser l'aide aux femmes enceintes en difficulté », Proposition qui demande qu'aucune pression ne soit exercée sur la femme enceinte pour l'inciter à avoir recours à l'IVG, qu'elle soit informée sur ses droits, les aides financières qu'elle peut obtenir et les associations qui peuvent l'accompagner, que soit créé un Observatoire public sur la prévention de l'IVG et un Fonds de prévention de l'IVG destiné à subvenir aux besoins des associations et organismes d'accompagnement des femmes enceintes en difficulté afin de les aider à mener leur grossesse à terme[62].

Des militants prochoix s'interrogent sur la rhétorique utilisée par la députée des Yvelines pour soutenir son projet : sa condamnation de ceux qui font « pression pour inciter les femmes à avoir recours à l’IVG » et sa perception de l'IVG comme « rarement libre et volontaire » (lui refusant la faculté d'être un choix assumé) peut être analysée comme une condamnation du droit à l’avortement[63].

Lors de son premier mandat de député, Christine Boutin a été coprésidente, avec l'ancien député RPR Hector Rolland, et Michel de Rostolan, ancien député apparenté FN de l'Essonne d'un « groupe d'études parlementaire pour favoriser l'accueil de la vie ».

En 1993, elle participe à la fondation de l'Alliance pour les droits de la vie[64], association qui vise à « faire des droits de la vie humaine et du respect de toute personne des priorités politiques et sociales ».

En 1995, elle est nommée consulteur au Conseil pontifical pour la famille créé par Jean-Paul II. Elle travaille par ailleurs à l'Assemblée nationale sur ce thème en rédigeant avec Étienne Pinte et une centaine de parlementaires le rapport « Oser la Famille » en janvier 1997. Cette même année, elle manifestera lors des 20 ans de la loi Veil.

En 2008, elle prend position dans l'affaire « Chantal Sébire » - cette mère de famille atteinte d'une tumeur incurable qui réclamait à la justice le droit de mourir - en se déclarant « scandalisée qu'on puisse envisager de donner la mort à cette femme parce qu'elle souffre et qu'elle est difforme[65] ».

Opposition au PACS[modifier | modifier le code]

Christine Boutin, lors de la « manif pour tous » en janvier 2013.

Christine Boutin s'oppose à l'adoption d'enfants par des couples LGBT et aux diverses formes de reconnaissance de l'union entre homosexuels, puisqu'elle considère que le mariage a été institué pour qu'un homme et une femme aient les moyens de faire des enfants. Dans son ouvrage Le Mariage des homosexuels (paru en 1998), Christine Boutin se demande : « où placera-t-on la frontière, pour un enfant adopté, entre l'homosexualité et la pédophilie ? »[66].

En 1998, elle est le chef de file et la représentante de la droite parlementaire (RPR/UDF) dans le débat sur le PACS et elle déclare le 3 novembre 1998 lors du débat sur le PACS à l'Assemblée nationale : « Qu’est-ce que l’homosexualité, sinon l’impossibilité d’un être à pouvoir atteindre l’autre dans sa différence sexuelle ? [...] Toutes ces acrobaties biologiques et sociales pour justifier l’accession d’un couple homosexuel à la paternité ou la maternité me semblent relever d’un fantasme narcissique d’auto-engendrement ». Elle se fait remarquer aussi en brandissant un livre épais dans l'hémicycle pendant les débats ; il s'agit de la Bible pour certains[60],[67] ou du règlement de l'Assemblée nationale d'après l'intéressée[68], bien qu'elle ait affirmé que « au moment du PACS, où ça a été fameux, j'ai sorti ma Bible… » , la retirant par ailleurs de son sac afin de la présenter au journaliste qui l'interviewait. Le compte-rendu de l'Assemblée nationale[69] et les témoins présents[70] témoignent de la véracité de l'« anecdote » de la Bible brandie[71].

