Louis-François Lejeune
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| Louis-François Lejeune | |
| Naissance | 3 février 1775 Strasbourg, |
|---|---|
| Décès | 26 février 1848 (à 73 ans) Toulouse, |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Génie Artillerie |
| Grade | Général de brigade :23 septembre 1812 |
| Années de service | 1792 – 1824 |
| Conflits | Guerres de la Révolution Guerres napoléoniennes |
| Distinctions | Grand officier de la Légion d'honneur Chevalier de l'ordre de Saint-Louis |
| Hommages | Arc de triomphe de l'Etoile :19 ème colonne. |
| Autres fonctions | Maire de Toulouse Peintre Graveur |
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Louis-François, baron Lejeune (3 février 1775 à Strasbourg - 26 février 1848 à Toulouse) , est un peintre, graveur et général français de la période du Premier Empire.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Il étudie la peinture chez Pierre-Henri de Valenciennes avec Jean-Victor Bertin mais quitte l'atelier et part comme volontaire en 1792 dans la compagnie des Arts de Paris. Il reçoit son baptême du feu à la bataille de Valmy en 1792. Nommé sergent au 1er bataillon de l'Arsenal, il passe en 1793 dans l'artillerie à La Fère, assiste aux sièges de Landrecies, du Quesnoy et de Valenciennes, où il devient aide-de-camp du général Jacob puis fait, en qualité de lieutenant-adjoint au génie, les campagnes de 1794 en Hollande et de 1795.
Appelé en 1798 au dépôt de la guerre, il réussit brillamment ses examens et se voit nommé capitaine-adjoint au corps du génie. Il devient aide-de-camp du maréchal Berthier en 1800 et le reste jusqu'en 1812.
Il participe à ce titre à pratiquement toutes les campagnes des guerres d'Empire, notamment en Espagne, où il sera blessé et fait prisonnier. Capitaine après Marengo, chef de bataillon après Austerlitz, il est chevalier de la Légion d'honneur et colonel au siège de Saragosse.
Le 23 septembre 1812, lors de la campagne de Russie, il est nommé général de brigade et chef d'état-major de Davout. Victime de gelure au visage, il quitte son poste lors de la retraite de Russie et est mis aux arrêts sur ordre de Napoléon Ier.
Libéré dès mars 1813, il est d'abord affecté dans les provinces illyriennes, puis rejoint à nouveau l'armée, sous les ordres du maréchal Oudinot, dont il devient le chef d'état-major. Pendant la campagne de Saxe, le général Lejeune est présent à la bataille de Lützen, au passage de la Spree, à Bautzen, etc. Il est nommé officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière.
À la bataille de Hoyersverda, alors que le corps de Bülow écrase le 12e corps formé en carré dans une prairie, le général Lejeune, au risque d'être enlevé, s'aventure dans les lignes de l'ennemi avec un bataillon, la cavalerie du général Wolf et six pièces de 12. Il brise toute l'artillerie prussienne et sauve le maréchal Oudinot et son armée.
À nouveau plusieurs fois blessé, dont la dernière à Hanau, il est autorisé à quitter l'armée en novembre 1813, après plus de vingt ans de services. Il se consacre alors à la peinture.
Nanti d'une première dotation en Hanovre en 1808, d'une seconde en Westphalie en 1810, il est fait baron d'Empire le 6 octobre 1810.
Déjà titulaire de la croix de l'ordre impérial de Léopold, le général Lejeune est fait chevalier de Saint-Louis par Louis XVIII, et, en 1823, commandeur de la Légion d'honneur. Il reprend du service dans l'armée, devenue royale, de 1818 à 1824. Il est encore commandant de la Haute-Garonne en 1831.
Le 2 septembre 1821, il épouse Louise Clary, sœur du général Marius Clary et surtout nièce de Désirée Clary, reine de Suède par son mariage avec Jean-Baptiste Bernadotte. En 1824, le roi de Suède lui confère la grand-croix de l'Ordre de l'Épée de Suède.
En 1837, il devient directeur de l'École des beaux-arts et de l'industrie de Toulouse, ville dont il devient maire en 1841.
Il est promu Grand officier de la Légion d'honneur par décret du 20 novembre 1841.
Lejeune n'avait pas oublié ses pinceaux sur le champ de bataille, et l'amour des arts ne l'avait pas abandonné. On a de lui un assez grand nombre de tableaux d'histoire très estimés. On distingue surtout le tableau de la bataille de Guirando, qui parut en 1819 et eut un succès prodigieux, et le tableau de la bataille de la Moskowa, le chef-d'œuvre de l'auteur. Il reste principalement connu pour ses tableaux de scène de batailles pleins de vigueur qui allient vérité historique et composition artistique, réalisés à l'aide de croquis pris sur le vif durant les combats.
On lui attribue généralement l'introduction, en France, de la lithographie qu'il avait vu utiliser à Munich dans l'atelier de son inventeur, Aloys Senefelder, en 1806.
Il dessina aussi quelques uniformes de l'armée impériale, dont celui des lanciers de Berg de Murat et celui des aides-de-camp de Berthier.
