Daubeuf-près-Vatteville

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Daubeuf-près-Vatteville
Le château de Daubeuf-de-Nanteuil
Le château de Daubeuf-de-Nanteuil
Blason de Daubeuf-près-Vatteville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement des Andelys
Canton Canton des Andelys
Intercommunalité Communauté de communes des Andelys et de ses Environs
Maire
Mandat
Serge Colombel
2008-2014
Code postal 27430
Code commune 27202
Démographie
Population
municipale
485 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 08″ N 1° 18′ 13″ E / 49.2688888889, 1.30361111111 ()49° 16′ 08″ Nord 1° 18′ 13″ Est / 49.2688888889, 1.30361111111 ()  
Altitude Min. 23 m – Max. 141 m
Superficie 11,35 km2
Localisation

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Daubeuf-près-Vatteville est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie.

Ses habitants sont appelés les Daubeuviens et Daubeuviennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Située dans un vallon dans la marne de la Seine.
  • Hameaux : Aumare, les Buspin, Fretteville et le Mont-Joyeux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Dalbodo en 1025[1].

Il s'agit d'un type toponymique répandu en Normandie, issu de l'ancien scandinave et composé des éléments dalr « vallon, vallée » et bóð « cabane, habitation » (ancien danois both, danois bod), par extension « village »[1], d'où le sens global d'« habitation ou village du vallon ».

Daubeuf possède quelques homonymes en Haute-Normandie, dont Daubeuf-la-Campagne (le Neubourg, Dalbuoth 1011, Dalbuth vers 1025)[1], c'est d'ailleurs pour cette raison qu'a été ajouté le déterminant complémentaire -en-Vexin, remplacé depuis par -près-Vatteville. Les toponymes anglais et scandinaves de type Dalby possèdent la même étymologie bóð ayant été remplacé dans certains cas par by de sens proche.

Les appellatifs scandinaves dalr « vallée » et bóð « cabane, habitation » sont fréquents dans la toponymie normande : le premier dalr apparait généralement comme deuxième élément d'un composé toponymique, par exemple : Saint-Vaast-Dieppedalle, Oudalle, Eurdal, Mordal, etc. le passage de Dal- à Dau- s'explique par l'évolution phonétique régulière du [l] devant une autre consonne en français (vocalisation). Bóð a régulièrement donné beuf en français, d'où les nombreux Elbeuf, Criquebeuf, Marbeuf, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

On a découvert sur le territoire de Daubeuf un cimetière mérovingien et une médaille dite pannoniène. Fretteville est une ancienne villa romaine.

La seigneurie appartint à la famille de Daubeuf jusque vers 1370, année où Catherine de Daubeuf (...-1434), héritière du domaine, épousa Jehan de Boissay. Par la suite, Daubeuf passa entre les mains de la famille de Roncherolles au milieu du XVIIe siècle. Le fief des Buspins relevait de la baronnie de Heuqueville, aux mains des Roncherolles depuis une alliance qu’ils avaient contractée le 13 novembre 1367 avec la maison de Hangest.

Par acte passé le 14 janvier 1789, Raoul IV de La Barre de Nanteuil (1743-1833) et sa seconde épouse Marie, Sophie, Ursule Hallé de Rouville (1755-1828), acquirent la seigneurie de Daubeuf, autrefois vavassorie noble des Buspins, alors constituée d’un château briques-et-pierre, de domaines fieffé et non-fieffé, d’une chapelle médiévale en colombages et d’un droit de patronage, pour le prix principal de 277.750 livres, sur Anne, Charles, Léonor, comte de Roncherolles (1766-1840)[2]. Le roi Louis XVI fit bientôt aux époux Nanteuil une faveur insigne en érigeant cette seigneurie dont le château était le chef-moi, en demi-fief de haubert, sous le nom de « Daubeuf-de-Nanteuil », par lettres patentes données en juin 1789 à Marly-le-Roi et enregistrées le 14 août 1789 par la chambre des Comptes de Rouen.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d’azur au chevronnel d’argent accompagné en chef de deux gerbes de blé et en pointe d’une croisette ancrée soutenue d’un arbre terrassé accosté de deux abeilles volantes, celle de dextre en barre et celle de sénestre en bande, le tout d’or, au chef cousu de gueules chargé de deux léopards aussi d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Serge Colombel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 485 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446 482 449 394 415 432 436 455 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
508 442 447 432 422 375 361 342 341
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
350 319 321 304 312 279 287 319 285
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
341 337 296 307 393 425 461 466 485
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin
  • Château des Buspins :
    • Parties constituantes : parc ; parties agricoles ; colombier
    • Époque de construction : 2e moitié XVIIe siècle
    • Maître d'œuvre inconnu
    • Gros-œuvre : brique ; calcaire
    • Couverture (matériau) : tuile plate
    • Étages : un étage carré
    • Couverture (type) : toit à longs pans ; croupe ; toit conique
    • Propriété privée

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard,‎ 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 101
  2. Cf. Liasse E 953 aux archives départementales de l’Eure à Évreux.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]