Thiers (Puy-de-Dôme)

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Thiers
La pedde du Coin des Hasards dans les vieux quartiers
La pedde du Coin des Hasards dans les vieux quartiers
Blason de Thiers
Héraldique
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Thiers (chef-lieu)
Canton Thiers (chef-lieu)
Intercommunalité Thiers communauté
Maire
Mandat
Claude Nowotny (PCF)
2014 - 2020
Code postal 63300
Code commune 63430
Démographie
Population
municipale
11 232 hab. (2011)
Densité 252 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 26″ N 3° 32′ 54″ E / 45.8572222222, 3.54833333333 ()45° 51′ 26″ Nord 3° 32′ 54″ Est / 45.8572222222, 3.54833333333 ()  
Altitude Min. 283 m – Max. 793 m
Superficie 44,49 km2
Localisation

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Thiers

Thiers est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Elle est l'une des quatre sous-préfectures du département avec Ambert, Issoire et Riom. L'arrondissement de Thiers se compose de quarante-trois communes réparties entre six cantons. Les habitants sont appelés les Thiernois.

Thiers est la capitale française de la fabrication du couteau, avec près de cent entreprises dans ce domaine et un musée de la coutellerie qui lui est consacré. Les deux tiers des couteaux produits en France pour la poche, la cuisine ou la table sont fabriqués par des entreprises thiernoises[1]. Le savoir-faire des couteliers thiernois puise sa source dans une tradition ininterrompue depuis plus de six siècles[2].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Thiers est située dans le Massif central, pour partie sur les contreforts du massif des Bois noirs et des monts du Forez, pour partie dans la plaine de la Dore, à l'est de la Limagne. Elle est distante de 346 km de Paris et se place au cœur d'un réseau de villes importantes comme Lyon à 100 km, Saint-Étienne à 80 km ou Clermont-Ferrand à 37 km[3].

Rose des vents Riom
34 km
Vichy
32 km
Roanne
45 km
Rose des vents
Clermont-Ferrand
37 km
N Lyon
100 km
O    Thiers    E
S
Issoire
42 km
Ambert
37 km
Saint-Étienne
80 km
Communes limitrophes 

La commune de Thiers est adhérente du Parc naturel régional Livradois-Forez depuis la création de celui-ci en 1984.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Comme la majorité des communes du département, Thiers est classée dans la zone de sismicité modérée[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Durolle, qui rejoint la Dore en bordure ouest de la commune.

Thiers à la fin du XIXe siècle.

Climat[modifier | modifier le code]

Thiers bénéficie, du point de vue des températures, d'un climat similaire à Clermont-Ferrand ou Vichy. En raison de son site à flanc de coteau, les températures moyennes sont cependant légèrement inférieures. La pluviométrie est quant à elle proche du double de celle de Clermont-Ferrand, en raison de l'absence de foehn et du forçage orographique créé par le massif du Forez, qui induit une grande quantité de précipitations. Elle est aussi plus élevée qu'à Vichy, car l'action des montagnes de l'arrière-pays, plus hautes, y est plus marquée.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Thiers bénéficie de deux sorties d'autoroute sur l'A89 en direction de Lyon ou Clermont-Ferrand. Elle est aussi traversée par deux routes nationales : la Route départementale 2089 ex N 89 et la Route départementale 906 ex N106 en direction d'AMBERT

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Thiers.

Autres voies de communication[modifier | modifier le code]

La ville bénéficie de la proximité de l'aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne, à 43 km, pour une durée de trajet de 34 minutes. Thiers se trouve aussi à moins de deux heures des aéroports de Saint-Étienne-Bouthéon (96 km, 1 h 05) et de Lyon-Saint-Exupéry (180 km, 1 h 56)[5].

Urbanisme et population[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La géographie de Thiers est marquée par son étagement le long des collines escarpées surplombant la vallée de la Durolle. Le dénivelé important fournissait la force hydromotrice nécessaire à la papeterie et à l'émouture des couteaux.

La ville de Thiers[modifier | modifier le code]

Villages et hameaux[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts : Les Allumettes, Bellevue, les Belins, le Breuil, le Bout du Monde, Chassignol, Château-Gaillard, Chez Thermes, Cizolles, Chochat, Courty, Dégoulat, le Fau, Felet, Gardelle, les Garniers, le Grand Tournant, la Goutte, Granetias, les Horts, Jambost, Lamirand, Lombard, Matussière, Membrun, les Molles, Nadal, le Nohat, Panthèze, Pigerolles, Pinon, Pisseboeuf, Ravailloux, les Ribbes, la Rigaudie, La Roche Noire, les Salomons, Sauvage-Billetoux, Soulon, les Tavards, Trois Villes, la Varenne, la Vidalie ,le chêne rond

Logement[modifier | modifier le code]

Les Jaiffours est un bâtiment au long cours qui domine la ville et a une histoire riche de plus de 40 années. L'association « Béton armé » retrace l'histoire de ce quartier. Sa destruction a débuté en 2007 et s'est terminée en 2008.

Agglomération et aire urbaine[modifier | modifier le code]

L'agglomération ou unité urbaine de Thiers se constitue des communes de Thiers et Peschadoires[6] et comptait 13607 habitants en 2009[7].

Avec 17 804 habitants en 2009[8], l'aire urbaine de Thiers était la 266e de France. Elle se compose de sept communes (Thiers, Peschadoires, Escoutoux, Dorat, Néronde-sur-Dore, Paslières et Noalhat)[9] et fait partie de l'espace urbain de Clermont-Ferrand[10].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 11 232 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
11 970 10 605 10 743 11 497 9 836 9 982 9 981 13 284 13 964
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
15 192 15 901 16 069 16 635 16 343 15 333 16 754 16 814 17 135
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
17 625 17 418 17 437 16 239 15 859 16 383 16 181 15 409 16 243
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
16 369 16 623 16 567 16 018 14 832 13 338 12 194 11 232 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12])
Histogramme de l'évolution démographique


Un premier pic de la population a été atteint en 1901 avec 17 625 habitants avant une baisse jusqu'au sortir de la Seconde Guerre mondiale et une remontée vers un nouveau pic en 1968. À partir des années 1980, la population communale accuse une forte baisse.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les graphiques ci-dessous représentent les pyramides des âges en 2008 de la population de la commune de Thiers, et de celle département du Puy-de-Dôme.

Pyramide des âges à Thiers en 2008 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
7,2 
75 à 89 ans
13,8 
16,3 
60 à 74 ans
17,0 
22,0 
45 à 59 ans
20,2 
17,0 
30 à 44 ans
18,1 
18,8 
15 à 29 ans
15,1 
18,0 
0 à 14 ans
14,2 
Pyramide des âges du Puy-de-Dôme en 2008 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
6,4 
75 à 89 ans
10,6 
14,2 
60 à 74 ans
14,7 
21,7 
45 à 59 ans
21,0 
20,7 
30 à 44 ans
19,2 
19,7 
15 à 29 ans
18,2 
17,0 
0 à 14 ans
15,2 

Par rapport à l'ensemble de la population du Puy-de-Dôme, on note dans la pyramide des âges thiernoise un déficit des tranches d'âges 15-29 ans et 30-44 ans qui peut être expliqué par un nombre importance de départs d'étudiants et par un solde migratoire négatif des actifs, notamment des plus diplômés. La part de la population féminine à Thiers (52,76 %) est, comme dans le reste du département, supérieure à la moyenne nationale (51,6 %).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Thiers vient de Tièrn en occitan. La ville est mentionnée comme Castrum Tigernum par Grégoire de Tours au VIe siècle[15],[16]. Tihernum 1373 (après lénition de /g/ intervocalique), Tiernium 1392[17].

Xavier Delamarre[18], suivant Albert Dauzat[19], y voit le mot gaulois tigerno-, seigneur. La signification du Castrum Tigernum serait donc celle de 'fort seigneurial'. On retrouve ce terme celtique dans l'ethnonyme Tigurini, tribu de la Suisse actuelle et sans doute dans Thiernu (Aisne, *Tigerno-ialon). Il est également attesté en celtique insulaire : vieil irlandais tigern, tigirn, seigneur, chef ou vieux breton Tigern, Tiarn, Seigneur, Chef.

