Christine Boutin
| Christine Boutin | |
Christine Boutin, le 22 juin 2011. |
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| Fonctions | |
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| Présidente du Parti chrétien-démocrate | |
| En fonction depuis le 20 juin 2009 | |
| Prédécesseur | Création du parti |
| Ministre du Logement et de la Ville[1] | |
| 18 mai 2007 – 23 juin 2009 | |
| Président | Nicolas Sarkozy |
| Gouvernement | François Fillon I François Fillon II |
| Prédécesseur | Jean-Louis Borloo |
| Successeur | Nathalie Kosciusko-Morizet (Logement) Maurice Leroy (Ville) Benoist Apparu (secrétaire d’État au Logement) |
| Députée de la 10e circonscription des Yvelines |
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| 23 juin 1988 – 19 juillet 2007 | |
| Prédécesseur | création de la circonscription |
| Successeur | Jean-Frédéric Poisson |
| Députée des Yvelines (scrutin proportionnel par département) |
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| 2 avril 1986 – 14 mai 1988 | |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Christine Marcelle Valérie Cécile Marie Martin |
| Date de naissance | 6 février 1944 |
| Lieu de naissance | Levroux (Indre) |
| Nationalité | |
| Parti politique | UDF, UMP-PCD |
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Christine Boutin, née le 6 février 1944 à Levroux (Indre), est une femme politique française.
Élue députée (UDF) des Yvelines en 1986, elle se fait notamment connaître au niveau national en 1998 par son opposition à la réforme du PACS lors des débats parlementaires[2] et par ses dérapages multiples lors de la réforme pour le « mariage pour tous »[3]. Elle fonde ensuite son propre mouvement, le Forum des républicains sociaux, sous les couleurs desquelles elle se présente à l'élection présidentielle de 2002 et obtient 1,19 % des suffrages au premier tour. Le Forum des républicains sociaux devient ensuite le Parti chrétien-démocrate, mouvement politique associé à l'UMP. Elle est ministre du Logement et de la Ville, puis uniquement du Logement, du 18 mai 2007 au 23 juin 2009.
Christine Boutin se réclame des valeurs chrétiennes[4] et de la « droite humaniste »[5].
Sommaire |
Biographie
Origines et études
Christine Boutin, née Martin est la fille de Xavier Martin, journaliste, et de Bernadette Durand, femme au foyer. Sa mère décède alors qu'elle n'a que cinq ans. Issue d'une famille bourgeoise attestée en Berry depuis le XVIIe siècle, elle a pour trisaïeul Godefroy Étienne Martin, qui fut maire de Reuilly (Indre)[6].
Elle suit une scolarité à Tours, puis des études de droit à l'université de Paris II Assas. Après une maîtrise de droit public et d'économie industrielle (option échanges mondiaux), elle change d'orientation professionnelle et devient, comme son père, journaliste[7].
En 1967, à 23 ans, elle se marie à son cousin germain Louis Boutin[8], informaticien. Ils ont ensemble trois enfants[9],[10].
Emplois
- Attachée de presse au CNRS (1964-1969)
- Adjointe au chef de service du secrétariat général du Crédit agricole (1973-1979)
- Journaliste à Dossier familial, le mensuel du Crédit agricole (jusqu'en 1986)
- Consulteur[11] du Conseil pontifical pour la famille au Saint-Siège (1995)[12]
Carrière politique
Élue locale
La carrière politique de Christine Boutin débute en 1977, lorsqu'elle se présente aux élections municipales dans le département des Yvelines, elle est élue conseillère municipale d'Auffargis. Trois ans plus tard, en 1980, elle devient maire de la commune[13].
En 1982, Christine Boutin est élue conseillère générale des Yvelines dans le canton de Rambouillet. L'année suivante, elle ne se représente pas à Auffargis, mais est élue au conseil municipal de Rambouillet[14] et devient adjointe au maire.
Elle abandonne en 2001 ses fonctions municipales pour se consacrer à sa fonction de vice-président du conseil général des Yvelines et de députée de ce même département[14].
