François Brune (prêtre)

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François Brune (prêtre)

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François Brune en 2007

Activités Prêtre, théologien, chercheur
Naissance 18 août 1931
Vernon
Mouvement catholique
Genres théologie, paranormal, spiritualité

François Brune, né le 18 août 1931 à Vernon dans l'Eure, est un prêtre catholique français. Il est auteur de nombreux ouvrages concernant la théologie, la spiritualité, la vie après la mort et le paranormal en rapport avec la foi catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après un baccalauréat latin-grec suivi de quatre années d’hypokhâgne et khâgne et de certificats en Sorbonne (latin et grec), François Brune entreprend des études de philosophie et de théologie (cinq ans à l’Institut catholique de Paris et 1 an à l’Université de Tübingen). En 1960, il obtient la licence de théologie de l’Institut catholique en 1960 et entre dans la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice avant d'enseigner dans divers grands séminaires, à Nantes, Rodez et Bayeux. En 1962, il suit deux années à l’Institut biblique de Rome, conclues par la licence d’Écriture Sainte en 1964. Depuis 1970, il se consacre à l’écriture de ses ouvrages, ainsi qu'à l'animation de conférences dans divers pays, effectuant de nombreux voyages à la rencontre d’autres chercheurs.

Théologie[modifier | modifier le code]

Le Père Brune s’est intéressé à de nombreuses questions théologiques mais son œuvre a deux originalités majeures :

  • la mise en avant de la convergence de l'expérience des mystiques d’Occident avec la tradition théologique des Églises orthodoxes et non avec les courants théologiques dominants dans l'occident catholique ou protestant ;
  • la prise en compte des découvertes scientifiques, en particulier celles de la physique quantique, et des phénomènes liés à la mort pour mieux comprendre le mystère de notre existence et de notre relation à Dieu[1].

Sur ces bases, il aborde dans ses ouvrages la question de la Rédemption et du salut et celle de l'au-delà. En abordant ces deux questions, le Père Brune a cherché à réagir à la perte de la croyance en la divinité de Jésus Christ et à contester l’idée qu’après la mort, le cerveau étant détruit, la conscience disparaissait[2].

Dans un de ses ouvrages, François Brune se réjouit du retour à des idées d'avant la crise ecclésiale des années 1960 à 2000, comme la notion de péché ou l'importance du sacrement de réconciliation, mais aussi du recul dans l'Église catholique des thèses matérialistes niant l'existence et l'importance du surnaturel et des miracles, thèses qui, selon lui, réduisent le message du Christ à une vague philosophie humanitaire et philanthropique. Il se réjouit de l'abandon du catéchisme pour enfant Pierres vivantes où la divinité du Christ n'était affirmée que dans une note de bas de page[3].

Cependant, il ne pense pas que le retour aux usages d'avant Vatican II suffiront à rendre l'Église crédible et attractive et il est ouvert à l'ordination des hommes mariés pratiquée dans les Églises orthodoxes, à la réconciliation des divorcés remariés, à l'usage du préservatif[4]. Très hostile à la « théologie épouvantable et désespérante » de saint Augustin sur les masses damnées, il regrette que son influence ait été hypertrophiée en Occident au détriment des Pères grecs beaucoup plus proches selon lui du véritable christianisme.

Rédemption et salut[modifier | modifier le code]

Le Péché[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage Pour que l'homme devienne Dieu, François Brune a développé une théologie du péché originel tenue par les scientifiques Rémy Chauvin et Olivier Costa de Beauregard pour la plus vraisemblable et la plus satisfaisante[4]. Cette théologie est cohérente avec les messages transmis par Miss Alice Mortley[5]. Elle postule que dans le cadre d'un temps transmuté en un Éternel présent, il n'y a pas de mal héréditaire et que la chute est un fait actuel non relégué dans le passé.

Pour le Père Brune, nulle part on ne trouve dans les Évangiles l'idée que l'état actuel de l'humanité serait dû à cette première faute, celle d'Adam[6]. L'action et la conscience des hommes jouent un rôle déterminant sur la Création dès l'origine du monde et ce sont les péchés des hommes agissant à travers le temps et l'espace depuis le premier instant du monde qui entravent l'action créatrice de Dieu depuis le premier instant[7]. En cela, il assure être en continuité avec les Pères grecs et suivre l'interprétation de Grégoire de Nysse : le Paradis terrestre représente le monde meilleur que l'homme aurait pu atteindre tout de suite dès sa création, si l'humanité avait su mieux aimer, à travers tous les siècles, passés ou à venir[8].

Pour le Père Brune, la tradition théologique occidentale a été parasitée par la pensée de saint Augustin, qui a bâti sa théologie du péché originel sur une erreur de traduction d'un passage célèbre de l’Épître aux Romains 5, 12-15. Saint Augustin, travaillant sur un exemplaire de la Vulgate incorrect et parfois lacunaire[9]. Saint Augustin écrivit que « par Adam, dans lequel tous ont péché, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé en tous les hommes » alors qu'il fallait lire « par Adam, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé en tous les hommes, du fait que tous ont péché » et sur cette erreur il a développé une théologie désespérante d'un péché héréditaire ne permettant pas aux enfants non baptisés d'accéder au paradis[9]. Cette théologie ne relève pas du dogme de l'Église catholique, mais elle a influencé les théologiens occidentaux alors que les théologiens orthodoxes, s'appuyant sur les Pères grecs, n'ont jamais imposé l'idée d'un péché héréditaire vouant dès sa naissance un enfant à la damnation du fait qu'il aurait commis le péché en Adam. Ils reconnaissent une faiblesse fondamentale que les hommes portent dès leur naissance, leur insuffisance pour échapper seuls au péché et accéder au salut, mais, pour désigner cette faiblesse, ils n’emploient pas le mot péché[10]. L’Église catholique n'a cependant pas fait sienne toute la théologie de saint Augustin et son catéchisme précise que le péché originel est appelé « péché » de façon analogique : c’est un péché « contracté » et non pas « commis », un état et non pas un acte (CEC 404). Cet état se transmet au genre humain « par propagation », et non « par génération » comme le proposait Augustin d'Hippone, ce qui ouvrait la porte à une forme de suspicion sur la sexualité[11].

Plus généralement, concernant la notion de péché, le Père Brune se réjouit de la tendance à un certain retour à l'enseignement de l'Église d'avant la crise des années 1960-2000. Pendant cette période, la notion de péché s'était estompée dans l'Église : les hommes n'étaient plus pécheurs mais simplement victimes de traumatismes subis de la part de proches[12]. Cependant, il regrette que la pénitence demandée au pécheur soit assimilée à une punition, car celle-ci s'apparente davantage à un traitement douloureux qu'à une sanction : il s'agit de faire accomplir par le pénitent des actes qui renforceront sa vie spirituelle et l'aideront à mieux comprendre de nouvelles tentations[13].

Participation au salut[modifier | modifier le code]

Dans Christ et Karma, le père Brune soutient que le salut n'est ni octroyé de l'extérieur, ce qui dispenserait de toute conversion intérieure, ni obtenu par soi seul, ce qui rendrait inutile le sacrifice du Christ. La première conception revient à donner aux sacrements une valeur magique, accordant des bénéfices spirituels mécaniquement sans s'insérer dans une démarche personnelle de Dieu alors que la seconde fait du Christ un simple modèle, un guide spirituel parmi d'autres[14]. L'homme n'est ni trop faible pour faire son salut, ni assez fort pour le faire seul.

Le Christ, la communion des saints et la métaphore de l'hologramme[modifier | modifier le code]

Pour expliquer le mécanisme de la Rédemption et la participation de l'homme et du Christ à l’œuvre de salut, le Père François Brune fait appel à deux paradigmes scientifiques : l'hologramme et la non-séparabilité[15]. Le monde spirituel selon le Père Brune ne peut se comprendre qu'à la lumière des principes de la physique quantique.

