Éric Besson

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Éric Besson
Éric Besson, le 21 décembre 2010.
Éric Besson, le 21 décembre 2010.
Fonctions
Ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et
de l'Économie numérique
14 novembre 201010 mai 2012
(1 an, 5 mois et 26 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Christian Estrosi (Industrie)
Jean-Louis Borloo (Énergie)
Nathalie Kosciusko-Morizet (Économie numérique)
Successeur Arnaud Montebourg (Industrie - Redressement productif)
Nicole Bricq (Énergie)
Fleur Pellerin (Économie numérique)
Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire
15 janvier 200913 novembre 2010
(1 an, 9 mois et 29 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Brice Hortefeux
Successeur Brice Hortefeux (Intérieur)
Secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques
Le « Développement de l'économie numérique » est ajouté à ses attributions le 18 mars 2008
18 mai 200715 janvier 2009
(1 an, 7 mois et 28 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur Création du poste
Successeur Nathalie Kosciusko-Morizet
Député de la 2e circonscription de la Drôme
12 juin 199719 juin 2007
(10 ans, 0 mois et 7 jours)
Législature XIe et XIIe législatures
Prédécesseur Thierry Cornillet
Successeur Franck Reynier
Maire de Donzère
En fonction depuis le 18 juin 1995
(19 ans, 6 mois et 10 jours)
Prédécesseur René Michel
Biographie
Date de naissance 2 avril 1958 (56 ans)
Lieu de naissance Marrakech (Maroc)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PS (1993-2007)
UMP-Les Progressistes (depuis 2007)
Conjoint Sylvie Brunel (1983-2009)
Yasmine Tordjman (depuis 2010)
Diplômé de IEP de Paris
ESC Montpellier
Profession Délégué général de fondation

Éric Besson, né le 2 avril 1958 à Marrakech (Maroc), est un homme politique français.

Il commence par travailler dans le secteur privé, et adhère au Parti socialiste en 1993. Maire de Donzère (Drôme) depuis 1995, il est député de la deuxième circonscription de la Drôme de 1997 à 2007. Il démissionne de son mandat de secrétaire national à l'économie du PS, puis rejoint l'équipe de campagne du candidat UMP Nicolas Sarkozy au soir du premier tour de l'élection présidentielle de 2007, pour y coordonner le « pôle gauche »[1].

Nommé secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques en 2007, il est élu secrétaire général adjoint de l'UMP en 2009. Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire du gouvernement François Fillon II de janvier 2009 à novembre 2010, il est ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique du gouvernement Fillon III de novembre 2010 à mai 2012. Il gère actuellement la société Éric Besson Consulting, qu'il a fondée en mai 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Éric Besson est né à Marrakech, au Maroc, le 2 avril 1958. Sa mère est d'origine libanaise ; quant à son père, Gérard Besson, il est officier pilote dans l'armée française. Instructeur, ce dernier se tue en vol trois mois avant la naissance d'Éric. Après la mort de son père, sa mère se remarie avec un chirurgien-dentiste, d'origine libano-égyptienne, avec lequel elle a cinq autres enfants. Éric Besson est pensionnaire de la 6e à la 3e dans un établissement agricole jésuite. Puis, il passe son baccalauréat au lycée Lyautey de Casablanca[2].

Études et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Éric Besson rejoint la France à l'âge de 17 ans, la famille s'installe dans le sud de la France alors que celui-ci fait ses études à l'ESC Montpellier, puis à Paris où habitent ses grands-parents paternels. Sa grand-mère paternelle est l'écrivain Ferny Besson amie de l'écrivain Alexandre Vialatte qui a fait connaître ses chroniques (voir la biographie d'Alexandre Vialatte par Ferny Besson : Complainte d'un enfant frivole paru en 1982). Alexandre Vialatte est le parrain d'Éric Besson.