Du fait de ses mandats locaux, elle est parvenue à s’implanter localement et à siéger à l’Assemblée nationale pour défendre ses valeurs inspirées par le catholicisme[15].
Elle devient le 22 mai 2009, présidente par intérim du Conseil général des Yvelines en remplacement de Pierre Bédier. Alain Schmitz lui succède le 3 juillet 2009[16].
Députée
Elle est élue députée lors des élections législatives de 1986, à la tête d'une liste se réclamant de l'ancien Premier ministre centriste Raymond Barre, fait unique lors de ce scrutin[17].
Un moment important de sa carrière politique a été sa présence importante dans le débat du projet de loi instituant le Pacte civil de solidarité (PACS). Elle a notamment tenu la parole pendant 5 h 25 d'affilée lors d'un discours contre le PACS à l'Assemblée nationale en 1998[18].
Élection présidentielle de 2002
En décembre 2001, elle est exclue de l'UDF, pour avoir décidé de se présenter à l'élection présidentielle d'avril 2002, malgré la présence de l'UDF François Bayrou.
En 2002, à l'élection présidentielle, elle ne remporte que 1,19 % des suffrages (339 112 voix), se positionnant avant-dernière des 16 candidats présents au premier tour.
Elle est néanmoins réélue députée le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la dixième circonscription des Yvelines. Elle fait partie du groupe UMP. Durant la campagne pour le référendum sur le projet de Constitution européenne, elle fait campagne pour le non. En 2006, elle décide de ne pas se représenter à l'élection présidentielle de 2007 et se rallie à Nicolas Sarkozy dont elle devient l'une des conseillères politiques.
Le conseil national du FRS, réuni le 2 décembre 2006, décide de sa non-candidature à la présidentielle de 2007 (« J'ai pris la décision de ne pas me présenter à l'élection présidentielle, pas plus d'ailleurs qu'à l'investiture interne de l'UMP » afin « d'éviter un 21 avril[19] à l'envers »), et du soutien dès le premier tour à Nicolas Sarkozy, « le meilleur candidat de la droite républicaine »[20].
Dans une interview accordée en fin de mandat de Nicolas Sarkozy, Christine Boutin reconnaitra lors d'un entretien sur un chat de rue89 en septembre 2011, avoir négocié son retrait en échange de deux promesses du Président : ne légiférer ni sur le mariage homosexuel, ni sur l'euthanasie. Elle déclare à propos de Sarkozy: "Non il ne m'avait pas promis un poste, il m'avait promis qu'il n'y aurait pas d'euthanasie et de mariage homosexuel. Donc voilà. Mais c'est tout, j'ai eu un poste de ministre, très bien, je suis très heureuse d'avoir eu cette responsabilité, que je ne souhaite absolument pas avoir maintenant". [21]
Ministre du Logement et de la Ville
Elle est nommée le 17 mai 2007 ministre du Logement et de la Ville du premier gouvernement Fillon. Cette nomination suit des prises de position en faveur du droit au logement opposable. Elle est réélue le 17 juin 2007 députée de la 10e circonscription des Yvelines avec 58,37 % des voix. Elle fait toujours partie du second gouvernement Fillon, nommé le 19 juin 2007. Pendant deux semaines, du 17 au 28 septembre 2007, elle a implanté son ministère à Lyon pour lancer le Chantier national pour le logement[22].
Elle appelle dans son cabinet plusieurs personnalités proches des milieux catholiques conservateurs[23] ce qui inquiète le milieu associatif laïc[24]. En décembre 2007, son directeur de cabinet Jean-Paul Bolufer, réputé pour ses prises de position contre l'avortement ou l'homosexualité, doit démissionner après que le journal Le Canard enchaîné révèle qu'il louait un appartement de standing à Paris de 190 m2 au prix d'un logement HLM[25]. Il est remplacé par Alain Lecomte, auparavant directeur général de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction.
