Chantal Jouanno

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Chantal Jouanno
Chantal Jouanno en campagne pour lesélections régionales, le 17 mars 2010.
Chantal Jouanno en campagne pour les
élections régionales, le 17 mars 2010.
Fonctions
Sénatrice de Paris
En fonction depuis le 1er octobre 2011
(2 ans, 10 mois et 27 jours)
Élection 25 septembre 2011
Ministre des Sports
14 novembre 201026 septembre 2011
(10 mois et 12 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Roselyne Bachelot
Successeur David Douillet
Secrétaire d'État chargée de l'Écologie
21 janvier 200913 novembre 2010
(1 an, 9 mois et 23 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Nathalie Kosciusko-Morizet
Successeur Poste supprimé
Biographie
Nom de naissance Chantal Paul
Date de naissance 12 juillet 1969 (45 ans)
Lieu de naissance Vernon (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UMP (2002-2012)
UDI (depuis 2012)
Conjoint Hervé Jouanno
Diplômée de Université Panthéon-Sorbonne
IEP de Paris
ENA
Profession Haut fonctionnaire

Chantal Jouanno, née le 12 juillet 1969 à Vernon (Eure), est une femme politique française et ancienne karatéka.

Collaboratrice de Nicolas Sarkozy, elle préside l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (2008-2009). Elle intègre ensuite le gouvernement Fillon III, successivement comme secrétaire d'État chargée de l'Écologie le 21 janvier 2009, puis ministre des Sports le 14 novembre 2010, jusqu'à sa démission, au lendemain de son élection, le 25 septembre 2011, comme sénatrice UMP de Paris. Elle est également conseillère régionale d'Île-de-France. Elle est membre de l'UDI depuis 2012. Chantal Jouanno fonde en mars 2013 Ecolo Ethik, un think-tank pour l'innovation écologique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Jean-Louis Paul, chef d'entreprise de cartonnerie de Vernon dans l'Eure, et de Françoise Paul.

Formation[modifier | modifier le code]

Après son baccalauréat, elle obtient un BTS en commerce international à Paris et débute comme assistante export zone Afrique puis Amérique latine en 1988 chez Citroën, et effectue un stage au service de la comptabilité de la Banque internationale pour l'Afrique occidentale entre 1989 et 1990[1].

Elle décroche ensuite une maîtrise d'administration économique et sociale à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et, après avoir sollicité Martine Aubry[2], elle est chargée d'un rapport sur le travail frontalier pour le ministère du Travail et de l'Emploi en 1992[1].

En 1994, elle est recrutée par EDF pour y mettre en place un observatoire social. Puis, diplômée de Sciences Po Paris, elle entre à 28 ans à l'École nationale d'administration en 1997 (promotion Cyrano de Bergerac), dont elle sort en 1999 comme administrateur civil au ministère de l'Intérieur : sous-préfète, directrice de cabinet du préfet de la Vienne et de Poitou-Charentes, entre 1999 et 2001[1].

Elle épouse, le 6 juillet 1996, Hervé Jouanno[3], avec qui elle a trois enfants : Sibylle, Côme et Sixtine[4].

Brièvement conseillère pour la réforme de la police auprès du directeur central de la sécurité publique au ministère de l'Intérieur en 2001, elle devient la même année directrice de cabinet du PDG de Coframi[1].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Elle retrouve les bureaux de la place Beauvau en 2002, en qualité de responsable du bureau des statuts et de la réglementation des personnels territoriaux à la direction générale des collectivités locales.

Elle est choisie par le ministre titulaire, Nicolas Sarkozy, comme rédactrice de ses discours à partir de juillet 2002, tout en étant officiellement chargée de la communication auprès de Michel Gaudin, directeur général de la police nationale.

Sur les conseils de Claude Guéant, elle s'intéresse au développement durable, domaine pour lequel, avec les questions de sécurité routière, elle est nommée conseillère technique au cabinet du ministre en 2003. Quand Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur, elle devient jusqu'en 2006, sa directrice de cabinet et de communication au Conseil général des Hauts-de-Seine où elle sera notamment chargée d'organiser la concertation publique pour élaborer le programme sur cinq ans du Conseil général, et d'installer le premier conseil départemental du développement durable.