Elle dit « aimer les homosexuels »[72] et déclare entretenir de bonnes relations avec les associations homosexuelles ; cependant, le 27 janvier 2002, l'association Act Up-Paris perturba son meeting au Zénith de Paris en déployant une banderole proclamant : « homophobes »[73].

Mariage homosexuel et propos sur l'homosexualité[modifier | modifier le code]

Le 24 mars 2013, victime des gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l'ordre, en marge d'une manifestation des opposants au mariage entre personnes de même sexe, à Paris, elle réclame la démission de Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur[74]. Cet incident est considéré par ses opposants comme étant exagéré et suscite leur ironie[75].

Le soir de la manifestation du 26 mai 2013, elle déclare au micro de RMC que l'homosexualité est une « mode »[76].

En février 2014, dans un entretien à la revue trimestrielle Charles, elle déclare que « l'homosexualité est une abomination »[77],[78]. Ces propos sont vivement condamnés par l'UMP, dont elle a été membre[79]. Le 11 avril 2014, l'Inter-LGBT dépose plainte pour « diffamation » et « incitation à la haine », en affirmant que Christine Boutin « tient ce genre de propos depuis quinze ans »[80]. Quelques heures plus tard, elle déclare que ses propos étaient « maladroits »[81], [82] et indique qu'elle voit dans ce dépôt de plainte la poursuite du combat du mouvement LGBT « contre toutes les valeurs de promotion de la famille et de la défense du plus fragile, en l'occurrence l'enfant », qu'elle dit porter « indéfectiblement en politique depuis toujours »[82].

Positions sur les prisons et l'insertion[modifier | modifier le code]

En 2003, au terme d'une mission parlementaire pour le compte de Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, sur le thème l'isolement et la fragilisation du lien social en France[83], elle milite pour l'établissement d'un « revenu minimum d'existence », garanti à toute personne : le dividende universel. Cette proposition économique permet à la fois de sortir de la misère, de marquer un nouveau sentiment d'appartenance et de favoriser la recherche d'activité. Elle résulte essentiellement de travaux d'économistes comme Yoland Bresson ou de philosophes comme Jean-Marc Ferry. [réf. souhaitée]

Depuis septembre 2010, elle est administratrice de l'Association Nationale de la Justice Réparatrice[84]. Cette structure propose de mettre en lien un auteur et une victime de crime ou de délit, dans l'objectif de lutter contre la récidive.

Le revenu de base[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Revenu de base.

Dans le rapport sur l'exclusion commandé par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, Christine Boutin a proposé une série de mesures dont la plus médiatisée est le revenu de base.

Selon Christine Boutin, cette mesure est une vraie rupture de société, apportant une réponse globale, ouvrant de nouvelles perspectives, donnant le moyen de valoriser tous les temps, toutes les situations personnelles, toutes les formes d'activité. Elle propose également des modes de financement du revenu de base, qui est à l'image de ce qui est mis en œuvre en Alaska mais aussi depuis peu au Brésil. Elle propose un montant de 330 euros « tout juste suffisant pour survivre »[85].

Droit au logement opposable[modifier | modifier le code]

Malgré son isolement à droite sur ce thème, elle est la première à déposer une proposition de loi instituant le droit au logement opposable[86]. Grâce au succès médiatique du campement de SDF du canal Saint-Martin organisé par Les Enfants de Don Quichotte de décembre 2006 à janvier 2007, Jacques Chirac et le gouvernement acceptent l'idée d'un tel droit. Le projet de loi[87] est déposé dans la foulée et Christine Boutin, en tant que spécialiste, est nommée rapporteur du texte à l'Assemblée nationale. Nommée ministre du logement et de la Ville en mai 2007, elle est chargée de sa mise en œuvre. Le droit au logement opposable oblige à avoir une mobilisation complète de l'ensemble des acteurs du logement afin de créer une dynamique dans l'ensemble de la chaîne du logement, de celui qui n'a pas de logement à celui qui est très bien logé.