La feuille de route de son action ministérielle est de réussir la construction de 500 000 nouveaux logements par an dont 120 000 logements sociaux, de faire de la France un pays de propriétaires où 70 % de la population pourra être propriétaire et de mettre en œuvre le droit au logement opposable. La maison à 15 euros par jour[26], est dans ce contexte un élément important de son action.
Elle donne une forte priorité au développement du domaine numérique et de toutes les techniques de l'information et de la communication[27].
En novembre 2008, les associations qui défendent les mal logés l'accusent de ne pas respecter la liberté individuelle quand elle plaide avec le soutien du Président de la République et du Premier ministre, pour l'assistance des personnes afin que la société ne laisse pas mourir dans ses rues les plus fragiles. [réf. nécessaire]
Ses relations avec Fadela Amara, la secrétaire d'État chargée de la politique de la ville apparaissent conflictuelles[28],[29]. Christine Boutin concentre son approche sur le décloisonnement physique des quartiers fragiles, sur la mobilité des individus au sein de l'ensemble de la ville et sur l'échange et le contact entre les personnes. [réf. nécessaire]
Par le décret du 15 janvier 2009, ses attributions ont été restreintes au seul ministère du Logement sans secrétaire d'État délégué auprès d'elle. Puis, lors du remaniement ministériel du 23 juin 2009, le ministère du Logement est remplacé par un secrétariat d'État au Logement dépendant du Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer et confié à Benoist Apparu. [réf. souhaitée]
Après sa sortie du gouvernement
Reprochant la manière dont elle a été écartée du gouvernement, elle refuse la traditionnelle cérémonie de passation de pouvoirs à son successeur, et critique dans la presse François Fillon et ses anciens collègues ministres[30]. Après avoir décliné un poste d'ambassadeur au Vatican[31], Christine Boutin décide de ne pas reprendre son siège de député[32].
En décembre 2009, une mission sur « les conséquences sociales de la mondialisation » lui est confiée pour enrichir les propositions du G20[33]. Le poste évolue en avril 2010 en collaborateur de cabinet du ministre du Travail Éric Woerth, avec une rémunération de 9 500 € par mois, qu'elle cumule à une retraite mensuelle de députée et conseillère générale de 8 600 €[34]. Selon Le Canard enchaîné, qui publie cette information le 9 juin 2010, cette nomination aurait permis à Nicolas Sarkozy de faire taire les critiques de l'ancienne ministre envers le gouvernement et d'écarter son éventuelle candidature à la présidentielle de 2012[35]. Face aux nombreuses réactions politiques et médiatiques, Christine Boutin déclare le lendemain poursuivre sa mission de « façon gracieuse »[36], et une semaine plus tard, les ministres en exercice renoncent à cumuler leur salaires avec leurs retraites parlementaires[37].
Christine Boutin remet un rapport intermédiaire au Président de la République le 9 décembre 2010[38].
Le 21 juin 2011, elle annonce lors d'une réunion du Parti chrétien-démocrate à Montfermeil sa candidature à l'élection présidentielle de 2012, en déclarant que « la situation de la France [l'y] oblige »[39]. Elle détaille son programme à Ecully (Rhône) le 11 septembre. « La France attend un vrai big bang basé sur nos racines judéo-chrétiennes » déclare-elle[40]. Elle est notamment favorable à un revenu de base pour tous les Français, à la réhabilitation du service national[41] et au droit du sang[42]. En décembre, elle expose ses difficultés à recueillir les 500 signatures et accuse le Président de la République d'en être responsable[43].
Elle annonce le retrait de sa candidature le 13 février 2012, lors du journal de 20 heures de TF1, et apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, pas encore officiellement candidat. Se déclarant satisfaite des « premiers engagements » pris par le chef de l’État, Christine Boutin détaille ainsi leurs points de convergences : « apporter des "idées neuves" aux Français, revaloriser le travail, développer le recours au référendum, conforter la famille, refuser le mariage entre personnes de même sexe et l'union civile, rejeter l'euthanasie, réaffirmer les racines judéo-chrétiennes de la France »[44]. Suite à son retrait de la présidentielle, elle obtient que l'UMP lui rembourse les 800 000 euros de subventions que chaque candidat perçoit lorsqu'il se présente à l'élection[45].
