Véliocasses

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Les Véliocasses sont un peuple gaulois dont le territoire comprenait le Vexin actuel, auquel ils ont donné leur nom (Veliocassinus > Veuguessin > Vexin)[1].

Leur chef-lieu était Rotomagus – aujourd'hui Rouen.

Origine de l'ethnonyme[modifier | modifier le code]

Le terme celtique -casse est probablement en rapport avec la chevelure qui peut être tressée ou bouclée, comme semble l'indiquer le nom de plusieurs tribus gauloises : les Bodiocasses, les Tricasses, les Viducasses ou les Sucasses. Ainsi, Veliocasses pourrait signifier « les bouclés », bien que le sens de velio- ne soit pas clairement établi : 'modeste', 'honnête' ou 'meilleurs' [?][2].

Limite territoriale[modifier | modifier le code]

Le territoire des Véliocasses suivait le cours de la Seine depuis le confluent avec l'Oise et s'étendait sur le plateau du Vexin sur la rive droite. Puis, au sud et à l'ouest, sur une partie de l'actuel Roumois, dans lequel la limite avec les Lexovii à l'ouest pourrait être la Risle. La limite avec les Calètes est cependant plus difficile à déterminer.

Sources antiques[modifier | modifier le code]

Selon Jules César dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules :

  • ce peuple participe à la coalition des Belges qui affronte les Romains en 57 av. J.-C.. Les Véliocasses figurent dans l'armée coalisée à hauteur de 10 000 hommes[3].
  • En 52 avant J.-C., ils participent au soulèvement général en fournissant 3 000 hommes à l'armée constituée pour porter secours à Vercingétorix[4].
  • On les retrouve l'année suivante aux côtés des Bellovaques dans le cadre d'une ultime rébellion[5].

Découvertes archéologiques[modifier | modifier le code]

Bronze au cheval frappé par les Véliocasses.Date : c. 50-40 AC. DesDescription revers : Cheval galopant à droite, une esse accostée d’un annelet au-dessus et au-dessous du cheval, une amphore renversée sous la patte arrière, double ligne de zigzag derrière la queue .Description avers : Tête diadémée à droite, les cheveux retombant sur la nuque, un collier de perles au cou, légende devant le visage ; fleur trifoliée derrière la nuque .

De nombreuses pièces de monnaie leur sont attribuées[6], en particulier, certaines pièces frappées au nom de SVTICOS / SVTICCOS [7], et d'autres RATUMAGOS. Dans ce dernier cas, il s'agit de l'évocation (à une époque contemporaine ou proche de la guerre des Gaules) de la ville de Rotomagus, c'est-à-dire Rouen, ville qui deviendra le chef-lieu de la civitas des Véliocasses à l'époque impériale. Pour autant, c'est à Vernonnet dans l'Eure qu'a été fouillé et découvert un oppidum avec une entrée monumentale de première importance.

Concernant le monnayage Véliocasse; Louis-Pol Delestrée fait remarquer « que la mention de l'ethnique, "VELIOCAOI", est exceptionnelle en Gaule Belgique alors qu'elle est fréquente au nord-ouest de la Celtique, notamment dans l'ensemble éburo-léxovien ». Brigitte Fischer précise qu'« il est curieux que trois peuples contigus, Véliocasses, Aulerques Eburovices et Lexoviens aient inscrit leur ethnique sur leurs numéraires »[8].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Veliocasses », sur www.arbre-celtique.com (consulté le 24 novembre 2010)
  2. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 109 et p. 310.
  3. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre II, 4.
  4. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VII, 75.
  5. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VIII, 7.
  6. (fr) « Monnaie / Antique / Gauloise / GAULE CELTIQUE / VELIOCASSES (Région de Rouen) », sur www.infomonnaies.com (consulté le 24 novembre 2010)
  7. (fr) « SUTICOS. »
  8. J-B. Colbert de Beaulieu et B. Fischer. 1998. Recueil des inscriptions gauloises (RIG), volume IV Les légendes monétaires. CNRS, Paris, 563 p.