  • La notion d'hologramme permet de concevoir que l'on puisse être à la fois une partie d'un système et sa totalité. Il permet selon Jean Staune de comprendre le problème de l'Incarnation et du statut du Christ à la fois vraiment homme et vraiment Dieu[16]. La métaphore de l'hologramme permet de comprendre les paroles du Christ quand il dit à la fois « Qui m'a vu a vu le Père[17] » et « Le Père est plus grand que moi[18] », ce qui signifie  : je suis porteur de la totalité de l'information du système, tout en n'étant qu'une partie de celui-ci[16].
  • La non-séparabilité entre deux particules, démontrée expérimentalement par Alain Aspect en 1982, est la connexion qui relie deux particules en dehors du temps et de l'espace. S'appuyant sur les écrits de Michael Talbot, pour qui « chaque particule affecte le comportement de toutes les autres » et d'Olivier Costa de Beauregard pour qui « passé, présent et futur de l'univers existent à la fois », le Père Brune développe une conception du monde comme hologramme et holochrone, qui permet de comprendre le mystère de la Rédemption.
  • Cette action collective et solidaire est au cœur du concept de communion des saints car pour le Père Brune il y a un double hologramme dans les relations entre le Père, le Christ et l'humanité : Jésus a prié le Père pour que ses disciples soient un comme le Père et lui sont un [19].
  • Ce double hologramme qui relie le Christ à Dieu et le Christ à l'homme est au cœur du mécanisme de la Rédemption, il permet à l'homme de rejoindre Dieu et de faire un avec lui quand il répond à son amour. Mais une conséquence de ce système est que tous les hommes sont liés entre eux et que toutes nos actions impactent non seulement notre destinée, mais aussi celle de l'humanité et même de tout l'univers. Tous les êtres humains sont à la fois source de la chute de l'humanité et en même temps acteur efficace de la Rédemption. Le Christ par son Incarnation, est au centre de la collectivité humaine et son action s'étend au travers du temps et de l'espace, ce qui explique qu'il peut sauver des hommes ayant vécu avant l'Incarnation ou dans des régions où sa parole humaine n'est jamais arrivée[20].
  • Cette conception généralise le concept chrétien de la Communion des saints, résumé par sainte Thérèse de Lisieux : « Une âme qui s'élève élève le monde[21]. » Il y a dans cette conception une non-séparabilité entre tous les humains au-delà de l'espace et du temps[22]. Le salut de l'homme ne dépend pas uniquement de ses propres efforts, mais aussi de la prière et des efforts des autres[23].
  • Le Père Brune affirme croire avec la science moderne que le monde n'est que vibrations et que les pensées et les sentiments agissent sur tout l'univers. Cela est valable pour les humains mais encore davantage pour le Christ qui par sa pensée et la force de son Amour agit sur toute l'humanité à travers le temps et l'espace. Dans ses ouvrages, le Père Brune cite Roland de Jouvenel qui affirme la puissance de la pensée, sa capacité à se propager d'âme en âme. Cette propagation des ondes spirituelles engendrent des vagues d'opinion et explique l'efficacité de la prière[24],[Note 1].
  • Le Père Brune cite des scientifiques à l'appui de ses idées.
    • le physicien Emmanuel Ransford, pour qui : « Tout est relié, comme si l'univers était un gigantesque hologramme, où le tout est aussi dans la partie[25]. »
    • le physicien Olivier Costa de Beauregard pour qui l'interaction entre tous les éléments de l'Univers ne décroît pas avec la distance spatiale ou temporelle[26].
    • le physicien David Bohm, professeur au Birkbeck College de Londres, qui utilise l'analogie de l'hologramme pour essayer de mieux comprendre l'univers : « Votre pensée fait partie de ma propre conscience, et devient une partie de ma pensée, ce qui change ma pensée ou la modifie[27]. »
    • le biologiste Rupert Sheldrake qui a cherché à concevoir scientifiquement le concept de communion des saints[28].
  • Le Père Brune voit dans ces conceptions une confirmation des propos de sainte Julienne de Norwich pour qui les souffrances du Christ sur la Croix sont actuelles et qui affirmait qu'il n'y a pas d'intervalle de temps entre celles-ci et sa résurrection. Celui qui accepte de souffrir sur la terre, rejoint le Christ lui-même, ce qui explique selon François Brune que saint Irénée ait parlé de notre récapitulation dans le Christ et saint Paul de notre incorporation dans le Christ, expression à prendre au sens fort comme le font les théologiens orthodoxes[29].
  • Reprenant les idées de maître Eckhart, le Père Brune voit dans le saint une personne déifiée, qui comme la personne du Christ n’est plus réduite à une « individualité fermée » mais « contient non seulement tous les individus de l’espèce humaine mais aussi les anges et toutes les créatures[30]. » Citant Gabrielle Bossis, le Père Brune évoque la compénétration du Christ en chacun[31] et affirme que le Christ a été tous les hommes, en portant leurs péchés. C’est la présence du Christ dans l’humanité, comme un greffon, qui la régénère de l’intérieur[32].

Amour de Dieu et souffrance[modifier | modifier le code]

Pour le Père Brune, l’Amour divin n’est compréhensible que si l’on admet que l’Amour en Dieu n’est pas seulement l’une des ses qualités parmi d’autres, mais son être même : « Dieu n’est qu’Amour, son amour rayonne sans cesse comme le soleil rayonne sans cesse. Mais le soleil ne peut ouvrir vos volets. Tout ce qu'il peut faire, c'est laisser filtrer un peu de lumière à travers les fentes de vos volets pour vous donner envie de les ouvrir. Mais c’est à vous d’ouvrir vos volets. L’Amour de Dieu ne peut pénétrer en vous et vous transformer que si vous voulez bien le laisser faire. […] Nous sommes pardonnés à l’avance pour nos faits car Dieu n’est qu’amour mais l’amour ne peut nous dispenser de l’effort de l’accueillir, ce n’est pas une exigence de la Justice de Dieu mais une question d’efficacité[4]. » Ainsi, si l'homme souffre, ce n'est pas l'effet de la volonté et d'une décision issue de la justice de Dieu mais d'un refus de l'amour.

La souffrance du Christ a eu lieu dès l'Incarnation et s'est poursuivie pendant toute sa vie terrestre, avant même la Passion, du fait de son désir du salut des hommes, idée que l'on retrouve chez sainte Angèle de Foligno, Jean de Saint-Samson, Catherine de Jésus, le Cardinal de Bérulle, Charles de Condren, sainte Marguerite-Marie Alacoque cités par le Père Brune dans son ouvrage Pour que l'homme devienne Dieu[33].

Le Christ peut demander à certains d'aimer au point de partager cette souffrance même s'il ne faut accepter la souffrance ou même ne la chercher que si Dieu la demande et selon sa volonté[34]. La souffrance acceptée par amour n'est pas toujours envoyée par Dieu qui la permet parfois pour le salut des pécheurs[35]. Citant Roland de Jouvenel, François Brune reprend l'idée qu'en définitive souffrir sur la terre peut être une grande bonté de Dieu qui évite ainsi à ceux qu'il éprouve de parcourir après la mort des sentiers interminables, l’expiation sur terre supprimant le séjour dans les zones douloureuses[35]. Le Père Brune s'appuie sur les messages de Pierre Monnier pour expliciter le lien entre souffrance et amour de Dieu  : « Mais nous ne savons plus discuter avec Dieu, car il est Amour, Amour, Amour. Devant un tel amour, la souffrance se recueille… elle doit se recueillir[36]. […] » Le Christ supplée aux défaillances des hommes non par ses souffrances mais par son Amour ; ses souffrances témoignent de son amour mais c'est cet amour qui accomplit l’œuvre de Rédemption, le salut n'étant pas une question d'expiation mais de suppléance conformément à ce que le Christ expliqua à Marie de la Trinité[37]. Les défunts peuvent participer à cette œuvre de Rédemption non par de nouvelles souffrances mais en envoyant de l'amour sur terre[38]. Cette souffrance des innocents pour sauver l’humanité, y compris leurs bourreaux, est au cœur du christianisme  : elle est présente et a un sens. L’essentiel n’étant pas la souffrance mais son lien avec l’amour car ce n’est pas la souffrance qui sauve le monde mais l’amour[39]. De fait, le Père Brune pense qu'il faut dénoncer un certain dolorisme mais pas n'importe comment car la souffrance librement consentie par amour est salvatrice et il cite à cet égard sainte Thérèse de Lisieux : « Ne croyons pas pouvoir aimer sans souffrir, sans souffrir beaucoup[40],[Note 2]. » Pour François Brune, il est impossible à Dieu de nous priver des épreuves que nous nous infligeons car alors il nous empêcherait d’évoluer et d’être capables de nous rejoindre[41].

Le salut des non-baptisés[modifier | modifier le code]

François Brune, très hostile à l'opinion de saint Augustin pour qui les enfants non baptisés ne pouvaient aller au Paradis, se réjouit dans ses ouvrages de l'abandon officiel de cette idée par l'Église catholique[42], bien que cette idée n'ait jamais constitué un article de foi obligatoire pour les catholiques[Note 3].

Il se réjouit que, plus généralement, l'idée du salut des non-chrétiens soit largement admise dans l'Église catholique[Note 4].

L'extension de la notion de « baptême de désir », puis de « baptême de désir implicite », implique un changement des mentalités avec l'idée d'un salut rendu accessible par le Christ à toute l'humanité à travers le temps et l'espace et pas seulement aux baptisés, même si cette idée était présente dès le début de l'Église[43]. Pour le Père Brune, c'est faire injure à Dieu de penser qu'il exclut du salut les gens dont le seul crime est de ne pas avoir été baptisés ou d'être nés loin du plus proche missionnaire[44].

Le concept de « baptême de désir » permet à celui qui a manifesté le désir d'être baptisé mais en a été empêché par une mort imprévue d'être considéré comme baptisé dans l'au-delà. François Brune pense qu'il aurait été plus simple et plus exact de parler dans ce cas de désir de baptême mais cette formulation permet de maintenir dans le vocabulaire l'obligation absolue du baptême pour être sauvé : grâce à cette astuce, rien ne semble changé même si c'était pourtant une évolution importante[45].

Le « baptême de désir implicite » s'appuie sur l'idée que, si quelqu'un est droit, généreux, sincère, l’on peut présumer que, s'il avait eu connaissance du Christ et de l'Évangile, il aurait sûrement accepté le baptême et que donc il pourrait être sauvé. Pour le Père Brune, l'obligation du baptême est ainsi maintenue, mais dans les faits c'est reconnaître que le salut n'est pas assuré par l'accomplissement d'un rite mais par l'attitude intérieure : le changement est considérable car du coup des millions voire des milliards d'hommes que certains croyaient damnés pour l’Éternité se sont retrouvés dans la même situation que les baptisés, baptisés sans le savoir[46]. Le concept de « baptême de désir implicite » permet de rattacher à l'Église souffrante ou triomphante après leur mort des gens qui ne se rattachaient pas à l'Église catholique de leur vivant et de maintenir la vérité de l'adage « hors de l'Église, point de salut ».

S'appuyant sur les témoignages de personnes ayant vécu des expériences de mort imminente, il affirme que ce qui est demandé à un défunt arrivant dans l'au-delà, ce n'est pas à quelle religion ou philosophie il se rattachait sur terre, mais comment il avait aimé et ce qu'il avait fait pour les autres[47]. Cela ne signifie pas que toutes les religions se valent et que certaines ne portent pas à commettre des actes monstrueux et les chrétiens ont l'avantage de mieux savoir que les fidèles d'autres religions la vérité et à quel point un Dieu aime les hommes mais cela ne signifie pas qu'ils soient nécessairement plus fidèles à la Loi divine qui est celle de l'Amour[48]. Hostile au syncrétisme, le Père Brune croit que lorsqu'un bouddhiste ou un musulman aime, son amour vient de la présence du Christ en lui, même s'il l'ignore[49].

L'au-delà[modifier | modifier le code]

Légitimité et finalités des contacts avec l'au-delà[modifier | modifier le code]

François Brune le 26 mars 1994 à Versailles.