Le 26 septembre 2012, elle annonce qu'elle soutient Jean-François Copé lors du congrès pour la présidence de l'UMP[46].
Décoration
- Nommée chevalier de la Légion d'honneur par un décret signé du Président de la République pour la promotion du 1er janvier 2011[47].
Positions sur les questions de société
Opposition à l'avortement et à l'euthanasie
Extrait des statuts du Forum des républicains sociaux : « Respecter la dignité de toute personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle, avec la préoccupation prioritaire du plus faible »[48].
De ce fondement découlent toutes ses prises de position sur les questions de société. Elle s'oppose en particulier à l'avortement (qu'elle considère comme un geste « eugéniste et inhumain »[49]) et à l'euthanasie, au profit d'autres solutions : promotion des soins palliatifs[50] et dépôt en janvier 2005, en tant que députée, d'une « Proposition de loi tendant à favoriser l'aide aux femmes enceintes en difficulté », Proposition qui demande qu'aucune pression ne soit exercée sur la femme enceinte pour l'inciter à avoir recours à l'IVG, qu'elle soit informée sur ses droits, les aides financières qu'elle peut obtenir et les associations qui peuvent l'accompagner, que soit créé un Observatoire public sur la prévention de l'IVG et un Fonds de prévention de l'IVG destiné à subvenir aux besoins des associations et organismes d'accompagnement des femmes enceintes en difficulté afin de les aider à mener leur grossesse à terme[51].
Des militants prochoix s'interrogent sur la rhétorique utilisée par la députée des Yvelines pour soutenir son projet : sa condamnation de ceux qui font « pression pour inciter les femmes à avoir recours à l’IVG » et sa perception de l'IVG comme « rarement libre et volontaire » (lui refusant la faculté d'être un choix assumé) peut être analysée comme une condamnation du droit à l’avortement[52].
Lors de son premier mandat de député, Christine Boutin a été coprésidente, avec l'ancien député RPR Hector Rolland, et Michel de Rostolan, ancien député apparenté FN de l'Essonne d'un « groupe d'études parlementaire pour favoriser l'accueil de la vie ».
En 1993, elle participe à la fondation de l'Alliance pour les droits de la vie[53], association qui vise à "faire des droits de la vie humaine et du respect de toute personne des priorités politiques et sociales".
En 1995, elle est nommée consulteur au Conseil pontifical pour la famille créé par Jean-Paul II. Elle travaille par ailleurs à l'Assemblée nationale sur ce thème en rédigeant avec Étienne Pinte et une centaine de parlementaires le rapport Osons la Famille !. Cette même année, elle manifestera lors des 20 ans de la loi Veil.
En 2008, elle prend position dans l'affaire « Chantal Sébire » - cette mère de famille atteinte d'une tumeur incurable qui réclamait à la justice le droit de mourir - en se déclarant « scandalisée qu'on puisse envisager de donner la mort à cette femme parce qu'elle souffre et qu'elle est difforme[54] ».
Opposition au PACS et au mariage de personnes du même sexe
Christine Boutin s'oppose à l'adoption d'enfants par des couples LGBT et aux diverses formes de reconnaissance de l'union entre deux homosexuels, puisqu'elle considère que le mariage a été institué pour qu'un homme et une femme aient les moyens de faire des enfants. Dans son ouvrage Le Mariage des homosexuels (paru en 1998), Christine Boutin se demande : « où placera-t-on la frontière, pour un enfant adopté, entre l'homosexualité et la pédophilie ? »[55].
