Secours populaire français

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Secours populaire français

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association à but non lucratif
But Lutte contre la pauvreté
Fondation
Fondation 1945
Identité
Président Julien Lauprêtre
Membres 72 000 regroupés en 4 000 antennes locales[1]
Employés 600
Slogan Tout ce qui est humain est nôtre
Site web www.secourspopulaire.fr

Le Secours populaire français (SPF) est né en 1945 en tant qu'association à but non lucratif, qui a été déclarée Grande cause nationale et qui lutte contre la précarité.

Avec un budget de 314 millions d'euros[2], le SPF est en 2013 la troisième association française d'aide sociale derrière la Croix-Rouge française et le Secours catholique (respectivement 1 470[3] et 338 millions[4] d'euros, chaque association ayant des missions spécifiques et des missions semblables quoiqu'avec des approches différentes) mais le premier réseau de bénévoles, soit une participation en hausse de 80 000 personnes[5] (respectivement 56 136[3] et 65 200[6] bénévoles, en baisse, la Croix-Rouge comptant en outre 18 025 salariés[3]).

Objectifs[modifier | modifier le code]

Né en 1945, le Secours populaire est une association à but non lucratif, déclarée Grande cause nationale. Celle-ci est habilitée à recevoir des dons, des legs et des donations. L’association s'est donnée pour mission d’agir contre la pauvreté et l'exclusion en France et dans le monde. Elle rassemble des personnes de toutes opinions, conditions et origines qui souhaitent faire vivre la solidarité.

En France, le SPF est particulièrement attentif aux problèmes d’exclusion : sur le court terme, par une solidarité d’urgence basée sur l’alimentaire, le vestimentaire. L’hébergement d’urgence ou l’orientation vers une structure de soins restent aussi au cœur des préoccupations du Secours populaire.
Le SPF accompagne également sur la durée, les personnes et familles dans leurs démarches et leurs droits : accès au logement, à la santé, aux vacances, à la culture et aux loisirs, au sport, à l’insertion professionnelle. Urgence ou non, le respect de la dignité des personnes aidées est primordiale pour l’association.

Sur l'ensemble des continents, qu’il s’agisse d’urgence ou de projets de développement, le Secours populaire travaille étroitement avec des associations locales capables d’identifier les besoins des populations. Sur le long terme, ces partenaires locaux assurent le suivi des projets, en respectant les habitudes culturelles des populations.
Le Secours populaire est le partenaire de nombreux réseaux associatifs. Il est également représenté dans plusieurs instance de consultations des pouvoirs publics, tant français, européens, qu'internationaux.

L'organisation[modifier | modifier le code]

Les structures du SPF[modifier | modifier le code]

Grand mouvement décentralisé, le Secours populaire d’aujourd’hui est un espace de liberté regroupant 98 fédérations départementales et professionnelles, ainsi qu’un peu plus de 659 comités.

Le Comité national élu tous les deux ans décide des grandes orientations pour les deux ans à venir. Le Secrétariat national et le Bureau national sont chargés d'exécuter les décisions du Comité national. Son Président est élu par le Secrétariat national.

Le Conseil de région, au nombre de 22, dont les membres sont élus par les Congrès départementaux tous les deux ans sont chargés d'animer la fédération régionale et de préparer de grandes actions pour la région (Vacances, JOV...)

Une fédération du Secours populaire est une structure départementale. Elle agit comme un relais chargé d'animer, de coordonner, de développer les actions de solidarité et d'assurer leur financement. Chaque fédération se compose de tous les comités et antennes locales d’un même département.

Le comité départemental, élu tous les deux ans par le congrès départemental décide des grandes orientations et le secrétariat départemental exécute les décisions du comité départemental. Le secrétaire général est élu par le comité départemental et le trésorier est élu par la commission financière qui est par ailleurs la seule commission à être élue par le congrès départemental.

