28 jours plus tard

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28 jours plus tard

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Titre original du film.

Titre original 28 Days Later…
Réalisation Danny Boyle
Scénario Alex Garland
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Horreur
Sortie 2002
Durée 113 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

28 jours plus tard (28 Days Later…) est un film d'horreur et de science-fiction post-apocalyptique britannique réalisé par Danny Boyle et écrit par Alex Garland, sorti en 2002.

Résumé[modifier | modifier le code]

Un commando de défenseurs des animaux se rend dans un laboratoire afin d'en délivrer des singes soumis à d'étranges expériences sur la violence. Malgré les mises en garde d'un scientifique sur la virulence du virus qu'on leur a injecté, le commando libère les singes, mais ceux-ci, littéralement fous furieux, leur sautent aussitôt dessus. Vingt-huit jours plus tard, Jim (qui était dans le coma) se réveille à l'hôpital St Thomas dans une ville de Londres d'où les habitants ont tous disparu.

Jim quitte l'hôpital et parcourt les rues d'une ville totalement désertée. Il entre dans une église et y découvre un macabre spectacle de corps entassés. Il attire alors sur lui l'attention de gens à l'étrange regard rouge et fixe qui se mettent à le poursuivre. Il reçoit l'aide inespérée de deux personnes qui l’emmènent dans leur refuge. Les deux personnes, Marc et Selena, se présentent comme deux survivants d'une catastrophe : une maladie qui s'est répandue à une vitesse incroyable sur le territoire, a causé un exode massif des populations, et finalement la mise en quarantaine de tout le pays. Quelques survivants isolés échappent encore à ceux qu'ils appellent les « contaminés » (des gens infectés par le virus de la « fureur »).

Dès le lendemain, Jim insiste pour se rendre à la maison de ses parents, et découvre qu'ils se sont donnés la mort pour ne pas être eux-mêmes contaminés. Les trois survivants s'apprêtent à passer la nuit dans la maison mais des contaminés surgissent et les attaquent. Marc est mordu au bras, et est aussitôt tué par Selena avant qu'il ne se transforme.

Jim et Selena quittent la maison et sont attirés par des lumières venant d'un balcon dans un immeuble. À nouveau poursuivis par des contaminés, ils ne doivent leur salut qu'à Frank, un chauffeur de taxi habitant les lieux qui repousse les contaminés. Frank accueille avec joie Jim et Selena. Les ressources venant à manquer, le petit groupe formé par Jim, Selena, Frank et sa fille Hannah décide de quitter Londres en voiture. En effet, Frank a capté un message radio informant les survivants que la solution à la contamination se trouve dans une base près de Manchester. Ils manquent de se faire rattraper par les contaminés dans un tunnel avant de s'échapper in extremis.

À proximité de Manchester, ravagée par un terrible incendie, le petit groupe tombe sur un barrage routier où de terribles affrontements ont eu lieu. Alors que chacun explore les alentours, Frank reçoit une goutte de sang d'un des morts dans l'œil. Au moment où Frank est contaminé par la fureur, des soldats surgissent et l'abattent. Les trois survivants sont emmenés dans un château à proximité où s'est retranchée une petite troupe. Sous le commandement du major West, ceux-ci prétendent repartir de zéro et représenter un nouveau départ de civilisation. Le major est en effet convaincu que les contaminés, n'ayant aucune intelligence, finiront par mourir de faim.

Mais Jim finit par comprendre au cours d'une conversation avec le major que rien ne permet de penser que la civilisation pourra se relever. Le major lui révèle alors que ce qui fait tenir ses hommes, c'est la promesse de femmes que le petit groupe leur a en effet procurées. Tentant de s'enfuir avec Hannah et Selena, Jim est aussitôt neutralisé par les hommes du major West et emmené avec l'un d'entre eux qui avait pris leur défense pour être fusillé. Mais les deux soldats chargés de les exécuter se disputent entre eux et Jim profite de leur distraction pour franchir le mur d'enceinte du château. Ses poursuivants, le croyant perdu avec tous les contaminés traînant dans les alentours, abandonnent la poursuite.