En 1998, elle est le chef de file et la représentante de la droite parlementaire (RPR/UDF) dans le débat sur le PACS et elle déclare le 3 novembre 1998 lors du débat sur le PACS à l'Assemblée nationale : « Qu’est-ce que l’homosexualité, sinon l’impossibilité d’un être à pouvoir atteindre l’autre dans sa différence sexuelle ? (…) Toutes ces acrobaties biologiques et sociales pour justifier l’accession d’un couple homosexuel à la paternité ou la maternité me semblent relever d’un fantasme narcissique d’auto-engendrement. » Elle se fait remarquer aussi en brandissant un livre épais dans l'hémicycle pendant les débats ; il s'agit de la Bible pour certains[49],[56] ou du règlement de l'Assemblée nationale d'après l'intéressée[57], bien qu'elle ait affirmé que « au moment du PACS, où ça a été fameux, j'ai sorti ma Bible... » , la retirant par ailleurs de son sac afin de la présenter au journaliste qui l'interviewait. Le compte-rendu de l'Assemblée nationale [58] et les témoins présents[59] témoignent de la véracité de l'« anecdote » de la Bible brandie[60].
Elle dit « aimer les homosexuels »[61] et déclare entretenir de bonnes relations avec les associations homosexuelles ; cependant, le 27 janvier 2002, l'association Act Up-Paris perturba son meeting au Zénith de Paris en déployant une banderole proclamant : « homophobes »[62].
Au cours de la manifestation du 24 mars 2013, elle fait un « malaise », apparemment victime des gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l'ordre en marge de la manifestation des opposants au mariage homosexuel[63].
Positions sur les prisons et l'insertion
En 2003, au terme d'une mission parlementaire pour le compte de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, sur le thème l'isolement et la fragilisation du lien social en France[64]. Elle milite pour l'établissement d'un « revenu minimum d'existence », garanti à toute personne : le dividende universel. Cette proposition économique permet à la fois de sortir de la misère, de marquer un nouveau sentiment d'appartenance et de favoriser la recherche d'activité. Elle résulte essentiellement de travaux d'économistes comme Yoland Bresson ou de philosophes comme Jean-Marc Ferry. [réf. souhaitée]
Depuis septembre 2010, elle est administratrice de l'Association Nationale de la Justice Réparatrice[65]. Cette structure propose de mettre en lien un auteur et une victime de crime ou de délit, dans l'objectif de lutter contre la récidive.
Le Dividende universel
Dans le rapport sur l'exclusion commandé par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, Christine Boutin a proposé une série de mesures dont la plus médiatisée est le dividende universel.
Selon Christine Boutin, cette mesure est une vraie rupture de société, apportant une réponse globale, ouvrant de nouvelles perspectives, donnant le moyen de valoriser tous les temps, toutes les situations personnelles, toutes les formes d'activité. Elle propose également des modes de financement du Dividende universel, qui est à l'image de ce qui est mis en œuvre en Alaska mais aussi depuis peu au Brésil. Elle propose un montant de 330 € « tout juste suffisant pour survivre »[66].
Droit au logement opposable
Malgré son isolement à droite sur ce thème, elle est la première à déposer une proposition de loi instituant le droit au logement opposable[67]. Grâce au succès médiatique du campement de SDF du canal Saint-Martin organisé par Les Enfants de Don Quichotte de décembre 2006 à janvier 2007, Jacques Chirac et le gouvernement acceptent l'idée d'un tel droit. Le projet de loi[68] est déposé dans la foulée et Christine Boutin, en tant que spécialiste, est nommée rapporteur du texte à l'Assemblée nationale. Nommée ministre du logement et de la Ville en mai 2007, elle est chargée de sa mise en œuvre. Le droit au logement opposable oblige à avoir une mobilisation complète de l'ensemble des acteurs du logement afin de créer une dynamique dans l'ensemble de la chaîne du logement, de celui qui n'a pas de logement à celui qui est très bien logé.
Lois sur les droits d'auteurs
Christine Boutin a fait partie des principaux opposants de la majorité à la loi DADVSI. Elle a notamment rencontré Richard Stallman[69] en juin 2006 pour discuter avec lui des enjeux de cette loi et de son impact sur le logiciel libre.