Il intègre l'IEP Paris mais échoue à l'entrée de l'ENA en 1982[3] et emprunte 16 000 francs[4] à sa grand-mère pour acheter un tiers de page dans le journal Le Monde disant « J'ai échoué à l'ENA ». Il reçoit alors des propositions d'emploi et rejoint Renault véhicules industriels[5] dans une équipe qui vend entre 1982 et 1983 des camions et des usines en Afrique et en Chine. De 1985 à 1986[6], il est brièvement rédacteur en chef du magazine Challenges, qui n'est alors qu'un mensuel en difficultés. Il est ensuite chargé de mission à l’Agence nationale pour la création d’entreprises, en 1988[6]. Puis il rejoint le conseil en ressources humaines, où il devient vice-président, de 1989 à 1994, de la société HRM, dont il est détaché en 1994[6] auprès de la Fondation Agir contre l'exclusion, créée par Martine Aubry en octobre 1993, peu avant l'arrivée de Jean Gandois à la présidence du Medef. Poursuivant dans la lutte contre l'exclusion, il est délégué général (1996-2001) de la Fondation de la Compagnie générale des eaux (CGE), transformée en Fondation Vivendi par Jean-Marie Messier[2].

En mai 2012, Éric Besson crée une société de conseil et de lobbying (Besson Consulting), spécialisée en matière de conseils en stratégie.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Éric Besson et son épouse, Yasmine Tordjman, en novembre 2011.

De 1983 à juin 2009, il est marié à Sylvie Brunel, géographe, écrivain et ancienne présidente d'Action contre la faim, avec laquelle il a eu trois enfants. Sa fille aînée Alexandra est également écrivain sous le pseudonyme d’Ariane Fornia[7]. À la suite de son divorce, il décide d'attaquer tous les journaux publiant une photo de sa petite amie[8]. L'hebdomadaire Voici a ainsi été condamné par le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris, à verser 8 000 euros à Éric Besson et 12 000 euros à la Tunisienne âgée de 22 ans qui l'accompagne[9].

Sylvie Brunel relate son mariage avec Éric Besson dans son livre Manuel de guérilla à l'usage des femmes qui paraît en novembre 2009 et dans lequel elle donne une analyse de son ex-mari. Ce dernier serait passé du Parti socialiste (PS) à l'UMP par opportunisme et non par traîtrise, puisqu'il n'était pas fidèle à la ligne politique du PS. S'étant mis à dos nombre de ses anciens proches sur le plan politique, il n'aurait une revanche sur ces derniers qu'après une seconde victoire à l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy, ce qui expliquerait son profond investissement dans un domaine (l'immigration) qui n'est pas sa prédilection selon elle[10].

Éric Besson a épousé le 12 septembre 2010, sa compagne, Yasmine Tordjman, étudiante tunisienne âgée de 24 ans, arrière-petite-fille de Wassila Bourguiba, deuxième épouse de l’ancien président tunisien, Habib Bourguiba[11],[12]. L'union du couple fut célébrée dans l'hôtel de Rothelin-Charolais, siège du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, dans les appartements privés du ministère, en présence des proches des conjoints. C'est Rachida Dati, ancienne ministre de la Justice et maire du VIIe arrondissement de Paris qui les unit[13]. Deux ans plus tard, en décembre 2012, Yasmine Tordjman-Besson confirme les rumeurs d'un divorce, évoquant une « séparation en bons termes et à l'amiable » ; la déclaration de la jeune femme est confirmée par l'ancien ministre[14],[15].

En 2013, quelques semaines après l'annonce de leur séparation, les époux Besson mettent fin à la procédure de divorce qu'ils avaient engagée quelques mois plus tôt, et reprennent leur vie commune[16].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il rejoint le Parti socialiste en 1993, à 35 ans. Il est élu maire de Donzère dans la Drôme en 1995, député sous l'étiquette du PS dès 1997 et réélu en 2002. En 2003, il rejoint le bureau national du PS comme secrétaire national chargé de l'économie, de l'emploi et des entreprises.