En revanche, l'homographie et l'homophonie avec Thiers (Oise) est sans doute fortuite, de tertium, borne militaire [?].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Thiers vers 1450 - Armorial de Revel.

En 1371, la baronnie de Thiers passe aux Ducs de Bourbon.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La répression des menées contre-révolutionnaires commence très tôt à Thiers, dès la fin juin 1791 (après la fuite du roi arrêtée à Varennes). Elle s'amplifie en février 1793 avec des visites domiciliaires contre les prêtres réfractaires et dans les familles d'émigrés. Cette précocité dans les mesures de répression aboutit à une création paradoxalement tardive du comité de surveillance révolutionnaire, le 22 mai 1793, soit plus d'un mois après l'arrivée de la loi dans le district. Il fut cependant peu actif : la maison d'arrêt n'ouvre qu'en septembre, sur ordre des représentants en mission. Le commissaire de ces représentants, Dulac, opère 49 arrestations à Thiers, principalement dans les milieux insermentés et nobles impliqués dans les révoltes de Vollore et Servant. Il n'est actif qu'à partir d'octobre 1793[20].

Thiers au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Thiers sera une des rares villes, la seule du Puy-de-Dôme, à être libérée par les armes le . Les combats opposeront d'une part les 400 hommes du SS-Panzergrenadier-Ausbildungs-Bataillon.18 « Horst Wessel »[21] et les FTP du 103e bataillon FFI-FTPF dirigés par le Commandant André Rossignol (alias « Pigeon »), des éléments « sédentaires » des FTP et des MUR, rejoints par le 104e bataillon FFI-FTPF du commandant Roger Beligat (alias « Alain Derval »). L'engagement plus que tardif des hommes du chef militaire FFI Serge Renaudin d’Yvoir (alias « Victoire ») sera mis en question[22]. Le maire désigné par le Régime de Vichy Lucien Brasset sera, avec le sous-préfet Villaret, l'intermédiaire entre les FFI et les troupes allemandes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Thiers (Puy-de-Dôme).svg De gueules à un navire d'argent sur une mer du même.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

La vie politique thiernoise est marquée par un fort et ancien ancrage à gauche[23].
Dès le début du XXe siècle, des élus ont été soutenus ou se sont réclamés du mouvement socialiste. Le développement d'une véritable culture ouvrière issue de l'essor précoce de l'industrie a constitué un terreau fertile pour la gauche. L'hégémonie du Parti socialiste particulièrement forte après la Seconde Guerre mondiale est cependant remise en cause au début des années 2000, puisqu'il perd coup sur coup les municipales et les législatives. Dans la foulée de l'élection d'André Chassaigne, le PCF revient à un bon niveau et le Parti de gauche est bien implanté dans la région. La droite souffre de façon chronique d'un manque de personnalités fortes et de querelles intestines. Si l'UDF de Valéry Giscard d'Estaing à tiré son épingle du jeu dans les années 1970, les mouvements gaullistes ont toujours été sensiblement en dessous de leurs scores nationaux. Les résultats de l'UMP sont en baisse très nette comme dans le reste du département. Le Front national, bien que souvent représenté par des candidats « fantômes », réalise des scores un peu supérieurs à ceux enregistrés au niveau régional et départemental.

Sur les dix derniers députés élus au suffrage majoritaire sur la circonscription, huit se réclamaient de la gauche (Jean-Baptiste Duchasseint, Noël Chamerlat, Joseph Claussat, Ernest Laroche, Claude Pradel[24], Fernand Sauzedde, Maurice Adevah-Pœuf et André Chassaigne), deux seulement de la droite (René Barnérias et Jean-Marc Chartoire) pour seulement sept ans de mandats cumulés[25].

À Thiers, aux présidentielles de 1965, François Mitterrand l'emporte déjà d'une courte tête sur Charles de Gaulle et plus facilement en 1974 sur l'Auvergnat Valéry Giscard d'Estaing. L'ancrage à gauche de la ville se confirme aux élections présidentielles de 2007 puisque, dans un contexte de forte mobilisation, Ségolène Royal arrive en tête au premier tour et obtient 56,61 % des voix au second tour (près de 10 % au-dessus de son résultat national). En 2012, au second tour, François Hollande porte le score de la gauche à 63,33 %.

Le vote des Thiernois marque une certaine méfiance envers les institutions européennes puisqu'au référendum de ratification du traité de Maastricht de 1992 ils se prononcent, à l'inverse de l'ensemble des Français, pour le non à 50,74 %. En 2005, le vote de Thiers est conforme à la tendance nationale, mais la majorité qui rejette le projet de constitution y est sensiblement plus large (61,46 %)[26].

Résultat des élections pour la commune de Thiers[26]

PCF FdG PS UMP FN Autres Abst.
Législatives 2002 1er tour 16,95 - 29,28 37,79 09,50 06,48 37,95
Législatives 2002 2e tour 52,20 - - 47,80 - - 41,79
Régionales 2004 1er tour 20,35[27] - 27,67 28,42 11,67 11.89 37,67
Régionales 2004 2e tour - - 57,95[28] 42,05 - - 33,56
Cantonales 2004 1er tour 12,23[29] - 38,53 10,88 10,55 27,81[30] 36,79
Cantonales 2004 2e tour - - 65,89 - - 34,11[30] 33,17
Européennes 2004 06,51 - 38,75 16,31 10,35 28.08 60,82
Présidentielles 2007 1er tour 02,83 - 31,38 23,79 10,79 31,21[31] 12,97
Présidentielles 2007 2e tour - - 56,61 43,39 - - 13.27
Législatives 2007 1er tour 37,32 - 19,24 28,91 03,22 11,31 43,35
Législatives 2007 2e tour 67,23 - - 32,77 - - 40,71
Européennes 2009 - 12,81[32] 18,71 24,81 06,00 37,67 64,18
Régionales 2010 1er tour - 40,44[27],[32] 17,38 20,61 09,91 11,66 55,31
Régionales 2010 2e tour - - 68,02[28] 31,98 - - 51,23
Cantonales 2011 1er tour 20,55[29] 25,41[33] 09,94 10,86 18,06 15,20[34] 57,67
Cantonales 2011 2e tour - 100 - - - - 72,23
Présidentielles 2012 1er tour - 14,29 35,40 18,46 19,75 12,1[35] 19,85
Présidentielles 2012 2e tour - - 56,61 43,39 - - 13.27
Législatives 2012 1er tour - 42,73 20,56 16,44 14,80 6'47 46,24
Législatives 2012 2e tour - 70,80 - 29,20 - - 49,85

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Thiers se situe dans la tranche de population comprise entre 10 000 à 19 999 habitants. 33 conseillers municipaux sont donc élus pour six ans.

La mairie se situe sur la place Antonin-Chastel, à l'emplacement de l'ancienne sous-préfecture. Les locaux actuels datent de la fin des années 1970.

La majorité actuelle au conseil municipal de Thiers issue des élections de 2001 a été reconduite en 2008. Thierry Déglon, ancien adjoint à l'économie du maire socialiste Maurice Adevah-Pœuf, en rupture avec celui-ci, se présente en 2001 à la tête d'une liste sans étiquette. Sa liste arrive en seconde position de la triangulaire, derrière l'union de la gauche mais devant la liste de droite. Après le retrait de cette dernière, il remporte le second tour. L'échec relatif du nouveau maire aux cantonales de 2004 semble lui promettre une réélection difficile. Cependant, en 2008, il bénéficie de l'absence de liste à droite et remporte les municipales au premier tour.

La majorité municipale actuelle se veut particulièrement active sur le renouvellement urbain. Elle s'attache aussi à promouvoir le sport et à rénover les équipements sportifs.

Liste des maires de Thiers[modifier | modifier le code]

Tout au long du XXe siècle, des municipalités de gauche se sont succédé. En 1971, l'élection du centriste René Barnérias a constitué une réelle surprise mais dès 1977, le parti socialiste a repris la ville avec Maurice Adevah-Pœuf, qui passera vingt-quatre ans dans le fauteuil de maire.