Lois sur les droits d'auteurs[modifier | modifier le code]

Christine Boutin a fait partie des principaux opposants de la majorité à la loi DADVSI. Elle a notamment rencontré Richard Stallman[88] en juin 2006 pour discuter avec lui des enjeux de cette loi et de son impact sur le logiciel libre.

Elle est à l'origine, avec d'autres députés, de la proposition de licence globale[89].

Prises de position politiques[modifier | modifier le code]

Sur les attentats du 11 septembre[modifier | modifier le code]

En 2006, elle déclare qu'il est possible que George W. Bush soit à l'origine des attentats du 11 septembre 2001[90].

Sur l'Iran et le gouvernement français[modifier | modifier le code]

En novembre 2013, Christine Boutin apparaît voilée d'un foulard bleu à la télévision iranienne, au côté de Jean-Claude Martinez. Critiquant vivement François Hollande au moment même où la France et l'Iran s'opposent en matière d'armement nucléaire, elle déclare douter que le président français puisse parvenir au terme de son quinquennat. Peu après, elle affirme ne plus se souvenir des propos qu'elle a tenus lors de son bref séjour en République islamique d'Iran mais fait l'éloge du régime de ce pays en ces termes : « Là-bas il y a des églises, des croix, des écoles chrétiennes, des prêtres chrétiens et cinq postes de députés réservés pour les minorités, même si tout n'est pas parfait »[91].

Sur le royalisme[modifier | modifier le code]

Le 21 janvier 2013, sur le réseau social Twitter, Christine Boutin diffuse le testament du roi Louis XVI, accompagné du commentaire : « En hommage à Louis XVI dont le testament révèle son amour pour Dieu, sa famille et son peuple[92]. »

Le 17 mai 2014 à Paris, lors d'une procession dédiée à Saint Louis organisée par l'association Oriflamme, Christine Boutin, interrogée par le média légitimiste Vexilla Galliae, confie : « Vous savez, je suis une femme politique, la France est républicaine donc je suis obligée, dans mon temps de passage sur Terre, de respecter les codes qui régissent mon pays. Mais moi, je n’ai jamais assumé la mort de Louis XVI et celle de Marie-Antoinette ». Elle affirme ensuite que la présence du prince Louis de Bourbon lui inspire « beaucoup de respect »[93]. Elle ajoute enfin : « Je fais partie des citoyens français qui, discrètement, le 21 janvier, se rendent à la messe en mémoire de Louis XVI[94]. »

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

  • Mandats départementaux :
    • Depuis 26 mars 1982 : membre du conseil général des Yvelines où elle assure plusieurs fonctions durant la période.
      • Vice-présidente, déléguée au développement économique, à l'emploi, au tourisme et à l'agriculture (avril 1994-mars 2008)
      • Vice-présidente, déléguée aux personnes âgées, aux personnes handicapées et aux équipements médico-sociaux (mars 2008-mai 2009)
      • Présidente intérimaire (mai 2009-juillet 2009)