Elle est à l'origine, avec d'autres députés, de la proposition de licence globale[70].
Position sur les attentats du 11 septembre
En 2006, elle déclare qu'il est possible que George W. Bush soit à l'origine des attentats du 11 septembre 2001[71].
Détail des mandats et fonctions
Fonctions ministérielles
- 18 mai 2007 - 15 janvier 2009 : ministre du Logement et de la Ville
- 15 janvier 2009 - 23 juin 2009 : ministre du Logement
Mandats nationaux
- 2 avril 1986 - 14 mai 1988 : députée des Yvelines
- 23 juin 1988 - 1er avril 1993 : députée de la 10e circonscription des Yvelines
- 2 avril 1993 - 21 avril 1997 : députée de la 10e circonscription des Yvelines
- 12 juin 1997 - 18 juin 2002 : députée de la 10e circonscription des Yvelines
- 19 juin 2002 - 19 juin 2007 : députée de la 10e circonscription des Yvelines
- 20 juin 2007 - 19 juillet 2007 : députée de la 10e circonscription des Yvelines
Mandats locaux
- Mandats municipaux :
- 1977 - 1980 : conseillère municipale d'Auffargis
- 1980 - 1983 : maire d'Auffargis (Yvelines)
- 14 mars 1983 - 12 mars 1989 : adjointe au maire de Rambouillet (Yvelines)
- 17 mars 1989 - 18 juin 1995 : adjointe au maire de Rambouillet (Yvelines)
- 25 juin 1995 - 18 mars 2001 : adjointe au maire de Rambouillet (Yvelines)
- Mandats départementaux :
- 26 mars 1982 - 7 octobre 1988 : membre du conseil général des Yvelines
- 7 octobre 1988 - 31 mars 1994 : membre du conseil général des Yvelines
- 1er avril 1994 - 18 mars 2001 : membre du conseil général des Yvelines
- 18/03/2001 - 03/2008 : membre du conseil général des Yvelines
- Depuis mars 2008 : membre du conseil général des Yvelines
- Avril 1994 - mars 2008 : vice-présidente du conseil général des Yvelines, déléguée au développement économique, à l'emploi, au tourisme et à l'agriculture 1994-2008
- mars 2008 - 25 mai 2009 : vice-présidente du conseil général des Yvelines, déléguée aux personnes âgées, aux personnes handicapées et aux équipements médico-sociaux.
- 25 mai 2009 - 3 juillet 2009 : présidente du conseil général des Yvelines par intérim
Au sein de partis politiques
- Conseillère politique, pendant la campagne présidentielle de 2007, de Nicolas Sarkozy, président de l'UMP (décembre 2006 - mai 2007)
- Déléguée nationale du CDS (1996 - 1997)
- Conseillère exécutive de l'UMP
Notes et références
- Portefeuille de la Ville retiré le 15 janvier 2009
- Louise Cuneo, « Christine Boutin : "Le débat sur le Pacs a décrispé le tabou de l'homosexualité en France" », Le Point, 13 octobre 2009, lire en ligne.
- "Mariage pour tous" : les dérapages multiples de Christine Boutin, Le Monde, 12 avril 2013
- Boutin : «Elargir la majorité aux valeurs chrétiennes», Le Figaro, 12 juin 2006
- Le projet humaniste de Christine Boutin, Le Figaro, 9 août 2007
- Biographie sur le site webeconomie
- Biographie Christine Boutin, Politique.net
- http://www.huffingtonpost.fr/2012/12/05/boutin-mariage-cousin-accepte-depuis-toujours_n_2243118.html
- Who's who in France, édition 2006
- Documentation française, « fiche ministre » dans les « Classeurs rouges »
- définition de consulteur
- Biographie de Christine Boutin Études / Expérience Professionnelle
- Maire de la commune d'Auffargis sur le site mairie-auffargis
- biographie sur le site politique.net paragraphe élu local dans les Yvelines
- biographie sur le site politique.net paragraphe Le prototype de la droite catholique
- Alain Schmitz élu président des Yvelines, Le Parisien. Mis en ligne le 3 juillet 2009
- « Christine BOUTIN : liste barriste », site de l'INA, 13 janvier 1986.