En 2005, il devient secrétaire national à l'économie chargé de l'économie et de la fiscalité au pôle activités du PS après le Congrès du Mans.

Élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

En désaccord « de fond »[17] avec Ségolène Royal, il démissionne le 14 février 2007 de son poste de secrétaire national et se met en retrait de la campagne présidentielle. Il décide de quitter le Parti socialiste le 21 février 2007, en pleine campagne présidentielle[18],[19] après sa mise en cause sur le chiffrage du coût du pacte présidentiel[18] de la candidate socialiste et des attaques personnelles de personnalités de premier plan du parti[20],[21].

Il annonce lors d'une conférence de presse qu'il ne sera pas candidat à sa propre succession aux élections législatives de juin 2007. Se disant « libéré », il donne au cours de cette conférence son opinion sur Ségolène Royal. Il quitte également le groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Il dit alors qu'il ne votera pour elle que si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen. Le dimanche 22 avril 2007, peu de temps après l'annonce des résultats du 1er tour de l'élection présidentielle, il va plus loin et annonce son ralliement à Nicolas Sarkozy : « Des deux candidats en lice, il me paraît le mieux préparé, le plus qualifié et le plus cohérent », déclare-t-il[22].

Alors qu'il semble quitter la vie politique pour revenir dans le privé[18], Éric Besson prend la parole lors du 1er meeting de second tour de Nicolas Sarkozy, à Dijon. Il affirme, devant 10 000 partisans de l'UMP, être « un homme de gauche qui va soutenir et voter pour un homme qui se réclame de droite […] c'est un républicain de droite qui porte le mieux les valeurs auxquelles je crois »[23].

Il confirme son retournement politique en faveur de Nicolas Sarkozy lors des meetings de Paris et de Montpellier, retournement qui sera analysé comme une trahison par François Hollande pendant la campagne précédant l'élection présidentielle de 2012[24]. En fait, selon Le Figaro, il aurait commencé son rapprochement avec Nicolas Sarkozy dès 1995 après qu'il l'eut rencontré par l'entremise de Jean-Marie Messier. De plus, il ne partageait plus un certain nombre de points essentiels de la ligne politique du PS, comme les 35 heures.

Secrétaire d'État chargé de la Prospective (2007-2009)[modifier | modifier le code]

Éric Besson, le 17 décembre 2008.

Le 18 mai 2007, il est nommé secrétaire d'État chargé de la Prospective et de l'Évaluation des politiques publiques, auprès du Premier ministre, dans le gouvernement François Fillon I. Il annonce, en septembre 2007, la création d'un nouveau mouvement politique, baptisé « Les Progressistes ». Lors de l'une des premières grandes réunions de ce mouvement, le 31 janvier 2008, il accueille Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, et François Fillon, Premier ministre français en exercice.

Éric Besson ne se présente pas aux élections législatives de 2007 et c'est un candidat UMP, le maire de Montélimar Franck Reynier, qui est élu à l'Assemblée nationale au siège qu'il occupait[25].

La liste qu'il conduit à Donzère l'emporte dès le premier tour des élections municipales de 2008 avec 69,92 % des suffrages, devançant largement la liste socialiste, ce qui lui permet d'être réélu maire. Le 18 mars 2008, lors du remaniement ministériel du gouvernement François Fillon II, il conserve son secrétariat d'État et obtient la charge du Développement de l'économie numérique à ses prérogatives.

Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire (2009-2010)[modifier | modifier le code]

Le 15 janvier 2009, Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, démissionne du gouvernement pour pouvoir prendre le secrétariat général de l'UMP. Brice Hortefeux le remplace, et Éric Besson prend le poste de ce dernier comme ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire. Le 24 janvier 2009 il rejoint la direction de l'UMP en tant que secrétaire général adjoint, au titre de l'« ouverture »[26].

