Bonnières-sur-Seine

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Bonnières-sur-Seine
Les arcades devant l'église
Les arcades devant l'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Bonnières-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de l’Île-de-France
Maire
Mandat
Jean-Marc Pommier
2014-2020
Code postal 78270
Code commune 78089
Démographie
Population
municipale
4 427 hab. (2011)
Densité 578 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 10″ N 1° 34′ 50″ E / 49.0361111111, 1.58055555556 ()49° 02′ 10″ Nord 1° 34′ 50″ Est / 49.0361111111, 1.58055555556 ()  
Altitude Min. 13 m – Max. 131 m
Superficie 7,66 km2
Localisation

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Bonnières-sur-Seine

Bonnières-sur-Seine est une commune française du département des Yvelines en région Île-de-France, en France, située à 14 km environ à l'ouest de Mantes-la-Jolie. C'est une petite ville industrielle dotée d'un port fluvial sur la Seine à 66 kilomètres en aval de Paris.

Le nom de « Bonnières » viendrait de bonnier, terme d'ancien français désignant une mesure agraire, qui équivalait à plus ou moins un hectare, avec de grande variations selon les régions.

Ses habitants sont appelés les Bonniérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Bonnières-sur-Seine dans les Yvelines
Locator Dot.png

La commune de Bonnières-sur-Seine se trouve dans le nord-ouest des Yvelines, à quinze kilomètres environ à l'ouest de Mantes-la-Jolie et à onze kilomètres au sud-est de Vernon (Eure). La ville est construite en bordure de la Seine, sur la rive gauche du fleuve et dans la concavité d'un méandre.

Les communes limitrophes sont Freneuse au nord-est, Rolleboise à l'est, Rosny-sur-Seine au sud-est, la Villeneuve-en-Chevrie au sud-ouest, Jeufosse à l'ouest et, au nord, Bennecourt sur la rive droite de la Seine.

Le territoire communal, relativement peu étendu (proche de la moyenne yvelinoise de 712 hectares) s'étend sur environ cinq kilomètres dans le sens nord-sud. Il comprend au nord une partie basse, entre 20 et 30 mètres d'altitude, très urbanisée, et vers le sud, englobe une partie du plateau du Mantois. Il est délimité à l'est par un ravin encaissé, le val Guyon, creusé par un ruisseau affluent de la Seine.

Ce territoire est resté rural à 75 %[1], avec une forte proportion, environ 50 %, de surfaces boisées, principalement dans la partie sud-est du territoire, dans le prolongement de la forêt régionale de Rosny. L'espace urbain construit représente 18 % de la superficie totale et se concentre dans le nord du territoire, en bordure de Seine. Les zones d'activités économiques couvrent 24 hectares, principalement le long du fleuve.

Les communications routières sont assurées essentiellement par l'ancienne route nationale 13 Paris-Caen-Cherbourg, qui traverse la commune dans le sens est-ouest, de laquelle se débranche en limite ouest de la commune, la départementale 915 (ex-route nationale 15) en direction de Rouen. Un pont routier en deux parties, appuyées sur la Grande Île, assure la liaison avec la rive nord de la Seine. Vers le sud, la départementale 37 dessert les villages du plateau.

La Seine et le pont

La commune est traversée au sud de la ville par l'autoroute de Normandie (A 13). Un demi-échangeur donne accès (uniquement vers/ou en provenance de Paris) au centre de Bonnières, grâce à une bretelle de quatre kilomètres empruntant le val Guyon. Pour les liaisons vers l'ouest, l'accès se fait par l'échangeur de Chaufour-lès-Bonnières, accessible à six kilomètre à l'ouest de Bonnières par la RN 13. Bonnières se trouvant au-delà de la barrière de péage de Buchelay, l'accès à la ville est payant depuis Paris, contrairement au reste des Yvelines. Cette situation, considérée par les élus locaux comme un handicap au développement économique de la ville et de sa région, fait l'objet d'un débat. Il est envisagé, entre autres, de déplacer la barrière de péage vers l'ouest[2].

La gare

Sur le plan ferroviaire, la ligne Paris-Rouen-Le Havre traverse le nord de la commune, le long de la Seine. La ville dispose pour le trafic des voyageurs d'une gare assurant des liaisons du type banlieue vers Paris-Saint-Lazare. Un embranchement particulier dessert la zone industrielle.

La zone industrielle dispose également de quais aménagés le long de la Seine canalisée.

Un sentier de grande randonnée, le GR 26 (Paris-Deauville par la rive sud de la Seine) traverse la commune dans le sens sud-est - nord-ouest. Un diverticule balisé le relie à la gare.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Bonnières-sur-Seine est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[3]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Bonnières-sur-Seine01.svg
Bonnières-sur-Seine
  • Les armes de Bonnières-sur-Seine se blasonnent ainsi : d'azur à la fasce d'or, chargée de trois quintefeuilles de gueules, accompagnée de trois croisettes d'or.
L'église.

