Île aux Cygnes (Paris)

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Île aux Cygnes
L'île aux Cygnes vue de la tour Eiffel.
L'île aux Cygnes vue de la tour Eiffel.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Seine
Coordonnées 48° 51′ 12″ N 2° 17′ 03″ E / 48.8531962, 2.2842157 ()48° 51′ 12″ N 2° 17′ 03″ E / 48.8531962, 2.2842157 ()  
Administration
Région Île-de-France
Commune Paris
Arrondissements 15e et 16e
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Île aux Cygnes
Île aux Cygnes

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Île aux Cygnes
Île aux Cygnes
Île de France

L'île aux Cygnes, anciennement digue de Grenelle[1], est une île artificielle sur la Seine, située à Paris, entre les 16e et 15e arrondissements, administrativement rattachée à ce dernier.

L'île, longue de 890 mètres, ne mesure que 11 mètres de large[2].

Elle fait face à la Maison de Radio France sur la rive droite, et au Front-de-Seine sur la rive gauche.

Il ne faut pas la confondre avec l'ancienne île des Cygnes, située dans l'actuel 7e arrondissement et réunie au Champ de Mars à la fin du XVIIIe siècle. L'île aux Cygnes est parcourue de bout en bout par une allée plantée de deux rangées d'arbres appelée Allée des Cygnes[3], ce qui la fait parfois dénommer par erreur Île des Cygnes.

(M) Ce site est desservi par la station de métro Bir-Hakeim.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créée en 1827[4], l'île était initialement une digue constituant l'un des éléments du port fluvial de Grenelle : dans le cadre du projet d'aménagement urbain de la plaine de Grenelle (1824-1829)[5] des entrepreneurs et conseillers municipaux de Vaugirard Jean-Léonard Violet et Alphonse Letellier, ce port est alors complété par une gare fluviale (dépôt pour les marchandises) et par le pont de Grenelle (1827). Voir Grenelle (Seine) et Quartier de Beaugrenelle.

L'île accueille depuis 1878, sur toute sa longueur, une promenade nommée l'allée des Cygnes, large de 11 mètres, bordée de chaque côté par une rangée d'arbres (pour un total de 322, de 61 espèces différentes[6]) et par une série de bancs.

Lors de l'Exposition spécialisée de 1937[7], l'île accueille le « pavillon de la France d'Outre-mer »[8].

En 2007, l'île constitue une escale du port autonome de Paris avec un embarcadère et un poste d'amarrage[9].

Configuration[modifier | modifier le code]

Les ponts[modifier | modifier le code]

Elle sert de point d'appui à trois ponts. D'aval en amont :

Pont de Grenelle[modifier | modifier le code]

Le pont de Grenelle, routier, coupe l'île à son extrémité aval (sud-ouest), depuis laquelle il est accessible par une passerelle de 34,5 m de long.

Il isole la pointe aval, sur laquelle est implantée une réplique de la Statue de la Liberté de New York.

Pont Rouelle[modifier | modifier le code]

Le pont Rouelle ou pont SNCF-Passy-Grenelle, ferroviaire, est tracé en courbe et traverse l'île en son centre, de biais. Supportant la ligne C du RER, c'est un ouvrage de pierre et arches métalliques. Construit pour l'Exposition universelle de 1900, il a été désaffecté en 1937, puis remis en service en 1988 à l'occasion de l'ouverture de la branche nord de la ligne C.

Il franchit l'île par une petite arche en pierre permettant le passage des piétons.

Pont de Bir-Hakeim[modifier | modifier le code]

Le pont de Bir-Hakeim (anciennement viaduc de Passy) coupe l'île à son extrémité amont (nord-est), depuis laquelle il est accessible par un escalier. Il est constitué de deux étages, dont l'un est routier, et l'autre est un viaduc supportant la ligne 6 du métro.

Ce viaduc repose sur une arche en pierre ornée de chaque côté de sculptures en bas-relief représentant des allégories :

Il isole la pointe amont de l'île pour former une placette, sur laquelle est implantée une statue allégorique équestre : La France renaissante, sculptée par Holger Wederkinch, et d'où la vue sur la tour Eiffel est particulièrement bonne.

Réplique de la Statue de la Liberté[modifier | modifier le code]

Réplique de la Statue de la Liberté

À sa pointe aval, l'île accueille depuis 1889, trois ans après celle de New York (), une réplique de la Statue de la Liberté, œuvre de Frédéric Auguste Bartholdi, offerte à la France par les citoyens français établis aux États-Unis, version coulée en bronze d'un modèle d'étude en plâtre réalisé par Bartholdi pour concevoir la Statue de la Liberté de New York. Dès 1884, le Comité des Américains de Paris avait lancé une souscription, et le modèle original en plâtre fut inauguré en mai 1885 place des États-Unis[10]. La statue en bronze, achevée deux ans plus tard, fut transportée sur l'ïle en juin 1889, à l'occasion du centenaire de la Révolution et dans le cadre de l'Exposition universelle de 1889, et inaugurée par le président Sadi Carnot le 4 juillet[11].

Installée à l'époque de manière à faire face à la Tour Eiffel, elle tournait le dos aux États-Unis afin de ne pas tourner le dos à l'Élysée ; Bartholdi le déplorait. Elle fut finalement retournée vers l'aval du fleuve lors de l'exposition universelle de 1937, alors que l'île accueillait le Centre des colonies.

Son socle porte une plaque commémorative, et le livret qu'elle tient dans la main gauche porte l'inscription « IV Juillet 1776 = XIV Juillet 1789 » dates respectives des révolutions américaine et française.

D'une hauteur de 11,50 mètres, elle est plus petite que l'originale (46,50 mètres).

Du printemps 1998 au printemps 1999, à l'occasion de l'« Année de la France au Japon », la statue a été prêtée au Japon et installée à Odaiba dans la baie de Tokyo[12], avant de revenir sur son île parisienne[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://books.google.fr/books?hl=fr&q=%22digue+de+grenelle%22&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wp
  2. *Allée des Cygnes, nomenclature officielle sur le site de la Ville de Paris.
  3. Mairie de Paris - Ponts et berges - Ile aux Cygnes
  4. Ponts et berges - Paris.fr
  5. 15e ardt - La rue du Commerce et le lotissement Violet - Paris.fr
  6. Vœu n°62 déposé par Mme Claire de Clermont-Tonnerre et des membres du groupe U.M.P. en faveur de la création d'un arboretum sur l'île aux Cygnes, débats du Conseil municipal de la Ville de Paris, 27 et 28 septembre 2004.
  7. L'Exposition internationale de 1937 à l'Île des Cygnes". Résumé d'un article de Philippe Virat in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – n° 31
  8. Voir les images en liens externes.
  9. http://www.paris-ports.fr/fr/pdf/escales/ileauxcygnes07.pdf
  10. Hubert Demory, « La Liberté éclairant le monde », Le Village, no 553,‎ février 2003 (ISSN 1623-6432, lire en ligne)
  11. (en) « France's Liberty Statue : A copy of that on Bedlow's Island. Ceremonies at the inauguration in Paris of the replica of Bartholdi's great work. », The New York Times,‎ 5 juillet 1889 (lire en ligne)
  12. Rémi Scoccimarro, Le rôle structurant des avancées sur la mer dans la baie de Tôkyô - Production et reproduction de l’espace urbain, Thèse de doctorat de Géographie, aménagement et urbanisme, Université Lumière Lyon 2, Décembre 2007, p. 183. Page consultée en ligne le 9 avril 2011.
  13. « De retour à Paris », Le Soir,‎ 14 juin 1999 (lire en ligne)