Éric Besson modifie la composition de son cabinet après les élections régionales de mars 2010, mettant fin aux fonctions de son conseiller diplomatique adjoint, Jean-Baptiste Fantun[27], nommé au cabinet de Besson en janvier 2009[28]; de Robert Djellal, chargé de l'« intégration et du développement solidaire »[29]; et de Laurent Ladouari, chargé de ses discours[30], qui l'avait rejoint dès 2007 après avoir participé à l'élaboration du rapport Olivennes en tant que membre du cabinet de Christine Albanel[31].

Délit d'aide aux étrangers en situation irrégulière

À la suite de la sortie du film Welcome et en réponse à des manifestations, Éric Besson déclare, le 8 avril 2009 : « Le délit de solidarité n'existe pas, c'est un mythe. Donc celles et ceux qui manifestent pour cela doivent être rassurés, ils manifestent contre un mythe[32]. »

Le 21 avril 2009, le Gisti lui répond : « Délit de solidarité : Besson ment[33]! » en publiant une liste non exhaustive de personnes condamnées ces vingt dernières années pour ce délit prévu par la loi.

Réforme de l'aide aux étrangers

Poursuivant une idée de son prédécesseur Brice Hortefeux, Éric Besson souhaite que l'État ouvre à d'autres organisations que la Cimade la mission d'information et d'aide juridictionnelle apportée aux étrangers en centre de rétention. La Cimade est alors l'unique association autorisée à pénétrer dans les centres de rétention. Pour ce faire et par le biais d'un appel d'offres, le ministère divise les centres de rétention en « lots » qu'il attribue en mars 2009 à différentes associations[34]. La Cimade forme un pourvoi en référé devant le juge administratif, qui demande au ministre de ne pas signer l'appel d'offre le temps de statuer. Cependant, n'attendant pas la décision du juge, Éric Besson attribue l'appel d'offre aux associations déjà choisies le 17 mai privant juridiquement d'objet le recours en référé, ce que le secrétaire général de la Cimade, Laurent Giovannoni, dénonce en accusant le ministre d'employer « des méthodes de voyou »[35]. La décision est néanmoins cassée après un deuxième recours en référé devant le tribunal administratif, rendu le 2 juin, à la suite d'une plainte du Gisti et d'associations d'avocats[36].

Débat sur l'identité nationale

D'après le décret du 31 mai 2007, le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire « participe, en liaison avec les ministres intéressés, à la politique de la mémoire et à la promotion de la citoyenneté et des principes et valeurs de la République. »

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, s'est engagé à ce sujet et mandate Éric Besson par lettre de mission du 31 mars 2009. Éric Besson a donc ouvert un débat sur l'identité nationale le 2 novembre 2009.

Un séminaire gouvernemental d'une heure et demie a été organisé le 8 février 2010 à l'hôtel Matignon, en conclusion des divers travaux produits par ce débat.

Ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique (2010-2012)[modifier | modifier le code]

Lors de la formation du gouvernement François Fillon III, le 14 novembre 2010, son ministère disparaît et il est nommé ministre auprès de la ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique.

L'après gouvernement[modifier | modifier le code]

Après la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et la démission du gouvernement Fillon III, Éric Besson, parti en vacances la veille, ne participe pas à la cérémonie de passation de pouvoir avec Arnaud Montebourg, son successeur au ministère de l’Industrie, le 17 mai 2012[37]. Il annonce qu'il ne se présentera pas aux législatives mais conserve sa mairie de Donzère[38]. Il déclare aussi vouloir retourner dans le secteur privé, réfléchissant à une activité « annexe » dans un club de football de Ligue 1[39].

En septembre 2013, il annonce renoncer à briguer un quatrième mandat à Donzère pour raison professionnelle, avant de revenir sur sa décision suite à la défection pour raison de santé du candidat qu'il soutenait, André Ferrandis[40]. Éric Besson est alors réelu dès le premier tour avec plus de 61 % des voix.

