Union libérale israélite de France

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Union libérale israélite de France
La synagogue de la rue Copernic
La synagogue de la rue Copernic
Présentation
Culte Judaïsme
Type Synagogue
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées 48° 52′ 10″ N 2° 17′ 20″ E / 48.869401, 2.288847 ()48° 52′ 10″ Nord 2° 17′ 20″ Est / 48.869401, 2.288847 ()  

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Union libérale israélite de France

L'Union libérale israélite de France (ULIF) est la première synagogue libérale française, créée en 1907 et située 24, rue Copernic, dans le 16e arrondissement de Paris.

L'ULIF est une institution dont la devise est : "Tradition, dialogue et ouverture".

Histoire[modifier | modifier le code]

Association cultuelle et culturelle créée en 1907, l'ULIF (centenaire depuis 2007) est une institution, une synagogue de tradition dite "libérale", au sens français du terme (c'est-à-dire moderniste), plutôt "Reform" (UK) ou "Conservative" (USA), selon la classification anglo-saxonne.

Spécificité de l'ULIF[modifier | modifier le code]

Outre la pratique régulière habituelle aux Juifs libéraux, la mission de l'ULIF est d'encourager la redécouverte — et pour beaucoup de Juifs, la découverte tout court — de la richesse de leurs propres traditions spirituelles et religieuses méconnues ou délaissées.

Le judaïsme libéral, tel que pratiqué à l'ULIF, fonde ses principes sur les sources traditionnelles, en s'inscrivant dans la continuité de l'histoire juive en général.

Sur le plan liturgique, l’ULIF est la seule à perpétuer en France une tradition musicale dite « consistoriale » depuis que l’orgue et les chœurs mixtes ont été bannis des offices célébrés dans ces synagogues à la fin des années 1970.

Sur le plan de la Halakha, les décisions rabbiniques sont prises en fonction de critères jurisprudentiels qui permettent de répondre aux situations particulières, critères pouvant être interprétés avec une certaine souplesse, mais qui sont bien fixés.

Peut-être est-ce en ceci, plutôt qu'en quelques innovations liturgiques ou en la participation plus active de la femme à la prière à la synagogue, que réside la spécificité "libérale" de l'Union Libérale Israélite de France.

Depuis 1999, le représentant de l'ULIF a régulièrement été élu membre du Bureau Directeur du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France).

En décembre 2007, l'Union Libérale Israélite de France a célébré son centenaire sous le haut patronage de Madame Simone Veil, Ancien Ministre d'Etat.

L'ULIF est membre de la WUPJ (World Union for Progressive Judaism) et de l'EUPJ (European Union for Progressive Judaism).

Figures importantes[modifier | modifier le code]

Colette Kessler[modifier | modifier le code]

L'instruction religieuse a toujours été une priorité à l'ULIF.

Colette Kessler, élève du rabbin André Zaoui et petite cousine du rabbin Louis-Germain Lévy, est nommée directrice du Talmud-Torah.

Plus d'une centaine d'élèves suivent des cours d'instruction religieuse durant les années 1950.

Dans les années 1970, plus de cinq cents enfants - du jardin d'enfants au cours supérieur destiné aux élèves du baccalauréat - suivent des cours du Talmud-Torah.

Emile Kaçmann[modifier | modifier le code]

Emile Kaçmann est né à Budapest en 1914.

Il est élève à l’École Lucien-de-Hirsch .

Enfant de choeur à la synagogue Buffault, il est remarqué pour la beauté de sa voix par Léon Algazi, alors Directeur de la Musique des Synagogues Consistoriales et de l’Ecole liturgique de la rue Vauquelin à Paris. Sur ses conseils, il entreprend des études de hazzan au Séminaire israélite de France (SIF).

Arrêté par la Gestapo en mars 1944, il est interné au camp de Drancy avant d’être envoyé à Auschwitz. Il survit aux « marches de la mort ».

De retour à Paris, il est engagé à l’Union Libérale Israélite en 1946 et prend en charge la partie liturgique des offices.

Il prépare des centaines d’enfants à la Bar-mitzva, organise des concerts de choeurs d’enfants de Copernic et enseigne également, à l’Institut International d’Etudes Hébraïques, la technique du chant et la liturgie aux futurs rabbins libéraux.

Il est le hazzan de Copernic de 1946 à 1991.

Il est le seul hazzan de sa génération à posséder parfaitement le rite ashkénaze aussi bien que le rite portugais.

Emile Kaçmann est décédé à Paris en 2001[1].

L'attentat du 3 octobre 1980[modifier | modifier le code]

L'attentat de la rue Copernic fut perpétré le vendredi 3 octobre 1980, veille de Chabbat, alors qu'était célébrée la fête de Sim'hat Torah réunissant un grand nombre de fidèles. Cet attentat à la bombe, dirigé contre la synagogue de la rue Copernic, fait quatre morts et 20 blessés. Le Premier ministre Raymond Barre déclenche alors une polémique lors d'une déclaration lourde de sens dans laquelle il regrettait la mort de Français innocents en les opposant aux fidèles juifs qui étaient encore par chance à l'intérieur de la synagogue quand la bombe a explosé dans la rue juste devant l'entrée. Plus de trente ans après les faits, l'enquête judiciaire menée par la justice française est toujours en cours.

La Communauté[modifier | modifier le code]

Dans cette communauté, hommes et femmes participent ensemble et sans séparation à l'office accompagné par un chœur mixte et un orgue liturgique.

La participation active des femmes se traduit lors de la Bat Mitzva ou à d'autres cérémonies par la lecture de la Haphtara.

La participation des garçons, quant à elle, se traduit par la lecture de la Paracha lors de la Bar Mitzva.

À l'ULIF, les femmes ne montent donc pas au Séfer, ne portent ni kippa ni talit et ne mettent pas les téfilines. Elles ne peuvent davantage devenir rabbin, hazzan ou mohel ni ne sont prises en compte pour le minyan.

L'ULIF publie sa revue trimestrielle "Hamevasser" - Le Messager - , bulletin de liaison de l'association dans lequel sont notamment traités des dossiers sur des sujets d'actualité ou ayant trait au judaïsme.

Rabbins[modifier | modifier le code]

Hazzanim[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Actions[modifier | modifier le code]

  • Prix Copernic pour promouvoir le dialogue, la fraternité et la paix, récompensant chaque année des personnes physiques ou morales s'étant particulièrement distinguées par un projet ou une réalisation dans ces domaines.
  • Organisation annuelle d'un voyage du souvenir à Auschwitz.
  • Organisation de grandes conférences-débats sur des thèmes de l'actualité ou de l'évolution de la société civile.
  • Organisation de concerts ayant un lien avec le judaïsme.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'architecture intérieure de la synagogue se caractérise par son style art-déco, avec notamment une verrière vitrail signée J-P Tranchant et datée de 1924, c'est la seule synagogue parisienne de ce style.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir, Conversations avec nos aînés vidéos "conversations avec nos aînés"

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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