Au sein de partis politiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Portefeuille de la Ville retiré le 15 janvier 2009
  2. Louise Cuneo, « Christine Boutin : "Le débat sur le Pacs a décrispé le tabou de l'homosexualité en France" », Le Point, 13 octobre 2009, lire en ligne.
  3. "Mariage pour tous" : les dérapages multiples de Christine Boutin, Le Monde, 12 avril 2013
  4. Boutin : «Elargir la majorité aux valeurs chrétiennes», Le Figaro, 12 juin 2006.
  5. Le projet humaniste de Christine Boutin, Le Figaro, 9 août 2007
  6. Biographie sur le site webeconomie
  7. Biographie Christine Boutin, Politique.net
  8. Christine Boutin poursuivra en justice ceux qui l'attaquent sur son mari (et cousin germain) , Europe 1, 29 mai 2013, consulté le 13 juin 2013
  9. Jean-Louis Beaucarnot, Le tout politique, Archipel,‎ 2012 (lire en ligne), p. 75
  10. Who's who in France, édition 2006
  11. Documentation française, « fiche ministre » dans les « Classeurs rouges »
  12. Droit canon 1091, §2
  13. Thierry de Cabarrus, « “Salut les Terriens !” : Christine Boutin crucifiée par Thierry Ardisson », Le Nouvel Observateur,‎ 3 mars 2013 (lire en ligne)
  14. Laurent Guimier et Rémi Duchemin, « Boutin mariée à son cousin, c'est légal ? », Europe 1,‎ 30 novembre 2013 (lire en ligne)
  15. « Pour Christine Boutin, se marier avec son cousin, “c'est accepté depuis toujours” : a-t-elle raison? », Huffington Post,‎ 5 décembre 2012 (lire en ligne)
  16. définition de consulteur
  17. Biographie de Christine Boutin Études / Expérience Professionnelle
  18. http://www.huffingtonpost.fr/2014/11/26/ivg-christine-boutin-40-ans-loi-veil--avortement_n_6223838.html
  19. Maire de la commune d'Auffargis sur le site mairie-auffargis
  20. a et b biographie sur le site politique.net paragraphe élu local dans les Yvelines
  21. « Alain Schmitz élu président des Yvelines », Le Parisien,‎ 3 juillet 2009
  22. biographie sur le site politique.net paragraphe Le prototype de la droite catholique
  23. « La vidéo de Copé qui dénonce l'obstruction parlementaire : habile et caricaturale à la fois » sur le site de 20 minutes, 12 janvier 2009
  24. 21 avril 2002 qui avait vu Lionel Jospin ne pas passer le premier tour
  25. « Discours du Conseil National du FRS : déclaration de non-candidature de Christine Boutin » sur le site du Forum des républicains sociaux, 2 décembre 2006
  26. a et b http://www.rue89.com/2011/09/27/boutin-devoile-son-deal-avec-sarko-en-2007-ni-euthanasie-ni-mariage-homo-223996?com=select&c=3
  27. « Ensemble, ouvrons le chantier du logement », sur reunions-de-chantier.org,‎ 15 novembre 2007 (consulté le 28 février 2009)
  28. « Le cabinet très catholique de Christine Boutin », Le Monde, 5 juillet 2007
  29. « Nicolas Sarkozy président : plus près de toi Seigneur », sur atheisme.org,‎ 25 mars 2008 (consulté le 28 février 2009)
  30. « Nicolas Sarkozy président : plus près de toi Seigneur », sur journal Le Monde,‎ 20 décembre 2007 (consulté le 28 février 2009)
  31. « Propriétaire de ma maison pour 15 euros par jour », sur site spécifique du ministère du logement (consulté le 28 février 2009)
  32. « Boutin et Amara en plein plan embrouilles », sur journal Libération, édition de Lyon,‎ 23 janvier 2008 (consulté le 28 février 2009)
  33. « Boutin exclue d’une réunion à l’Élysée », sur magazine L'Express,‎ 23 janvier 2008 (consulté le 28 février 2009)
  34. « Remaniement: Hortefeux à l'Intérieur, Darcos au Travail », Agence France-Presse,‎ 23 juin 2009 (consulté le 23 juin 2009)
  35. Thomas Vampouille et Flore Galaud, « Christine Boutin exclut de démissionner de sa mission », lefigaro.fr, 9 juin 2010
