Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle

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Charles-Louis-Auguste Fouquet
Duc de Belle-Isle
Portrait en buste de Charles-Louis-Auguste Fouquet (1684-1761), duc de Belle-Isle, maréchal de France par Maurice Quentin de La Tour (exposé au Salon de 1748)Collection particulière
Portrait en buste de Charles-Louis-Auguste Fouquet (1684-1761), duc de Belle-Isle, maréchal de France par Maurice Quentin de La Tour (exposé au Salon de 1748)
Collection particulière

Surnom Maréchal de Belle-Isle
Naissance 22 septembre 1684
à Villefranche-de-Rouergue
Décès 26 janvier 1761 (à 76 ans)
à Versailles
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Maréchal de France
Conflits Guerre de Succession d'Autriche
Distinctions Pair de France
Chevalier des Ordres du Roi
Chevalier de la Toison d'or
Membre de l'Académie française
Autres fonctions Ministre d'État
Secrétaire d'État à la Guerre
Gouverneur des Trois-Évêchés
Famille Fouquet
Blason famille Fouquet.svg
D'argent à l'écureuil rampant de gueules, armes des Fouquet.

Charles-Louis-Auguste Fouquet, duc de Belle-Isle, né à Villefranche-de-Rouergue le 22 septembre 1684 et mort à Versailles le 26 janvier 1761, est un officier et diplomate français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Il est petit-fils du surintendant Nicolas Fouquet. Duc de Belle-Isle, duc de Gisors et pair de France en 1748, chevalier des Ordres du Roi et de la Toison d'or, prince de l'Empire, ministre d'État (1756), secrétaire d'État à la Guerre (1758) et maréchal de France.

Il est le fils de Louis Fouquet, marquis de Belle-Isle (1661-1738) et de Catherine Agnès de Lévis (1660-1728).

Le 20 mai 1721, Belle-Isle épouse, en premières noces, Henriette-Françoise de Durfort de Civrac. En secondes noces, il épouse Marie-Casimire-Thérèse-Geneviève-Emmanuelle de Béthune, en 1729. De leur union, Louis-Marie Fouquet de Belle-Isle naquit en 1732. Ce dernier deviendra gouverneur de Metz en 1756, avant d'être tué au combat pendant la Guerre de Sept Ans.

Une ascension fulgurante[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille en disgrâce, il doit son succès certes à ses talents, mais également au soutien sans faille de sa famille et à ses qualités relationnelles. Après s'être distingué sous Louis XIV et sous la Régence dans les guerres de Flandre et d'Espagne, il fut nommé en 1727, gouverneur des Trois-Évêchés, puis en 1732, lieutenant général. Il servit en 1734 sous le maréchal de Berwick. Habile négociateur, il contribua puissamment à assurer les duchés de Bar et de Lorraine à la France (1736).

La guerre de Succession d'Autriche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Succession d'Autriche.

Il est élevé à la dignité de maréchal de France en 1740[1]. Quand l’empereur Charles VI meurt, en octobre de la même année, Belle-Isle représente le parti de la guerre. Il pousse le roi Louis XV et son ministre, le cardinal de Fleury à s’engager dans le conflit en soutenant l'électeur Charles-Albert de Bavière, cousin issu de germains de son épouse.

Le 25 janvier 1741, à la mort de Chauvelin, il est nommé ambassadeur extraordinaire en Allemagne pour appuyer l'élection à l'Empire du duc de Bavière sous le nom de Charles VII du Saint-Empire. Il prit une grande part à la guerre de Succession d'Autriche, commande la Bohême, et fit prendre Prague ; mais entouré de forces supérieures, il est forcé d'évacuer la ville et fait alors une retraite qui est universellement admirée (1742).

Il alla ensuite défendre le Dauphiné et la Provence, que menaçaient les Autrichiens et les Piémontais (1746). Le 16 mai 1756, il devint ministre d'État et, le 3 mars 1758, secrétaire d'État au département de la Guerre.

Le gouvernement des Trois-Évêchés[modifier | modifier le code]

Gouverneur de la province des Trois-Évêchés en résidence à Metz durant plus de trente années de 1727 à sa mort, il a créé la Société royale des sciences et des arts de la ville de Metz, où il a participé également à la construction de l'abbatiale Sainte-Glossinde de Metz, de l'église Saint-Simon-Saint-Jude (1737-1740), de l'hôtel de l'Intendance (aujourd’hui préfecture de Metz), de la place d'Armes (1770) et de l'opéra-théâtre (1738-1752). On lui attribue cette déclaration osée : « la ville de Metz est ma maîtresse ».

Il se trouva parfois opposé à l'évêque de la ville, Claude de Rouvroy de Saint-Simon.

Il fut élu en 1749 à l'Académie française. Voltaire a dit de lui : « Il écrivait d'une manière simple et commune, et on ne se serait jamais aperçu, par le style de ses dépêches, de la force et de l'activité de ses idées ».

Son frère - et conseiller - est connu sous le nom de chevalier de Belle-Isle.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Nom du prince et blasonnement
Orn ext maréchal-duc et pair OSE.svg
Blason Charles Louis Auguste Fouquet (1684-1761).svg
Armes du duc de Belle-Isle

Écartelé : aux 1 et 4, de Fouquet ; aux 2 et 3, de Lévis.[2],[3]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le 11 février 1741 d'après Pinard, commis au bureau de la guerre - Chronologie historique, militaire, tome 3, page 333 - 1761; ouvrage dédié à Belle-Isle
  2. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  3. Michel Popoff et préface d'Hervé Pinoteau, Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or,‎ 1996, 204 p. (ISBN 978-2-86377-140-2)

Lien externe[modifier | modifier le code]