Lorsque retentit au loin la sirène du barrage routier, les soldats comprennent que Jim a survécu et envoient alors deux hommes armés pour le tuer, mais Jim leur tend une embuscade et les tue. Selena et Hannah sont sur le point d'être violées mais Jim, revenu du barrage avec l'arme d'un des soldats, libère le soldat contaminé que les autres maintenaient en laisse pour l'étudier, et sème la panique dans le château. Le contaminé transmet le virus à un soldat et une réaction en chaîne démarre alors tandis que Jim, gravement blessé, libère Hannah et Selena. Les trois survivants réussissent à quitter le château non sans avoir auparavant laissé le major West se faire attraper par ses propres hommes.

Le film se conclut quelques semaines plus tard alors que le petit groupe s'est réfugié dans une maison loin de tout. Un avion militaire passe au-dessus d'un contaminé mort de faim puis repère leur banderole géante.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source voxographie : VoxoFilm (VF)[2]

Production[modifier | modifier le code]

Bien que Danny Boyle prétende que son film ne soit pas un film de zombies, il en présente de nombreuses caractéristiques. Le film s'inscrit dans plusieurs traditions et rappelle autant les films de zombies de George Romero que le film Le Monde, la Chair et le Diable (1959). Pour certains, le film n'est pas un film de zombies : en effet, un zombie est un renaissant, un corps mort revenant à la vie — les « monstres » de 28 jours plus tard ne sont « que » des contaminés : ils ne sont en rien morts (pour preuve, ils finissent par mourir de faim), ce qui pose la trame de début de la suite 28 semaines plus tard.

Le film a été tourné presque entièrement de manière légère, en caméra DV, afin de réduire le nombre de tournages (chaque scène est filmée par plusieurs caméras) et de limiter leur temps de préparation, ce qui est crucial lorsqu'il s'agit de vider des parties de la ville ou des tronçons d'autoroutes. L'image DV a, par ailleurs, la propriété d'instaurer une ambiance de documentaire ou de reportage. Pour tourner ses images de Londres totalement désertée, le réalisateur a obtenu la collaboration des autorités londoniennes pour que la circulation soit interrompue pendant qu'il tournait, généralement le dimanche matin très tôt, dans des lieux généralement très fréquentés comme Westminster Bridge, Piccadilly Circus, Horse Guards Parade et Oxford Street[3].

Le manoir où a été tourné une bonne partie de la deuxième moitié du film est Trafalgar Park à Salisbury. À l'origine, la seconde moitié du film devait être radicalement différente de celle qui a été tournée. En lieu et place des soldats, Jim et ses amis trouvaient le laboratoire à partir duquel le virus s'était répandu. Un scientifique survivant leur expliquait que le seul moyen de guérir Frank était une transfusion complète du sang et Jim se sacrifiait pour le guérir. Le script original a été changé par Danny Boyle car le moyen de guérison n'était selon lui pas assez plausible, et le storyboard original est disponible dans les bonus du DVD du film[3].

Bande originale[modifier | modifier le code]

La musique du film a été composée par John Murphy et comprend également des titres d'artistes connus comme Brian Eno et Grandaddy. Une version d'East Hastings de Godspeed You! Black Emperor figure dans le film mais pas sur l'album car Danny Boyle n'a pu obtenir l'autorisation du groupe d'utiliser leur chanson que pour le film[4].

  • East Hastings, interprété par Godspeed You! Black Emperor
  • A.M. 180, interprété par Grandaddy
  • An Ending (Ascent), interprété par Brian Eno
  • Ave Maria, interprété par Perri Alleyne
  • Abide with Me, interprété par Perri Alleyne
  • In Paradisium (Requiem en Ré mineur), composé par Gabriel Fauré et interprété par Richard Marlow
  • Season Song, interprété par Blue States
  • In the House - In a Heartbeat, composé par John Murphy

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a connu un important succès commercial, rapportant 82 719 885 $ US au box-office mondial, soit plus de dix fois son budget, dont 45 064 915 $ en Amérique du Nord[1]. Il réalise 196 722 entrées en France, 101 875 entrées au Québec, 92 171 entrées en Belgique et 36 779 entrées en Suisse[5]. Il dépasse le million d'entrées au Royaume-Uni (1 367 717) et en Espagne (1 281 703) et le demi-million d'entrées en Allemagne (551 898)[5].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Il a reçu un accueil critique généralement positif, recueillant 87 % de critiques favorables, avec un score moyen de 7,3/10 et sur la base de 215 critiques collectées, sur le site Rotten Tomatoes[6]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 73/100, sur la base de 39 critiques collectées[7].

