Le Cercle rouge

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Le Cercle rouge

Réalisation Jean-Pierre Melville
Scénario Jean-Pierre Melville
Acteurs principaux Alain Delon
André Bourvil
Gian Maria Volonte
Yves Montand
François Périer
Sociétés de production Les Films Corona
Selenia
Pays d’origine Drapeau de France France
Drapeau d'Italie Italie
Genre Thriller, action
Sortie 1970
Durée 140 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Cercle rouge est un film franco-italien réalisé par Jean-Pierre Melville, sorti en 1970.

(Il est sans lien avec le livre de Maurice Leblanc : Le Cercle rouge).

Sommaire

[modifier] Synopsis

Après cinq ans d'emprisonnement dans un établissement pénitentiaire de Marseille, Corey est sur le point d'être libéré lorsque, la veille de son départ, le gardien-chef de la prison lui propose une « affaire ». Dès sa sortie, Corey s'empresse de retrouver l'un de ses anciens comparses, un nommé Rico devenu amant de sa petite amie, qu'il contraint finalement à lui remettre une somme d'argent liquide importante. Amer, ce dernier fait appel à deux complices afin de récupérer son pécule. Les deux hommes retrouvent Corey jouant seul dans une salle de billard, le règlement de comptes se termine par un coup de feu tuant sur le coup l'un des hommes de main. Juste avant la fusillade, Corey (Delon) saisit une queue de billard et, avec une craie rouge, trace sur le procédé un cercle qu'il remplit ensuite avant de disperser les boules.

Ayant conservé sa liasse de billets, il achète aussitôt une superbe Plymouth Fury III 1966 remarquée dans la vitrine d'un revendeur automobile, avec laquelle il entreprend de regagner son domicile du 16e arrondissement de Paris.

Pendant ce temps, un malfrat du nom de Vogel est escorté par le commissaire Mattei de Marseille à Paris par le train de nuit. Échappant à la surveillance du commissaire, Vogel s'évade en sautant par la fenêtre du train. Il parvient à échapper aux coups de feu tirés par le commissaire ainsi qu'aux battues des gendarmes lancés à sa poursuite avec des chiens. C'est au terme d'une harassante fuite à pied qu'il s'arrête devant un restaurant de bord de route (Relairoute), il se glisse dans le coffre déverrouillé d'une voiture qui se trouve être celle de Corey.

Il se lie d'amitié avec Corey et les deux hommes décident de cambrioler une bijouterie place Vendôme...

Le cambriolage ne réussira que grâce à la complicité et surtout l'habileté de Jansen, ancien policier alcoolique mais tireur d'exception. Cette participation sera d'abord bénéfique pour lui puisqu'il cessera de boire...

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Lieux de tournage

  • Marseille.
  • Sur l'A7 au nord de Marseille : Corey nettoie et range ses deux revolvers dans le coffre de sa voiture américaine (27e minute du film).
  • Sur la RN6 à Saint-Loup-de-Varennes au monument consacré à Nicéphore Niépce : Corey rencontre le premier barrage routier.
  • Meursault (passage à niveau sur la D23) : Vogel saute du train et s'enfuit à travers les bois.
  • Relairoute de Bel-Air (au nord de La Rochepot, Côte-d'Or) sur la RN6 face à une station-service Esso (la station-service a depuis disparu et ce Restoroute fut fermé en 1972) : Vogel s'introduit dans le coffre de la voiture de Corey.
  • Studios de Boulogne.
  • Paris, 25 rue Danielle Casanova : Corey et Vogel garent leur Plymouth devant la crèmerie Vendôme avant le casse de la bijouterie Mauboussin.
  • Paris, place Maubert (5e), au-dessus du café, appartement de l'inspecteur Mattei.
  • Paris, Bijouterie Mauboussin, 20 place Vendôme.
  • Paris, Bureaux de la Police Judiciaire, Quai des Orfèvres.
  • Paris, appartement, 19 avenue Paul Doumer (la devanture portant l'enseigne de Pierre Baton abrite aujourd'hui un magasin Franprix).
  • Monthyon, parc du château de Jean-Claude Brialy.

[modifier] Les lieux de tournages aujourd'hui

[modifier] Date de tournage

Le tournage a eu lieu du 26 janvier au 13 avril 1970.

[modifier] Autour du film

  • Jean-Pierre Melville avait initialement prévu une distribution totalement différente :
  • La séquence du casse dure 25 minutes sans aucun dialogue. À noter également que les 7 premières minutes ne comportent pas non plus de dialogues.
  • C'est l'avant-dernier film de Bourvil, alors déjà victime de la maladie de Kahler, et également le seul film où il soit crédité au générique avec son prénom : André Bourvil.
  • Une version director's cut fut projetée le 18 mai 2002 lors du Festival de Cannes.
  • Un remake américain, dont la réalisation aurait été confiée à John Woo, était prévu en 2006 mais le projet a été abandonné.
  • La Plymouth Fury III de 1966 utilisée par Delon, ainsi qu'une Pontiac Firebird blanche de 1969 que l'on aperçoit garée de nuit dans une rue de Paris (lorsque les cambrioleurs vont dévaliser la bijouterie), sont les autos personnelles de Jean-Pierre Melville. Il les placera également dans le film Un flic, en 1972.

[modifier] Lien externe

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