Elle suit ensuite Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, comme conseillère pour le développement durable[5], puis participe à son programme présidentiel. Quand il est élu président de la République, en 2007, elle est nommée conseiller développement durable à l'Élysée, et a la charge notamment des négociations du Grenelle Environnement[2].

Elle est nommée le 6 février 2008 présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe)[6], et administratrice de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) le 30 juillet suivant.

Membre du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le 21 janvier 2009, elle est nommée secrétaire d'État chargée de l'Écologie, en remplacement de Nathalie Kosciusko-Morizet.

En tant que secrétaire d'État chargée de l'Écologie, elle doit porter devant le Parlement l'examen des lois dites « Grenelle I » et « Grenelle II » issues du Grenelle Environnement qu'elle a suivi pour l'Élysée et à l'Ademe[7] et souhaite défendre « la biodiversité, la santé environnementale et la conso durable »[2].

Dans le cadre des élections régionales 2010, elle énonce les « principes d'une écologie de droite » qui seraient notamment la croissance, le progrès technologique, et l'utilisation de l'énergie nucléaire[8].

Le 26 juillet 2010, Chantal Jouanno annonce que « seuls les ours tués ou morts accidentellement seront remplacés », stoppant ainsi le plan de réintroduction de ces animaux dans les Pyrénées[9]. Deux jours plus tard, elle présente le bilan qualité de l'air 2009, qui indique que la concentration en particules polluantes a augmenté par rapport à l'année précédente ; pour répondre à ce problème, la secrétaire d'État annonce plusieurs mesures dans le cadre d'un « plan particules », avec pour objectif de réduire de 30 % les émissions polluantes d'ici 2015[10].

Chantal Jouanno est nommée le 14 novembre 2010 ministre des Sports[11] sous le gouvernement Fillon 3. Le sport retrouve par conséquent en France un ministère à part entière après que la charge a été conjointement assurée depuis 2007 par la ministre de la Santé et des Sports (Roselyne Bachelot) et par le secrétariat d'État aux sports (Bernard Laporte puis Rama Yade)[11].

Sénatrice de Paris[modifier | modifier le code]

Élue sénatrice de Paris lors des élections sénatoriales du 25 septembre 2011, elle annonce le lendemain sa démission du gouvernement pour pouvoir se consacrer à son mandat[12]. David Douillet la remplace.

Tout en soutenant la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012, Chantal Jouanno émet des réserves quant à la tournure prise par la campagne du président sortant, dont elle considère qu'il valide « les mots et l'agenda du Front national ». La sénatrice se déclarera en désaccord sur quelques points défendus par son parti - notamment en matière d'immigration, de questions sociales (comme le mariage homosexuel, qu'elle défend) et d'environnement[13],[14],[15].

En mars 2012, elle est l'auteur d'un rapport parlementaire intitulé « Contre l'hypersexualisation, un nouveau combat pour l'égalité » [16].

En septembre 2012, elle annonce être candidate à l'investiture UMP pour les élections municipales de 2014 à Paris[17]. Le mois suivant, elle annonce qu'elle quitte l'UMP pour l'Union des démocrates et indépendants (UDI), parti de centre-droit nouvellement créé par Jean-Louis Borloo, dont elle est vice-présidente[18].

Chantal Jouanno fonde en mars 2013 Ecolo Ethik, un think-tank pour l'innovation écologique contemporaine en phase avec les exigences actuelles de la société et en réaction contre l'écologie de gauche qu'elle juge rétrograde et facteur de décroissance économique.

En juin 2014, Chantal Jouanno dépose avec Catherine Morin-Desailly une proposition de résolution visant à accorder l'asile à Edward Snowden[19],[20],[21]. Elles déclarent que « les révélations d'Edward Snowden ont montré que les collectes massives d'informations par la NSA, concernant des citoyens du monde entier, dépassaient le cadre de la lutte nécessaire contre le terrorisme ou contre les autres risques géopolitiques »[20]. Elles souhaitent également que Edward Snowden soit fait citoyen d'honneur, en se fondant sur l'article 14 de la Déclaration universelle des droits de l'homme sur le droit d'asile et « du caractère éthique de la démarche de Snowden »[20].

