Basilique Notre-Dame-du-Rosaire de Lourdes

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Basilique Notre-Dame-du-Rosaire
La basilique Notre-Dame-du-Rosaire se situe au-dessous, tandis qu'en dessus se trouve la basilique de l'Immaculée-Conception
La basilique Notre-Dame-du-Rosaire se situe au-dessous, tandis qu'en dessus se trouve la basilique de l'Immaculée-Conception
Présentation
Culte Catholique romain
Type Basilique
Rattachement Diocèse de Tarbes et Lourdes
Début de la construction 1883
Fin des travaux 1889
Style dominant Romano-byzantin
Protection Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Commune Lourdes
Coordonnées 43° 05′ 51″ N 0° 03′ 27″ O / 43.0975, -0.057543° 05′ 51″ Nord 0° 03′ 27″ Ouest / 43.0975, -0.0575  [1]

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Basilique Notre-Dame-du-Rosaire

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées

(Voir situation sur carte : Hautes-Pyrénées)
Basilique Notre-Dame-du-Rosaire

La basilique Notre-Dame-du-Rosaire est la seconde en date des trois basiliques de Lourdes, plus important centre de pèlerinage des Hautes-Pyrénées et de France, depuis les apparitions de Lourdes.

Située devant, et en contrebas de la basilique de l’Immaculée-Conception, elle a été construite de 1883 à 1889 sur les plans de Léopold Hardy et consacrée en 1901 pour pallier le manque de place dans cette dernière, au regard du nombre croissant des pèlerins. Cependant elle se révéla elle-même insuffisante, ce qui décida une cinquantaine d'années après les autorités ecclésiastiques à faire construire l'immense basilique souterraine Saint-Pie X sous l'Esplanade du Rosaire.

La basilique ferme à l'Ouest la perspective de l'Esplanade du Rosaire, qui commence à la Porte Saint-Michel au débouché du pont sur le Gave. Elle est le lieu naturel de convergence des processions. Contrairement à l'usage le plus habituel, les deux basiliques ont leurs façades tournées vers l'Est, c'est-à-dire vers la ville et le château, orientation dictée par la conformation du terrain.

Historique[modifier | modifier le code]

La première basilique s'est rapidement avérée trop petite par rapport au nombre de pèlerins venant à Lourdes ; d'ailleurs, le bâtiment construit au dessus du rocher de la grotte de Massabielle était d'accès peu aisé. C'est pourquoi le nouvel évêque de Tarbes, Mgr Langénieux comprit rapidement la nécessité de construire un nouveau lieu de culte : déjà reparti de Lourdes pour devenir archevêque de Reims, il présenta lui-même un projet en ce sens au pape Pie IX en février 1875. Ce fut le supérieur des chapelains de Lourdes, le Père Rémi Sempé, qui prit en main sa réalisation. Les premiers fonds provinrent du reliquat des souscriptions collectées pour la « Manifestation de foi et d'espérance » de 1872. La construction put se poursuivre grâce à l'arrivée de dons provenant de tout le monde catholique.

Après d'importants travaux de préparation du terrain, la première pierre du nouvel édifice fut bénite le 16 juillet 1883, 25e anniversaire de la dernière apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous. Le gros œuvre fut achevé en 1889, et l'église bénite le 7 juillet.

La décoration, tant intérieure qu'extérieure restait à faire : celle-ci devait illustrer les mystères du Rosaire, et pour ce faire, l'architecte avait à l'origine prévu des sculptures. Ce furent finalement de grands panneaux de mosaïque qui furent réalisés, à partir de 1894, suivant les cartons de plusieurs peintres différents ; la série ne fut terminée qu'en 1907. L'orgue construit par Aristide Cavaillé-Coll date de 1897.

L'édifice, pas encore terminé, fut consacré par le cardinal Langénieux le 6 octobre 1901. En 1907 furent terminés les deux clochetons encadrant la façade. La croix et la couronne surmontant la coupole furent installées en 1923 et dorées cinq ans plus tard.

L'église reçut le titre de basilique mineure en 1926.

Les dégradations dues au temps furent la cause d'une restauration d'ensemble dans les premières années du XXIe siècle. En particulier les mosaïques avaient souffert d'infiltrations d'humidité. Ces travaux ont duré une dizaine d'années et ont coûté dix millions d'euros.

La décoration extérieure de la façade fut terminée par les mosaïques du Père Ivan Rupnik, un jésuite slovène, inaugurées le 8 décembre 2007.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'architecte choisi, Léopold Hardy, devait tenir compte de multiples contraintes, et en particulier celle de ne pas occulter la Basilique de l'Immaculée-Conception. De style romano-byzantin, son plan est en forme de croix grecque et permet d’accueillir 1 500 fidèles.

Vers l'extérieur, elle s'ouvre sur une vaste esplanade (dite « Esplanade du Rosaire ») pouvant rassembler quelques 80 000 visiteurs, encadrée par deux rampes d'accès en hémicycle supportées par des structures en arcades permettant de gagner la basilique de l'Immaculée Conception, située au-dessus. Les arcades supportent des statues datant des années 1910 à 1914, de bas en haut et symétriquement disposées : Saint Pierre et Saint Paul, Saint Martin et Saint Rémi, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort et Saint Vincent de Paul, Sainte Anne et Saint Joachim, Saint Hyacinthe et Saint Bernard, enfin Saint Jean Baptiste et Saint Jean l'Apôtre.

Autour de la coupole centrale, les deux bras du transept et le chœur sont percés de chapelles rayonnantes ornées de mosaïques réalisées par Giandomenico Facchina, dont une partie en émaux de Briare, qui aident à méditer les quinze Mystères du Rosaire (plus précisément les mystères joyeux, douloureux, glorieux), dessinés par des artistes différents sur un espace de treize années ; les styles en sont donc très différents de l'une à l'autre :

  • Chapelles du bras gauche du transept, du côté nef au côté chœur :
  • Chapelles du chœur, de gauche à droite :
  • Bras droit du transept : Mystères glorieux
  1. La Résurrection (Grallet, 1902)
  2. L'Ascension (Maxence, 1899)
  3. La Pentecôte (Cisterna, 1903)
  4. L'Assomption de Marie (Wencker, 1907)
  5. Le couronnement de la Vierge (Wencker, 1907)

Les mystères lumineux n’ayant été introduits par le pape Jean-Paul II qu’en 2003, ils sont à l'extérieur de la basilique et traduits en mosaïques de style beaucoup plus moderne par l'artiste slovène Ivan Rupnik.

Nef et chœur de la basilique Notre Dame du Rosaire
Illustration en mosaïque de la Vierge (chœur de la basilique Notre Dame du Rosaire)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source des coordonnées : Géoportail

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]