Publications[modifier | modifier le code]

L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy[modifier | modifier le code]

Dans le premier ouvrage qu'il a coordonné pour le parti socialiste, L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy[41], il demandait : « La France est-elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ? ». Dans son livre Qui connaît Madame Royal ?, il a dit regretter cette phrase.

Dans ce livre, il condamne la politique d'immigration de Nicolas Sarkozy :

« En supprimant ou en restreignant fortement les principaux dispositifs de régularisation, Nicolas Sarkozy se prive des outils permettant une régularisation au fil de l’eau et évitant ainsi les régularisations de masse. En d’autres termes, Nicolas Sarkozy fabrique des sans-papiers, lui qui prétend lutter contre l'immigration clandestine ! »

« La loi du 26 novembre 2003 avait deux objectifs selon le ministre de l'Intérieur : « réformer la double peine » et « mettre un frein à la dérive des flux d'immigration créée par la loi Chevènement de 1998 » en dotant l’État de « véritables outils de lutte contre l’immigration clandestine ». (…) On peut aujourd'hui mesurer l’échec de chacune de ces deux ambitions. »

Qui connaît Madame Royal ?[modifier | modifier le code]

Dans son livre Qui connaît Madame Royal ? paru aux éditions Grasset, entretien avec Claude Askolovitch, Éric Besson annonce qu'il ne votera pas pour la candidate du PS « ni au premier ni au second tour de l’élection, sauf si elle était opposée à Jean-Marie Le Pen. (…) Pourtant jusqu'à ma démission, j'ai été un artisan loyal de sa campagne, je me forçais à avancer en dépit de ce que je constatais, j'ai vu la brutalité, j'ai vu l'impréparation. La désinvolture. J'ai vu la démagogie ».

Il parle aussi des attaques personnelles de François Rebsamen, qui en s'en prenant à sa famille, aurait précipité son départ du PS. Le titre de son livre est une allusion à une déclaration publique de Ségolène Royal lors d'une rencontre avec des employées d'une usine où elle a vilipendé son conseiller en interrogeant l'assistance d'un « qui connaît Monsieur Besson ? » après sa démission du PS.

La République numérique[modifier | modifier le code]

Cet ouvrage présente Internet comme une perspective d'enrichissement et d'émancipation des sociétés. Éric Besson y souhaite que les Français « succombent à l'enthousiasme » en ce qui concerne Internet. Après avoir présenté un tour d'horizon de l'état de l'économie numérique, il décrit l'apport de l'Internet et des nouveaux outils de communication aux sociétés contemporaines : à leur économie, au bien-être et à l'enrichissement personnel de leurs citoyens, et enfin, à l'exercice de la démocratie.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal et maire
Député

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • 1993 : adhésion au Parti socialiste
  • 2003 : membre bureau national du PS, secrétaire national chargé de l'économie et de l'emploi et des entreprises
  • 2005 : secrétaire national à l'économie chargé de l'économie et de la fiscalité au pôle activités du PS
  • 21 février 2007 : démission du PS
  • septembre 2007 : fondation du mouvement Les Progressistes
  • 24 janvier 2009 : secrétaire général adjoint de l'Union pour un mouvement populaire