Sport de haut niveau[modifier | modifier le code]

Chantal Paul vit une adolescence sportive qui la mène jusqu'au haut niveau, son palmarès incluant 12 coupes de France et 12 titres de championne de France en karaté de posture[6], et un titre de championne d'Europe universitaire.

Le 7 mars 2010, elle remporte le championnat de France par équipes avec ses coéquipières Véronique Mesnil De Vido et Léna Pyrée, à l'occasion de son retour en compétition[22],[23]. Le 10 avril 2011, elle court pour la première fois un marathon en participant à celui de Paris et termine l'épreuve dans le temps de 4 heures 31 minutes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Notice biographique, Who's Who in France, 2009
  2. a, b et c Marjane Foucault, « Chantal Jouanno, fidèle au poste », Terra economica, no 1,‎ mars 2009, p. 34-36 (lire en ligne)
  3. « Chantal Jouanno, nouvelle secrétaire d'Etat à l'Ecologie », AFP,‎ 21 janvier 2009
  4. « Chantal Jouanno : une ceinture noire pour la cause verte », Gala.fr
  5. Guillaume Launay, « Une femme a verdi », Libération no 8366, 29 et 30 mars 2008, p. 40.
  6. a et b « Chantal Jouanno : secrétaire d’État chargée de l’Écologie », sur Portail du gouvernement et du Premier ministre,‎ 22 janvier 2009 (consulté le 19 mars 2009)
  7. « Chantal Jouanno nommée au secrétariat d'État à l'Écologie », Le Figaro/AFP, 21 janvier 2009
  8. Jouanno définit les « principes d’une écologie de droite », Developpementdurable.com,11 février 2010
  9. Le plan de réintroduction des ours dans les Pyrénées est mis en veilleuse, Le Monde, 27 juillet 2010
  10. La qualité de l'air se dégrade en France, 20 minutes, 29 juillet 2010
  11. a et b Chantal Jouanno nouvelle ministre des sports, Francelympique.com, consulté le 31/07/2013
  12. « Chantal Jouanno remplacée par David Douillet au ministère des Sports », Le Nouvel Observateur,‎ 26 septembre 2011 (lire en ligne)
  13. Jouanno reproche à Sarkozy d'avoir "validé les mots et l'agenda du FN" sur lemonde.fr du 07 mai 2012
  14. Pour Jouanno, la "droitisation" de Sarkozy est "un mirage douloureux", Le Monde, 24 avril 2012
  15. «Sarkozy m'avait traînée dans la boue... Ou du moins désavouée» s'explique Chantal Jouanno, 20 Minutes, 18 avril 2012
  16. CONTRE L’HYPERSEXUALISATION, UN NOUVEAU COMBAT POUR L’ÉGALITE - Rapport parlementaire de Madame Chantal JOUANNO, Sénatrice de Paris, Ministère de la Santé, 5 mars 2012
  17. Jouanno se revendique "écolo-bobo", Le Figaro, 5 septembre 2012.
  18. L'ex-UMP Chantal Jouanno, une prise de choix pour Borloo, Le Point, 21 octobre 2012.
  19. « Yves Jego et Chantal Jouanno soutiennent le manifeste de Snowden », L'Expansion,‎ 4 juin 2014 (lire en ligne)
  20. a, b et c « Deux sénatrices veulent accorder l'asile à Snowden », Le Monde,‎ 6 juin 2014 (lire en ligne)
  21. Martin Untersinger, « « Pourquoi la France doit accueillir Snowden » », Le Monde,‎ 13 juin 2014 (lire en ligne)
  22. « Karaté : Chantal Jouanno, championne de France par équipes », AFP,‎ 7 mars 2010 (consulté le 8 mars 2010)
  23. « Chantal Jouanno championne de France de karaté Kata par équipes », AFP,‎ 7 mars 2010 (consulté le 9 mars 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]