  36. deuxième paragraphe de l'entretien
  37. « Christine Boutin renonce à retrouver son mandat de député », Lemonde.fr (avec AFP), 23 juillet 2009
  38. « Le salaire de Boutin critiqué aussi à droite », lci.tf1.fr, 9 juin 2010.
  39. Christine Boutin : " Je gagne 18 000 euros net par mois" France Info 9 juin 2010
  40. « Christine Boutin ou comment se faire augmenter », Le Canard enchaîné, 9 juin 2010, p. 2.
  41. « Christine Boutin renonce à sa double rémunération », lePoint.fr, 10 juin 2010
  42. « Les ministres renoncent au cumul salaire-retraite », Les Échos, 18 juin 2010
  43. Rapport sur la modialisation , premières propositions
  44. « Boutin, "obligée" par la France », Le Journal du dimanche, 22 juin 2011
  45. Discours de Lyon
  46. Dépêche Reuters
  47. « Christine Boutin favorable au droit du sang », Le Figaro, 29 novembre 2011
  48. "Bombe atomique"
  49. « Présidentielle : Christine Boutin annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy », lemonde.fr, 13 septembre 2012
  50. Boutin touche 800 000 € de l'UMP, Le Figaro, 3 octobre 2012.
  51. UMP : Boutin soutient Copé, "un guerrier", Le Figaro, 26 septembre 2012
  52. « Christine Boutin démissionne de la présidence du Parti chrétien-démocrate », in lemonde.fr, 10 juillet 2013.
  53. Julien Chabrout, « Européennes : Boutin sera candidate », in Le Figaro, samedi 28 / dimanche 29 septembre 2013, page 6.
  54. « Européennes : Boutin, Trautmann et Besancenot battus, Joly et Dati sauvent leur siège », sur francetvinfo.fr, 26 mai 2014.
  55. « Résultats Élections Européennes 2014 », France Politique, 26 mai 2014
  56. « Européennes : les scores des petites listes », Les Echos, 25 mai 2014
  57. « Ruinée, Boutin demande à ses électeurs de lui envoyer un chèque », sur lefigaro.fr,‎ 30 mai 2014
  58. Décret du 31 décembre 2010 portant promotion et nomination
  59. « Statuts du Parti Chrétien Démocrate », sur Parti chrétien-démocrate,‎ 20 juin 2009 (consulté le 13 décembre 2010)
  60. a et b « Fadela Amara, le pari d'une insoumise », sur journal Le Monde,‎ 20 juin 2007 (consulté le 28 février 2009)
  61. « Christine Boutin contre l'euthanasie et pour les soins palliatifs », Le Post, 18 juillet 2011.
  62. « PROPOSITION DE LOI », sur assemblée nationale,‎ 3 mars 2005 (consulté le 28 février 2009)
  63. « Christine Boutin veut créer des cellules psy anti-IVG », sur prochoix.org, citant un article de Charlie Hebdo,‎ 26 janvier 2005 (consulté le 28 février 2009)
  64. Interview de Mme Boutin, 13/12/2004] et Who's who in France
  65. « Christine Boutin «scandalisée qu'on puisse donner la mort» à Chantal Sébire », sur journal Libération,‎ 14 mars 2008 (consulté le 28 février 2009)
  66. Homophobes en toutes lettres, Blandine Grosjean, Libération, 22 juin 2004
  67. « AFP : Christine Boutin, passionaria des valeurs familiales et sociales » sur le site du FRS, 18 mai 2007
  68. Invitée sur le plateau de Dimanche+ le 5 novembre 2006
  69. Compte rendu du Journal officiel du 1re SÉANCE DU 9 OCTOBRE 1998
  70. Rue89 : "Si si, Christine Boutin a bien sorti sa Bible à l’Assemblée nationale lors du débat sur le Pacs"
  71. Invitée sur le plateau de Dimanche + le 5 novembre 2006, 16:10, vidéo :
    Laurence Ferrari (LF) : « On a tous en tête, Madame Boutin cette image de vous, à l'Assemblée nationale brandissant un livre. C'était la Bible ? »
    Christine Boutin (CB) : « Oui. Absolument. »
    LF : « C'était la Bible que vous avez brandie à l'Assemblée nationale ? »
    CB : « Je l'ai pas brandie, je l'ai montrée à Madame Guigou qui faisait de l'obstruction et qui… »
