Francisque Poulbot

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Francisque Poulbot

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Francisque Poulbot en 1913

Naissance 6 février 1879
Saint-Denis
Décès 16 septembre 1946 (à 67 ans)
Paris
Nationalité française
Activités affichiste, dessinateur

Œuvres réputées

les « Poulbots »

Francisque Poulbot, né à Saint-Denis le 6 février 1879 et mort à Paris le 16 septembre 1946, est un affichiste, goguettier, dessinateur et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Affiche dessinée par Francisque Poulbot, 1916

Né dans une famille d'enseignants – ses parents sont instituteurs –, Francisque Poulbot est l'aîné de sept enfants. Doué pour le dessin, il n'ose cependant pas se présenter à l'École des beaux-arts. À partir de 1900, ses dessins commencent à être publiés dans la presse. Il s'installe à Montmartre et épouse, en février 1914, Léona Ondernard, avant de partir pour le front ; il est cependant réformé l'année suivante. Durant la Grande Guerre, il signe des affiches et des cartes postales patriotiques, ce qui lui vaudra, pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'occupation allemande, d'être assigné à résidence.

Très attaché à la vie montmartroise, Poulbot s'associe, en 1920-1921, à la création de la « République de Montmartre » avec ses amis Adolphe Willette, Forain et Maurice Neumont. Il est à leur côté membre de la goguette du Cornet. En 1923, pour venir en aide aux enfants nécessiteux de Montmartre, il ouvre un dispensaire rue Lepic.

Il meurt dans sa maison, au 13 avenue Junot à Montmartre[1] le 16 septembre 1946 et est inhumé au cimetière de Montmartre.

Famille[modifier | modifier le code]

Il était marié à Leona, née en 1881 et décédée en 1958.

La nièce de Francisque Poulbot, Paulette dite « Zozo » (1912-1985), fille de son frère Paul, et qui perdit sa mère alors qu'elle n'avait pas trois ans, fut probablement élevée par lui. Elle est souvent présentée comme sa fille adoptive. Elle épousa le dessinateur Jean Cheval, fils d'Adrien Cheval, un de ses amis (il y a par ailleurs eu des séries de cartes postales de Poulbot et de Cheval).

Les « poulbots »[modifier | modifier le code]

Boutique parisienne vendant des « poulbots »

Le néologisme « poulbot » a été créé en référence à ses nombreuses illustrations représentant des titis parisiens : les gamins des rues. Une illustration de Gavroche, le célèbre personnage du roman Les Misérables de Victor Hugo, en est le parfait exemple.

Au 43 bis de la rue Damrémont on peut voir un remarquable ensemble de faiences murales décorées par Poulbot sur le thème de la vie des poulbots dans le Montmartre de 1910. Cet ensemble décorait l'accès d'un ancien bain-douches.

Hommage[modifier | modifier le code]

En 1967, l'impasse Trainée sur la butte Montmartre à Paris, prend le nom de rue Poulbot[2].

Exposition[modifier | modifier le code]

La Bibliothèque Forney et l'Association des amis de Francisque Poulbot ont organisé du 15 septembre 2007 au 5 janvier 2008 une exposition "Francisque Poulnot affichiste".

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Yvorel, « De Delacroix à Poulbot, l'image du gamin de Paris », Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière », numéro 4, 2002 [lire en ligne]
  • Zozo Poulbot, Poulbot, mon père des gosses, Édition Astrid, 1982
  • Les petits Poulbots : Poulbot 1875-1946, Musée départemental de l'éducation de Saint-Ouen-l'Aumône, 1991.
  • François Robichon, Poulbot, le pire des gosses, Paris, Hoïbeke, 1994

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'après la plaque commémorative sur la façade de sa maison
  2. Rue Poulbot sur le site de la voirie de la ville de Paris.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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