Le comité est une structure locale, qui regroupe des bénévoles sur un quartier, une commune, un ou plusieurs cantons, un lieu de travail ou d'études. Il agit dans le sens des orientations de l'association pour animer, coordonner, développer des actions de solidarité et assurer leur financement, par l'appel aux dons et la mise en place d'initiatives permettant la participation financière des donateurs à la solidarité.

Enfin, l’antenne du SPF est un groupe de personnes (au moins deux) qui exerce une activité de solidarité au nom du Secours populaire sur leur lieu de vie, de travail ou d'études en relation avec un comité, une fédération ou même directement en relation avec l'Association nationale (siège national) du Secours populaire. L'activité doit être régulière.

Le fonctionnement du SPF[modifier | modifier le code]

Tous les deux ans, les orientations du Secours populaire sont décidées et votées en congrès national. Elles sont préparées par des rencontres avec les collecteurs dans les antennes, les assemblées générales des comités et les congrès départementaux. Ces moments statutaires donnent lieu à de multiples échanges avec les partenaires du SPF (collecteurs, bénéficiaires de l'aide, pouvoirs publics, décideurs économiques), tant en France qu'à l'étranger. Les directions, élues à tous les niveaux par les collecteurs eux-mêmes, suivent, durant deux ans, la mise en œuvre des orientations.

Au total, le Secours populaire regroupe 99 fédérations et relais-santé et un peu plus de 600 comités sur toute la France. On note actuellement le développement des structures régionales, avec la mise en place dans chaque région d'un conseil régional.

Afin de coordonner et d'impulser le mouvement sur le plan national, les structures élues par le Congrès (conseil d'administration et son secrétariat, comité national, bureau national, commission financière) se réunissent régulièrement plusieurs fois par an.

L’histoire[modifier | modifier le code]

L'héritage du Secours Rouge (1923-1943)[modifier | modifier le code]

En 1923, des militants du nouveau Parti communiste français fondent la section française du Secours rouge international[nb 1]. Celui ci se veut être la « Croix-Rouge du peuple ». La Section française rassemble au delà du PCF des pacifistes mobilisés pour les millions de veuves, orphelins, blessés de la Grande guerre, des antfascistes engagés contre la montée des dictatures militaires en Europe, des intellectuels de renom tels Henri Barbusse, Francis Jourdain, Romain Rolland...

L’association organise en particulier la solidarité à l’égard des prisonniers politiques, militants syndicaux ou anticolonialistes condamnés à la déportation et au bagne, ainsi que leurs familles. Trois ans après sa fondation, elle crée un journal d'information, La Défense. En 1927, elle est au premier rang dans les manifestations contre l'exécution des anarchistes Sacco et Vanzetti.

Dans les suites de la crise de 29, se développent ses activités sociales destinées aux enfants démunis : colonies de vacances, aide aux enfants des chômeurs... En 1936, dans l'optique du rassemblement voulu par le Front populaire, les fondateurs affirment leur volonté de réunir des gens « de toutes opinions, de croyance et de non-croyance ». L’association change de nom et devient le Secours populaire de France et des colonies.

Le 26 août 1939, huit jours avant le début de la seconde Guerre mondiale, La Défense tombe sous le coup de l'interdiction de la presse communiste prononcée par le gouvernement Daladier. L’association est dissoute un mois plus tard en même temps que le Parti communiste. L'activité et la diffusion du journal se poursuivent dans la clandestinité, principalement sous forme de mandats remis aux familles de fusillés et de colis envoyés aux prisonniers. En 1943, treize millions de francs, équivalant à presque deux millions d'euros, sont collectés dans les ateliers, les bureaux, les foyers de bénévoles, qui se comptent par milliers, et redistribués. En 1944, la moitié des responsables départementaux du Secours populaire de France et des colonies ont été fusillés ou sont morts en déportation.

