Musée des monuments français (1879)

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Musée des monuments français (1879)
Image illustrative de l'article Musée des monuments français (1879)
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse Cité de l'architecture et du patrimoine - Palais de Chaillot
Coordonnées 48° 51′ 48″ N 2° 17′ 23″ E / 48.8632, 2.289648° 51′ 48″ Nord 2° 17′ 23″ Est / 48.8632, 2.2896  
Informations générales
Date d’inauguration fondation en 1879
inauguration en 1882
Informations visiteurs
Site web citechaillot.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Musée des monuments français (1879)
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec le Musée des monuments français (1795)

Le musée des Monuments français est un musée de sculpture monumentale et d'architecture constituant aujourd'hui l'un des trois départements de la Cité de l'architecture et du patrimoine[1]. Il a été créé sous le nom de musée de Sculpture comparée en 1879 par Eugène Viollet-le-Duc. Il rassemble d'importantes collections de moulages, de peintures murales reproduites grandeur nature et de maquettes, reproduisant les chefs-d'œuvre du patrimoine architectural français.

Le musée du patrimoine architectural français[modifier | modifier le code]

Le musée déploie ses collections dans une aile du palais de Chaillot et il est constitué de trois galeries : la galerie des moulages, la galerie des peintures murales et des vitraux et la galerie d'architecture moderne et contemporaine.

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La galerie des moulages[modifier | modifier le code]

La collection de moulages, la plus ancienne du musée actuel, s'est constituée à partir de 1879. Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique et Antonin Proust, directeur des Beaux-Arts, approuvent en 1879 deux rapports de l'architecte Eugène Viollet-le-Duc portant sur la création d'un musée de moulages à grandeur réélle où des exemples les plus emblématiques de la statuaire française du XIIe au XVIe siècle seraient confrontés à des modèles de sculpture antique et étrangère. Ce musée devait favoriser la découverte et la valorisation du patrimoine médiéval national, alors négligé par l'enseignement classique des Beaux-Arts. Viollet-le-Duc disparut avant de voir son projet se concrétiser. Une sous-commission des Monuments historiques dite "du musée de Sculpture comparée" est alors créée, composée d'architectes, érudits et conservateurs chargée de mettre en oeuvre le projet de Viollet-le-Duc dans l'aile Paris du palais du Trocadéro. Ceux-ci font mouler en priorité les oeuvres mentionnées dans les rapports de ce dernier. À l'ouverture du musée en 1882, deux salles sont présentées au public. Les campagnes de moulages se multiplient à la fin du XIXe siècle et la collection de moulages s'accroit par la suite considérablement sous la direction de Camille Enlart entre 1903 et 1927. En 1937, lorsque le musée est rebaptisé musée des Monuments français sous la direction de Paul Deschamps, les collections sont réorganisées et les collections recentrées sur l'art français. Aujourd'hui, la galerie des moulages qui occupe tout le rez-de-chaussée du musée, présente, dans un parcours à la fois topographique et chronologique, les exemples majeurs de la sculpture monumentale française du XIIe au XIXe siècle. Le parcours du visiteur est également jalonné de maquettes anciennes comme celles réalisées par Anatole de Baudot pour l'Exposition de 1900 ou de maquettes plus récentes apportant une contextualisation architecturale aux fragments de sculpture monumentale exposés.

À l'autre coté du « musée de Sculpture comparée », le « musée Indo-chinois » de Louis Delaporte exposait des moulages d'Angkor[2] ; ils se trouvent désormais au musée Guimet.

Les techniques utilisées pour la réalisation des moulages en plâtre (estampage à la terre, moule à bon creux ou à pièces en plâtre, moule à la gélatine) devaient permettre d'obtenir une reproduction exacte de l'oeuvre originale. La plupart des moulages présentés ont été réalisés à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, soit par des artistes-mouleurs locaux dont l'habileté a été éprouvée sur les chantiers de restauration, soit par l'atelier de moulages du musée, aménagé dans les sous-sols de l'aile Paris du palais du Trocadéro[3].

La galerie des peintures murales et des vitraux[modifier | modifier le code]

Peintures murales,coupole de la cathédrale de Cahors.

La collection de copies de peintures murales est initiée en 1937 par Paul Deschamps qui souhaite présenter au public, dans le même esprit que les moulages, des copies grandeur réélle des exemples les mieux conservés et les plus représentatifs de l'art mural des "primitifs français". Le "musée de la fresque" est inauguré le 14 juin 1945.

