Edgar Brandt
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
Edgar William Brandt est un ferronnier d'art et industriel de l'armement, français d'origine alsacienne, né à Paris le 24 décembre 1880[1] et mort à Collonge-Bellerive le 8 mai 1960.
Sommaire |
Études[modifier]
De 1894 à 1898, il est élève à l'École nationale professionnelle de Vierzon, avec son frère Jules.
Établissement à Paris[modifier]
C'est en 1902 qu'il crée à Paris, au 76, rue Michel-Ange, les établissements Brandt où, à côté de la ferronnerie, il commence à produire divers armements légers. En 1921, il s'installe à l'angle de la rue Erlanger et du boulevard Murat[2], toujours dans le 16e arrondissement. Construit par « son collaborateur et ami » l'architecte Henri Favier, l'immeuble abrite son habitation et ses bureaux[3]. Il existe toujours, mais il a été modifié et il s'intègre aujourd'hui dans un ensemble plus vaste, siège de la société Thomson-CSF, « héritière » de la société Hotchkiss-Brandt. Au sein de ses établissements de fabrication d'armements légers, Brandt fonde en 1924 la marque d'appareils électroménagers Brandt.
Ses activités dans la production d'armements plus lourds le conduisent à s'installer à Châtillon-sous-Bagneux. Son entreprise est nationalisée en 1936. Avec le prix, il se diversifie en acquérant plusieurs entreprises de mécanique, telles que la société de Mécanique industrielle de précision (MIP) de Tulle ou l'importante société Hotchkiss. En 1956 est créée la société Hotchkiss-Brandt.
Le Galériste[modifier]
Suite au succès remporté lors de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925 Edgard Brandt inaugure sa galerie au 27 bd Malesherbes le 10 décembre 1925. Sur plusieurs niveaux il expose ses créations de ferronnerie d’art, du mobilier, des objets décoratifs , des sculptures, des luminaires. Il collabore avec les manufactures Daum et Lalique. Dans cette galerie sont exposées ses œuvres et aussi celles d'autres artistes. La galerie Brandt sera la 1ere galerie d’Art décoratif à Paris. Dans le même temps, Edgardt Brandt ouvre une seconde salle d'exposition à Londres et ouvre une succursale "Ferro Brandt" à New York qui sera la vitrine des grands artistes Art Déco en Amérique du Nord.
En 1930 Edgar Brandt accueille en décembre la première exposition d'un groupe composé des meilleurs artistes animaliers du moment, Pompon, Édouard-Marcel Sandoz, Paul Jouve, Georges Guyot, et Gaston Suisse. Cette première exposition « d'animaliers » à la Galerie Brandt, a un très large succès, l'ensemble de ces artistes formant ce qu'on appellera désormais le « Groupe des Animaliers », exposera régulièrement chaque fin d’année.
Œuvres[modifier]
- Le portail d'entrée de la tranchée des baïonnettes.
- La rampe ouvragée de l'escalier principal de la mairie d'Euville, de style École de Nancy.
- Le brûloir de la flamme de l'arc de triomphe de l'Étoile.
- Une cheminée du salon « Grands Voyageurs » de la gare de l'Est, à Paris.
- La porte en bronze de la chapelle funéraire de l'industriel François Mercier au cimetière de Tronget (Allier).
- Les ferronneries (grilles des fenêtres et portes) de la banque SNVB, aujourd'hui CIC Est, place Maginot à Nancy.
- Le mortier Mle 27/31 [4]
Famille[modifier]
Il est le grand-père de Marie-Hélène Brandt, artiste peintre et l' arrière-grand-père du pilote de Formule 1, Romain Grosjean.
Bibliographie[modifier]
- Jean Locquin, « Edgar Brandt et la maison d'un ferronnier », Art et décoration, mars 1921, p. 65-80 (nombreuses illustrations).
- (en) Joan Kahr, Edgar Brandt, Master of Art Deco Ironwork, Harry Abrams Publishers, New York 1999.
- Henri Clouzot, « La Ferronnerie moderne à l'exposition internationale des Arts décoratifs », éditions Charles Moreau, Paris, 1926.
- Bulletin trimestriel de la Société amicale des anciens élèves de l’École nationale professionnelle de Vierzon, no 29, 1er janvier 1905, p. 36-38.
Lien externe[modifier]
Edgar Brandt, artiste et industriel atypique" sur le site de la Société d'études diverses de Louviers.
Note[modifier]
- Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance N° 17e/3214/1880
- L'adresse postale était 101, boulevard Murat et les numéros de téléphone AUT [Auteuil] 07 95 et AUT 12 40.
- Il est décrit par Jean Locquin dans l'article cité dans la bibliographie.
- wikipedia mortier Mle 27/31
Articles connexes[modifier]
- Ferronnerie
- Marie-Hélène Brandt, sa petite-fille