La fusion avec l'ANVN (1944-1958)[modifier | modifier le code]

Dès 1er août 1944, l'avocat Pierre Kaldor, prochain sécretaire général du SPF, participe avec d'autres juristes à la Libération de Paris coordonnée par le brigadiste Rol-Tanguy, chef des FTP parisiens ralliés au mouvement FFI, dont le noyau est constitué de militants anonymes de la MOI, souvent des « français de préférence »[7] aux parcours périlleux, tel César Covo. Les membres du SPF libèrent le ministère de la justice, place Vendôme, et les entrepôts du quartier de la Gare. Les activités de solidarité reprennent aussitôt ouvertement, légalement à partir du 8 novembre, dans des locaux réquisitionnées quai de la Gare, puis au 11 boulevard Montmartre. Elles s’adressent en priorité aux prisonniers de guerre et aux enfants, pour lesquels des séjours sont organisés dès Noël 44. La Défense, sous le coup de la censure, continue d'être imprimé clandestinement par Charlotte Kador, que poursuivent les Renseignements Généraux jusqu'à l'agrément préfectoral obtenu en mars 1945 pour le numéro 19.

Le 15 novembre 1945, le Secours populaire français est créé par la fusion du Secours populaire de France et des colonies, ancienne section française du Secours rouge, et de l'ANVN, Association nationale des victimes du nazisme. L’association se compose de femmes et d’hommes qui, pour beaucoup d’entre eux, ont connu la déportation, les camps de concentration français ou allemands, les prisons, la vie clandestine durant la Seconde Guerre mondiale, tel son futur secrétaire général et président Julien Lauprêtre. Selon l'injonction transmise à celui ci par le chef militaire de la MOI de la région parisienne Michel Manouchian, lors de son emprisonnement à Fresnes, d'œuvrer à une société plus juste, ils souhaitent doter la France libérée d’une grande association de « solidarité populaire » dans une humanité qui ne sera, après le nazisme et Auschwitz, plus jamais la même.

Le Secours populaire vient au secours des familles des ouvriers insurgés de 1947 et des mnieurs grévistes de 1948. Les Avocats du Secours populaire défendent gratuitement les personnes inculpées pour leur engagement dans la décolonisation pendant l'insurrection malgache de 1947 puis la guerre d'Algérie. Comme pour Sacco et Vanzetti dans les années vingt, le SPF s'engage en 1952 et manifeste en 1953 contre l'exécution d'Ethel et Julius Rosenberg.

L'apprentissage à travers les Trente glorieuses et le Choc pétrolier (1959-1980)[modifier | modifier le code]

A partir de la fin des années cinquante, le Secours populaire, tout en continuant de soutenir les familles des militants poursuivis pour leur soutien au Front national de libération du Sud Viêt Nam, est confrontée aux défis d'une autre ampleur provoqués par les catastrophes et la misère sociale. Elle est aux côtés des victimes de la rupture du barrage de Malpasset en 1959, celles du tremblement de terre d'Agadir en 1960. L'association s'adapte en développant l'aide matérielle, sans jamais la dissocier du soutien moral. Elle organise la participation d'artistes, tel Jean Cocteau, aux campagnes de dons. Une campagne de Noël dirigée vers les enfants est organisée régulièrement et l'action spécifique vers les personnes âgées s’intensifie.

Le Secours populaire s'engage auprès des enfants des grévistes de 1968, en particulier par une exposition de photographies choc, et internationalise son action. Il intervient auprès des victimes du franquisme en Espagne, de la dictature des colonels en Grèce, du coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili. Pour ces dernières, le SPF accepte d'être l'agent de la coordination syndicale CUTC, la Centrale unitaire des travailleurs chiliens, et affrète Un bâteau pour le Noël des enfants chiliens sous alimentés. Celui ci embarque du Havre huit cent mètres cube de nourriture et vêtements le 18 décembre 1975. Il se rempli au cours de dix sept escales à travers le monde grâce à la mobilisation de syndicats nationaux en liaison avec la CUTC. La marchandise est délivrée par Caritas Chili sous l'étiquette de Caritas Allemagne grâce à l'intervention du très conservateur cardinal Marty, archévêque de Paris, que le SPF a sollicité afin de déjouer les douanes chiliennes.

