Écouis

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Écouis
L'Hôtel de ville d'Écouis
L'Hôtel de ville d'Écouis
Blason de Écouis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Arrondissement des Andelys
Canton Canton de Fleury-sur-Andelle
Intercommunalité Communauté de communes des Andelys et de ses Environs
Maire
Mandat
Claude Roussel
2008-2014
Code postal 27440
Code commune 27214
Démographie
Population
municipale
794 hab. (2010)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 41″ N 1° 25′ 55″ E / 49.3113888889, 1.43194444444 / 49.3113888889; 1.4319444444449° 18′ 41″ Nord 1° 25′ 55″ Est / 49.3113888889, 1.43194444444 / 49.3113888889; 1.43194444444  
Altitude Min. 76 m – Max. 156 m
Superficie 13,07 km2
Localisation

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Écouis

Écouis est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie.

Ses habitants sont appelés les Escoviens.

Géographiquement et historiquement Écouis est un village du Vexin normand.

Sommaire

Géographie[modifier]

Située sur la route reliant Paris à Rouen, c'est une petite localité de moins de 800 habitants. Elle comprend les hameaux: Mussegros, Villerest et Brémules.

Toponymie[modifier]

Le village est attesté sous les formes Scodeis XIe siècle, Escoies XIIIe siècle.

François de Beaurepaire[1] suggère une forme en -iacas, suffixe à l'accusatif pluriel, issu de -acum et qui explique les terminaisons en -ies de Picardie, de Belgique et dont il existe quelques applications en Normandie (cf. Guiseniers, Dardez, également dans l'Eure). Il marque la propriété et est généralement précédé d'un anthroponyme

Par contre, il doute de l'existence du nom de personne Scotus qui pourrait expliquer le premier élément. Ce même anthroponyme est reconnu par Albert Dauzat et Charles Rostaing dans le nom de lieu Écouen (Escuem XIIe siècle)[2].

Conjecturellement, on peut interpréter le premier élément par l'appellatif germanique skauti « hauteur, pente » ou *skot « bosquet »[3], que l'on retrouverait dans Écos (Escoz v. 1034, Scoht 1060)[4].

Comme c'est souvent le cas, le gentilé ne tient pas compte des formes anciennes qui impliqueraient les Escotiens.

Histoire[modifier]

En 1141, Alfred, seigneur de Gamaches, donne l'église Saint-Aubin à l'abbaye du Bec. En 1370, le roi Philippe le Bel offrit la seigneurie d'Ecouis à Enguerrand de Marigny. Celui-ci habitait au Manoir du Fay, aujourd'hui détruit. Il a fondé un hospice et une collégiale de 12 chanoines qui ont perdurés jusqu'à la Révolution[5].

Jusqu'en 1800, Écouis est le chef-lieu de canton.

Au XIXe siècle, la commune comprend « 9 débits de boissons, 2 hôtels restaurants, 3 épiceries, 2 garagistes, charron, bourrelier, cordonnier, grainetier, quaincaillerie, 2 couvreurs, 3 maçons, menuisiers et même un photographe »[6]. La commune construit la mairie actuelle en 1903, pour une somme de 40 000 francs, grâce au legs de Madame Gloria.

Héraldique[modifier]

Armes d'Écouis

Ses armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

d'or à l'aigle de sable, becquée et membrée de gueules

Administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936   Lebatard    
mars 2001 2008 Christine Delafontaine    
2008 Claude Roussel    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 794 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
568 643 637 628 729 900 923 928 879
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
957 849 946 944 964 888 880 833 802
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
835 779 656 544 591 699 715 629 838
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
794 781 734 700 714 716 752 757 794
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[7] puis Insee à partir de 1968[8].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier]

La Collégiale d'Écouis

Ecouis possède une collégiale de dimensions imposantes fondée par Enguerrand de Marigny. L'intérieur de l'édifice renferme plusieurs statues remarquables.

Article détaillé : Collégiale Notre-Dame d'Écouis.

Personnalités liées à la commune[modifier]

Voir aussi[modifier]

Bibliographie[modifier]

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 103.
  2. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, librairie Guénégaud 1979. p. 259.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  4. François de Beaurepaire, Op. cit., p. 102 - 103.
  5. Histoire et Géographie du Département de l'Eure - Rateau et Pinet - 1870
  6. L'Andelle et ses plateaux, octobre 2010, Charleval: Éditions du Bois.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Liens externes[modifier]