- « La vidéo de Copé qui dénonce l'obstruction parlementaire : habile et caricaturale à la fois » sur le site de 20 minutes, 12 janvier 2009
- 21 avril 2002 qui avait vu L.Jopin ne pas passer le premier tour
- « Discours du Conseil National du FRS : déclaration de non-candidature de Christine Boutin » sur le site du Forum des républicains sociaux, 2 décembre 2006
- http://www.rue89.com/2011/09/27/boutin-devoile-son-deal-avec-sarko-en-2007-ni-euthanasie-ni-mariage-homo-223996?com=select&c=3
- Ensemble, ouvrons le chantier du logement, sur reunions-de-chantier.org, 15 novembre 2007. Consulté le 28 février 2009
- « Le cabinet très catholique de Christine Boutin », Le Monde, 5 juillet 2007
- Nicolas Sarkozy président : plus près de toi Seigneur, sur atheisme.org, 25 mars 2008. Consulté le 28 février 2009
- Nicolas Sarkozy président : plus près de toi Seigneur, sur journal Le Monde, 20 décembre 2007. Consulté le 28 février 2009
- Propriétaire de ma maison pour 15 euros par jour, sur site spécifique du ministère du logement. Consulté le 28 février 2009
- Christine BOUTIN à Kerourien pour le numérique, sur dailymotion.com, 26 mai 2008. Consulté le 28 février 2009
- Boutin et Amara en plein plan embrouilles, sur journal Libération, édition de Lyon, 23 janvier 2008. Consulté le 28 février 2009
- Boutin exclue d’une réunion à l’Élysée, sur magazine L'Express, 23 janvier 2008. Consulté le 28 février 2009
- Thomas Vampouille et Flore Galaud, « Christine Boutin exclut de démissionner de sa mission », lefigaro.fr, 9 juin 2010
- deuxième paragraphe de l'entretien
- « Christine Boutin renonce à retrouver son mandat de député », Lemonde.fr (avec AFP), 23 juillet 2009
- « Le salaire de Boutin critiqué aussi à droite », lci.tf1.fr, 9 juin 2010.
- Christine Boutin : " Je gagne 18 000 euros net par mois" France Info 9 juin 2010
- « Christine Boutin ou comment se faire augmenter », Le Canard enchaîné, 9 juin 2010, p. 2.
- « Christine Boutin renonce à sa double rémunération », lePoint.fr, 10 juin 2010
- « Les ministres renoncent au cumul salaire-retraite », Les Echos, 18 juin 2010
- Rapport sur la modialisation , premieres propositions
- « Boutin, "obligée" par la France », Le Journal du dimanche, 22 juin 2011
- Discours de Lyon
- Dépêche Reuters
- « Christine Boutin favorable au droit du sang », Le Figaro, 29 novembre 2011.
- "Bombe atomique"
- « Présidentielle : Christine Boutin annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy », lemonde.fr, 13 septembre 2012
- Boutin touche 800 000 € de l'UMP, Le Figaro, 3 octobre 2012.
- UMP : Boutin soutient Copé, "un guerrier", Le Figaro, 26 septembre 2012.
- Décret du 31 décembre 2010 portant promotion et nomination
- Statuts du Parti Chrétien Démocrate, sur Parti chrétien-démocrate, 20 juin 2009. Consulté le 13 décembre 2010
- Fadela Amara, le pari d'une insoumise, sur journal Le Monde, 20 juin 2007. Consulté le 28 février 2009
- « Christine Boutin contre l'euthanasie et pour les soins palliatifs », Le Post, 18 juillet 2011.