Georges Brassens, Julien Clerc, Jean Ferrat, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Colette Magny, Yves Montand, Mouloudji, Georges Moustaki, Serge Reggiani, Francesca Solleville, Anne Sylvestre éditent en décembre 1977 un disque, Chants pour les enfants du Chili, dont le produit de la vente finance un million de repas distribués dans les cantines populaires. Le disque est vendu avec des produits artisanaux, « arpillas » fabriquées par les prisonniers et expédiés par le clergé chilien. L'action se prolonge en France avec toutes sortes d'associations par l'accueil des réfugiés, des galas, des présentations dans les écoles, des ventes... Ce marchéage spontané, réinventé pour une cause non marchande, est un grand succès. En 1977, le SPF aura redistribué au Chili l'équivalant de quatre millions et demi d'euros, somme à mesurer par rapport au coup de la vie dans le Chili d'alors. La méthode est une école pour les opérations futures.

Au cours des années soixante-dix, la fermeture programmée des mines du Nord et le déclin inéluctable des houillères de Lorraine plongeant les familles dans le chômage, l'association apprend à mobiliser ses adhérents et gagne en efficacité. Elle organise la récupération des surplus agricoles, méthode qui inspirera dix ans plus tard les Les Restos du cœur. En 1976, elle donne la figure du Père Noël vert, couleur d'espoir, à la collecte et la distribution organisées pour qu'aucun enfant ne soit oublié durant les fêtes de fin d'année. En 1979, est organisée la première Journée des Oubliés des vacances, qui permettra à des centaines puis des milliers (157 900 en 2013) d'enfants et adolescents de découvrir la mer durant les grandes vacances.

La Jeunesse, grande cause nationale (1981-2000)[modifier | modifier le code]

Inauguration en 2013 par le président du SPF Julien Lauprêtre, le président de la Champagne Jean-Paul Bachy et le maire socialiste de Reims Adeline Hazan d'une nouvelle permanence, dispositif au centre du fonctionnement de l'association.

Le Secours populaire devient au fil des années l’une des principales associations françaises luttant contre la précarité et l’exclusion. Les années quatre-vingt voient naître un bimestriel qui dépassera les deux cinquante mil exemplaires, Convergence et un logo, signé par les graphistes du groupe Grapus. Le SPF innove en favorisant la sortie de l'assistanat par le bénévolat et en centrant son action sur des permanences, qui, approvisionnés par des magasins régionaux, tiennent lieu de libre services alimentaires et vestimentaires, de bibliothèques et d'organismes de vancances. Pour le bicentenaire de la Révolution française, en 1989, il inaugure un rapport annuel sur la pauvreté et la précarité en France, Les Nouveaux cahiers de doléances. Chaque année, l'opération Le dire pour agir devient le porte parole des « sans voix » auprès du gouvernement, de la préfecture, des conseils généraux.

Les permanences se doublent de Points Jeunes, qui tentent de répondre à la désespérance et l'exclusion par une ouverture sur la culture. Le travail du SPF auprès des enfants lui vaut d'être agréé association nationale d'éducation populaire le 10 janvier 1983, puis d'être reconnu d'utilité publique le 12 mars 1985, et enfin, en 2000, d'être érigée en association complémentaire de l'enseignement public. A partir de 1992, la filiale Copain du monde rassemblent de jeunes adhérents dans des actions de solidarité qu'ils sont chargés eux mêmes d'inventer et mettre en œuvre pour soutenir des projets sanitaires ou sociaux à destination de la jeunesse des quartiers déshérités ou de pays en difficultés. A partir de 2000, la Journée des Oubliés donne lieu à une grande manifestation sur un site de la capitale, Halle de Bercy, Stade de France, Champ de mars...