Le film est crédité de façon générale pour avoir donné une nouvelle impulsion au genre du film de zombies. En 2008, le magazine Empire l'a classé à la 456e place dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[8]. Bloody Disgusting, site web spécialisé dans le cinéma d'horreur, le classe à la septième place de sa liste des 20 meilleurs films d'horreur des années 2000, avec en commentaire : « Film de zombies ? Allégorie politique ? Drame humaniste ? 28 jours plus tard est tout cela à la fois et plus encore - un véritable travail d'artiste par un réalisateur au sommet de son art »[9]. En 2007, Stylus Magazine le classe deuxième meilleur film de zombies de tous les temps[10].

En France, le film a obtenu des critiques plus mitigées, obtenant une note de 3,1/5, sur la base de 16 critiques presse, sur le site AlloCiné[11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database[12].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Suites et adaptations[modifier | modifier le code]

Une suite, 28 semaines plus tard, est sortie en 2007, et un troisième volet, 28 mois plus tard, prévu pour 2012 au plus tôt[13], est désormais compromis, Danny Boyle estimant à 40 % les chances pour qu'il se fasse[14].

28 Days Later: The Aftermath, un roman graphique publié en 2007 chez Fox Atomic Comics, fait le lien entre 28 jours plus tard et sa suite cinématographique. Le film a aussi inspiré une série de comics, 28 Days Later, qui compte 24 numéros et a été publiée par Boom! Studios entre 2009 et 2011. Ces comics ont Selena pour personnage principal et se déroulent deux mois après le déclenchement de l'épidémie. Ils ont été traduits en français chez les éditions Delcourt[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « 28 Days Later », Box Office Mojo (consulté le 4 avril 2011)
  2. « Doublage français de 28 jours plus tard », VoxoFilm (consulté le 12 mai 2014)
  3. a et b « 28 jours plus tard - Commentaire audio de Danny Boyle et Alex Garland », 20th Century Fox, 2003, DVD
  4. (en) « Get used to the limelight », The Guardian,‎ 10 novembre 2002 (consulté le 2 janvier 2013)
  5. a et b « 28 jours plus tard », Base de données Lumière (consulté le 4 avril 2011)
  6. (en) « 28 Days Later », sur Rotten Tomatoes (consulté le 9 novembre 2013)
  7. (en) « 28 Days Later », sur Metacritic (consulté le 4 avril 2011)
  8. (en) « The 500 Greatest Movies of All Time », Empire (consulté le 4 avril 2011)
  9. (en) « Top 20 Horror Films of the Decade », Bloody Disgusting (consulté le 4 avril 2011)
  10. (en) « Top 10 Zombie Films of All Time », Stylus Magazine (consulté le 4 avril 2011)
  11. « 28 jours plus tard - Critique presse », AlloCiné (consulté le 12 mai 2014)
  12. (en) « Awards for 28 jours plus tard », Internet Movie Database
  13. Maxime Claudel, « 28 mois plus tard : Danny Boyle confirmé ! », sur excessif.com (consulté le 6 mai 2012)
  14. (en) Garth Franklin, « Boyle Not Keen On "28 Months Later" », sur darkhorizons.com,‎ 15 avril 2013 (consulté le 9 novembre 2013)
  15. « Présentation de la série de comics 28 jours plus tard », sur zombiesworld.com (consulté le 12 mai 2014)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robin L. Murray et Joseph K. Heumann, Ecology and Popular Film: Cinema on the Edge, Suny Press,‎ 2009 (ISBN 0791477177), « Apocalypse as a "Return to Normality" in 28 Days Later », p. 181-194
  • (en) Brigid Cherry, British Science Fiction Film and Television: Critical Essays, McFarland,‎ 2011 (ISBN 0786484837), « A Cosy Catastrophe: Genre, National Cinema and Fan Response to 28 Days Later », p. 156-166

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]