Article détaillé : Liste des maires de Thiers.
Liste des maires depuis la libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944-1952 Antonin Chastel SFIO Émouleur puis distillateur
1952-1971 Fernand Sauzedde SFIO Artisan graveur puis secrétaire général de la Mairie. Député de 1962 à 1978
1971-1977 René Barnérias UDF Agent d'assurances. Député de 1978 à 1981
1977-2001 Maurice Adevah-Pœuf PS Professeur. Député de 1981 à 1993 et de 1997 à 2002
2001-2014 Thierry Déglon Sans étiquette Chef d'entreprise
2014- Claude Nowotny PCF

Logotype[modifier | modifier le code]

Le premier logo de la ville qui existait depuis des siècles était un bateau à trois voiles. Le deuxième logo de Thiers reprend les couleurs du blason de la ville en les associant symboliquement avec la vocation industrielle de la ville (gris pour le métal et rouge pour le feu). Les trois lames de couteaux qui s'en détachent évoquent aussi les voiles du navire qui y figurait.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Thiers est jumelée avec les villes de :

Ces deux villes se sont jumelées en 1992.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La sous-préfecture de Thiers est installée rue Prosper-de-Barante. L'arrondissement de Thiers, qui recouvre exactement les limites de l'ancien district de 1790, se compose de quarante-trois communes réparties entre les six cantons de Châteldon, Courpière, Lezoux, Maringues, Saint-Rémy-sur-Durolle et Thiers.

Économie[modifier | modifier le code]

Thiers est le siège d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie du Puy-de-Dôme née de la fusion en 2010[36] de la Chambre de commerce et d'industrie de Thiers avec les trois autres CCI du département. Le service industrie de la CCI du Puy-de-Dôme doit être basé à Thiers[37]. Les créateurs ou repreneurs d'entreprise peuvent bénéficier de prêts par le biais de la plate-forme d’initiative locale Créa-Thiers Initiatives. Un hôtel d’entreprises est également à leur disposition dans la zone du Felet.

Répartition des emplois par secteur d'activité en 2008

  Agriculture Industrie Construction Commerce, transports,

services divers

Administration publique, enseignement,

santé, action sociale

Thiers 0,5 % 27,4 % 4,1 % 34,6 % 33,4 %
Issoire 0,5 % 31,4 % 4,4 % 32,1 % 31,6 %
Riom 0,4 % 23,0 % 5,9 % 34,1 % 36,6 %
Clermont-Ferrand 0,4 % 14,4 % 4,6 % 44,6 % 35,9 %
Puy-de-Dôme 3,6 % 17,2 % 6,7 % 40,4 % 32,1 %
France métropolitaine 3,0 % 14,3 % 6,9 % 45,3 % 30,5 %
Sources des données  : Insee[38]

Avec 27,4 % des emplois (près du double de la moyenne nationale), l'industrie tient encore une place importante dans la cité coutelière. On observe tout de même, à Thiers comme ailleurs, une baisse de cette part qui était en 1999 de 35,8 %. La ville présente un profile similaire à Riom et Issoire, deux autres sous-préfectures du département de taille comparable, qui ont aussi une forte vocation industrielle. Mais contrairement à ses voisines qui accueillent des implantations de grands groupes nationaux et internationaux, le développement de Thiers s'est fait, presque exclusivement de façon endogène, sur un tissu ancien et très dense de PMI.

L'industrie à Thiers[modifier | modifier le code]

L'histoire de la Vallée des usines, lieu de production de la coutellerie thiernoise, est présentée dans l'Usine du May, véritable vitrine de l'activité industrielle et ouverte en mai 2009.

Le site de 400 salariés de l'équipementier Dapta, spécialisé en décolletage, qui appartenait à une filiale du groupe suisse UBS, a été racheté en 2006 par Leipold et le fonds d'investissement Green Recovery. Une centaine de salariés étaient alors menacés de licenciement[39]. Dapta était l'un des principaux employeur de la région, mais était passé de 570 à 250 emplois de 2003 à 2006[40]. Les députés du groupe communiste et républicain ont accusé la Eurodec Industrie, filiale d'UBS, d'avoir pillé les actifs du groupe, et se sont aussi interrogés pour savoir si l'opération de vente de Dapta à UBS, à un prix surélevé, n'aurait « pas pu dissimuler certaines opérations de blanchiment[40] ? » DAPTA avait auparavant été racheté en 1991 par la holding IFI, proche de François Pinault[40]. Un règlement à l'amiable fut trouvé entre IFI-DAPTA et le groupe Pinault-Printemps-La Redoute (PPR), celle-là accusant celui-ci de préjudices financiers[40].

Fabrication de couteaux[modifier | modifier le code]

Couteau Le Thiers

Histoire de la Coutellerie à Thiers

Article connexe : La coutellerie à Thiers.

L'agriculture[modifier | modifier le code]

Les services et le commerce[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2008

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Thiers 0,6 % 5,8 % 9,0 % 23,5 % 29,7 % 31,5 %
Issoire 0,6 % 4,7 % 9,6 % 22,2 % 29,3 % 33,6 %
Riom 0,3 % 5,0 % 14,9 % 28,3 % 29,6 % 22,0 %
Clermont-Ferrand 0,2 % 3,5 % 18,2 % 29,1 % 29,7 % 19,3 %
Puy-de-Dôme 2,9 % 6,1 % 13,5 % 24,7 % 28,7 % 24,1 %
France métropolitaine 2,0 % 6,0 % 16,1 % 24,9 % 28,5 % 22,6 %
Sources des données : Insee[38],

On note à Thiers un nombre important d'ouvriers et d'employés (plus de 61 % des actifs) et la faible part d'emplois de cadres. Le profil sociologique de Thiers ressemble à celui d'Issoire, alors que Riom, d'ailleurs inclus dans l'aire urbaine de Clermont-Ferrand, voit le sien se rapprocher de celui de la capitale régionale.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

Les écoles publiques thiernoises sont au nombre de sept : l'école George Sand (centre), l'école de Turelet, l'école de la Vidalie, l'école du Moûtier, l'école Emile Zola (Les Molles), l'école du Fau, l'école des Garniers. Elles accueillent un millier d'élèves environ.

L'enseignement privé tient une place assez modeste dans la ville. Il y a un seul établissement scolaire privé (Jeanne d'Arc), qui regroupe une école primaire (environ 170 écoliers) et un collège.

Enseignement secondaire et formation professionnelle[modifier | modifier le code]

Établi dans la cité scolaire du Pontel, le collège Antoine Audembron, seul collège public, accueille environ 700 élèves à la rentrée 2011. Il comporte une SEGPA ainsi qu'une section ULIS scolarisant des élèves handicapés. L'offre de formation y propose les options latin et grec ancien.

Article détaillé : Lycée Jean-Zay (Thiers).

Enseignement supérieur et enseignement des arts[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre hospitalier de Thiers.

Thiers est le huitième pôle hospitalier auvergnat pour la fréquentation en MCO[41] derrière Clermont-Ferrand, Montluçon, Vichy, Le Puy, Aurillac, Moulins, et Issoire[42], à égalité avec Riom et devant Saint-Flour, Brioude et Ambert La ville dispose d'un centre hospitalier public d'une capacité de 290 lits qui se répartissent entre les services de médecine, chirurgie, obstétrique, soins de suite, longs séjours et psychiatrie. La maison de retraite du Belvédère qui en dépend accueil 75 résidents et 63 places sont disponibles en hôpital de jour et en soins à domiciles[43].

L'institut de formation d'aides-soignants (IFAS) du centre hospitalier de Thiers peut accueillir 21 élèves. Le centre médico-psychologique pour enfants, installé rue Mancel-Chabot, assure les consultations de pédo-psychiatrie et le relais santé de la rue du Pirou aide les personnes en situation précaire à prendre en charge leurs problèmes de santé physiques ou psychologiques.

Pour 2009, le centre hospitalier de Thiers comptabilise 12 278 passages aux urgences et 571 sortis SMUR, 23 688 consultations externes, 492 naissances, 2 650 interventions au bloc opératoire, et réalise 5 193 scanners et 1 659 échographies. C'est aujourd'hui le plus gros employeur de la ville avec plus de 620 agents[43].