Concernant les contacts avec l'au-delà, François Brune affirme ne pas ignorer l’existence de nombreux charlatans, les risques de malentendus et de mauvaises interprétations, le danger d’addiction provoqués par la pratique. Il insiste sur le fait que prétendre que l'Église catholique s'oppose à tout contact avec l'au-delà relève d'un manque d'information et il déplore moins une opposition qu'une ignorance de ces phénomènes[50]. Il y a plusieurs raisons de s'intéresser sérieusement au phénomène :

  • ces contacts passionnent de très nombreuses personnes dans le monde, c'est un fait qu'il serait ridicule et inefficace de nier[51] ;
  • ces contacts peuvent aider ceux qui sont dans le doute, la peine, voire le désespoir suite au décès d'un proche[52] ;
  • ces contacts sont un moyen efficace pour lutter contre la perte de foi de nombreux prêtres en la vie éternelle[51] ;
  • ces contacts peuvent dans certaines conditions être encouragés par l'Église catholique et pratiqués par des prêtres ; le père Brune rappelle que :
    • le pape Pie XII encouragea les recherches de contact avec l'au-delà des Pères Ernetti et Gemelli car elles étaient en mesure de confirmer la foi en l'au-delà par des moyens scientifiques[53] ;
    • le Père Gino Concetti, collaborateur régulier de l’Osservatore Romano fit une déclaration en 1996 devant l'agence de presse italienne ANSA pour annoncer que l’Église n’interdisait pas les communications avec les trépassés à conditions qu’elle soient faites dans des buts scientifiques ou religieux[54] ;
    • plusieurs prêtres catholiques ont joué un rôle important dans ces recherches comme Mgr Charles Pfleger, chanoine à Behlenheim, le Père Jean Martin en Belgique, le Père rédemptoriste Andreas Resch qui a dirigé un institut de parapsychologie dépendant directement d’une université pontificale[55] et donné un enseignement sur les phénomènes paranormaux à Rome[50] ; le Père François Brune a lui-même participé à près de trente congrès en Italie sur les EMI et les communications avec l’au-delà sans s'attirer aucune remontrance[55] ;
    • le Vatican a créé en 1970 une chaire de parapsychologie où sont réalisés des recherches sur les voix venues de l’au-delà[56] ;
    • la vie des saints est remplie d'exemples de communications avec les saints morts qui les ont précédés[54] même s'il suggère que la méfiance à l'égard du surnaturel proviendrait chez certains clercs d'une impression d'être court-circuités par des révélations privées pourtant considérées comme légitimes en leur principe aux yeux de l'Église[57] ;
  • ces contacts sont au contraire encouragés par le Nouveau Testament[Note 5]: parmi les dons de l'Esprit Saint, le « discernement des esprits » est cité par saint Paul[58] et saint Jean[59] ; du fait de la précision du grec, les esprits sont ceux des morts ou de démons et c'est la mission de l'Église de les distinguer et donc de ne pas faire comme s'ils n'existaient pas[60] ;
  • ces contacts permettent un enrichissement de la Révélation car celle-ci ne s'est pas achevée avec la mort du dernier apôtre[61]. Selon le père Brune, l’Église catholique ne s’en est d'ailleurs pas tenue à cet adage car, par exemple, le dogme de l’Assomption de la Mère de Dieu, de l’infaillibilité des Papes n'ont pas de base dans l’Écriture sainte. Si la source de la Révélation est la Tradition dont l’Écriture est un moment privilégié[61], la théologie classique reconnaît bien des révélations privées recueillies par un certain nombre de saints au cours des siècles[62].

Pour le père François Brune, ce qui peut poser problème, ce n’est pas l’existence de communications ou leur légitimité, mais leur contenu qui doit donner lieu à un discernement. Bien souvent, ces communications sont décevantes[63] et pauvres en contenu. Les décédés semblent n'avoir d'autre préoccupation que celle de se faire reconnaître par leur proches[64]. Parfois, le refus de répondre aux questions posées par les vivants suggère que ces communications sont permises par des instances supérieures et restent sous leur contrôle[65]. François Brune met en cause non pas tant la sincérité des récepteurs des messages venus de l'au-delà, mais celle des émetteurs  : des défunts spirituellement peu évolués ou malintentionnés peuvent continuer à diffuser les croyances qui étaient les leurs en ce monde et donnent de l’importance à leurs communications en prenant des noms prestigieux comme ceux d’Albert Einstein ou Padre Pio[62]. Comme sur la Terre, il faut faire face à un déferlement d'informations vraies ou fausses, et c’est à chacun de faire preuve de discernement[66]. Les défunts interrogés par écriture automatique affirment ne pas tout savoir de l'au-delà et ne pas avoir le droit de tout dire[67].

Par ailleurs, le Père Brune qui a assisté dans le cadre de ses recherches à des séances de contacts avec les morts, n'y a que rarement participé lui-même. Il indique que la pratique n'est pas sans danger et cite le cas aux États-Unis, du couple d'Ed et Loarraine Warren, démonologues catholiques réputés pour qui le ouija conduit presque toujours à la possession diabolique[68]. Il cite l'avis d'autres experts dont l'avis est plus nuancé, comme celui de Barbara Honegger qui a travaillé pour les services de police de la Maison blanche à Washington et qui explique les précautions à prendre[69]. Le Père Brune recommande la prudence et le discernement, mais pas le refus absolu[70].

La résurrection immédiatement après la mort[modifier | modifier le code]

Pour François Brune, si la résurrection n'intervenait qu'à la fin des temps, il serait inutile de prier pour les morts et il faudrait écarter l’enseignement de l’Église et des saints qui sont nombreux à avoir prétendu avoir des apparitions de ceux qui les avaient précédés sur terre[2]. Mort et résurrection ne sont que les deux faces du même phénomène et il n’y a pas d’autre résurrection que celle qui a lieu au moment de la mort : en accord avec les Pères Marie-Émile Boismard[71] et Michel Aupetit[72], François Brune assure que la solution la mieux attestée dans le cadre de la révélation est celle que propose saint Paul aux Corinthiens : « C'est dès la mort que nous obtenons notre état définitif, sans que l’on ait à attendre la fin des temps pour retrouver un corps. Au terme de notre vie terrestre, l’âme, grâce à la puissance de l’esprit qui l’a transformée, se reforme en corps glorieux, lumineux, qui est l’empreinte en elle du corps matériel qu'elle a laissé sur la terre et qui disparaît. »

Ce corps glorieux spirituel, une fois libéré par la mort, n’a aucune envie de se retrouver à nouveau dans un autre corps physique matériel[73]. François Brune considère que trois phénomènes témoignent de cette immédiateté de la résurrection et confirment l'enseignement de l'Église et des saints :

  1. les expériences de mort imminente (EMI) dont François Brune croit que la multiplication fait partie du plan de Dieu pour pallier le manque de foi de son Église et témoigner du fait que la résurrection intervenait dès la mort[74] et dont il affirme citant les travaux de multiples chercheurs qu'elles ne sont en rien le résultat de sécrétions d'endorphines[75].
  2. l'écriture automatique qui permet la transmission de messages des morts aux vivants[76] et dont certains permettent de comprendre les mystères de l’au-delà et les plans de Dieu ; François Brune considère que les messages venus de l'au-delà sont riches d'enseignements ; il s'appuie notamment sur ceux que lui a fait découvrir Jean Prieur, en particulier ceux de Pierre Monnier et Roland de Jouvenel, qui constituent par leur haute valeur théologique et spirituelle un « cadeau de Dieu[76] » ;
  3. la transcommunication instrumentale (TCI), c’est-à-dire sur la possibilité de recevoir des défunts des messages sur magnétophone, haut-parleur radio, téléphone ou écrans d’ordinateur ou de télévision. Ces contacts sont réalisés dans la plupart des pays du monde. Le Père François Brune a participé à de nombreux congrès sur ces communications et a participé à plusieurs échanges avec des défunts, notamment avec son frère entre 2006 et 2010[73].

Se fondant sur les expériences de mort imminente, le Père François Brune affirme que :

  • le mourant voit venir vers lui des défunts qui veillent sur lui et l'accueillent dans l'autre monde[77],[Note 6] ;
  • Dieu se manifeste dans son essence conformément à la théologie chrétienne comme Amour et Lumière, les deux mots employés par saint Jean l'évangéliste dans son Évangile pour décrire Dieu ;
  • les morts font l'objet d'un jugement particulier : les défunts assisteraient à une révision de leur vie au cours de laquelle leur sont montrées leurs erreurs ; ceux qui n'ont pas atteint le développement spirituel nécessaire et qui n'ont pas assez appris à aimer, connaissent des périodes d'épreuve et de souffrance assimilables au Purgatoire de la théologie chrétienne[78].

Se fondant sur les messages transmis par écriture automatique, le Père François Brune affirme que :

  • lorsque l’épreuve de l’ensemble de l’humanité sera terminée, une sorte de récapitulation finale aura lieu correspondant au Jugement dernier, suite auquel les âmes qui auront constamment refusé de renoncer à elles-mêmes, à leur orgueil, à leur égoïsme, en un mot auront refusé d’aimer, seront abandonnées au feu du remords et de la honte. Elles s’anéantiront, ce sera la seconde mort[79], la dernière miséricorde de Dieu envers elle étant de les laisser retourner au néant, ce qui correspondrait à une seconde mort[80] ; le Père Brune cite plusieurs témoignages comme celui de Natuzza Evolo selon lesquels l'Enfer disparaîtrait à la fin des temps[56] ou de sainte Julienne de Norwich auquel le Christ aurait dit qu'il réparerait tout[81] ; il cite également le Père de Lubac pour lequel, dans son essence inchangée, « le même feu divin qui pour celui-là est supplice, est Purification pour cet autre, pour cet autre enfin Béatitude[82] » ; 
  • les enfants morts grandissent jusqu’à environ trente ans, l’âge du Christ, et que ceux qui ont dépassé la trentaine y reviennent[83] ;
  • les défunts peuvent progresser dans l'au-delà et qu'à chaque degré de cette évolution, le corps dans lequel on vit se transforme, de même tout le monde qui l'entoure : c'est une sorte de transfiguration progressive, de spiritualisation toujours plus grande de la matière ; cette transfiguration « de gloire en gloire » est conforme à l'enseignement de saint Paul[84].