Origines[modifier | modifier le code]

Site occupé dès la préhistoire (site néolithique).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Bonnières a connu un essor industriel au XIXe siècle, avec la raffinerie de pétrole de Jules Micheaux (dont Zola s'inspira dans son roman l'Œuvre) et l'usine métallurgique Saint-Éloi de l'industriel belge Louis Piret.

Inauguration de la gare en 1843 (ligne de Paris-Saint-Lazare à Rouen).
Dans sa revue satirique Les Guêpes' d'août 1845[4], Alphonse Karr indique concernant le tunnel de Rolleboise : « Le tunnel de Rolleboise, au moyen duquel on passe trois quart de lieue sous terre, a été mal construit dans l'origine et la voûte laisse échapper quelques pierres tombants d'une grande hauteur et pourrait manquer de tuer ceux qui ne voulant pas payer 16 francs ou au moins 13 francs, seraient dans les wagons découverts[5]... Lorsque le convoi arrive à Bonnières d'un côté ou à Rolleboise de l'autre, on arrête et on fait passer les voyageurs de 3e classe dans les wagons couverts...Ô humanité! Après quoi on les fait rentrer à leur places, ou il ne seront plus exposé qu'à la pluie, au vent, aux flammèches des locomotives et au pleurésies ».

Article détaillé : Tunnel de Rolleboise.

L'usine Singer (société américaine de machines à coudre) est construite en 1934 et fermée en 1989.

Bonnières-sur-Seine s'appelait Le Mesnil-Regnard jusqu'à entre 1790 et 1794.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 427 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
706 752 782 743 800 755 756 802 774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
714 809 822 839 930 1 028 986 1 033 1 169
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 155 1 231 1 342 1 432 1 493 1 567 1 594 1 734 1 893
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 250 2 846 3 399 3 253 3 437 3 993 4 059 4 049 4 344
2011 - - - - - - - -
4 427 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Jean-Marc Pommier PS puis EE  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune de Bonnières-sur Seine est le chef-lieu d'un canton et de la la communauté de communes des Portes de l’Île-de-France.

Le territoire communal est également inclus dans celui de l'opération d'intérêt national Seine-Aval[8].

Sur le plan électoral, la commune est rattachée à la neuvième circonscription des Yvelines, à dominante rurale du nord-ouest du département, dont le député est Jean-Marie Tétart (UMP) depuis juin 2012.

Au plan judiciaire, Bonnières-sur-Seine fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que du tribunal de commerce sis à Versailles[9],[10].

Économie[modifier | modifier le code]

  • Zone industrielle : située en bord de Seine (port fluvial), entre le fleuve et la voie ferrée, elle a joué un rôle important dans le développement de la ville. On y trouve notamment
    • Sintech France (moteurs électriques),
    • Iton Seine, aciérie électrique et laminoir, filiale du sidérurgiste italien Riva[11].
    • Les Silos de Bonnières SA (silos à céréales).

Culture[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Mairie.
Propriété de Marcel Sembat

Église Notre-Dame-de-la-Nativité : ancienne chapelle de la sainte Vierge de Bonnières, elle a été consacrée le 4 janvier 1740. La construction en pierre et enduit blanc fut achevée le 2 janvier 1740, grâce notamment à des dons de l'évêque de Chartres et du duc de La Rochefoucauld. Le clocher carré couvert d'ardoises fut achevé en 1753. En 1763, un haut lambris fut apporté au chœur, qui fut orné en 1924 de peintures décoratives. Les vitraux originaux ont complètement disparu lors des bombardements alliés du printemps 1944. De nouveaux vitraux figuratifs, sur le thème des vingt mystères de la vie de Jésus, de Marie et des quatre chapelets, sont installés à partir d'août 2004. Leur conception est le fait d'un moine du prieuré de Chérence (Val-d'Oise).

Arcades du château de Beuron : il s'agit de vestiges de la façade du château de Beuron, qui fut construit sur le territoire actuel de la commune de Perdreauville et qui appartint à Sully. La municipalité a fait installer, en 1975, ces trois arcades dans le jardin public en face de l'église.

Propriété de Marcel Sembat et Georgette Agutte[12] : située dans un parc de 6 805 m2, a fait l'objet d'une acquisition par la municipalité qui souhaitait la restaurer et y installer des équipements culturels[13].

Allée sépulcrale : il s'agit d'une sépulture en fosse de l'époque néolithique, d'une profondeur d'environ 1,8 mètre, découverte en mai 1950, à l'occasion des travaux de creusement d'égouts. Elle contenait de nombreux ossements humains, dont 38 crânes, ainsi que des divers objets, outils en silex (grattoirs, lames) et des éléments de parures, constituées notamment de dents d'animaux sauvages[14].Elle n'est pas ouverte au public mais accessible par l'intérieur du Centre Culturel Louis Jouvet.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La municipalité a acquis en 1959 le bois de la Houssaye[15], situé dans le sud-est de la commune. Cette forêt, d'une superficie totale de 95 hectares, est gérée par l'ONF. Elle a été amputée de 11 hectares en 1965 pour laisser le passage à l'autoroute A13 qui la traverse en tranchée, en son centre, la coupant physiquement en deux parties.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Thy-le-Château (Belgique) depuis 1972

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]