La médecine de ville[modifier | modifier le code]

Thiers compte une vingtaine de médecins spécialistes libéraux qui assurent une offre de soins assez complète (Angéiologie, cardiologie, pneumologie, allergologie, ORL, dermatologie, rhumatologie, gynécologie, ophtalmologie, radiologie et psychiatrie)

Sécurité civile[modifier | modifier le code]

Le Centre de Secours Principal de Thiers, installé au Breuil, regroupe 29 sapeurs pompiers professionnels et une quarantaine de volontaires. La compagnie de Thiers forme avec la compagnie d'Ambert le groupement Est du SDIS 63 qui couvre les deux arrondissements, le Canton de Randan, les communes de Peslières, Saint-Dier, Ceilloux, Domaize, Tours-sur-Meymont, Saint-Flour, Trézioux, Bort-l'Étang, Ravel et Beauregard-l'Évêque[44].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un stade comptant six terrains de foot et rugby. D'autres stades existent dans la ville comme les Graviers, le Fau, les Belins, les Garniers.

Cultes[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Le quotidien régional La Montagne (groupe Centre France) propose une édition de Thiers-Ambert (ISSN 0767-404X).
  • La Gazette (groupe Centre France) est depuis 1948 l'hebdomadaire d'information incontournable du pays thiernois. Elle paraît chaque jeudi et couvre l'actualité de l'arrondissement de Thiers, le secteur de Noirétable dans la Loire et aussi depuis quelques années le canton de Randan et le pays d'Ambert (ISSN 2114-3560).
  • Plusieurs journaux spécialisés se partagent le marché des petites annonces : Le journal du coin est un périodique de la région de Thiers. Info et Le 63 proposent des petites annonces de tout le Puy-de-Dôme.
  • La Galipote est un périodique d'information satirique publié à Vertaizon qui traite de l'actualité politique en Auvergne.
  • Thiers est couverte par la station France Bleu Pays d'Auvergne basée à Clermont-Ferrand.
  • Radio Arverne, radio associative implantée à Gerzat est captée à Thiers sur la fréquence 100.2 et traite l'actualité locale.
  • On peut aussi suivre les programmes de Logos FM, une radio basée à Vichy.
  • Variance FM propose depuis Puy-Guillaume une programmation musicale axée sur la chanson française et le musette.
  • L'actualité de Thiers est couverte à la télévision par la station France 3 Auvergne basée à Clermont-Ferrand.
  • Comme le reste du Puy-de-Dôme, le secteur de Thiers reçoit aussi les programmes de la chaîne Clermont Première.

Culture[modifier | modifier le code]

Musées et salles d'expositions[modifier | modifier le code]

Un émouleur du musée de la coutellerie.
  • Le musée de la coutellerie propose en plus de ces collections permanentes, des expositions temporaires et des démonstrations du travail des couteliers sur différents sites[45].
  • Dans l'hôtel du Pirou, au premier étage du bâtiment qui accueille l'office de tourisme, est exposée la Donation Calamy, une collection d'objets de l'Antiquité (Mésopotamie, Égypte, Grèce...), de Céramique d'Iznik, de tapisseries et de meubles anciens notamment[45].
  • Le Creux de l'enfer, centre d'art contemporain avec une programmation nationale et internationale[46].
  • L'Usine du May présente l'histoire et les perspectives de l'industrie à Thiers. Elle accueille aussi des expositions d'artistes (Sergio Toppi été 2011, Derib été 2012)[45].
  • La médiathèque et le hall de la mairie accueillent aussi des expositions temporaires.
  • Le château de la Chassaigne (propriété privée) présente chaque été avec l'association La pomme d'or une exposition sur un thème différent (Cluny et le Moyen Âge en 2010 ou L'âme de Thiers à l'été 2011)[47].
  • L'orangerie (Centre d’initiation et de sensibilisation à l’environnement) dans le parc du Moûtier propose une promenade éducative dans un biotope tropical reconstitué[45].

Dans les environs de Thiers, on peut aussi visiter le musée départemental de la Céramique à Lezoux[48] ainsi que le Moulin Richard de Bas à Ambert[49] consacré à la papeterie. À Cervières, on peut visiter pendant l'été la Maison des Grenadières. Le Parc naturel régional Livradois-Forez propose avec le circuit de la Route des métiers la découverte d'activités artisanales très variées[50].

Salles de spectacles[modifier | modifier le code]

  • Espace est un complexe culturel de trois salles adaptées pour tous les types de spectacles comme pour les réunions publiques.
  • Le Métro est une salle de concert dédiée aux musiques actuelles.
  • Le Moulin bleu est un cabaret qui propose une revue unique dans la région.
  • Le cinéma le Monaco (3 salles) offre une programmation variée et bénéficie du label « Art et Essai ». Le ciné-club local y présente chaque mois un film.

Thiers bénéficie de sa proximité avec des centres urbains plus importants et ses habitants peuvent facilement profiter de la programmation culturelle de ceux-ci : Clermont-Ferrand et Vichy sont environ à une demi-heure de route, Roanne et Saint-Étienne à une heure.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La foire au pré se tient au Moûtier, dans le bas de la ville, le deuxième week-end de septembre (initialement le 14 septembre uniquement). Véritable « fête nationale » de Thiers selon l'expression de Jean Anglade, c'est un rendez-vous presque obligatoire pour les habitants de tout le pays Thiernois[51]. Son existence remonte à huit-cents ans, sans doute plus[52]. On y trouve tous genres de stands, des souvenirs aux vêtements, des manèges aux chevaux de trait. La coutume est d'y manger de la tripe dès l'aurore[51].
  • Chaque année depuis 1997, le premier week-end de juillet, a lieu La Pamparina, un festival de musiques qui se tient dans les rues de la ville autour d'un thème qui change chaque année (cordes, voix, percussions, danses, etc.)
  • Chaque printemps, depuis 1991, se déroule Coutellia : Festival du couteau d'art. Plus de 100 exposants venus du monde entier y participent. Des démonstrations sont faites et le public peut « mettre la main à la pâte ». C'est aussi l'occasion d'un concours de créations, toujours dans un esprit confraternel.
  • Les 13 km thiernois a lieu début juin depuis 18 ans. La déclivité de la ville qui rend cette course à pied particulièrement délicate est heureusement compensée par le climat convivial qui prévaut.
  • La marche Roanne-Thiers lance, chaque premier samedi du mois de décembre à minuit, ses quelques centaines de participants sur la route reliant les deux villes. Longue de 56 km, elle part alternativement de Thiers (les années paires) ou de Roanne (les années impaires).

Parmi les manifestations les plus notables de la région, on peut citer le Free Wheels (rencontre internationale de motards) à Courpière. Ambert organise chaque année la Ronde des Copains, festival de musique et de danses du monde et Saint-Amant-Roche-Savine propose le festival la Belle rouge. Les Concerts de Vollore offrent une programmation de musique classique en montagne thiernoise.

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Costume des environs de Thiers à la fin du XVIIIe siècle, début XIXe.
  • Les cochonnailles sont souvent à l'honneur à Thiers comme dans le reste du Massif central. Elles sont la base d'une gastronomie populaire, peu onéreuse et très « nourrissante ». Les tripes « à la mode de Thiers » sont aussi incontournables à l'occasion de la foire au Pré que le sont les moules-frites à la braderie de Lille. Le rapoutet est préparé à base de morceaux de jarret de jambon cuit généralement accompagné de choux et de pommes de terre. La saucisse de choux d'Arconsat faite à partir de poitrine de porc et de choux est la spécialité la plus reconnue de la montagne thiernoise et a sa confrérie[53].
  • Au moment du fromage, on peut hésiter entre le gaperon produit dans la plaine (secteur entre Thiers, Lezoux et Ris) et le chèvreton qui vient plutôt de la montagne. Si l'on préfère s'en tenir aux fromages plus connus, Thiers se situe dans les zones AOP de la fourme d'Ambert et du bleu d'Auvergne.
  • La tarte à la bouillie est un dessert des plus typiques du pays. Comme dans beaucoup de régions de montagne la myrtille est utilisée pour les tartes ou la confiture. Les baies bleues sont célébrée à la mi-août au Col du Béal (communes de Saint-Pierre-la-Bourlhonne et de Chalmazel).
  • Les guenilles sont des beignets (proches des bugnes lyonnaises) qui se mangent, selon Jean Anglade en trois occasions : « Au temps du Carnaval, pour la foire au Pré et dans n'importe quelle autre circonstance. »

Langue régionale et identité thiernoise[modifier | modifier le code]

Patrimoine et tourisme[modifier | modifier le code]

Thiers n'ayant jamais été dans son histoire, le séjour régulier de grands seigneurs ou de puissances de l'église, son patrimoine ne comporte pas d'éléments particulièrement célèbres ou spectaculaires mais se compose plutôt d'ensembles cohérents d'édifices dont beaucoup sont répertoriés aux monuments historiques.