François Brune s'appuie sur les travaux des Pères Marie-Émile Boismard[71] et Michel Aupetit[72], pour qui la solution la mieux attestée dans le cadre de la Révélation est celle que propose saint Paul aux Corinthiens (voir la citation au début du paragraphe).

Matière et esprit[modifier | modifier le code]

Le Père Brune considère que la théologie doit s'appuyer sur les découvertes scientifiques pour comprendre le sens de la création des mondes visible et invisible. Il adhère aux théories du physicien Emmanuel Ransford, qui formule l'idée de la fin de l’opposition entre esprit et matière, en incluant l’esprit dans la matière avec le concept de psychomatière[85]. Les travaux d'Emmanuel Ransford sont cohérents avec les messages de Pierre Monnier, pour qui  :

  • il n'y a pas de séparation entre le monde matériel et le monde spirituel, entre le monde visible et le monde invisible, l'esprit et la matière étant la même chose mais à un degré différent de condensation[86] ;
  • l'homme est en esprit composé de la même substance que Dieu et qu'en ce sens Dieu est pleinement notre Père, cette consubstantialité n'étant entre homme et Dieu conservée sans altération que dans le Christ[87],[Note 7] ;
  • les âmes sont des vibrations de la substance divine, qui comme toute vibration est produite par le prolongement d'une impulsion, donnée par un « centre d'attractions et de répulsions simultanées et alternatives, qui font que cette vibration partie du centre initial et moteur, tend à revenir vers son point de départ. L'âme, née de Dieu, consubstantielle de la nature de Dieu, souffre de l'éloignement et vient reprendre sa force actionnante dans son élément naturel : Dieu lui-même[85]. »

S'appuyant sur les recherches de ceux qui ont étudié les expériences aux frontières de la mort comme le docteur Jean-Jacques Charbonier, le Père Brune en arrive à la conclusion que le cerveau n'est qu'un émetteur/récepteur comme un poste de radio  : lorsqu'un poste de radio est abîmé, il ne peut plus transmettre la musique mais l'orchestre continue de jouer. Pour le Père Brune, le cerveau ne produit pas la pensée, il ne fait que la transmettre[88]. François Brune s'est aussi appuyé sur les travaux du docteur Melvin L. Morse, spécialiste des EMI chez les enfants et considéré par ses pairs comme l'un des meilleurs médecins américains [Note 8] ; ce dernier, avec des spécialistes de physique théorique du laboratoire de Los Alamos et du National Institute of Discovery Science, en est arrivé à la conclusion que les énergies dégagées sous forme de pensée ne disparaissent pas mais survivent quelque part dans la Nature  : les souvenirs seraient stockés dans le cerveau dépendant des interactions électrochimiques neuronales et triés en permanence par l'hippocampe, puis seraient mélangés par le système limbique à des souvenirs et des émotions plus anciens et seraient enfin transférés au lobe temporal droit qui les connecterait à une sorte de banque de données universelle[89],[Note 9]. Le lobe temporal droit agirait plus comme un récepteur-transmetteur que comme une zone de stockage. Selon certains physiciens et tout ce qui s'est passé, se passe, ou va se passer se passe simultanément dans cette usine à souvenirs  : ceci et c'est par lui que les médiums auraient accès à une banque d'informations universelles[90]. Ceci a été aussi mis en évidence par le neurochirurgien Wilder Penfield qui a constaté en plaçant des électrodes dans le lobe temporal droit d'un patient que celui-ci avait ressenti l'impression de sortir de son corps et affirmé avoir rencontré des décédés, observations également constatées par le professeur Olaf Blanke, neurochirurgien à l'Hôpital universitaire de Genève constata le même phénomène[90].

Le cerveau pouvant être récepteur de pensées, le Père Brune admet que des esprits puissent communiquer par transmission de pensée : des défunts pourraient s'adresser aux vivants au travers des médiums, des anges pourraient s'adresser aux hommes comme celui de Gitta Mallasz, voire la sainte Vierge et le Christ[91].

C'est aussi par cette capacité du cerveau à recevoir des pensées extérieures que le Père Brune explique les phénomènes présentés comme relevant de la réincarnation. Bien que n'excluant pas que Dieu la permette exceptionnellement[Note 10], le Père Brune explique l'impression d'avoir vécu une ou plusieurs vies antérieures par un phénomène de parasitage : l'esprit de défunt interférerait avec celui d'un vivant et lui communiquerait ses souvenirs que le vivant peut croire les siens propres. Le Père Brune cite des cas où le défunt ne comprenant pas ce qui lui arrive s’introduise sans s’en rendre compte dans le corps d’un vivant. Il s’agit alors de phénomène de possession sans rien de diabolique, pouvant expliquer des manifestations de double personnalité[92]. Si le Père Brune n'exclut pas la possibilité exceptionnelle de la réincarnation avec d'autres théologies chrétiens comme le Cardinal Daniélou, il critique la tendance de certains à préférer se réincarner éternellement plutôt que de vouloir aller vers Dieu[93].

François Brune croit en l'existence des anges, des anges gardiens et des anges rebelles, les démons. Il croit aussi que d'autres esprits sont créés par les pensées des hommes, bonnes ou mauvaises : ces pensées, finissent par former des égrégores et s'autonomiser comme esprits émanant des forces psychiques des hommes[94]. Pour le Père Brune, toute la tradition des chrétiens d’Orient insiste sur cette garde du cœur : les pensées que nous acceptons dans notre cœur, une fois que nous leur avons donné vie, continuent leur vie propre, agissent et se prolongent en ondes vibrantes et animées[95].

La divinisation[modifier | modifier le code]

François Brune conversant avec le directeur de publication de la revue Parasciences & Transcommunication Jean-Michel Grandsire (à gauche), le 26 mars 1994, au cours d’un déjeuner ponctuant le premier congrès de transcommunication instrumentale à Versailles (France).

Proche par la pensée des Pères grecs, le Père Brune insiste sur la théologie de la divinisation qu'il a étudié dans son ouvrage Pour que l’homme devienne Dieu[96] et en tire les conclusions sur le caractère non définitif du statut accordé au défunt après sa mort.

  • Il se réfère tout d'abord à la théologie des énergies incréées : celles-ci sont des émanations de Dieu ne cessant pas d’être Dieu lui-même se donnant en participation[97],[Note 11]
  • Il s'appuie également sur les messages attribués à Pierre Monnier et Roland de Jouvenel selon lesquels chaque âme renferme en elle le souffle de Dieu ; étant Dieu en l'homme, elle lui permet de dire comme Dieu : Je suis. Cette parcelle de l'homme, issue du souffle de Dieu est la personnalité qui demeure et est appelée à l'éternité[98]. Les âmes seraient dans cette optique des substances spirituelles formées par Dieu, des "possibilités d'âmes", issues directement de la pensée créatrice de Dieu et que l'action conjugale appelle à la naissance définitive. Dieu ne rend indépendantes ses parcelles de lui-même que pour lui permettre de s'anoblir car il aime la lutte qui glorifie toute victoire et sanctifie les combats[98]. Roland de Jouvenel également cité par le Père Brune parle de rayons qui émanent du centre sans cesser d’être le centre. C’est la théologie de la divinisation de l’homme développée par les Pères grecs et les théologiens orthodoxes contemporains que François Brune a étudiés.
  • Il adhère à l'idée d'une trichotomie de l'homme par la distinction de l'âme, de l'esprit et du corps contre saint Thomas d’Aquin qui comme Aristote ne reconnaît que deux éléments dans l'homme. Pour François Brune, il faut distinguer activité spirituelle et activité intellectuelle : l’activité du chercheur dans son laboratoire n’est pas celle du moine dans sa cellule. Il critique la dichotomie qui tend à présenter la prière contemplative très différente de toute activité intellectuelle comme inutile. Pour François Brune, la méditation est une réflexion sur Dieu, l’oraison est un contact établi avec Dieu[99],[Note 12]. Il faut dans cette perspective distinguer esprit, âme, corps. L’intelligence subit les avatars du corps et périt avec lui, l’âme est éternelle car l’âme est une parcelle de Dieu en chacun[100].
  • Selon François Brune qui cite Maître Eckhart, c'est au sein du troisième élément de la nature humaine où se réalise l’union avec Dieu. Ce contact direct entre la substance de l’âme et celle de Dieu est une vraie divinisation, comme dans la théologie orthodoxe[101].
  • L'idée de divinisation joue un rôle central dans la théologie orthodoxe mais est aussi présente chez les catholiques : elle est par exemple clairement exprimée dans la Constitution Dei Verbum sur la Révélation, no 2 : « Il a plu à Dieu dans sa bonté et dans sa sagesse de se révéler en personne et de faire connaître le mystère de sa volonté, grâce auquel les hommes, par le Christ, le Verbe fait chair, accèdent à l'Esprit Saint, auprès du Père, et sont rendus participants de la nature divine. » Ces mots sont repris d'une Épitre de saint Pierre qui parle également de participation de la nature divine[102] mais contrairement aux orthodoxes les catholiques réduisent souvent cette participation à la nature divine et donc à l'être divin à une participation à la béatitude divine, sous l'influence de la notion de vision béatifique, ce qui est beaucoup moins fort et corrige injustement la pensée de saint Pierre confirmée par les messages venus de l'au-delà[103]. Le Père Brune s'appuie sur les témoignages des EMI selon lesquels la relation à Dieu est une relation d'union avec Dieu et non de simple vision de Dieu[104].
  • Le Père François Brune défend l'idée que, la divinisation étant un processus ayant lieu après la mort et qui peut se développer dans l'au-delà, l'enseignement selon lequel les êtres humains seraient fixés pour l'éternité dans le degré d'union à Dieu que nous aurions atteint est désespérante et constitue une grave erreur courante dans la théologie catholique traditionnelle, même s'il existe au sein du catholicisme des courants indépendants qui ne professent pas cet enseignement[105]. S'appuyant sur le témoignage des messages attribués à Pierre Monnier et Roland de Jouvenel, le Père Brune affirme que la vie dans l'au-delà permet une progression continue et infinie vers Dieu et la perfection divine[106]. Il en découle également que Dieu accepte le repentir au-delà de la très courte période que les hommes passent dans leur corps matériel[107]. S'appuyant sur le Traité du Purgatoire de sainte Catherine de Gênes, le Père Brune met en avant que les zones de purification et de souffrance que doit traverser le défunt sont une étape dans la voie de la participation à la nature divine[108], qui suppose finalement l'éloignement de ce qui en soi sépare des autres[109]. Néanmoins, certains êtres ne pourraient évoluer et resteraient à l'état d'entités malfaisantes[110].