Entre temps, le Secours populaire est nommé Grande cause nationale en 1991, en 1994 avec 29 autres associations pour son action dans le cadre de la lutte contre l'exclusion, en 1997 avec d'autres associations pour son action de formation dans la lutte contre la maltraitance des enfants, en 1999 avec 10 autres associations pour son activité en faveur du développement de l'esprit civique.

Une profonde évolution[modifier | modifier le code]

Harry Roselmack, rare visage de la « diversité » française, soutenant une vente aux enchères du SPF en 2009.

Héritier de nombreux courants d'entraide français et européens, comme l'illustre sa devise adoptée en 1938, « Tout ce qui est humain est nôtre », le Secours populaire a considérablement évolué avec le temps. Il est devenu un acteur social majeur indépendant de tout gouvernement, de tous parti politique, de tout syndicat. Il est régulièrement soutenu par des artistes et des personnalités de tous horizons, tels Juliette Carré ou Pepito Mateo. Son orientation, ses règles de conduite, son langage se sont renouvelés avec l'affirmation de rassembler en son sein des gens de cœur quels que soient par ailleurs leurs engagements, leurs sympathies politiques, philosophiques ou religieuses, sans aucune distinction de race, de sexe, d'âge ou de niveau social. L'objectif est de pratiquer une solidarité populaire agissant sur les conséquences des drames vécus par des personnes, individuellement ou collectivement, sans se prononcer sur les causes de ceux-ci.

Le SPF montre sa capacité à faire face aux situations d'urgence au quotidien comme à l'international, en 2004, lors du tsunami de l'océan indien, ou en 2010, lors du tremblement de terre d'Haïti. Il développe aujourd'hui le partenariat avec les entreprises, la coordinatuon avec d'autres associations et l'action au niveau européen. Destinataire depuis 1982 des surplus agricoles européens, il défend en 2010 le PEAD, Programme européen d'aide aux plus démunis, et, en compensation, obtient avec la Fédération européenne des banques alimentaires, la Croix-Rouge française et les Restos du Cœur la mise en place du FEAD, Fonds européen d’aide aux plus démunis.

Grand mouvement décentralisé, le Secours populaire d’aujourd’hui est un espace de liberté regroupant 98 fédérations départementales et professionnelles, ainsi qu’un peu plus de 600 comités. Ce mouvement permet à chaque personne de cœur de s'investir personnellement dans la pratique de la solidarité.

Ses dirigeants[modifier | modifier le code]

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

  • 1943 - 1947 : Pierre Kaldor, (1912 - 2010), avocat et membre d'honneur du Bureau national
  • 1948 - 1950 : Charles Désirat (1907 - 2005)
  • 1950 - 1952 : André Ménétrier
  • 1952 - 1955 : Pierre Éloire
  • 1955 - 1958 : Julien Lauprêtre

Président[modifier | modifier le code]

Ses actions[modifier | modifier le code]

Ses actions en France[modifier | modifier le code]

Depuis sa création en 1945, le Secours populaire vient en aide aux populations victimes de la précarité, de la pauvreté, des catastrophes naturelles et des conflits en France et sur tous les continents.

En France, le SPF est particulièrement attentif aux problèmes d’exclusion : à court terme, par une solidarité d’urgence basée sur l’aide alimentaire et vestimentaire. L’hébergement d’urgence ou l’orientation vers une structure de soins restent aussi au cœur des préoccupations du Secours populaire. Le SPF accompagne durablement les personnes et familles dans leurs démarches et leurs droits : accès au logement, aux soins médicaux, aux vacances, à la culture et aux loisirs, au sport, à l’insertion professionnelle[nb 2] . Urgence ou non, le respect de la dignité des personnes aidées est primordiale pour l’association.

Ses actions dans le monde[modifier | modifier le code]

Depuis sa création en 1945, le Secours populaire vient en aide aux populations victimes de la précarité, de la pauvreté, des catastrophes naturelles et des conflits en France et sur tous les continents.