Le patrimoine religieux thiernois[modifier | modifier le code]

Église Saint-Genès

L'église Saint-Genès[modifier | modifier le code]

Article connexe : église Saint-Genès de Thiers.

Le plus important édifice religieux de la ville est l'église Saint-Genès qui date des XIe et XIIe siècles[54]. Elle est dédiée au martyr Genès de Mycène, décapité, si l'on en croit la tradition, sur un rocher (dit aujourd'hui rocher Saint-Genès) situé juste en dessous de l'actuel cimetière Saint-Jean. De style roman, les remaniements successifs du XIIIe siècle au XIXe siècle ont profondément altéré son aspect. La façade occidentale, que le visiteur arrivant de la plaine voit se détacher au milieu des maisons étagées à flanc de colline, a été entièrement reconstruite entre 1860 et 1863[54] au moment de l'installation des grandes orgues[55]. La façade nord a elle aussi beaucoup changé avec notamment l'ajout d'un porche en pierre de Volvic remplaçant celui qui se trouvait auparavant côté l'ouest. On peut se faire une idée des changements opérés au XIXe siècle grâce au travail de plusieurs illustrateurs[56]. La façade sud, quant à elle, est bien mieux préservée et conserve de beaux aspects romans (dont un cadran solaire), remarqués par Prosper Mérimée. L'édifice est surtout remarquable par sa coupole octogonale, la plus grande d'Auvergne[54], et ses audacieuses voûtes d'ogives qui soutiennent la nef d'une largeur peu commune de 9,50 mètres[57]. Les chapiteaux sont uniquement décoratifs. Dans la chapelle du Saint-Sacrement, un hôtel est dédié à saint Éloi, patron des couteliers. Dans la chapelle des Morts, un écusson marque la suzeraineté de la Maison de Bourbon et dans la chapelle de la Vierge, une inscription rappelle le saccage de l'église par les Huguenots en 1568[55]. Les restaurations menées aux XIXe et XXe siècles ont permis de mettre à jour des vestiges de pavements de mosaïques (que certains ont attribué au premier édifice d'époque mérovingienne ?)[54] ainsi que d'intéressantes fresques murales[58].

L'église Saint-Symphorien et logis abbatial du Moûtier[modifier | modifier le code]

Au pied de la ville, près du site originel du Castrum, se trouve l'ensemble constitué de l'abbaye du Moûtier et de l'église Saint-Symphorien qui en a dépendu pendant près de dix siècles.

Comme Saint-Genès, l'église Saint-Symphorien, dans le quartier du Moûtier, a été rebâtie aux XIe et XIIe siècles à un emplacement qui accueillait déjà une église peu après l'évangelisation de la région à la fin du IIIe siècle. La légende veut qu'un fidèle y ait apporté trois pierres tachées du sang du saint martyrisé à Autun. Ce premier édifice en bois a été détruit au VIe siècle en même temps que le « castrum[59] ». L'église reconstruite dépendra désormais de l'abbaye bénédictine voisine. Comme Saint-Genès, elle sera remaniée au XIXe siècle. Lors de la « restauration » de 1882, elle perdra près de 15 mètres en longueur et la nef sera abaissée[54]. Le chœur actuel est situé au niveau de l'ancien carré du transept. À l'arrière du bâtiment, on peut encore voir les ruines de l'ancienne abside rectangulaire et du transept. La façade et la base de l'édifice présentent encore un bel aspect roman et on peut y admirer un superbe ensemble de chapiteaux ornés de motifs variés (végétaux, animaux, sirènes...). Des traces de polychromie ont permis de rendre à l'intérieur ses anciennes couleurs à l'occasion de la restauration de 2005.

L'abbaye du Moûtier aurait été fondée en 765 par Aldebert, évêque de Clermont et placée sous l'égide de saint Benoît. Elle a été rattachée à l'ordre de Cluny au XIe siècle. Pierre, abbé, réorganise l'abbaye à partir de 1002[60] et offre, avec le consentement du seigneur de Thiers, sa soumission à Odilon, abbé de Cluny en 1011[61]. Le contrat de pairiage passé avec Alphonse de Poitiers (frère de saint Louis) en 1251 assure la protection royale et « l'indépendance » de l'abbaye qui peut exercer ses droits seigneuriaux (et de justice) sur la partie basse de la ville. Après la ruine d'une partie des bâtiments conventuels par une crue de la Durolle et la chute de ses effectifs, l'abbaye est supprimée par le pape Pie VI en 1782. De l'édifice qui reste aujourd'hui on peut dater les tours qui encadrent la porte principale du XVe siècle. Les galeries de bois de la façade sont postérieures.

Renouant avec son passé, le logis Abbatial du Moûtier, avec La ville de Thiers, les associations « Office de tourisme », « La Pomme d'Or », le Château de la Chassaigne (et la commune de Ris et son prieuré fondé par Amblard de Thiers), est depuis peu membre de la fédération des sites Clunisiens[62]. L'inauguration de la plaque officialisant cette appartenance a eu lieu le 17 septembre 2011.

Les autres édifices du patrimoine religieux thiernois[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Jean (place Saint-Jean) a donné son nom au quartier qui la borde. Ancien siège de la troisième paroisse de Thiers, elle est aujourd'hui désaffectée. D'époque romane, elle fut presque entièrement reconstruite au XVe siècle pour être englobée au siècle suivant dans les fortifications qui devaient protéger la ville lors des guerres de religion. Des éléments propres à sa vocation défensive sont toujours visibles aujourd'hui. Après avoir servi de dépôt d'armes pendant la Révolution, elle fut rendue au culte et nouveau restaurée au XIXe siècle[54]. Le cimetière du même nom qui la jouxte au sud est très pittoresque. Situé sur un à-pic surplombant la Durolle, il offre de jolis points de vue sur la vallée et le bas de la ville. Son unité, due à la quasi-absence de constructions funéraires récentes, et sa situation (pentue) lui confèrent un cachet particulier.

Sa désaffection et sa fermeture au public, sans compter le vandalisme (jets de pierres sur les vitraux), l'ont rendue dans un état déplorable, bien que son intégrité ne soit pas en danger.

  • Le temple de l'église réformée (place Duchasseint) édifié entre octobre 1853 et juillet 1854 et financé uniquement par des dons et collectes[63],[64].
  • La chapelle Saint-Roch (rue Saint-Roch) sur le puy Seigneur, édifiée après de l'épidémie de peste de 1629. Un office y est célébré chaque 16 août suivi de la bénédiction des enfants.
  • La chapelle des Sœurs de Nevers (rue de l'Abbé Delotz) construite au XIXe siècle pour un établissement scolaire catholique.
  • La chapelle de l'Hospice (rue de Mancel-Chabot) construite au XIXe siècle, desservait l'ancien hôpital.
  • La chapelle des Belins (village des Belins) construite au XVIIIe siècle.
  • La chapelle des Garniers (village des Garniers) construite au XIXe siècle avec l'aide de Barante.
  • La chapelle Saint-Jean-Baptiste de Bellevue (village de Bellevue) édifiée en 1928 par les habitants du village.
  • La chapelle du fau village du nohat et du fau

Le patrimoine civil thiernois[modifier | modifier le code]

Château du Pirou

Maisons remarquables du centre ancien[modifier | modifier le code]