La prédication de l'Évangile aux morts[modifier | modifier le code]

Pour le Père Brune, la descente de Jésus après sa propre mort au séjour de ceux qui étaient morts avant lui n'est pas un mythe mais correspond à la réalité décrite par saint Pierre dans le Nouveau Testament[111] et évoquée dans le symbole des Apôtres. Cette prédication est confirmée par de nombreux messages supposés venus de l'au-delà : certains décédés sont missionnés par Dieu pour prêcher l'Évangile à ceux qui ne l'ont pas connu sur la Terre[112]. Cette idée est reprise dans un ouvrage du IIe siècle, le Pasteur d’Hermas qui explique qu’à leur mort les apôtres vont à leur tour proclamer la Bonne Nouvelle à ceux qui sont morts[112],[Note 13]. Chaque défunt s’épanouirait dans un domaine qui reflète son savoir, ses connaissances, sa sensibilité et son vécu et les âmes se répartiraient en groupements selon leurs affinités[113]

Les messages de Pierre Monnier cités par François Brune affirment d'ailleurs que le Christ est descendu dans les régions des « ténèbres du dehors » avant même de consoler les apôtres désolés afin d'« apporter aux âmes en détresse la certitude glorieuse qu’il y avait pour elle une lumière sur le chemin de la sombre vallée des regrets et des larmes[114]. » Selon les messages, le repentir est possible dans la patrie spirituelle où les anges de l’Éternel s’emploient aux rachats des condamnés qui ne sont pas sans espérance[114].

Orientations théologiques fondamentales[modifier | modifier le code]

Proximité avec la tradition théologique orthodoxe[modifier | modifier le code]

Dans son œuvre, le Père Brune regrette régulièrement la séparation des Églises orthodoxes et de Rome[115]. À ce titre, il constate que les Églises uniates constituent par leur existence même un obstacle au rétablissement de la parfaite communion des Églises : elles ont eu leurs martyrs et il serait difficile de leur demander de réintégrer l’Église orthodoxe[115].

François Brune affirme que le vrai christianisme doit être cherché chez les Pères grecs ou orientaux (arméniens, syriaques, coptes, géorgiens) ; en effet, lors des sept premiers conciles œcuméniques, ceux qui ont précisé l'essentiel de la foi chrétienne, sur plus de 3000 évêques, seuls 25 étaient de langue latine229. Qui prétend se rattacher à la foi de la primitive Église, doit aller la chercher avant tout dans ceux qui ont fait ces conciles[116].Même s'il reconnaît l'ampleur exceptionnelle de son œuvre, il regrette la part prise par saint Augustin en Occident, ce qui s'explique par la perte de la connaissance du grec en Europe occidentale au Moyen Âge.

La théologie des Églises occidentales (catholique ou protestantes) s'est coupée de la grande Tradition des Églises d'Orient et le Père Brune regrette la tendance de nombre de théologiens occidentaux, « à la merci des courants d'air qui passent », à retraduire en vocabulaire chrétien toutes les nouvelles modes, du structuralisme aux sciences humaines, psychologiques et sociologiques, ce que saint Thomas d'Aquin avait fait déjà fait en son temps avec l'aristotélisme[117]. Pour François Brune, les commentateurs occidentaux sont tellement peu habitués à la pensée des Pères grecs que quand ils en étudient un isolément, ils croient que sa position est originale et le soupçonnent d'hérésie alors que cette position est celle de tous les chrétiens d'Orient[118].

De fait, sur le péché originel, l'essence de Dieu comme amour et Lumière, le mécanisme de la rédemption, la divinisation, le Père Brune se sent beaucoup plus proche de la tradition théologique orthodoxe que des traditions théologiques occidentales. François Brune reconnaît qu'il aurait pu rejoindre l'Orthodoxie mais il ne l'a pas fait, parce que les passages d’une Église à l’autre rendent les rapports entre elles délicats et que, indépendamment de la théologie, les dogmes étant largement communs aux catholiques et aux orthodoxes, c’est par l'Église catholique que l’Amour de Dieu même parfois déformé est annoncé en France et en Occident[119]. Par ailleurs, le Père Brune constate que l'enseignement des Pères des Églises orthodoxes d'Orient est confirmé par les expériences des mystiques catholiques d'Occident plus que par les théologiens occidentaux. Enfin, concernant les dogmes, il souscrit au mot attribué à Jean XIII : « fermeté sur ce qui est sûr, liberté sur le reste » ; or, ce qui est sûr se résume aux définitions des premiers conciles et il existe selon les mots de Pierre Monnier des « dogmes surnuméraires » que les théologiens ont imposé et qui ont eu pour conséquence de diviser parfois cruellement les chrétiens[120].

Exégèse[modifier | modifier le code]

François Brune le 26 mars 1994 à Versailles, lors du congrès de transcommunication instrumentale.

François Brune défend certaines positions relatives à l'exégèse des textes bibliques.

  • Il dénonce les dégâts pour la foi des datations tardives des Évangiles destinés selon lui à leur ôter toute valeur historique[121]. Ce glissement dans le temps qui attribue les Évangiles non aux témoins proches mais aux premières communautés chrétiennes n’a selon lui aucun raison objective. À ce titre, il salue les efforts de Benoît XVI visant à appuyer des datations beaucoup plus proches des événements, en conformité avec les travaux de toute une nouvelle vague des exégètes[122]. François Brune dénonce les exégètes qui ont construit leur carrière sur une œuvre gratuite de destruction de l’autorité des Évangiles et donc les fondements de la foi[122].
  • Le Père Brune regrette l'effet desséchant d’une religion sans mystère, basée uniquement sur les possibilités actuelles des connaissances humaines. Il cite Benoît XVI pour dénoncer une certaine exégèse dont le critère fondamental d'identification de la vérité des actes et des paroles de Jésus rapportés dans les Évangiles est de savoir de quoi on estime capable, compte tenu de ses conditions de vie et de son horizon naturel, un Juif pauvre du début du Ier siècle : les excès d’une hypercritique historique dont l’hypothèse de base est que Jésus n'est qu'un homme et que tout doit être rapporté à sa condition sociale et à son milieu pour accréditer ou non le contenu du Nouveau Testament, excès qui relèvent selon lui d'une dialectique partiale et orientée dont il faut penser qu'elle a pu se déployer dans les facultés et les ouvrages des éditeurs catholiques[123].
  • Il promeut les travaux d’André Paul pour qui dès l'époque du Christ on utilisait des carnets de note, en latin membranae, « parchemins » ou en grec membranaï ; composé de quelques feuilles, ce type d’objet était le précurseur direct du codex ou cahier à pages, modèle antique du livre. De Rome, il fut diffusé dans de larges secteurs du Proche-Orient et ce sont des membranaï que Paul de Tarse au début des années 60, demanda à Timothée de lui apporter[124]. Selon François Brune, parmi les proches de Jésus, les lettrés ont pu utiliser ces supports dans leurs propres missions : ils y auraient inscrit les paroles du maître et ces supports sont ainsi à l’origine des traditions recueilles et transmises par les premiers documents chrétiens relatant les faits et paroles de Jésus[125].
  • Il est convaincu que l'évangile selon Jean ne peut avoir été écrit que par un compagnon direct de la vie de Jésus ; François Brune s'appuie sur les travaux des auteurs qui défendent cette position et qui se sont heurtés à une opposition violente de ceux qui ont bâti leur carrière sur l'hypothèse d'une rédaction tardive influencée par la philosophie grecque[126]. En particulier, le Père Brune s’appuie sur la découverte par Claude Tresmontant de nombreux aramaïsmes dans cet évangile et sur les travaux du Père Jean Carmignac, de François Le Quéré, de Jean Colson, d’Oscar Cullmann et de Jacqueline Genot-Bismuth pour qui seul un Juif parfaitement au courant des usages, des rites, des fêtes, de la géographie de la Palestine, et qui avait suivi le Christ au jour le jour avait pu écrire ce compte-rendu détaillé. François Brune s'appuie également sur le témoignage de Pierre Monnier qui affirme que saint Jean est bien l’auteur principal et le témoin direct et même privilégié de la vie de Jésus et non pas une sorte d’intellectuel pétri de philosophie grecque, inventant dans son cabinet de travail un personnage et tout un récit à partir de traditions réinterprétées[127],[Note 14].
  • Le père Brune attribue l’Épître aux Hébreux à Silas[128].
  • Indépendamment de ses propres travaux ou de celui d’exégètes comme Oscar Cullmann ou Jacqueline Genot-Bismuth, le Père Brune s'appuie sur les témoignages de Pierre Monnier pour qui, si les évangiles ne rapportent pas toujours la phrase textuelle prononcée par Jésus, c’est bien « Sa pensée et Sa volonté qui se sont manifestées par l’intermédiaire des apôtres », dans les synoptiques comme chez Jean[123].
  • François Brune pense que l'Ancien Testament peut contenir des erreurs matérielles mais qui ne sont pas gênantes pour la foi car il ne contient pas d'erreurs spirituelles[123].
  • Il considère que la traduction de la Bible de Jérusalem est plus juste que celle de la Traduction Œcuménique[3].

