Novacelles

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Novacelles
Image illustrative de l'article Novacelles
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Ambert
Canton Arlanc
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Arlanc
Maire
Mandat
Laurent Bachelerie
2014-2020
Code postal 63220
Code commune 63256
Démographie
Population
municipale
143 hab. (2012)
Densité 9,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 19″ N 3° 39′ 03″ E / 45.4386111111, 3.6508333333345° 26′ 19″ Nord 3° 39′ 03″ Est / 45.4386111111, 3.65083333333  
Altitude Min. 669 m – Max. 995 m
Superficie 14,43 km2
Localisation

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Novacelles

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Novacelles

Novacelles est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne. Du latin « Nova Cella » pouvant signifier le nouveau grenier, le nouvel entrepôt ou encore ; le terme « Cella » pouvant aussi prendre la signification d’église, la nouvelle église.
Cela étant, la paroisse de Novacelles est issue du démembrement de la paroisse de Saint-Bonnet-le-Chastel, elle-même démembrée d’une grande paroisse rurale primitive dont le siège était à Saint-Bonnet-le-Bourg. Les habitants de Novacelles sont appelés les Novacellois et les Novacelloises. Elle fait partie de la Communauté de communes du "Pays d'Arlanc".

Classement qui détermine le rang de la commune de Novacelles selon différents échelons administratifs allant du canton au territoire national.

Classement Habitants Superficie Densité
France 29 874e 12 999e 32 808e
Auvergne 1 062e 791e 999e
Puy-de-Dôme 402e 235e 397e
Arrondissement
Ambert
43e 39e 38e
Canton d'Arlanc 7e 6e 7e

Géographie[modifier | modifier le code]

Novacelles est une commune des « Monts du Livradois », d’une superficie de 1443 hectares dont l'altitude varie de 780 mètres au Bourg à près de 1000 mètres à "Longevie" ou "La Savoie". La commune est partagée en deux entités géographiques : une vallée profondément encaissée entre deux plateaux, au sud-ouest et au nord-est.

Le bourg de Novacelles est établi au fond de cette vallée, dans un creux qui ressemble à un cirque, à la jonction d'un méandre sur la rivière la Dolore et des eaux du ruisseau le Rieutord, emplacement qui résulte de l’implantation d’un ancien château seigneurial et d’un premier agrégat de population ayant donné naissance à un petit village et à une paroisse.

La vallée de la Dolore, sur près de six kilomètres en suivant la dépression formée par une rivière d’eaux vives, présente des sites magnifiques, avec un boisement diversifié en feuillus et résineux sur ses berges. Il est à souligner que la superficie en boisement de la commune est d’environ 685 hectares, lesquels bois représentent près de 50% de la superficie globale de celle-ci et sont exploités ( abattages, débardages, entretiens, ventes).

La commune de Novacelles est adhérente du Parc naturel régional Livradois-Forez.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur-la-Sagne - Mayres - Arlanc - Saint-Bonnet-le-Chastel - Saint-Bonnet-le-Bourg - Doranges - Marsac-en-Livradois.

Rose des vents Saint-Bonnet-le-Chastel (1.9 km) Marsac-en-Livradois (13 km) Rose des vents
Saint-Bonnet-le-Bourg (3.3 km) N
O    Novacelles    E
S
Doranges (4.3 km) Saint-Sauveur-la-Sagne (4.9 km) Arlanc (10 km)
Mayres (9 km)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Baraque (la), Batisse (la), Best, Bourg (le), Brugère (la), Cellier (le), Chadenas, Clos (le), Combres, Etuy, Fontenilles, Friteyre (la), Grenier, Issandolanges, Longevie, Maison seule (la), Malaboulin, Malfériol, May (le), Ménières, Montel (le), Morestie (la), Poyet (le), Rat (le), Redondet (le), Roche (la), Roussillac (le), Savoie (la), Suchet (le), Tourettes (les), Tyr, Veilles.