La vieille ville de Thiers recèle de nombreuses maisons anciennes datant du XVe au XVIIe siècle. Les maisons à colombage sont très nombreuses. Parmi celles-ci, l'hôtel du Pirou (ou « château du Pirou ») est l'édifice le plus emblématique de la ville. Il se distingue par l'aspect élancé que lui donne son pignon en encorbellement soutenu par deux piliers de bois et son toit complexe et harmonieux. Construit en 1410[65] par Louis II de Bourbon, seigneur de Thiers, pour servir de résidence à ses gouverneurs, il héberge aujourd'hui l'Office de tourisme. Dans la rue du Pirou la maison des Sept péchés Capitaux doit son nom aux énigmatiques sculptures qui ornent les corbeaux soutenant le premier étage. Au bout de cette même rue, le pedde du coin des Hasards a remplacé au XVe siècle les fortifications de la porte Chanier. On peut y remarquer un beau linteau de bois sculpté.
Les maisons situées aux numéros 12 et 14 de la rue de la Coutellerie, inscrites à l'Inventaire national des Monuments historiques, possédaient parmi les plus beaux colombages de la ville (avec, sur le no 12 une belle corniche à fleurons et au 14 des croisillons ouvragés et des statuettes pittoresques) jusqu'à leur effondrement en 2012 après des années d'abandon[66].
La maison de l'Homme des Bois au 21, rue de la coutellerie, toujours du XVe siècle, se distingue par la décoration particulièrement riche de son premier étage. En plus d'un belle série de statuettes finement sculptées, on trouve la représentation de l'homme étrange qui donne son nom à l'édifice[67]. Vêtu de peaux de bêtes, son expression est celle d'un illuminé et il tient un long bâton terminé par un visage qui pourrait figurer la « Mère folle » des alchimistes[68].
La pierre de Volvic fait son apparition à Thiers dans la deuxième moitié du XVIe siècle. De cette époque on peut citer l'hôtel Favier (no 10, rue du Bourg) et sa porte gothique richement sculptée de motifs « en choux-fleurs ». l'hôtel Ossandon[69] (no 8, rue Grenette, appelé aussi maison du Duc de Lauzun[70]) présente une porte très caractéristique du style Renaissance « tardif » avec des éléments qui annoncent le style Louis XIV[71]. La maison des Consuls (ou maison des échevins, XVIIe siècle) a un agencement intérieur assez complexe desservi par une tour d'escalier polygonale. Elle abrite aujourd'hui le musée de la Coutellerie.

Châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Disséminées autour de la ville, plusieurs petites seigneuries ont laissé leurs empreintes dans le paysage thiernois grâce aux châteaux et manoirs qui les hébergeaient[72].

  • Le château du Croc (ou Cros Perdrigeon), au nord de la ville, date du début du XIVe siècle comme en témoignent les inscriptions sur les deux tours, et présente encore un bel aspect de demeure fortifiée. Les murs ont jusqu'à deux mètres d'épaisseur avec une base en pierre, le reste est maçonné avec un pisé très dur. On franchit le fossé qui borde le château sur un pont de pierre qui a remplacé le pont-levis au XVIIIe siècle[73]. L'édifice a défendu la ville pendant les Guerres de religion. Un vaste parc et une ferme très ancienne jouxtent l'édifice. De la famille du Croc, on se souviendra de Philibert, maître d'hôtel ordinaire de Charles IX, nommé ambassadeur auprès de Marie Stuart, reine d'Écosse, en 1565[74]. En 1806, le Croc devient propriété de la famille Perdrigeon qui lui donne son nom.
  • Le château des Horts situé au sommet de la ville a subi des modifications aux XVIIIe et XIXe siècles mais conserve lui aussi un aspect de château fort. Les remparts forment un carré encadrant une cour centrale et sont flanqués d'une tour à chaque angle. Construit au XVIe siècle par la famille Ossandon, il passe ensuite aux Riberolles[75].
  • Francséjour (ou Freiz-séjour), près du Moûtier, a été construit à la fin du XVe siècle pour Jehan Petidé, prévôt de l'église de Thiers et conseiller de Jean de Bourbon[75]. Cette élégante gentilhommière a conservé son bel ensemble de bâtiments agricoles.
  • Le Château de la Chassaigne se trouve à la sortie de la ville, aux abords de la route de Vichy. Manoir gothique, sa construction date de la fin du XVe siècle. Au premier étage, on trouve la grande galerie ainsi qu'une chapelle bien conservée. La Chassaigne accueille chaque été les visiteurs autour d'une exposition thématique (expliquée et mise en valeur lors de la visite par le copropriétaire des lieux) et propose d'autres manifestations culturelles tout au long de l'année. Le château vaut aussi pour les jardins qui l'entourent. D'esprit anglais, le jardin principal se compose de véritables « chambres » de verdure d'une grande variété d'inspirations. À l'Ouest, une terrasse accueil un jardin de style classique[76].
  • Les Béraux furent édifiés au XVIe siècle par Jean Archimbaud, un riche marchand.
  • Le manoir des Champs, construit au XVIIe siècle pour la famille Grandsaigne, qui s'alliera avec celle de Blaise Pascal. Au XVIIIe siècle, son nouveau propriétaire, subdélégué de Thiers, y a implanté une magnanerie.
  • Le manoir des Molles a peut-être abrité les derniers jours du comédien Montdory. Sa fille Catherine avait en effet épousé son propriétaire l'année précédente[77].
  • Dans le bas de la ville, au bord de la route allant à Clermont-Ferrand, on peut remarquer un manoir de style néogothique construit en 1892 par la famille Rousselon et flanqué de sa chapelle.
  • En lisière de l'agglomération thiernoise, sur la commune d'Escoutoux, se trouve le domaine de la Verchère et son beau manoir du XIVe siècle.

À proximité de Thiers, on trouve plusieurs châteaux adhérents à La route historique des châteaux d'Auvergne[78]. Le château de Vollore (commune de Vollore-Ville) conserve des souvenirs de la famille La Fayette. Le château de la Barge (commune de Courpière) avec sa chapelle aux vitraux exceptionnels. Le château d'Aulteribe (commune de Sermentizon), ancienne propriété de George Onslow, conserve ses très riches collections de mobilier et d'œuvres d'art. Le château de Ravel (commune de Ravel) présente une des plus anciennes frises héraldiques de France ainsi que des jardins dessinés par Le Nôtre. Le château des Martinanches avec ses douves toujours en eaux. À voir aussi dans les environs le bourg pittoresque de Châteldon dominé par son château du XIIIe siècle ainsi que les restes de la forteresse de Mauzun (commune de Mauzun) et ceux d'Urfé (commune de Champoly).

Les autres édifices du patrimoine civil thiernois[modifier | modifier le code]

Même si la majeure partie des fortifications a été détruite ou englobée dans les constructions postérieures, on peut encore en voir quelques vestiges dans la ville haute. Quatre enceintes ont été bâties autour du château pour accompagner le développement urbain entre le XIe et le XVe siècle[79]. Du château seigneurial, il reste la tour de l'Horloge qui, bien que tronquée, domine encore le pâté de maisons au sud de la rue du Pirou. De la première enceinte du XIe siècle subsiste la partie basse de la tour carrée de la Chancellerie. C'est aujourd'hui une maison à l'angle de la rue du Palais et de la place du Pirou. Sur sa façade nord, la porte romane qui servait d'entrée jusqu'à 1450 environ est toujours visible. De la deuxième enceinte du XIIIe siècle il reste le Coin des Hasards (ancienne porte Chanier ou porte des Barres) et sa tour de maistre Raymond de Veyrière (le tout remanié au XVe siècle). Un peu plus haut, rue Alexandre-Dumas, on trouve un joli ensemble avec la tour Pignat que domine une tour de guet. Rue Rouget de l'Isle se trouve la tour Notre-Dame, vestige de la porte du même nom qui ouvrait la troisième enceinte.

Viscéralement liée à la Durolle, Thiers compte plusieurs ponts intéressants. Le pont du Navire au Moûtier est du XIIIe siècle. Le pont de Seychal accueille depuis le XIIe siècle les voyageurs venant de la montagne par l'ancien grand chemin. Le pont Saint-Jean du XVe siècle est aujourd'hui enclavé au milieu des usines. Plus récent, le pont Saint-Roch construit en 1882 jette son arche unique au-dessus de la vallée des usines. Le viaduc du Grand Tournant avec ses sept arches et ses 28 mètres de haut est le plus remarquable des nombreux ouvrages d'art construits sur le tronçon (accidenté et pittoresque) Thiers-Boën de la ligne ferroviaire achevée en 1877[80].

Parmi les réalisations du XXe siècle, on peut citer deux bâtiments de style Art déco : le lycée Jean-Zay inauguré en 1934 et la poste centrale achevée avant la Seconde Guerre mondiale. De style plus contemporain, le complexe Espace réalisé par l'architecte Jean-Louis Godivier est inauguré en 1989.