Le témoignage mystique de Saint Paul[modifier | modifier le code]

Pour le Père Brune, les théologiens d'Occident catholiques et protestants n'ont, contrairement à leurs homologues orthodoxes, pas assez tenu compte de l'origine de l'enseignement de saint Paul : comme ce dernier l'a pourtant répété, son enseignement ne lui est pas venu des hommes, pas même des apôtres, mais directement de Dieu. Le père Brune rappelle ici qu'il s'agit avant tout du témoignage d'une expérience mystique bien réelle, contrairement à ce que disent nombre de théologiens qui ne voient dans son langage qu'exagérations poétiques et métaphores. Selon le Père François Brune, qui a écrit un ouvrage sur ce sujet[129], c'est, au contraire, par comparaison avec les différentes expériences mystiques de tous les temps, que l'on peut comprendre la vision de saint Paul qui en résulte. Par ailleurs, François Brune est convaincu que la rupture entre judaïsme et christianisme était la suite inévitable de l'enseignement et de l'œuvre de Jésus et non de celui de Paul.

Christologie et Eucharistie[modifier | modifier le code]

Selon saint Maxime le Confesseur cité par le Père Brune, le Christ n'est pas un homme divinisé mais Dieu parfaitement incarné[130]. Si Jésus a grandi, eu faim et soif, et même peur, s'il a été tenté, c'est non par nécessité mais par effet de sa volonté : le Christ permettait à Son humanité ce qui lui est naturel selon Nonnos de Nisibe et consentait à ses souffrances selon Sophrone de Jérusalem. Pour une certaine tradition théologique occidentale, le Christ est coupé en deux : son âme divine vivait dans la béatitude des Bienheureux tandis que son corps humain souffrait[131]. Pour les Pères orientaux, la coupure traverse l'âme et le corps tous deux à la fois divin et humain : le corps peut faire des miracles par l'effet de sa divinité, l'âme peut souffrir la déréliction et subir la tentation du fait de son humanité[130]

Cette double nature était nécessaire pour que le Christ puisse accomplir son œuvre de salut en trois phases simultanées[132] :

  1. il y a une déconnexion entre les deux natures du Christ, de telle sorte que la nature divine en Lui ne l'empêche pas de ressentir très profondément dans sa chair et son cœur d'homme, les épreuves, souffrances et tentations de l'humanité : il fallait que la Sainteté de Dieu se soit retirée de son humanité pour Lui permettre d'éprouver réellement ce que le plus pauvre des humains peut éprouver ;
  2. cette déconnexion n'est pas totale, elle est sélective, de telle sorte qu'il y a en même temps, entre ses deux natures, un aspect de compénétration : la puissance de l'amour de Dieu en Lui communique à sa volonté humaine la générosité nécessaire pour triompher de ses tentations ;
  3. le Christ est en chaque homme et chaque homme en lui au-delà de l'espace et du temps selon le schéma de l'hologramme ; dès lors, ce dynamisme d'amour peut se déployer en chaque homme, pour lui donner avec sa volonté les moyens de sa victoire sur ses propres tentations.

Le Christ n'octroie pas le salut de l'extérieur, car selon saint Irénée et saint Grégoire de Naziance, il récapitule tous les êtres humains en lui : nous ne sommes pas sauvés par le mécanisme de la récapitulation car c'est une possibilité que le Christ nous offre et qu'il faut accepter ; nous sommes remis dans le bon chemin, réintroduits dans le processus permettant d'accéder à l'immortalité[133]. Les commentateurs occidentaux affaiblissent le texte des Pères grecs en n'y voyant qu'une image : ils ne comprennent pas que pour les Pères grecs, comme pour saint Paul, comme pour saint Jean, le temps et l'espace ne jouent plus aucun rôle[134]. Selon le Père Brune, nombre de mystiques occidentaux ont décrit ce processus en trois phases simultanées comme sainte Julienne de Norwich ou ceux de l'École française de spiritualité du Cardinal de Bérulle[135].

Pour François Brune, l'hostie est réellement le corps du Christ. Le sacrifice de la Messe n'est pas un autre sacrifice que celui de la Croix, ce dernier étant unique selon les Écritures[136]. Chaque messe coïncide avec l'instant même de la mort et de la résurrection du Christ et toutes les hosties consacrées avec le corps du Christ : la messe n'est ni une représentation symbolique, ni le renouvellement d'un événement unique : l'interaction entre ce sacrifice et le communiant ne décroît pas avec la distance spatiale et temporelle, car la messe efface toute préséance entre passé et futur[137]. Les célébrations de la messe ne constituent pas autant de sacrifices mais autant de moyens de rejoindre, à travers le temps et l'espace, toujours le même et unique sacrifice de la Croix[138]. François Brune reprend l'analogie de la plaque de l'hologramme pour illustrer que, lorsque l'on rompt l'hostie, chaque parcelle demeure le corps du Christ tout entier[139].

Rapport entre sciences, surnaturel et foi[modifier | modifier le code]

Le Père Brune pense qu'il y a une convergence entre foi et sciences mais davantage avec les sciences réputées dures, à savoir physique, astrophysique, cosmologie, qu'avec la biologie[140]. Cela lui semble particulièrement vrai concernant la question de l'existence de Dieu au sujet de laquelle il cite souvent les scientifiques pour qui la vie et donc la conscience n'ont pu se former sur notre planète que grâce à des conditions extrêmement précises qui étaient là dès le début du monde : si la densité initiale de la matière, la vitesse de la lumière, la constante gravitationnelle avaient été un tout petit peu différentes, si peu que ce fût, l'humanité n'avait plus aucune chance d'apparaître dans ce monde ; par exemple, Trinh Xuan Thuan qui, pour donner une idée de la précision du réglage nécessaire à l'apparition de la vie, le compare au tir d'un archer qui viserait une cible carrée d'un centimètre de côté placée aux confins de l'Univers à une distance de 15 milliards d'années-lumière[141]. Il cite également Paul Davies qui en tire la conclusion que l'Univers est « l'expression cohérente, rationnelle, élégante et harmonieuse d'un sens profond et intentionnel[142] ». Il cite aussi William D. Phillips qui en conclut qu'il pourrait arriver que la croyance en Dieu devienne la « conclusion scientifique la plus raisonnable[143] ».

Il ne s'agit pas pour le Père Brune de donner une démonstration scientifique de sa théologie mais de souligner des convergences et des analogies qui lui paraissent importantes car elles suffisent à montrer que la conception mystique du christianisme à laquelle il se rattache est loin d'être absurde même si elle paraît loin du sens commun[144]. À cet égard, il cite Pierre Chaunu pour qui la physique moderne constitue la seule véritable métaphysique de notre temps[145].Le Père Brune déplore l'attitude de certains théologiens qui préfèrent s'intéresser aux idées plutôt qu'aux faits et aux travaux scientifiques qui authentifient les miracles car mépriser les miracles, est plus grave selon lui que de les réfuter[146] : « Tout intellectuel qui se respecte doit aujourd'hui déclarer bien haut : "moi, je croirais plutôt malgré les miracles que grâce à eux". Oh que c'est beau, que c'est noble, cette attitude-là. Le seul problème, c'est que "l'intellectuel" (ou celui qui se considère comme tel), en fait, ne croit déjà plus à grand chose. »

Le Père Brune constate que de nombreux savants comme Erwin Schrödinger, Niels Bohr, Fritjof Capra ont cherché à confronter les nouvelles conceptions scientifiques aux traditions religieuses de l'humanité venues d'Inde, de Chine, du Japon, rarement à l'Islam, et pratiquement jamais au christianisme[147]. Or, selon lui, le christianisme, davantage que ces traditions spirituelles qu'il a toutes étudiées, offre beaucoup plus que de simples analogies avec les conceptions scientifiques modernes[148]. L'erreur des théologiens chrétiens selon le Père Brune est de ne pas avoir éclairé le contenu de la foi chrétienne à la lumière de la science ou, quand ils l'on fait, de ne se baser que sur les facilités de la physique non relativiste conduisant ainsi au matérialisme et au refus des miracles : imprégnés de la vision mécaniste du monde, leur travail aura consisté à vider le christianisme de tout ce qu'il a de plus fantastique et de plus merveilleux[148].

Le Père Brune fait sienne la théorie de William D. Phillips conciliant sa conviction scientifique dans l’immuabilité des lois de la la nature et sa foi chrétienne en la possibilité pour Dieu de faire des miracles : les intervention de Dieu auraient lieu au niveau de la probabilité quantique – où la physique permet une multiplicité de résultantes plus ou moins probables – à partir desquelles Dieu pourrait choisir sans entrer en contradiction avec les lois de la physique[149].

Le Père Brune souligne également les passerelles possibles entre surnaturel et sciences. Ainsi, concernant la transcommunication instrumentale (TCI), il cherche à faire connaître les nombreux travaux la concernant dont ceux du Centre de recherches « Il Laboratorio » de Bologne dirigé par Enrico Marabini : disposant des meilleurs matériels utilisés par le FBI et les départements scientifiques de toutes les polices d’Europe et des États-Unis ; des chercheurs de différentes disciplines comme Daniele Gullà, expert en reconnaissance d’images et de voix humaines devant la justice italienne et le police scientifique de nombreux pays européens, ou comme Paolo Presi, ingénieur en aéronautique, ont comparé les enregistrements faits du vivant de la personne à ceux reçu par TCI et affirment qu'on retrouve à 99 % les caractéristiques d’une voix de ces personnes[150].

En revanche, le Père Brune regrette que les biologistes ou les spécialistes des sciences de la cognition fassent souvent comme si la physique quantique n'interférait pas avec l'objet de leurs recherches ou rejettent a priori les expériences aux frontières de la mort[151].

Interventions médiatiques[modifier | modifier le code]

Dans ses interventions médiatiques, le Père Brune promeut l'idée d'une communication possible avec les personnes décédées : « Le plus scandaleux est le silence, le dédain, voire la censure exercée par la Science et l'Église à l'égard de la découverte sans conteste la plus extraordinaire de notre temps : l'après-vie existe et nous pouvons communiquer avec ceux que nous appelons les morts[152]. » Il est parfois suivi en ce sens par quelques théologiens.

