Houlbec-Cocherel
| Houlbec-Cocherel | ||
Le moulin de Cocherel |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Haute-Normandie | |
| Département | Eure | |
| Arrondissement | Arrondissement d'Évreux | |
| Canton | Canton de Vernon-Sud | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération des Portes de l'Eure | |
| Maire Mandat |
Didier Herbeaux 2008-2014 |
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| Code postal | 27120 | |
| Code commune | 27343 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Houlbecquois | |
| Population municipale |
1 354 hab. (2010) | |
| Densité | 116 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 35 m — Max. 143 m | |
| Superficie | 11,64 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.houlbec-cocherel.fr | |
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Houlbec-Cocherel est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie. Ses habitants sont appelés Houlbecquois.
Sommaire |
Situation [modifier]
Houlbec-Cocherel est constitué de deux communes, Houlbec et Cocherel, dont la fusion remonterait au XVIIe siècle. Le bourg de Houlbec se compose de deux parties distinctes, l'une située sur le plateau de Madrie, où l'on trouve la mairie, les écoles et la salle polyvalente, l'autre (le Bas Houlbec), en contrebas, le long du ru, où sont situés l'église Saint-Pierre, et le cimetière qui l'entoure. La commune englobe plusieurs hameaux, Cocherel, La Moinerie, La Cailletterie, La Petite Fortelle, la Grande Fortelle, la Poterie et La Côte aux Brebis.
Toponymie [modifier]
Le toponyme Houlbec (Holbec XIIe siècle) est dérivé du scandinave Holr bekkr signifiant « ruisseau en creux » ou « ravine »[1]. On trouve de nombreux Houlbec, Houllebec en Normandie qui s'appliquent à des cours d'eau et / ou à des villages.
Cocherel est attesté sous la forme latinisée Cocerellus vers 1011. Ce nom est analogue aux Cocherel du sud et aux Coquerel du nord de la ligne Joret. Ces toponymes correspondraient à des moulins à eau ou à vent[2].
Histoire [modifier]
Le charme du hameau de Cocherel, au bord de l'Eure, séduisit Aristide Briand (1862-1932) qui en fit sa résidence de prédilection. Cocherel était déjà entré dans l'histoire lorsque Bertrand Du Guesclin y massa ses troupes avant de mettre en déroute les Anglo-Navarrais en 1364.
Le fief d'Houlbec, au Moyen Âge, et jusqu'à la Révolution, se divisait en deux portions : Houlbec-le-Pré et Houlbec-la-Salle. Leurs manoirs s'élevaient dans le vallon. Celui du Pré a été détruit au début du XXe siècle, il était situé au sud-est du Bas Houlbec. L'autre, celui de la Salle, bâti derrière le chevet de l'église, a été détruit à la Révolution.
Le site formé par l'église de Cocherel, le cimetière, le tombeau d'Aristide Briand et leur environnement est classé le 15 novembre 1934 ; le site formé par l'Eure, le pont et les moulins de Cocherel est classé le 16 août 1977[3]
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 354 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- La bataille de Cocherel s'est déroulée le 16 mai 1364 sur le territoire actuel des deux communes Houlbec-Cocherel et Hardencourt-Cocherel. C'est sur cette dernière que se trouve la pyramide commémorative, où est gravé :
A
B. DU GUESCLIN
BATAILLE DE COCHEREL
XVI MAI MCCCLXIV
- Tombe d'Aristide Briand : Le Président du Conseil a découvert fortuitement, lors d'une partie de chasse, le petit hameau de Cocherel (commune d'Houlbec-Cocherel). Pendant quelque temps, il s'est contenté de louer une chambre à l'auberge Querolle, en face du pont. Il s'y plaisait tant qu'il a petit à petit acheté plusieurs propriétés où il aimait à venir, loin des soucis de la vie politique et où il vivait simplement au milieu des habitants. Il a demandé à être inhumé dans le cimetière attenant à la chapelle de Cocherel, où son tombeau, une sobre et massive dalle de granit, regarde la vallée d'Eure pour l'éternité.
- Statue d'Aristide Briand (tout près du pont sur l'Eure située aussi sur le territoire de la commune d'Hardencourt-Cocherel)
- Notre-Dame de Cocherel, cette église[6], dont l'origine est très ancienne, est dédiée à Notre-Dame. Le patronage en revenait à l'abbaye Saint-Ouen de Rouen. La porte d'entrée, en anse de panier, présente une voussure ornée de feuillages et d'animaux rampants, caractéristiques du gothique tertiaire. C'est le seul témoin de la construction primitive. À l'intérieur, se trouvent des statues de sainte Barbe du XVe siècle, saint Sébastien et sainte Anne du XVIe.
- Lavoirs anciens : celui du Bas-Houlbec et celui de Cocherel.
- Église Saint-Pierre d'Houlbec où sont conservés d'anciens costumes de charitons (Confrérie de charité). Cette église, contient les statues de sainte-Catherine du XVe siècle, sainte Barbe et de saint Michel du XVIe siècle.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Aristide Briand (voir plus haut)
- Luc-Marie Bayle (1914-2000). Entre à l'école navale en 1932 où il devient officier de marine. En 1935, il effectue une campagne en Chine sur le Balny. Il est nommé peintre officiel de la marine en 1944. Il a commandé la marine française en Polynésie de 1956 à 1958, puis a été nommé directeur du Musée de la Marine de 1972 à 1980. L'œuvre de Luc-Marie Bayle se compose de dessins, d'aquarelles, de tapisseries. Il a illustré de nombreux livres.
- Jeane Manson vit à Houlbec-Cocherel depuis 1991.
- Marc Eisenberg vit à Houlbec-Cocherel dans le domaine des Bois d'Houlbec. Classé 233ème fortune française, sa famille détient un patrimoine de 280 millions d'euro (en 2011).
Sources [modifier]
- Adolphe-Georges Poulain, Des rives de la Seine aux bords de l'Eure et de l'Epte. Les environs de Vernon, 1935 ; Éditions Res Universis, 1993 (ISBN 2-7428-0085-9) (ISSN 0993-7129)
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154), p. 129
- François de Beaurepaire, Op. cité.
- Base Mérimée
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- souvent improprement nommée chapelle, or l'édifice renferme des fonts baptismaux, ce qui lui vaut l'appellation d'église
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la mairie de Houlbec-Cocherel
- Houlbec-Cocherel sur le site de l'Institut géographique national
- Houlbec-Cocherel sur le site de la préfecture de l'Eure