Le patrimoine industriel thiernois[modifier | modifier le code]

Thiers possède également un important patrimoine industriel, en particulier au lieu-dit du Creux de l'Enfer, où se trouvent certaines des usines de coutellerie, et là où s'est installé le Centre d'art contemporain de Thiers. La majorité de ces usines se trouvent le long de la Durolle, jusqu'à la ville de Noiretable. Nombre de ces usines sont désaffectées.

Le musée de la coutellerie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Musée de la coutellerie.

La vallée des usines[modifier | modifier le code]

Nichée au creux du pont de Saint-Roch, se trouve la plus vieille usine de Thiers encore en activité : la manufacture de coutellerie Lacroix. Ne produisant plus de couteaux en son nom propre, elle abrite cependant un atelier qui perpétue la tradition coutelière.

La vallée des rouets[modifier | modifier le code]

À 3 km, à Château-Gaillard, dans la profonde vallée de la Durolle, on peut encore visiter la vallée des Rouets où étaient situés les ateliers des émouleurs mus par la force hydraulique. Un seul est encore en l'état, utilisé jusqu'en 1976 par son dernier propriétaire, Georges Lyonnet. Aujourd'hui, un parcours permet de se rendre compte des vestiges des autres rouets disséminés dans la vallée.

Les monuments[modifier | modifier le code]

Le monument à la Mutualité (place de la Mutualité) érigé en 1913 est le premier en France à rendre hommage au mutualisme[80]. Le monument aux Morts (Square de Verdun) est construit en 1923 sur les plans de l'architecte Deroure. Les sculptures sont de Joanny Durant de Boën-sur-Lignon[80]. Le monument au comédien Montdory (à l'entrée de la cité scolaire du Pontel) réalisé par le sculpteur Vaury est inauguré le 11 juillet 1937 à l'occasion des fêtes qui célèbrent le tricentenaire de la création du Cid.

Le patrimoine naturel et les promenades[modifier | modifier le code]

Tourisme et hébergement[modifier | modifier le code]

Représentations de Thiers dans la littérature et dans les arts[modifier | modifier le code]

Thiers dans la littérature[modifier | modifier le code]

Thiers au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Thiers en philatélie[modifier | modifier le code]

Trois timbres en rapport avec Thiers ont été émis :

  • 1976 : Thiers, dessiné par Marie-Noëlle Goffin et gravé par Eugène Lacaque. Valeur faciale de 1,70 F. Oblitération 1er jour à Thiers le 9 octobre 1976[81].
  • 1987 : Coutellerie d'art - Thiers, Dessiné et gravé par Patrick Lubin. Valeur faciale de 1,90 F[82].
  • 2004 : La Coutellerie, par Bruno Ghiringhelli dans la série Portraits de régions N° 3 - La France à vivre Valeur faciale de 0,50 €. Oblitération 1er jour à Thiers, le 27 mars 2004[83].

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chiffres de 1983 Roselyne Lassale p.474 Pays de Thiers Le regard et la mémoire
  2. Bruno Tournilhac p.28 Le pays de Thiers : le regard et la mémoire
  3. Distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
  4. Risques sismiques dans le département du Puy-de-Dôme, en vigueur au 1er mai 2011.
  5. Temps de parcours depuis le centre ville de Thiers (Place Antonin-Chastel). Estimation sur via michelin
  6. INSEE
  7. INSEE
  8. INSEE
  9. INSEE
  10. Voir carte des aires urbaines
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. « Évolution et structure de la population à Thiers en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2011)
  14. « Évolution et structure de la population du Puy-de-Dôme en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2011)
  15. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979. p. 675.
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume I, Librairie Droz 1991. p. 125. 2230.
  17. Ernest Nègre, Op. cité.
  18. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p 295.
  19. Op. cité.
  20. Philippe Bourdin, « Naissance et évolution des comités de surveillance du Puy-de-Dôme », Rives nord-méditerranéennes, 18 | 2004, mis en ligne le 07 décembre 2006, consulté le 14 mai 2013.
  21. Bataillon d'instruction de panzergrenadiers SS 18 fut envoyé en France le 22 juin 1944 et atteint Vichy le 29 juin. La troupe est répartie entre Thiers, Randan, Saint-Yorre, Le-Mayet-de-Montagne- Ch. Grégoire : Août 1994, la libération de Thiers in Militaria n°234 janvier 2005
  22. Cf. Daniel Barthelat, La Libération de Thiers', mémoire universitaire, 1985 et Serge Combret, Auvergne, j'écris ton nom... Résistance, 1994
  23. Cf. Pierre Chevalérias p.199-209 Le pays de Thiers; le regard et la mémoire et Guy Rousseau Le temps du gouyat
  24. Claude Pradel est élu face à Ernest Laroche le député socialiste sortant. Il se présente comme « socialiste indépendant » et vante ses origine de « fils d'émouleur ». Il siègera avec les non-inscrits.
  25. site de l'assemblée nationale
  26. a et b résultats sur le site du ministère de l'intérieur
  27. a et b Liste conduite par André Chassaigne, le député de la circonscription.
  28. a et b Liste d'union de la gauche conduite par le PS.
  29. a et b Claude Nowotny député-suppléant et président de l'office du tourisme.
  30. a et b Thierry Déglon maire SE de Thiers réalise 18,86 % au premier tour et 34,11 % au second.
  31. dont 16,75 % pour F.Bayrou, 5,72 % pour O.Besancenot, 1,89 % pour A.Laguiller.
  32. a et b Le front de gauche se compose alors du PCF, du Parti de Gauche et de la Gauche unitaire
  33. Annie Chevaldonné (ex-PS) conseillère sortante se présente sous l'étiquette du front de gauche et recueil 25,41 % des voix sur Thiers. Au second tour C. Nowotny (PCF), seul autre candidat qualifié se retire en sa faveur.
  34. Tahar Bouanane ancien adjoint de T. Déglon soutenu par Europe écologie.
  35. dont 7,11 % pour F.Bayrou, 1,41 % pour Nicolas Dupont-Aigan, 1,34 % pour P. Poutou, 1,29 % pour E. Joly.
  36. Décret n° 2009-1129 du 17 septembre 2009.
  37. Catherine Soyer, La Gazette du 20 octobre 2011
  38. a et b « EMP T7 - Emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 octobre 2011)
  39. « L’énigme Green Recovery », L'Humanité, 6 décembre 2006
  40. a, b, c et d PROPOSITION DE RÉSOLUTION tendant à la création d’une commission d’enquête chargée d'examiner les causes du dépôt de bilan de la société DAPTA SAS et d’étudier les conséquences économiques et sociales de la gestion de DAPTA par le groupe EURODEC Industries, présentée par André Chassaigne, François Asensi, Gilbert Biessy, Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Jacques Brunhes, Marie-George Buffet, Jacques Desallangre, Frédéric Dutoit, Jacqueline Fraysse, André Gerin, Pierre Goldberg, Maxime Gremetz, Georges Hage, Muguette Jacquaint, Janine Jambu, Jean-Claude Lefort, François Liberti, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxes, enregistré à la présidence de l'Assemblée nationale le 15 décembre 2006
  41. Médecine, chirurgie, obstétrique Chiffres Parhtage ARH Auvergne
  42. Des agglomérations qui disposent, en plus de l'hôpital public, d'au moins un établissement privé
  43. a et b Site du Centre hospitalier de Thiers
  44. Site du SDIS 63
  45. a, b, c et d Site de l'Office de tourisme de thiers
  46. Programmation à découvrir sur le site du Creux de l'Enfer
  47. Programmation à découvrir sur le site de La Chassaigne
  48. Présentation du Musée départemental de la Céramique sur le site du Conseil général.
  49. Présentation sur le site du Moulin Richard de Bas
  50. Présentation sur le site du Parc naturel du Livradois-Forez
  51. a et b Cf description par Jean Anglade dans Le Pain de Lamirand, p.22-30, éd. De Borée
  52. Mention la plus ancienne retrouvée dans Les Chartes de Cluny en 1237. En 1251, le seigneur de Thiers dispute à l'Abbé la garde de la foire qui selon lui est une de ses dépendances héréditaires. Les origines de cette foire sont sans doute plus anciennes, peut-être liées aux cérémonies d'adoration de la Sainte-Croix qui se tenait à la date du 14 septembre dès l'an 614. Cf. Bruno Tournilhac, Pays de Thiers Le regard et la mémoire, p.24
  53. Site de la Confrérie de la saucisse de choux d'Arconsat
  54. a, b, c, d, e et f Pierre-François Aleil Histoire des communes du Puy-de-Dôme; Arrondissement d'Ambert Arrondissement de Thiers p.247-248 éd. Horvath 1988 ISBN 2-7171-0451-8.
  55. a et b Huit jours à Thiers p.89-90 coll. Monographies des villes et villages de France, éd. Le Livre d'histoire, 2007, ISBN 978-2-7586-0085-5.
  56. voir une gravure de 1848 qui illustre la couverture du numéro 12 de la revue Le Pays Thiernois et son Histoire
  57. Michel Bulteau, Églises du Puy-de-Dôme, p. 30, Nouvelles Éditions latines, ISBN 2-7233-0206-7
  58. dont un Christ bénissant du XIIe siècle, photographié par J.D Sudre pour l'ouvrage La France et ses trésors; Auvergne, éd. Larousse, 1988, ISBN 2-03-204055-7.
  59. Cf. Grégoire de Tours, Gloire des Martyrs
  60. Hermose Andrieu, Histoire de la ville et de la baronnie de Thiers, p. 31, éd. de Beauvoir
  61. Bruno Tournilhac, Pays de Thiers Le regard et la mémoire, p.25
  62. Site de la fédération des sites Clunisiens
  63. Georges Therre et Jacques Ytournel, Mémoire en image, tome III, p.76
  64. Cf. site huguenotsinfo.free.fr
  65. Pierre-François Aleil Histoire des communes du Puy-de-Dôme; Arrondissement d'Ambert Arrondissement de Thiers p. 249 éd. Horvath 1988 ISBN 2-7171-0451-8.
  66. Ces deux bâtiments, inoccupés depuis une vingtaine d'années, se sont écroulés le 18 janvier 2012, alors qu'une campagne de restauration était sur le point de débuter pour assurer leur sauvegarde. Pour sécuriser le site, la rue est barrée sur 50 mètres et 16 personnes devront être relogées. Après les travaux archéologiques d'excavation, qui s'étendront sur l'essentiel de l'année 2012, la municipalité prévoit l'implantation d'un parking. Cf. Article de La Montagne, 19 janvier 2012 : http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/2012/01/18/trois-immeubles-s-effondrent-dans-le-centre-ville-de-thiers-reportage-photo-161271.html
  67. À voir dans Beauté de l'Auvergne, éd. Minerva 1992 ISBN 2-8307-0170-4
  68. Article dans Demeures philosophales de Fulcanelli cité sur le site [1]
  69. Du nom de le famille de papetiers de Thiers anoblis sous Henri IV qui l'a fait construire. Cf. p.24 Le Pays thiernois n°12.
  70. Lauzun avait reçu la baronnie de Thiers de Mlle de Montpensier. Celui-ci n'y est sans doute jamais venu.
  71. G. Therre, p.15, Le Pays thiernois n°15, rapporte l'article de Camille Martin dans l'ouvrage La Renaissance en France.
  72. Ces édifices sont aujourd'hui encore des propriétés privées et ne sont généralement pas ouverts à la visite.
  73. Album ces grandes demeures de France, p.178, ed. Sélection du Reader Digest, 1978.
  74. Cf. p24 Le Pays thiernois n°14.
  75. a et b Pierre-François Aleil Histoire des communes du Puy-de-Dôme; Arrondissement d'Ambert Arrondissement de Thiers p. 236 éd. Horvath 1988 ISBN 2-7171-0451-8.
  76. Cf. Site de La Chassaigne
  77. p.61 Thiers La mémoire en images tome III.
  78. Site de La route historique des châteaux d'Auvergne
  79. Cf. Le Pays Thiernois études sur les enceintes de Thiers dans les numéros 1, 2, 3, 4, 6, 12, 13, 16, 17, 18.
  80. a, b et c Cf. Georges Therre et Jacques Ytournel Thiers, coll. La mémoire en images
  81. http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Thiers_1976
  82. http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Coutellerie_1987
  83. http://www.phil-ouest.com/Timbre.php?Nom_timbre=Coutellerie_2004