Répartie sur deux niveaux, la galerie présente aujourd'hui une centaine d'oeuvres emblématiques de l'art mural français du XIe au XVIe siècle. Celles-ci sont des reproductions grandeur réelle, planes ou en volume, de peintures murales originales majeures de notre patrimoine. Chapelles, cryptes, voûtes, absidioles et autres fragments architecturaux ont ainsi été recréés en volume dans la galerie (structures en plâtre sur lesquelles ont été marouflées des lés de toile peintes par une équipe de peintres-fresquistes). Six reproductions à grandeur de verrières représentatives de l'art du vitrail en France du XIIe au XVIe siècle complètent cette rétrospective[4].

La galerie d'architecture moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

La galerie d’architecture moderne et contemporaine, inaugurée en 2007 et occupant le premier étage du musée, dresse un panorama de l'architecture française de 1850 à nos jours. Une centaine de maquettes, éléments de bâtiments, dessins, documents numériques, photographies et films d’archives ainsi que des ouvrages illustrent l’extraordinaire évolution architecturale et urbaine de cette période. Les avancées industrielles et démographiques ainsi que le développement urbain bouleversent la pratique des architectes. De nouveaux matériaux apparaissent, les programmes se multiplient, les problématiques urbaines se renouvellent. Densité, mobilité, et urbanité sont au cœur des débats et de la recherche architecturale.

Le parcours s’organise en deux sections, chacune constituée de tables thématiques.
La première section, «Concevoir et bâtir», à gauche de l’entrée principale de la galerie, est consacrée au projet architectural, de sa création à sa mise en œuvre : industrialisation, prouesses constructives, métaphores sont évoquées à travers des édifices emblématiques tels les piscines Tournesol, la Tour sans fins, le Centre culturel Tjibaou de Nouméa ou les «immeubles-paquebots» des années Trente.
La seconde, «architecture et société», à droite de l’entrée principale de la galerie, aborde la ville comme reflet des transformations sociales, du Paris d’Haussmann à la Cité industrielle de Tony Garnier. De nombreux exemples d’équipements sportifs, culturels ou de loisirs y sont présentés, comme par exemple le stade de Gerland de Lyon, le Carré d'art de Nîmes ou la station balnéaire de la Grande Motte. Le pouvoir évocateur de l’architecture est également suggéré par des édifices symboliques tels que la Maison de Radio France.
Enfin l’habitation constitue ainsi un thème présent tout au long du parcours, qui se termine par la restitution à grandeur d'un appartement de la Cité radieuse de Marseille de Le Corbusier.

À ce parcours permanent s'associe un espace d'accrochages temporaires, dont les expositions sont dédiées à la scène contemporaine.

Les différentes collections[modifier | modifier le code]

Les moulages[modifier | modifier le code]

Galerie des moulages, mise au tombeau

Les copies de peintures murales[modifier | modifier le code]

Les copies de vitraux[modifier | modifier le code]

De 1933 à 1974, 359 copies de vitraux grandeur nature sont réalisées, en particulier grâce à Paul Deschamps, profitant de leur dépose lors des grands chantiers de restauration.

Les maquettes d'architecture[modifier | modifier le code]

Maquette d'architecture de la cathédrale de Laon

Histoire du musée[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Du palais du Trocadéro au palais de Chaillot[modifier | modifier le code]

La Cité de l'architecture et du patrimoine[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.citechaillot.fr/fr/cite/trois_departements/departement_patrimoine/
  2. Michael Falser: From Gaillon to Sanchi, from Vézelay to Angkor Wat. The Musée Indo-chinois in Paris: A Transcultural Perspective on Architectural Museums. In: RIHA Journal 0071 (19 June 2013).
  3. Guide du musée des Monuments français à la Cité de l'architecture et du patrimoine, Dominique Carré éditeur, Paris, 2010, p.24
  4. Guide du musée des Monuments français à la Cité de l'architecture et du patrimoine, Dominique Carré éditeur, Paris 2010, p.120
  5. http://www.citechaillot.fr/fr/musee/les_collections/les_vitraux/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Musée des monuments français, Dossier de l'art no 144, septembre 2007
  • Guide du musée des Monuments français à la Cité de l'architecture et du patrimoine, Dominique Carré éditeur, Paris, 2010, ISBN 978-2-915755-20-6

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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