Il meurt à Toulouse à l'âge de 73 ans d'une crise cardiaque.
Tableaux majeurs [modifier]
Œuvres exposées au Chateau de Versailles
- Bataille d'Aboukir
- La deuxième bataille d'Aboukir
- Bataille de la Moskova
- Bataille des Pyramides
- Passage du Rhin
- La bataille de Lodi
- Bataille du mont Thabor
- Marengo
- Bivouac à la veille d'Austerlitz
- La bataille de Somosierra
- Le 6 juin 1825
Publications [modifier]
- Ses Mémoires ont fait l'objet de multiples réimpressions.
Récapitulatif [modifier]
Titres [modifier]
- Baron Lejeune et de l'Empire (accordé par décret du 15 août 1809 et lettres patentes signées à Fontainebleau le 6 octobre 1810)[1] ;
- Donataire[2] :
Distinctions [modifier]
- Légion d'honneur[3] :
- Chevalier de Saint-Louis (14 novembre 1814[4]) ;
- Ordre impérial de Léopold
- Chevalier (autorisé le 4 avril 1810[5]), puis,
- Commandeur[réf. à confirmer][6] ;
- Commandeur de l'ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière[6] (1823[4]) ;
- Grand'croix de l'ordre de l'Épée de Suède (1824[4]) ;
Hommage, honneurs, mentions... [modifier]
- Son nom est gravé sur l'Arc de Triomphe.
- Une rue de Strasbourg porte son nom[7].
- Du 14 février au 13 mai 2012, le château de Versailles présente l'exposition Les Guerres de Napoléon. Louis François Lejeune, général et peintre. Voir le site du château.
- Patrick Rambaud en a fait l'un des héros de son roman La Bataille, Prix Goncourt 1997.
Armoiries [modifier]
| Image | Blasonnement | |
|---|---|---|
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Armes du baron Lejeune et de l'Empire
Coupé, au premier parti à dextre d'or au dextrochère gantelé de sable, mouvant à sénestre, tenant un compas ouvert du même ; à sénestre de gueules au signe des barons tirés de l'armée, au deuxième d'azur à la tête de Minerve en profil d'or[1],[2]. |
Ascendance & postérité [modifier]
- Fils de Louis Jean Jacques Lejeune (né à Strasbourg), musicien du roi et de Marie Catherine Tissot[7], Lejeune avait épousé, le 2 septembre 1821 à Paris, Louise Clary, nièce de Désirée Clary, dont il eut un fils :
- Edgar Joseph Charles Désiré (Paris, 22 juin 1826 - Pau, 1er avril 1867), 2e baron Lejeune, écuyer de Napoléon III, officier de la Légion d'honneur (30 mars 1867)[8], marié, le 16 juin 1858 à Paris, avec Marie (1836-1889), fille de Jacques Ardoin (1779-1851), banquier, député, dont il eut :
- Marie Napoléon Philippe Louis Robert (Paris VIIIe, 16 mars 1860 - 1943), 3e baron Lejeune, propriétaire du château de la Mothe-Chandeniers, vice-président de la société d'encouragement à l'élevage du cheval de guerre, chevalier de la Légion d'honneur (11 juillet 1921)[9], marié, le 20 avril 1880 à Paris VIIe, avec Louise (1858-1911), fille d'Edmond Taigny (1828-1906), maître des requêtes au Conseil d'État et collectionneur, dont postérité (il avait contracté aussi une deuxième union) :
- Jules Marie Edgard (Les Trois-Moustiers, 31 janvier 1881 - Mort pour la France le 23 novembre 1914 à Bailleul[Laquelle ?]), 4e baron Lejeune, Saint-Cyrien (promotion du centenaire de la Légion d'honneur : 1901-1903), capitaine de la cavalerie, marié le 1er juillet 1912 avec Marguerite Malcy Caroline Alexandrine Murat (1886-1956), fille de Joachim (1856-1932), prince Murat et de Cécile Ney d'Elchingen (1867-1960), fille de Michel-Aloys Ney (1835-1881), duc d'Elchingen, dont :
- Louise Cécile Marie (Tours, 20 avril 1913 - Paris VIIe, 5 avril 2002), mariée, le 20 avril 1933 à Paris, avec Jean-Louis du Temple de Rougemont (1910-1990), général de corps d'armée, résistant, puis commandant des forces françaises en Allemagne, commandeur de la Légion d'honneur, grand officier de l'Ordre national du Mérite, croix de guerre 1939-1945, croix de la valeur militaire, médaille de la Résistance, dont postérité ;
- Un fils, marié, dont postérité subsistante ;
- Hubert (vers 1885-après 1973) ;
- Elisabeth (née vers 1883).