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Liabeuf, Histoires de couteaux, musée de la Coutellerie - Maison des Couteliers, 1995, ill. 55 p. et CD-Rom Acier Damas.
  • Michel Vasset, Laurent Blanchon, Thiers, ateliers d'artisans couteliers, Page centrale, 2011.
  • Thiers, une exception industrielle, coll. « Images du Patrimoine », L'Inventaire d'Anne Henry (ISBN 2-905554-26-6).
  • Pays de Thiers, le regard et la mémoire, ouvrage collectif sous la direction de Dany Hadjadj, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, 1999, (ISBN 2-84516-116-6).
  • Histoire des communes du Puy-de-Dôme ; Arrondissement d'Ambert Arrondissement de Thiers ouvrage collectif dirigé par André-Georges Manry, éd. Horvath, 1988 (ISBN 2-7171-0451-8).
  • Auvergne, J'écris ton nom... Résistance de Serge Combret, préfacé par Robert Chambeiron et Henri Rol-Tanguy, éd. AEDIS, 1994, (ISBN 2-9506201-3-2).
  • Bulletin Le Bulletin du Cercle, publication périodique de l'association « Cercle d'études de la deuxième guerre mondiale Thiers et sa région ».
  • Bulletin Le Pays thiernois et son histoire, publication périodique de l'association « Le Pays thiernois ».
  • Montaigne l'intrépide 1581, un gascon en pays Thiernois, publié par l'association « Le Pays Thiernois ».
  • Le Temps du Gouyat ; L'enracinement socialiste dans le Puy-de-Dôme (1870-1914), de Guy Rousseau, éd. Institut d'Études du Massif central, 1991.
  • Parlers en contact aux confins de l'Auvergne et du Forez de Dany Hadjadj, éd. Institut d'Études du Massif central 1983.
  • Histoire de la ville & baronnie de Thiers en Auvergne, d'Hermose Andrieu, Éditions de Beauvoir 2000 (ISBN 2-914356-00-5).
  • Histoire de Thiers, d'Alexandre Bigay coll. « Monographies des villes et villages de France » éd. Le Livre d'histoire 1992 (ISBN 2-87760-757-7).
  • Huit jours à Thiers, anonyme, coll. « Monographies des villes et villages de France », éd. Le Livre d'histoire 2007 (ISBN 978-2-7586-0085-5).
  • Études sur la ville de Thiers ; La communauté des habitants (1272-1789), d'Hubert Jacqueton coll. « Mono. des villes et villages de France », éd. Le Livre d'histoire 1992 (ISBN 978-2-7586-0174-6).
  • Thiers tome I de Georges Therre et Jacques Ytournel, coll. « Mémoire en Images », éd. Alan Sutton, 2001 (ISBN 2-84253-500-6).
  • Thiers tome II de Georges Therre et Jacques Ytournel, coll. « Mémoire en Images », éd. Alan Sutton, 2003 (ISBN 2-84253-745-9).
  • Thiers tome III de Georges Therre et Jacques Ytournel, coll. « Mémoire en Images », éd. Alan Sutton 2005 (ISBN 2-84910-212-1).
  • La ville noire, roman de George Sand, éditions De Borée, 2007 (ISBN 978-2-84494-546-4).
  • Durolle, roman de Fernand Planche, éditions Canope, 1986.
  • Le Pain de Lamirand, récit des souvenirs de Jean Anglade, éditions De Borée, 2002 (ISBN 2-84494-101-X).
  • La trilogie romanesque de Jean Anglade : Les Ventres jaunes (ISBN 2-266-00987-7), La Bonne Rosée, 1982 (ISBN 2-266-01170-7), Les Permissions de mai, 1983 (ISBN 2-266-01259-2) éd. Pocket.
  • Anne Henry, Un site urbain façonné par l’industrie : Thiers, ville coutelière, In Situ, revue des patrimoines, année 2005, no 6 Texte

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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