    Image de Madame Boutin montrant un livre lors des débats
    CB : « Alors ça, c'est le règlement de l'Assemblée nationale. Y a jamais eu, aucune image, ça c'est pas la Bible ! Ça c'est le règlement de l'Assemblée nationale. Quand on demande la parole, il faut présenter au Président : "Président, je vous demande la parole au nom du règlement de l'article 58. Et c'est ça, que je présentais un jour, qui n'avait rien à voir avec le pacs. Ni cette affaire là. Mais c'était vrai que j'ai pris la Bible et que je l'ai sortie. Alors on m'a dit que j'étais très courageuse. D'autres m'ont dit que c'était un scandale, une offense. C'était rien de tout ça, c'était imprévu. »
  72. « Christine Boutin, la mère fouettard du gouvernement », sur lepetitjournal.com,‎ 19 décembre 2007 (consulté le 28 février 2009)
  73. « Premier meeting de Christine Boutin », sur RFI,‎ 27 janvier 2002 (consulté le 28 février 2009)
  74. « Manif anti-mariage gay : "gazée", Christine Boutin demande la démission de Manuel Valls » , la rédaction de RTL.fr, 25 mars 2013
  75. http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1602877/2013/03/25/Boutin-Cesar-de-l-evanouissement.dhtml
  76. http://www.metronews.fr/info/video-christine-boutin-on-est-envahis-de-gays-apres-la-palme-d-or-pour-la-vie-d-adele/mmeA!Zc8YOdBuDpDkI/
  77. Marc de Boni, « Les confidences de Christine Boutin sur son rapport au sexe », sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 1er avril 2014 à 18h32 (consulté le 2 avril 2014)
  78. « Christine Boutin: "L'homosexualité est une abomination" », sur lexpress.fr, L'Express,‎ 2 avril 2014 à 11h10 (consulté le 2 avril 2014)
  79. « L'UMP vent debout contre "l'homophobie" de Christine Boutin », Europe 1,‎ 3 avril 2014
  80. Le Monde, 11 avril 2014.
  81. Sylvain Chazot, « Christine Boutin admet que traiter l’homosexualité d’"abomination" était "maladroit" », lelab.europe1.fr, 11 avril 2014.
  82. a et b Le Nouvel Observateur, 14 avril 2014.
  83. « L'isolement en question », sur isolement.frs-online.org (consulté le 28 février 2009)
  84. paragraphe administrateur de l'association
  85. Forum des républicains sociaux
  86. proposition de loi instituant le droit au logement opposable
  87. Logement : institution d'un droit opposable au logement (Loi DALO)
  88. Rencontre avec Richard Stallman
  89. À propos de la licence globale
  90. « Christine Boutin rattrapée par ses propos controversés sur le 11 septembre », Le Monde, 5 juillet 2007.
  91. Site leparisien.fr, 21 novembre 2013.
  92. Delphine Legouté, « Christine Boutin rend hommage à Louis XVI », europe1,‎ 21 janvier 2013 (lire en ligne)
  93. Alexandre Coste, « Christine Boutin : républicaine par «obligation» ! », Marianne,‎ 23 mai 2014 (lire en ligne)
  94. « Christine Boutin, monarchiste ? », Nouvelles de France,‎ 23 mai 2014 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Une éthique sans citoyen (1991)
  • Pour la défense de la vie (1993)
  • Le Mariage des homosexuels ? Cucs, Pic, Pacs et autres projets législatifs (1998)
  • Les Larmes de la république (1999)
  • L'Embryon citoyen (2001)
  • Pour sortir de l'isolement, un nouveau projet de société. Rapport parlementaire au Premier ministre (2003)
  • Je ne suis pas celle que vous croyez, édition First (2006)
  • Chrétiens, de l'audace pour la politique, Parole et Silence (2009)
  • Qu'est-ce que le Parti Chrétien-Démocrate ?, éditions de l'Archipel (2010)
  • Les homosexuels font-ils encore peur ? avec Henry Chapier et Franck Chaumont (2010)
  • Les nouvelles familles, Autrement (2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]