  • Le Père Gino Concetti, théologien, qui a été rédacteur de L'Osservatore Romano, journal du Vatican, a fait une longue déclaration à l'agence italienne de presse ANSA, reprise notamment par les journaux quotidiens Il Messaggero et La Repubblica (28 novembre 1996), sur la possibilité de communiquer avec l'Au-delà à certaines conditions.
  • Le Père Andreas Resch, théologien italien qui a enseigné à Rome à l'Université Pontificale du Latran (Accademia Alfonsiana) dirige depuis 1980 à l'Université d'Innsbruck un institut où l'on étudie l'ésotérisme, l'occultisme, le spiritisme, la parapsychologie (Institut für Grenzgebiete der Wissenschaft [Institut pour les zones frontières de la science])…
  • Le Père Pasqual Magni et le Père Giovanni Martinetti ont rédigé la préface du livre de Linos Sardos Albertini : L'Au-delà existe, Le livre de Poche, 2009, ISBN 978-2-253-06517-3.

Il intervient régulièrement sur les ondes de la radio Ici et Maintenant ! dans les émissions nocturnes de Jean-Claude Carton. Depuis le départ de ce dernier, François Brune est l'un des parrains de la nouvelle émission de Jean-Claude Carton, Toutes les étoiles en parlent sur idFM radio Enghien.

Il répond aux interviews des journalistes de différents pays : Allemagne, Argentine, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Espagne, États-Unis, Haïti, Italie, Luxembourg, Mexique, Pologne, Porto Rico, Portugal, Roumanie, Russie, Suisse.

Les thèmes les plus demandés concernent les expériences de mort imminente qu'il préfère appeler expériences aux frontières de la mort (EFM), ceux que l’on a cru morts et qui sont revenus à la vie de ce monde, les communications avec les morts (notamment par le phénomène de voix électronique). Mais aussi : le Christ devant la science moderne, les reliques de la Passion du Christ (linceul de Turin, tunique d’Argenteuil, suaire d’Oviedo, Sainte Face de Manoppello), les apparitions de la Vierge au Mexique en 1531 et les apparitions de la Vierge à notre époque en Égypte. S'ajoutent à cela des conférences sur divers mystiques chrétiens, musulmans ou hindous.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Pour que l’homme devienne Dieu, Ymca-Press, 1983, 2e édition Dangles, 1992 ; 3e édition Presses de la Renaissance, collection « Petite Renaissance », 2008, (ISBN 978-2-7509-0357-2). Nouvelle édition, mise à jour, tome 1 et 2, Le temps présent 2013.
  • Les morts nous parlent, tome 1, Le Félin, 1988, 2e édition Philippe Lebaud, 1996, 3e édition, Oxus, 2005, (ISBN 978-2-84898-058-4), édition club « Succès du Livre », 1989 ; France Loisirs, 1994.et 2007. Traduit en bulgare, espagnol, italien, polonais, portugais et roumain. Livre de poche, 2009.
  • A l’écoute de l’au-delà, avec la collaboration de Rémy Chauvin, 1re édition sous le titre « En direct de l’au-delà », Robert Laffont, 1993 ; 2e édition Philippe Lebaud, 1999 ; 3e édition Oxus, 2003, (ISBN 2-84898-011-7) ; éditions club Le grand livre du mois, 1999, France Loisirs, 2000 ; traduit en italien et portugais.
  • L’homme doit-il être sauvé ? (Christ et karma) Presses de la Renaissance, collection « Petite Renaissance », 2007, (ISBN 978-2-7509-03466) ; 1re édition sous le titre « Christ et karma - La réconciliation », Dangles, 1995 ; traduit en allemand, espagnol et roumain. Nouvelle édition, mise à jour et avec DVD incorporé, sous le titre Christ et karma, Le temps présent,2012.
  • Dites-leur que la mort n’existe pas, messages de Jean Winter et Gérald de Dampierre, reçus en écriture automatique, présentés et commentés par le Père Brune, Éditions Exergue, 1997, (ISBN 2-911525-18-3), traduit en roumain et en polonais.
  • Saint Paul, le témoignage mystique, Oxus, 2003, (ISBN 2-84898-012-5).
  • Dieu et Satan, Oxus, 2004, (ISBN 2-84898-045-1) ; 1re édition sous le titre « Les miracles et autres prodiges », Philippe Lebaud, 2000 ; édition club France Loisirs 2000 ; traduit en roumain.
  • Le chronoviseur, Oxus, 2004, (ISBN 2-84898-035-4) ; 1re édition sous le titre « Le nouveau mystère du Vatican », Albin Michel, 2002 ; traduit en italien et roumain.
  • La Vierge du Mexique, Le Jardin des Livres, 2002, (ISBN 2-914569-09-2).
  • La Vierge de l’Égypte, Le Jardin des Livres, 2004, (ISBN 2-914569-33-5).
  • Les morts nous parlent, tome 2, Oxus, 2006, (ISBN 2-84898-061-3) ; édition club France Loisirs, 2007. Livre de poche, 2009.
  • Hélas, qu’avons-nous fait de Son Amour ?, Le temps présent, (ISBN 2-35185-020-3).
  • Le secret de ses yeux, le miracle de la Vierge du Mexique, éditions du Temps Présent, Paris, 2008.
  • Les morts nous aiment, éditions du Temps Présent, Paris, 2009.
  • Le Christ autrement, éditions du Temps Présent, Paris, 2010.
  • Mes entretiens avec les morts, éditions du Temps Présent, Paris, 2012.

Préfaces

  • Les morts nous aiment, messages et enseignement du monde de lumière, Jean Winter et Gérald de Dampierre, Le Temps présent, 2009, (ISBN 978-2-351-85050-3).
  • Plus doux sera l'éveil, Christine André, éditions Le Temps présent, 2009, (ISBN 2351850475).
  • Le pays d'après, Jean Prieur, éditions Exergue, 2008, (ISBN 978-2911525711).
  • Quand l'au-delà se dévoile, ils peuvent communiquer, Yves Lines, JMG éditions, 2006, (ISBN 2915164806[à vérifier : isbn invalide]).
  • Ces voix venue de l'Au-delà, Jean Riotte, éditions Albin Michel, 2001, (ISBN 978-2226125323).
  • Dites-leur que la mort n'existe pas, messages de l'au-delà, Jean Winter et Gérald de Dampierre, éditions Exergue, 1997, (ISBN 2-911525-10-3[à vérifier : isbn invalide]).
  • Ainsi vivent les morts, Werner Schiebeler, éditions Exergue, 2000.
  • La vie après la mort terrestre, Werner Schiebeler, traduction de Monique Thiollet, collection La vie et au-delà, Robert Laffont, 1992 (collection Succès du livre, 1993).
  • Théorie et pratique de la transcommunication : un pont entre notre monde et l'au-delà, Hildegard Schäfer, traduction de Monique Thiollet, Robert Laffont et Le Grand livre du mois, 1992.
  • Images et messages de l'Au-delà, Monique Simonet, éditions du Rocher, 1992, (ISBN 2 268 01444 4).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Homonymie[modifier | modifier le code]

Un autre François Brune[modifier | modifier le code]

