Classe tous risques (film)

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Classe tous risques

Réalisation Claude Sautet
Scénario José Giovanni
Claude Sautet
Pascal Jardin
Acteurs principaux
Sociétés de production Filmsonor
Mondex
Odéon
Zébra
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Film policier
Sortie 1960
Durée 104 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Classe tous risques est un film réalisé par Claude Sautet, sorti sur les écrans en 1960.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Gangster condamné à mort par contumace et recherché par la police, Abel Davos s'est réfugié en Italie avec sa femme Thérèse et ses deux enfants. Il réussit avec Raymond un hold-up à Milan mais les deux compères sont vite pourchassés et décident de rentrer clandestinement en France. Le petit groupe débarque sur une plage déserte, mais deux douaniers les surprennent. Au cours de la fusillade, Thérèse et Raymond sont tués. Resté avec ses seuls enfants, Abel fait appel à ses amis de Paris, Riton et Fargier et leur demandent de venir les chercher à Nice. Ceux-ci ne peuvent venir eux-mêmes et lui envoient un homme sûr, Éric Stark, avec une ambulance. Davos se lie d'amitié avec le jeune Éric qui le cache dans une chambre de bonne de son immeuble...

Le personnage d'Abel Davos est inspiré d'Abel Danos (de son vrai nom), dit « le Mammouth » en raison de sa forte corpulence - que José Giovanni, l'auteur du roman d'origine, connaîtra à la Prison de la Santé. Danos était un tueur à gages, membre du « milieu » et de 1941 à 1944 un des bourreaux de la « Gestapo française de la rue Lauriston », menée par Henri Lafont et Pierre Bonny, et autrement appelée « la Carlingue », qui se livrait à des actes de collaboration active tout en s'enrichissant. Il sera fusillé pour collaboration en 1952. Le complice de Ventura dans le film s’appelle Raymond Naldi. Raymond Naudy (de son vrai nom), dit « Le Toulousain », était un ancien FFI, puis le compagnon de Danos dans le « Gang des Tractions Avant ». Quant au commissaire Blot, il est inspiré du commissaire Georges Clot, responsable à la Libération de la cellule anti-Gestapo de la police judiciaire.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : Classe tous risques
  • Réalisation : Claude Sautet
  • Scénario : José Giovanni, Claude Sautet et Pascal Jardin, d'après le roman de José Giovanni (Éditions Gallimard)
  • Dialogue : José Giovanni
  • Assistants réalisateur : Jean Lefèvre, LU. Léone, Mary Gréco et Bernard Bertrand
  • Musique : Georges Delerue, (éditions : Impéria)
  • Directeur de la photo: Ghislain Cloquet
  • Opérateur : Pierre Goupil, assisté de Jean Chiabaut et François Lauliac
  • Décors : Rino Mondelini, assisté de Jacqueline Moreau et Jacques Dugied
  • Son : Jacques Lebreton
  • Montage : Albert Jurgenson, assisté de Éric Pluet
  • Régisseur : René Fargeas
  • Script-girl : Ginette Diamant-Berger
  • Maquillage : Billy Bonnard
  • Photographe de plateau : Paul Apoteker
  • Accessoiriste : Raymond Lemarchand
  • Enregistrement Western-Electric - Société Optiphone
  • Caméra de location Chevereau
  • Tirage : Laboratoire L.T.C Franay Saint-Cloud
  • Effets spéciaux : LAX
  • Pellicule 35 mm, noir et blanc
  • Tournage du 7 octobre au 8 décembre 1959, dans les studios Francoeur
  • Production : Filmsonor, Mondex, Odéon, Zébra - (Franco-Italienne)
  • Chef de production : Jean Darvey
  • Directeur de production : Jacques plante
  • Administrateur de production : Simone Chotel
  • Distribution : Cinédis
  • Durée : 104 minutes
  • Genre : Policier
  • Sorti le 10 avril 1960
  • Visa d'exploitation : 22432

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film a fait 1 725 000 entrées en France.
  • L'année 1960 est celle de la consécration Jean-Paul Belmondo : en effet, la même année, fut sorti le film emblématique de la Nouvelle Vague À bout de souffle, tourné peu de temps avant Classe tous risques, qui le fit connaître.
  • Le hold-up des 10 premières minutes a été tourné en caméras cachées, sans que Claude Sautet, adepte des méthodes de la Nouvelle Vague n'ait prévenu qui que ce soit; Ce qui, dans une des avenues les plus passantes de Milan, ne fut pas sans poser certains problèmes...les acteurs furent pourchassés par des piétons et il y eut un problème cardiaque dans la foule.[réf. nécessaire]

Critiques[modifier | modifier le code]

  • "Réalisation nerveuse, violente, donnant aux personnages beaucoup de relief et de vie, et à chaque scène une authenticité qui fait tout l'intérêt du film, et qui sauve de la banalité un scénario conventionnel."[1]
  • "Très inspiré par le cinéma noir américain, Sautet, pour son premier film assumé, réalise une œuvre nette, directe, au rythme soutenu, avec deux truands mythiques ; Davos, le vieux routier, et Stark, le jeune voyou. Deux acteurs superbes dans un film classique, mais nerveux[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire Général des Films 1960, édition Penser-Vrai, dépôt légal no 691 - 3e trimestre 1960
  2. Claude Bouniq-Mercier - Guide des Films, éditions Robert Laffont, 1990

Lien externe[modifier | modifier le code]