- PROPOSITION DE LOI, sur assemblée nationale, 3 mars 2005. Consulté le 28 février 2009
- Christine Boutin veut créer des cellules psy anti-IVG, sur prochoix.org, citant un article de Charlie Hebdo, 26 janvier 2005. Consulté le 28 février 2009
- Interview de Mme Boutin, 13/12/2004] et Who's who in France
- Christine Boutin «scandalisée qu'on puisse donner la mort» à Chantal Sébire, sur journal Libération, 14 mars 2008. Consulté le 28 février 2009
- Homophobes en toutes lettres, Blandine Grosjean, Libération, 22 juin 2004
- « AFP : Christine Boutin, passionaria des valeurs familiales et sociales » sur le site du FRS, 18 mai 2007
- Invitée sur le plateau de Dimanche+ le 5 novembre 2006
- Compte rendu du Journal officiel du 1re SÉANCE DU 9 OCTOBRE 1998
- Rue89 : "Si si, Christine Boutin a bien sorti sa Bible à l’Assemblée nationale lors du débat sur le Pacs"
- Invitée sur le plateau de Dimanche+ le 5 novembre 2006, 16:10, vidéo :
- Laurence Ferrari (LF) : « On a tous en tête, Madame Boutin cette image de vous, à l'Assemblée nationale brandissant un livre. C'était la Bible ? »
- Christine Boutin (CB) : « Oui. Absolument. »
- LF : « C'était la Bible que vous avez brandie à l'Assemblée nationale ? »
- CB : « Je l'ai pas brandie, je l'ai montrée à Madame Guigou qui faisait de l'obstruction et qui ... »
- Image de Madame Boutin montrant un livre lors des débats
- CB : « Alors ça, c'est le règlement de l'Assemblée nationale. Y a jamais eu, aucune image, ça c'est pas la Bible ! Ça c'est le règlement de l'Assemblée nationale. Quand on demande la parole, il faut présenter au Président : "Président, je vous demande la parole au nom du règlement de l'article 58. Et c'est ça, que je présentais un jour, qui n'avait rien à voir avec le pacs. Ni cette affaire là. Mais c'était vrai que j'ai pris la Bible et que je l'ai sortie. Alors on m'a dit que j'étais très courageuse. D'autres m'ont dit que c'était un scandale, une offense. C'était rien de tout ça, c'était imprévu. »
- Christine Boutin, la mère fouettard du gouvernement, sur lepetitjournal.com, 19 décembre 2007. Consulté le 28 février 2009
- Premier meeting de Christine Boutin, sur RFI, 27 janvier 2002. Consulté le 28 février 2009
- http://www.rtl.fr/actualites/info/article/manif-anti-mariage-gay-gazee-christine-boutin-demande-la-demission-de-manuel-valls-7759851058
- L'isolement en question, sur isolement.frs-online.org. Consulté le 28 février 2009
- paragraphe administrateur de l'association
- Forum des républicains sociaux
- proposition de loi instituant le droit au logement opposable
- Logement : institution d'un droit opposable au logement (Loi DALO)
- Rencontre avec Richard Stallman
- À propos de la licence globale
- « Christine Boutin rattrapée par ses propos controversés sur le 11 septembre », Le Monde, 5 juillet 2007.
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Une éthique sans citoyen (1991)
- Pour la défense de la vie (1993)
- Le Mariage des homosexuels ? Cucs, Pic, Pacs et autres projets législatifs (1998)
- Les Larmes de la république (1999)
- L'Embryon citoyen (2001)
- Pour sortir de l'isolement, un nouveau projet de société. Rapport parlementaire au Premier ministre (2003)
- Je ne suis pas celle que vous croyez (2006) Édition First
- Chrétiens, de l'audace pour la politique (2009) Parole et silence
- Qu'est-ce que le Parti Chrétien-Démocrate ? (2010) L'Archipel
- Les homosexuels font-ils encore peur ? avec Henry Chapier et Franck Chaumont (2010)
- Les nouvelles familles, Autrement (2011)
Liens externes
- Naissance dans l'Indre
- Naissance en 1944
- Ancien député des Yvelines
- Ancien ministre de la Cinquième République
- Candidat à une élection présidentielle française
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