Paul de Kock

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Paul de Kock

Charles-Paul de Kock est un romancier, auteur dramatique et librettiste français, né le 21 mai 1793 à Passy et mort le 29 août 1871[1],[2] à Paris 10e.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul de Kock est le fils d'un banquier hollandais, Jean Conrad de Kock, qui fut guillotiné sous la Révolution. Romancier populaire, fécond et truculent, il peignit les petites gens de Paris. Sa vogue, en France et à l'étranger, fut très grande. Il est également l'auteur de près de deux cents drames et vaudevilles et de nombreuses chansons, dont la plus célèbre, Madame Arthur, écrite vers 1850 et chantée par Yvette Guilbert, fut un grand succès dans les années 1920. Ses romans ont été publiés aux éditions Rouff.

Chateaubriand aurait dit de lui chez Madame Récamier : « Paul de Kock est consolant, jamais il ne présente l'humanité sous le point de vue qui attriste ; avec lui on rit et on espère. »

Son fils Henri de Kock (1819-1892) fut lui aussi romancier et auteur dramatique.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Caricature par André Gill
parue dans La Lune en 1867.

(liste partielle)

  • L'Enfant de ma femme (1812)
  • Gustave le mauvais sujet (1821)
  • Georgette ou la Nièce du tabellion, 1821
  • André le Savoyard, 1826
  • Le Barbier de Paris, 1827
  • La Laitière de Montfermeil (1827)
  • Jean, 1828
  • La Femme, le mari et l'amant (1829)
  • Le Cocu (1831)
  • Un bon enfant, 1833
  • Le Barbier de Paris (1833)
  • La Pucelle de Belleville (1834)
  • Ni jamais ni toujours, 1835
  • Zizine, 1836
  • Un tourlourou, 1837
  • La Maison blanche, 1840
  • La Jolie Fille du faubourg, 1840
  • Sans-cravate ou les Commissionnaires (en deux tomes), 1844
  • L'Amant de la lune, 1847
  • La Bouquetière du château d'eau (1855)
  • La Fille aux trois jupons, 1867
  • Le Professeur Ficheclaque, 1867
  • Madame Tapin, 1868

Postérité[modifier | modifier le code]

Les romans de Paul de Kock sont évoqués dans Jocaste et Le Chat maigre (1878), une nouvelle d'Anatole France, sept romans de Dostoïevski : Les Pauvres Gens, Le Joueur, Les Possédés, Carnet d'un Inconnu, L'Idiot, Les Démons (page 19 de l'édition La Pléiade) et Les Frères Karamazov, Nid de gentilhomme d'Ivan Tourgueniev ainsi que dans une nouvelle de Maupassant, Mots d'amour (parue dans Gil Blas en 1882), et dans Contes grivois en 1993.

Paul de Kock est évoqué dans les Mémoires de Pierre François Lacenaire, et dans plusieurs pastiches de La Négresse blonde de Georges Fourest.

De Kock est mentionné dans le roman Paris au Vingtième Siècle de Jules Verne comme le seul auteur du dix-neuvième siècle dont les oeuvres se rencontrent à la librairie.

Dans La Peau de chagrin de Balzac, Paul de Kock est brièvement présenté, à l'instar de Labiche, comme un auteur comique.

Il est fait allusion aux romans de Paul de Kock dans Pendennis de Thackeray (paru sous forme de feuilleton en 1848-1850), dans Un Américain bien tranquille de Graham Greene, également dans Thérèse Desqueyroux de François Mauriac (une note en bas de page de l'édition de poche de 1989 présente Paul de Kock comme un « romancier fécond mais artiste médiocre n'étant pas passé à la postérité »).

Le roman de Paul de Kock "Gustave, Le Mauvais Sujet" est mentionné par Maeterlinck dans "Bulles Bleues", son livre de souvenirs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de décès de Paul de Kock sur le site des Archives de Paris
  2. Polybiblion, Paris, septembre 1871, vol.VI-15, p.202 [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lectures de Paul de Kock, sous la direction de Florence Fix et Marie-Ange Fougère, Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 2011 (ISBN 9782915611779 et 9782915611779)

Liens externes[modifier | modifier le code]