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Éric Besson va coordonner le “pôle gauche” de l'UMP », Le Nouvel Observateur, 23 avril 2007
  2. a et b Source : la République des Lettres
  3. « Le monsieur te répond », Libération, 29 mars 2007.
  4. Archive de l'INA [1]
  5. « L'heureux recalé de l'ENA », Aujourd'hui en France, no 2855,‎ 7 octobre 2009, p. 5 (ISSN 12474282)
  6. a, b et c Biographie officielle [2]
  7. « Sylvie Brunel décortique son ADN conjugal sur [[Gala (magazine)|Gala]] » (consulté le 17 septembre 2009)
  8. « Mon ex-mari, cet inconnu » (consulté le 11 octobre 2009)
  9. lepost.fr, le 18/11/2009
  10. Karlin Elise, « Mon ex-mari, cet inconnu… », L'Express,‎ 7 octobre 2009 (consulté le 8 octobre 2009)
  11. Éric Besson s'est marié avec la petite fille de Bourguiba, Le Temps d'Algérie, 13 septembre 2010
  12. « Qui est vraiment Mme Besson ? », Jeune Afrique,‎ 20 septembre 2010 (consulté le 10 octobre 2012)
  13. « Eric Besson s'est marié dimanche à Paris », 20 minutes.fr,‎ 13 septembre 2010
  14. « Éric Besson confirme divorcer de son épouse franco-tunisienne Yasmine Tordjman », in lexpress.fr, 27 décembre 2012.
  15. « Info Le Point.fr - Éric Besson divorce », lepoint.fr, 27 décembre 2012
  16. « Eric Besson reste marié », L'Alsace, 4 avril 2013
  17. « Éric Besson quitte le PS et vide son sac sur Libération » (consulté le 22 février 2007)
  18. a, b et c « Éric Besson dégaine son livre félon », Libération, 17 mars 2007.
  19. « La démission d'Eric Besson », L'Express, 21 février 2007
  20. Libération cite Julien Dray et François Rebsamen.
  21. Dans le texte qu'il écrivit pour expliquer son départ, il déclare ainsi : « Sans les attaques personnelles dont j’ai été victime de la part de certains de ceux qui jouent un rôle majeur dans cette campagne auprès de la candidate et, en dépit de mon analyse, je serais revenu ». Éric Besson annonce son départ du PS, La Croix, 21 février 2007.
  22. « Mea culpa d'Éric Besson lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy », Le Point, 23 avril 2007.
  23. Besson : « Nous avions décidé de diaboliser Sarkozy », site de TF1
  24. « Besson a un destin de "traître" », Le Figaro, 18 avril 2012.
  25. « Eric Besson à Donzère », linternaute.com
  26. « La promotion de Besson à l'UMP ne fait pas que des heureux », dépêche AFP, 24 janvier 2009.
  27. Arrêté du 31 mars 2010 portant cessation de fonctions au cabinet du ministre, Journal officiel du 3 avril 2010, NOR IMIK1008111A
  28. Jean-Baptiste FANTUN est nommé au cabinet du secrétaire d'État chargé de la prospective, de l'évaluation des politiques publiques et du développement de l'économie numérique auprès du Premier ministre, Service public.fr, 6 janvier 2009
  29. Arrêté du 2 avril 2010 portant cessation de fonctions au cabinet du ministre, Journal officiel du 3 avril 2010, NOR IMIK1008828A
  30. Arrêté du 2 avril 2010 portant cessation de fonctions au cabinet du ministre, Journal officiel du 3 avril 2010, NOR IMIK1008919A
  31. Économie numérique : Eric Besson prêt à rediscuter du statut des hébergeurs, Zdnet, 16 avril 2008
  32. Radio France Inter le 8 avril 2009
  33. « Délit de solidarité : Besson ment ! »
  34. Le marché des Centres de rétention à nouveau suspendu, Maître Eolas
  35. POLÉMIQUE - Besson envisage de porter plainte contre le secrétaire général de la Cimade Le Point, AFP
  36. « La justice contraint le gouvernement à différer la réforme de l'aide aux étrangers », Le Monde.
  37. « Éric Besson, les vacances du pouvoir », Libération, 17 mai 2012.
  38. Éric Besson se retire du jeu politique national, Le Figaro, 12 mai 2012.
  39. Éric Besson retourne dans le privé, Le Figaro, 12 mai 2012.
  40. Stéphane Milhomme et David Meilhac, « Eric Besson finalement candidat aux municipales », France Bleu,‎ 6 janvier 2014
  41. L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]