Paul de Kock

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Paul de Kock
Caricature par André Gill
parue dans La Lune en 1867.

Charles-Paul de Kock est un romancier, auteur dramatique et librettiste français, né le 21 mai 1793 à Passy et mort le 29 août 1871 à Paris 10e[1].

Sommaire

Éléments biographiques[modifier]

Il est le fils d'un banquier hollandais, Jean Conrad de Kock, qui fut guillotiné sous la Révolution. Romancier populaire, fécond et truculent, il peignit les petites gens de Paris. Sa vogue, en France et à l'étranger, fut très grande. Il est également l'auteur de près de deux cents drames et vaudevilles et de nombreuses chansons, dont la plus célèbre, Madame Arthur, écrite vers 1850 et chantée par Yvette Guilbert, fut un grand succès dans les années 1920. Ses romans ont été publiés aux éditions Rouff.

Chateaubriand aurait dit de lui chez Madame Récamier : « Paul de Kock est consolant, jamais il ne présente l'humanité sous le point de vue qui attriste ; avec lui on rit et on espère. »

Son fils Henri de Kock (1819-1892) fut lui aussi romancier et auteur dramatique.

Œuvres[modifier]

  • L'Enfant de ma femme (1812)
  • Gustave le mauvais sujet (1821)
  • La Laitière de Montfermeil (1827)
  • La Femme, le mari et l'amant (1829)
  • Le Cocu (1832)
  • Le Barbier de Paris (1833)
  • La Pucelle de Belleville (1834)
  • La Bouquetière du château d'eau (1855)
  • La Fille aux trois jupons
  • Madame Tapin
  • Sans-cravate ou les commissionnaires (en deux tomes)
  • André le Savoyard
  • La Maison blanche
  • Georgette
  • Le Professeur ficheclaque

Postérité[modifier]

Les romans de Paul de Kock sont évoqués dans Jocaste et Le Chat maigre (1878), une nouvelle d'Anatole France, sept romans de Dostoïevski : Les Pauvres Gens, Le Joueur, Les Possédés, Carnet d'un Inconnu, L'Idiot, Les Démons (page 19 de l'édition La Pléiade) et Les Frères Karamazov, Nid de gentilhomme d'Ivan Tourgueniev ainsi que dans une nouvelle de Maupassant, Mots d'amour (parue dans Gil Blas en 1882), et dans Contes grivois en 1993.

Paul de Kock est évoqué dans les Mémoires de Pierre François Lacenaire, et dans plusieurs pastiches de La Négresse blonde de Georges Fourest.

Dans La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac, Paul de Kock est brièvement présenté, à l'instar de Labiche, comme un auteur comique.

Il est fait allusion aux romans de Paul de Kock dans Pendennis de Thackeray (paru sous forme de feuilleton en 1848-1850), dans Un Américain bien tranquille de Graham Greene, également dans Thérèse Desqueyroux de François Mauriac (une note en bas de page de l'édition de poche de 1989 présente Paul de Kock comme un « romancier fécond mais artiste médiocre n'étant pas passé à la postérité »).

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Notes[modifier]

  1. Acte de décès de Paul de Kock sur le site des Archives de Paris

Liens externes[modifier]