Bataille du Trocadéro

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Bataille du Trocadéro
Le duc d'Angoulême à la bataille du Trocadéro, le 31 août 1823. Peinture de Paul Delaroche.
Le duc d'Angoulême à la bataille du Trocadéro, le 31 août 1823. Peinture de Paul Delaroche.
Informations générales
Date avril 1823 - novembre 1823
Lieu Espagne
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Espagnols conservateurs
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Espagnols libéraux
Commandants
Louis de France, duc d'Angoulême
Guillaume Dode de la Brunerie
Armand Guilleminot
Nicolas Oudinot
Gabriel Molitor
Bon de Moncey
Étienne Tardif de Pommeroux de Bordesoulle
Louis Aloy de Hohenlohe-Waldenburg-Bartenstein
Colonel Garcès
Forces en présence
95 000 hommes 1 700 hommes
Pertes
31 morts
110 blessés
150 morts
300 blessés
1 000 prisonniers
Expédition d'Espagne
Coordonnées 36° 31′ 12″ N 6° 13′ 42″ O / 36.52, -6.2283336° 31′ 12″ Nord 6° 13′ 42″ Ouest / 36.52, -6.22833  

La bataille du Fort du Trocadéro est un fait d'armes datant du 31 août 1823 consacrant la victoire d'un corps expéditionnaire français sur les révolutionnaires libéraux espagnols à Cadix en Espagne. Cette bataille rétablit l'autorité du monarque absolu Ferdinand VII.

Origine[modifier | modifier le code]

À l'abdication de Napoléon en 1815, les Bourbons sont remontés sur les trônes de France et d’Espagne. Dans ce dernier pays, Ferdinand VII accepte à contrecœur une constitution libérale. Mais en secret, il demande de l’aide à la Sainte-Alliance (Russie, Autriche, Prusse et Angleterre) pour contrecarrer les libéraux de l'Assemblée des Cortès. En janvier 1822, le colonel Rafael del Riego mène une révolte et le roi est fait prisonnier à Cadix, en Andalousie. Pour abattre cette révolution qui a pris le contrôle d’une grande partie du pays, la Sainte Alliance autorise la France à intervenir lors du congrès de Vérone (octobre 1822).

La prise du fort[modifier | modifier le code]

En avril 1823, un corps expéditionnaire est envoyé par Louis XVIII pour rétablir le roi Ferdinand VII sur son trône. Ces troupes, placées sous le commandement de son neveu le duc d'Angoulême, franchissent les Pyrénées, s'emparent de Madrid, puis marchent sur Cadix. Le 31 août 1823, les forces révolutionnaires sont mises en déroute en tentant de défendre deux forts à Puerto Real, une ville à une douzaine de kilomètres de Cadix. Le fort du Trocadéro, qui défend le port de la ville, est enlevé à la baïonnette, à marée basse, par les soldats français qui se sont jetés à l'eau, au propre comme au figuré, ce qui est considéré comme le fait de gloire de cette bataille. Le village de Trocadéro est ensuite enlevé via une manœuvre de flanc par l'infanterie de ligne française (34e et 36e de ligne). Suite à cette dernière action, 1 700 soldats espagnols déposent les armes et sont faits prisonniers.

La prise du fort du Trocadéro, le 31 août 1823.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le roi d'Espagne est libéré et restaure l'absolutisme dans une brutale répression[1],[2].

À Paris, la place du Trocadéro (ex « place du roi de Rome ») et l'ancien palais du Trocadéro qui y fut construit, ont été nommés ainsi en l'honneur de cette victoire absolutiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Regular Supreme Council » (consulté le 8 décembre 2012)
  2. « Ferdinand VII of Spain » (consulté le 8 décembre 2012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]