La pauvreté dans le monde entraîne le manque d’accès à la nourriture, aux soins, à l’éducation, dont les premières victimes sont les enfants. Le SPF mène ses projets de solidarité internationale en partenariat avec des associations locales, qui sont proches des populations. Le SPF souhaite accompagner et renforcer les capacités de ces partenaires internationaux.

Si le Secours populaire sait répondre à l’urgence, ses projets s’inscrivent avant tout dans une démarche de développement durable. L’association travaille avec un réseau de partenariats et de compétences au sein duquel on dénombre 150 associations locales. En 2008, le SPF a soutenu 195 actions d’urgence ou projets de développement dans 51 pays : aménagement et gestion hydraulique, soutien aux enfants victimes du sida, programmes nutritionnels, activités génératrices de revenus pour améliorer les conditions.

Les campagnes[modifier | modifier le code]

La vie du Secours populaire s'articule autour de sept campagnes :

  • « Don'actions » (janvier - mars) : la campagne du Don’actions revêt une grande importance pour le Secours populaire car l’argent collecté permet d’assurer, pour partie, les frais de fonctionnement de l’association : loyers des locaux qui abritent les permanences d’accueil, gestion des centrales de collectage, achat de camions frigorifiques. Les bénévoles du Secours populaire organisent de nombreuses initiatives.
  • « Le Printemps de la solidarité internationale » (mars - avril)
  • « Vacances » (mai - août)
  • « Journée des oubliés des vacances » (Fin août de chaque année)
  • « Rentrée scolaire » (septembre)
  • « Pauvreté-Précarité » (octobre)
  • « Les pères Noël verts » (novembre - décembre)

Publications[modifier | modifier le code]

Convergence est le mensuel du Secours populaire. Il est destiné aux donateurs financiers, aux collecteurs-animateurs et aux abonnés. Convergence Bénévoles est le bimestriel du Secours populaire destiné aux bénévoles de l'association. Copain du monde

Il informe sur toutes les activités de l'association en France et dans le monde et sur l'utilisation des dons. Convergence montre l’action du Secours populaire en réponse aux grandes questions de l’actualité sociale, mais il donne aussi la parole à de nombreuses autres associations et personnalités du domaine humanitaire.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Lauprêtre, Nos vies s’appellent Solidarité., Le Geai bleu éditions, Lille, 2005.
  • A. Brodiez, Le Secours populaire 1945 – 2000, du communisme à l’humanitaire., Les Presses de Sciences Po, Paris, 2006.
  • P. Kaldor, Actions plaidoiries au service de l’homme, Association Création-Recherche-Innovations Sociales, Avion, 2007.
  • P. Dunez, Julien Lauprêtre, sa vie, son œuvre au Secours populaire., L’Harmattan, Paris, 2009.

Documents[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Véronique Châtel, Profession : bénévole, L'express hors série n°9, mai-juin 2011, page 54.
  2. Convergence, supp. au n° 337, p. 2, Secours populaire, Paris, août 2014.
  3. a, b et c S. Witeska, Rapport annuel 2013, p. 77, Croix-Rouge française, Paris, août 2014;
  4. C. Marchal, Rapport financier 2013, p. 6, Secours catholique, Paris, juin 2014.
  5. Convergence, supp. au n° 337, p. 3, Secours populaire, Paris, août 2014.
  6. C. Marchal, Rapport financier 2013, p. 21, Secours catholique, Paris, juin 2014.
  7. L. Aragon, « Strophes pour se souvenir », in Le Roman inachevé, Gallimard, Paris, 1956.

Remarques[modifier | modifier le code]

  1. A ne pas confondre avec le Secours rouge fondé en 1970 par Jean-Paul Sartre et soutenu par le GIP.
  2. L'Antenne Emploi Fagon à Paris aide à la recherche d'emploi.

Liens externes[modifier | modifier le code]