« Il existe un autre auteur qui, sans le savoir et donc sans aucune mauvaise intention, a pris mon prénom et mon nom de famille comme pseudonyme. Il a écrit d’abord des ouvrages dans la collection « Signes de piste » pour les adolescents, puis, il s’est spécialisé dans les questions d’économie et de publicité. »[153]. En réalité, cet autre François Brune a publié dès 1973 un récit intitulé Mémoires d'un futur Président dans le Journal Combat : comme il l'explique sur son blogue littéraire, c'est à cette occasion qu'il s'est alors donné ce nom d'auteur en combinant son prénom et celui de son épouse. Il l'a naturellement conservé lorsqu'il a ensuite publié des articles dans Le Monde, puis son essai Le Bonheur conforme, chez Gallimard, en 1981. Connu dès cette époque sous cette signature, il n'a su que bien plus tard qu'il existait un prêtre portant ce nom. D'où sa bonne foi dans le maintien de sa signature.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans des messages attribués à Roland de Jouvenel, on peut lire : « Vous n'êtes qu'une partie infime du cosmos et tout le cosmos circule en vous parce que les vibrations de l'univers sont UNE. La plus petite et la plus éloignée des étoiles influe sur votre organisme, la transmission se fait avec le TOUT […]. […] au-delà de votre plan se tient l'indivisible ; et parce que vous communiquez avec cet indivisible, il n'y a pas un de vos frissons, pas une de vos larmes qui ne se répercute dans cette mousseline d'éther, qui absorbe vos ondes, une à une pour les faire tomber sur votre terre en gouttelettes serrées. Tout le mal, tout le bien qui émanent de vous viennent se jeter dans ce réservoir immense ; et c'est pourquoi vous portez sur vos épaules le poids entier de votre époque. […] Vous émettez, vous captez ainsi, sans le savoir, des cerveaux se trouvent reliés à des bancs d'idées similaires : et un ensemble de réactions semblables se produisent simultanément, d'où les vagues d'opinions. »
  2. Critiquant ceux qui ne veulent voir dans le message du Christ qu'un message salutaire et donc une simple philosophie philanthropique, il affirme que la souffrance consentie des innocents et en particulier celle de l'innocent par excellence qu'est le Christ est salvatrice.
  3. En 2007, suivant l'avis d'une commission théologique internationale, le pape Benoît XVI qui estimait à titre personnel en 1984, en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, que la notion de limbes éternelles n'était qu'une hypothèse qui pouvait être abandonnée, a supprimé le concept des Limbes de la théologie catholique. En cela, Benoît XVI reprend le numéro 1261 du Catéchisme de l’Église Catholique de 1992 : « Quant aux enfants morts sans baptême, l’Église ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu, comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux. En effet, la grande miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés et la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire ‘Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas’ (Mc 10, 14), nous permettent d’espérer qu’il y ait un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême ».
  4. La constitution Lumen Gentium dit : « En effet, ceux qui, sans qu’il y ait de leur faute, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais cherchent pourtant Dieu d’un cœur sincère et s’efforcent, sous l’influence de sa grâce, d’agir de façon à accomplir sa volonté telle que leur conscience la leur révèle et la leur dicte, eux aussi peuvent arriver au salut éternel [33]. À ceux-là mêmes qui, sans faute de leur part, ne sont pas encore parvenus à une connaissance expresse de Dieu, mais travaillent, non sans la grâce divine, à avoir une vie droite, la divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires à leur salut. » À l’occasion de l’Angélus du dimanche 1er octobre 2000, commentant la Déclaration Dominus Iesus, le Pape Jean-Paul II a également affirmé : « Avec l'Apôtre Pierre, nous confessons qu'il n'y a pas d'autre nom donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4, 12) ». À cette occasion, Jean-Paul II expliqua que cela ne signifiait pas que le salut était impossible pour les non-chrétiens, mais que la source ultime du salut de tout homme, qu'il soit chrétien ou non, étant dans le Christ, en qui Dieu et l'homme sont unis : Dieu donne la lumière à tous de façon adaptée à leur situation intérieure et à leur environnement, en leur accordant la grâce salvifique à travers des voies qu'il connaît (cf. Dominus Iesus, VI, 20-21).
  5. Les interdits de l'Ancien Testament ne sont quant à eux plus valables pour un catholique.
  6. Il peut s'agir également d'autres entités comme le Christ ou comme Jeanne d'Arc qui selon Pierre Monnier accueillait les soldats morts sur les champs de bataille et dont la mission semble mystérieusement liée à la France.
  7. Pour François Brune, il ne s'agit pas de panthéisme : ce n'est pas une matière éternelle qui est Dieu, c'est bien Dieu qui est le créateur du monde visible et invisible, mais c'est bien son propre souffle qu'il communique à sa créature ; Maître Eckhart disait au XIIIe siècle : « L’Amour n'est rien d'autre que Dieu. Dieu s'aime Lui-même, Il aime aussi toutes les créatures, on en tant que créatures, mais en tant qu'elles sont Dieu. Dans l'amour dont Dieu s'aime Lui-même, Il aime le monde entier. »
  8. Cité dans le dictionnaire des meilleurs médecin d'Amérique en 2001, et élu comme l'un des meilleurs pédiatres en 2002.
  9. Cela expliquerait pourquoi lors de la révision de la vie d'une EMI tous les souvenirs et sentiments sont ressentis simultanément, pourquoi on perçoit alors ceux des autres personnes et pas seulement les siens. Cela expliquerait pourquoi lorsque le même endroit du lobe temporal droit est stimulé à répétition, différents types de souvenirs sont rappelés.
  10. Comme dans la tradition juive, qui se fondant sur le verset suivant tiré du livre de Job : « Voyez, tout cela, Dieu le fait deux ou trois fois en faveur de l’homme, pour ramener son âme des bords de l’abîme et l’éclairer de la lumière des vivants (Livre de Job, 33, 29-30) », affirme que Dieu autorise les humains à sortir de “l’abîme” (une des expressions bibliques désignant le Guehinnom ou Purgatoire) et à revenir dans le monde “des vivants” une deuxième fois et même une troisième si ce n’est une multitude de fois pour se purifier.
  11. La théologie de la lumière présente celle-ci comme énergie incréée de Dieu où Dieu par laquelle Dieu se communique lui-même. Le grand théoricien de cette théologie est saint Grégoire Palamas au XIVe siècle. Elle est le fruit de sa propre expérience au Mont Athos. Elle a été sanctionnée par trois conciles importants et elle est devenue l’enseignement traditionnel des Églises orthodoxes jusqu’à nos jours. Le Père Brune note que ceux qui ont vécu des expériences de mort imminente affirment avoir vu une lumière à nulle autre pareille s'identifiant à l'amour et les appelant à la rejoindre.
  12. Dans la méditation on est invité à penser avec notre intelligence à tout ce que Dieu est pour nous mais on pense à lui comme s’il était absent, dans la prière ou oraison, on s’adresse à Dieu directement.
  13. Dans les Églises orthodoxes, c’est le thème de la descente du Christ aux Enfers : le Christ saisit la main d’Adam d’un côté et celle d’Ève de l’autre et les arrache au tombeau, tandis que les saints de l’Ancien Testament se pressent en attendant leur tour.
  14. Pierre Monnier parle dans ses messages de la complexité de la rédaction de l'Évangile puisqu’il évoque également le rôle joué dans sa rédaction que les fils spirituels de ce Jean.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 9.
  2. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 10.
  3. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 108.
  4. a, b et c François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 234-235.
  5. Alice Mortley, traduction du pasteur G.F. Grosjean, éd. Astra, 1983, Le Christ en vous, p. 105 et 108.
  6. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 179.
  7. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 179-180.
  8. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 182.
  9. a et b François Brune, Saint Paul, le témoignage mystique, éd. Oxus, 2003, p. 95.
  10. François Brune, Saint Paul, le témoignage mystique, éd. Oxus, 2003, p. 98.
  11. Voir l'analyse par Marcel Neusch du livre de Jean-Michel Maldamé, Le péché originel, dans La Croix.
  12. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 193.
  13. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 193-194.
  14. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 47.
  15. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 12.
  16. a et b François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 13.
  17. Jean 14, 9.
  18. Jean 14, 28.
  19. Jean 17, 21-22.
  20. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 244.
  21. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 14.
  22. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 14-15.
  23. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 15.
  24. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 246 et 248.
  25. Emmanuel Ransford, La nouvelle physique de l'Esprit, éd. Le Temps Présent, 2007, p. 57.
  26. Olivier Costa de Beauregard, Le Corps subtil du réel éclaté, éd. Aubin, 1995, p. 74.
  27. David Bohm, La danse de l'esprit, Éditions Seveyrat, 1988, p. 129-130.
  28. Rupert Sheldrake, La mémoire de l'Univers, Ed. du Rochern 1988, p. 261.
  29. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 247.
  30. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 250.
  31. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 249.
  32. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 251.
  33. François Brune, Pour que l'homme devienne Dieu, éd.Presse de la Renaissance, p. 511-513.
  34. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 253.
  35. a et b François Brune, Pour que l'homme devienne Dieu, éd.Presse de la Renaissance, p. 256.
  36. François Brune, Pour que l'homme devienne Dieu, éd. Presse de la Renaissance, p. 261.
  37. Christiane Sanson, Marie de la Trinité, de l'angoisse à la paix, éd. Le Cerf, 2003, p. 127 et 128.
  38. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 262.
  39. François Brune, Les morts nous aiment, éd. Le Temps présent, 2009, p. 270.
  40. François Brune, Les morts nous aiment, éd. Le Temps présent, 2009, p. 268.
  41. François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 304.
  42. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 289.
  43. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 107.
  44. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 49.
  45. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 42.
  46. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 42-43.
  47. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 290.
  48. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 290-291.
  49. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 294.
  50. a et b François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 43.
  51. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 55.
  52. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 12.
  53. François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 38.
  54. a et b François Brune, Les morts nous aiment, éd. Le Temps présent, 2009, p. 303.
  55. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 303.
  56. a et b François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 42.
  57. Entretien sur le site Besoindesavoir.com du 11 janvier 2009.
  58. Saint Paul, Première Épître aux Corinthiens, XII, 10.
  59. Saint Jean, Première Épître, IV, 1.
  60. François Brune, Les morts nous aiment, éd. Le Temps présent, 2009, p. 302-303.
  61. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 66.
  62. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 67.
  63. François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 45.
  64. François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 46.
  65. François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 44.
  66. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 68.
  67. Messages de Jean Winter et Gérald de DampierreLes morts nous aiment, messages et enseignement du monde de lumière, présentation par Le Père François Brune, Le Temps présent, 2009, p. 47 et 49.
  68. Stocker Hunt, OUIJA, the most dansgerous Game, Harper and Row, 1985, p. 69-78.
  69. François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 363.
  70. François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 366.
  71. a et b Marie-Émile Boismard, Faut-il encore parler de "résurrection ?", éd. Le Cerf, 1995.
  72. a et b Michel Aupetit, La mort et après ?, éd. Salvator, 2003.
  73. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 15-55.
  74. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 10-11.
  75. François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 14.
  76. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 11.
  77. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 270.
  78. François Brune, Les morts nous aiment, éd. Le Temps présent, 2009, p. 67-70.
  79. Cécile Monnier, Lettres de Pierre, tome III, p. 412-423
  80. François Brune, Les morts nous parlent, tome I, 2005, éd. Oxus, p. 210.
  81. Révélations de l'Amour divin à Julienne de Norwich, recluse du XIVe siècle, chap. XXI (2e édition, 1925, p. 123.
  82. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 201.
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  88. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 148.
  89. Melvin Morse, La divine connexion, éd. Le Jardin des Livres, p. 61 et 76-77.
  90. a et b François Brune, Les morts nous aiment, tome 2, éd. Oxus, p. 113-115.
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  93. François Brune, Les morts nous aiment, éd. Le Temps présent, 2009, p. 203.
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  96. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 153.
  97. François Brune, Les morts nous aiment, éd. Le Temps présent, 2009, p. 62.
  98. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 145.
  99. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 179.
  100. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 181.
  101. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 183.
  102. Saint Pierre, Deuxième Épître, I, 4.
  103. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 274.
  104. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 277.
  105. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 275.
  106. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 283.
  107. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 282.
  108. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 284.
  109. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 288.
  110. François Brune, Les morts nous aiment, éd. Le Temps présent, 2009, p. 163.
  111. I Pierre, III, 18-21.
  112. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 124.
  113. François Brune, Les morts nous aiment, éd. Le Temps présent, 2009, p. 113-120.
  114. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 198.
  115. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 95.
  116. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 229.
  117. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 228.
  118. François Brune, Christ et Karma, La réconciliation ?, éd. Le temps présent, 2012, p. 235.
  119. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 114.
  120. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 132.
  121. François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 92.
  122. a et b François Brune, Mes entretiens avec les morts, 2012, éd. Le Temps présent, p. 93.
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  151. François Brune, Les morts nous parlent, tome II, éd. Oxus, p. 13-14.
  152. Père Brune, Les morts nous parlent, page 1 de l'introduction.
  153. Déclaration du Père Brune, mai 2008.