- Jules Marie Edgard (Les Trois-Moustiers, 31 janvier 1881 - Mort pour la France le 23 novembre 1914 à Bailleul[Laquelle ?]), 4e baron Lejeune, Saint-Cyrien (promotion du centenaire de la Légion d'honneur : 1901-1903), capitaine de la cavalerie, marié le 1er juillet 1912 avec Marguerite Malcy Caroline Alexandrine Murat (1886-1956), fille de Joachim (1856-1932), prince Murat et de Cécile Ney d'Elchingen (1867-1960), fille de Michel-Aloys Ney (1835-1881), duc d'Elchingen, dont :
- Marie Napoléon Philippe Louis Robert (Paris VIIIe, 16 mars 1860 - 1943), 3e baron Lejeune, propriétaire du château de la Mothe-Chandeniers, vice-président de la société d'encouragement à l'élevage du cheval de guerre, chevalier de la Légion d'honneur (11 juillet 1921)[9], marié, le 20 avril 1880 à Paris VIIe, avec Louise (1858-1911), fille d'Edmond Taigny (1828-1906), maître des requêtes au Conseil d'État et collectionneur, dont postérité (il avait contracté aussi une deuxième union) :
- Edgar Joseph Charles Désiré (Paris, 22 juin 1826 - Pau, 1er avril 1867), 2e baron Lejeune, écuyer de Napoléon III, officier de la Légion d'honneur (30 mars 1867)[8], marié, le 16 juin 1858 à Paris, avec Marie (1836-1889), fille de Jacques Ardoin (1779-1851), banquier, député, dont il eut :
Notes et références [modifier]
- Archives nationales BB/29/968, p. 28.
- Révérend 1894, p. 93-94.
- Léonore LH/1569/31.
- Jeanson 2012, p. ADC Berthier.
- Michaud 1818, p. 181.
- Dechristé 1869, p. 96.
- Roglo 2012.
- Notice no LH/1569/19, base Léonore, ministère français de la Culture
- Notice no 19800035/325/43759, base Léonore, ministère français de la Culture
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Affaire Clément de Ris ;
- Aide de camp ;
- Armorial des barons militaires de l'Empire (F-Z) ;
- Compagnie des arts de Paris ;
- Famille Clary (Marseille) ;
- Familles subsistantes de la noblesse d'Empire ;
- Guerre et Paix ;
- Iconographie de Napoléon Ier ;
- Incendie de l'ambassade d'Autriche à Paris ;
- Les Hussards (pièce de théâtre) ;
- Liste chronologique de graveurs français ;
- Liste des généraux de la Révolution et du Premier Empire ;
- Liste des membres de la noblesse d'Empire ;
- Lithographie ;
- Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile ;
- Ordre de l'Épée ;
- Ordre des Trois-Toisons d'Or ;
- Peinture de bataille ;
- École supérieure des beaux-arts de Toulouse ;
- État-major général de la Grande Armée durant la campagne de Russie ;
- Étienne François Clary ;
Liens externes [modifier]
- Louis François Lejeune : précisez, Louis François, baron Lejeune 1775-1848, & Louise Clary, sur roglo.eu. Consulté le 5 mai 2012 ;
- Notice no LH/1569/31, base Léonore, ministère français de la Culture ;
- Registres de lettres patentes de collation de titres et d'armoiries et armorial. 1808 - 1815. BB/29/968 page 28, Titre de baron, accordé par décret du 15 août 1809, à Louis, François Lejeune. Fontainebleau (6 octobre 1810)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France), p. 496. Consulté le 4 juin 2011 ;
- « Lejeune Louis François général (1775-1848) » , sur le site de l'Association des Amis et Passionnés du Père-Lachaise [texte sur www.appl-lachaise.net] ;
- James Jeanson, « Aides de camps des maréchaux », Berthier, sur faste.empire.free.fr. Consulté le 17 mai 2012 ;
Bibliographie [modifier]
: ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article
- « Louis-François Lejeune », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
; - Biographie des hommes vivants : ou histoire, par ordre alphabéthique, de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs action oui leurs écrits, t. IVe, L.-G. Michaud, 1818, 580 p. [lire en ligne], p. 181-182 ;
- Catalogue des ouvrages de peintue, sculpture, dessin, gravure & lithographie exposés dans les galerie du musée de Douai, Impr. Dechristé, 1869, 240 p. [lire en ligne], p. 96 ;
- Vicomte Albert Révérend (1844-1911), Armorial du Premier Empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, vol. 3, Paris, (4 vol. in 2) Au bureau de L'Annuaire de la noblesse, 1894 [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)] ;
- Pour approfondir
- Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : ou histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, vol. 24, Lei - Lly, Desplaces, 1859, 2e éd., 640 p. [lire en ligne], p. 43 ;
- Peintre français du XIXe siècle
- Peintre de bataille
- Graveur français du XIXe siècle
- Lithographe
- Général de la Révolution ou du Premier Empire
- Naissance à Strasbourg
- Naissance dans la province d'Alsace
- Naissance en 1775
- Décès en 1848
- Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile
- Baron de l'Empire
- Grand officier de la Légion d'honneur
- Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis
- Maire de Toulouse
- Général strasbourgeois
- Personnalité enterrée au cimetière du Père-Lachaise (division 33)
- Décès à Toulouse