  • Batisse (la) : Labastissa où deux foyers étaient imposés. La maison (Bas Moyen Âge).
  • Best : Orthographié Betz en 1350. Pourrait être une forme dérivée de Betullae (les bouleaux).
  • Brugère (la) : La Brugera en 1350. La végétation a bien souvent servi à désigner les villages et lieux-dits. Ici, ce nom vien de la « Bruga » forme simple à laquelle est ajouté le suffixe « era » (Bruges ou Bruyères témoignent en général de la pauvreté du sol). Il s'agissait alors en 1352 d'un petit village de trois feux et plus tard de cinq.
  • Chadenas : Orthographié Chapdenac sur le registre de levée de taille de 1352. C'était une variante des « Capdenac » du Sud-Ouest. Pourrait provenir d'un nom de personne Gallo-romain « Capito » (nom de lieu capitorum) d'après Albert Dauzas.
  • Etuy : Autrefois Escuyt, Estuyt en 1350 … Probablement Etuit. Sans mention
  • Fontenilles : Vient très certainement du latin « Fons » la fontaine, ici sous son diminutif. En langue d'Oc, petites fontaines ou petites sources de faible débit.
  • Friteyre (la) : Autrefois « La Frayssera » ou « Lofrayss » du latin Fraxinaria, de fraxinus (le frêne). Ce nom signifie donc, à n'en pas douter, le lieu planté de fraisses ou frênes, la frênaie.
  • Grenier : Le grenier, la grange à grain.
  • Longevie : Longaves sur un acte de vente de 1280. Longovetz sur un acte de vente de 1298. Peut-être « Longa Via » soit « Long Chemin ». Autrefois, Longavet, un hameau assez important puisque huit feux y étaient imposés de taille. Autre origine possible « Vue Longue » ou étendue due à son site dominant sur les vallées.
    Ce petit hameau a été réputé pour la longévité humaine. Son étymologie semble aussi le rappeler. D'après les registres paroissiaux de Novacelles et d'Issandolanges, des tables de décès consultables à l'AGPA (Association de Généalogie du Pays d'Arlanc) de nombreux centenaires ont été recensés à l'époque royale dans un rayon de quelques kilomètres autour de Longevie. Certains vécurent même jusqu'à l'âge de 111 ans et on y observe que, sur une période de 40 ans, plus de 1% des décès survenaient après 100 ans. Il s'agirait d'un phénomène lié à une source d'eau exceptionnelle qui aurait un pouvoir particulier de régénération pour les individus qui l'auraient consommé au cours de leur existence. Monseigneur de Sirmonds, jésuite et confesseur de Louis XIII, mort quasiment centenaire, en aurait notamment bénéficié lorsqu'il venait chez son oncle, jadis prêtre de la paroisse.
  • Malfériol : On trouve la forme de Mas Ferriolz dans un acte de vente daté de 1281. C'est la corruption de Masféréol, la maison de Férréol. On était à proximité d'une route allant d'Ambert à Brioude, où l'on retrouve le culte de Saint Julien (Doranges – Brioude) et de son compagnon Férréol.
  • May (le) : À l'époque féodale, on continue d'employer les vieux termes de Curtis ou Villa (cartulaire de Sauxillanges et Brioude) mais apparaissent ausssi les dénominations nouvelles comme Mansus. Le manse a donné d'assez nombreux « Mas » ou « May ».
  • Ménières : « Mazeneyras » en 1350. Le plus gros village imposable pour la taille de toute la châtellénie d'Issandolanges. Dix-sept censitaires y étaient recensés.
    Son orthographe est la même que celle de cette commune de Suisse qui a donné son nom à cette maladie liée aux différents troubles et déséquilibres de l'oreille interne, dite des " Vertiges de Ménières ". Autrefois orthographiée Meyneyres, en rappel, sans doute, de la famille de Meyneyras qui l'habitait, cette forme rappellerait aussi la présence des Meunières, car plusieurs habitants de ce lieu possédaient leur moulin sur la rivière Dolore, toute proche.
  • Montel (le) : En concurrence avec « Puy », lieu en hauteur, le mot Mont ou son diminutif Montel est un des plus courants dans la toponymie locale. Orthographié « Monthel » avec ou sans article.
  • Morestie (la) : Ce hameau qui domine le cirque de Novacelles, avec vue imprenable sur les sommets de Longevie et de La Savoie, est aussi lié à la longévité, son étymologie pouvant signifier, d'après la légende, "la mort s'arrête ici" parce que La Grande Peste qui ravagea le pays s'arrêta miraculeusement à ce hameau. Hypothèse séduisante mais en rien confirmée. Beaucoup plus vraisemblablement, il s'agit d'un nom de famille comme la plupart des noms formés au XIII° siècle. Ici, on peut conjecturer Morest.
    Il pourrait être fait mention aussi de l'histoire de la croix dédiée à Saint Marc, en remerciement de l'arrêt, lors de la propagation de cette épidémie de peste en ce lieu précis. Il existait un lieu tout proche appelé "Bois des lépreux" où selon la légende, on pendait un sac de nourriture aux branches des arbres en bordure de ce bois qui servait en quelque sorte à nourrir les malades placés en "zone de quarantaine".
  • Poyet (le) : Lo Poyet en 1350. Le vocable « Puy » ou son diminutif « Lo Poyet » servait beaucoup à désigner les villages ou les hameaux. Puy vient du latin Podium, lieu en hauteur.
  • Redondet (le) : Très commun comme lieu-dit cadastral, évoque la forme plus ou moins ronde : praredon, ou prat-Redon, prérond, pré-rond, village récent établi sur un lieu-dit.
  • Roche (la) : Vocable très employé autrefois pour désigner un nom de lieu, en référence au sol.
  • Roussillac (le) : « Rochillat » sur un acte daté de 1336. Ce nom semble correspondre à Russillacum, c'est-à-dire la propriété de Russilius ou de Russelus, soit le nom d'un établissement Gallo-romain du II, II ou IV° siècle. La propriété prenait alors le nom du propriétaire auquel était ajouté le suffixe « acum ».
  • Savoie (la) : La salvayha en 1350. Devrait normalement s'écrire « La Salvayrie » du nom de famille Salve ou salva (Aujourd'hui Sauve). Formation du XIII° siècle donc, à partir d'un nom de famille.
    C'est le point culminant de la commune à près de 1000 mètres d'altitude, dont le nom peut être historiquement lié au passage des Allobroges de Savoie dans la région, ou encore des Alamands de la zone proche du Léman.
  • Tourettes (les) : Les petites tours.
  • Veilles : Vaylhas en 1350. Idem pour les Veilhes de saint-Bonnet-le-Chastel. Littéralement les vieilles … on ne sait les quelles ...

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Préhistoire
    Vraisemblablement, il n'y eut, au paléolithique, période de la pierre taillée, qu'une occupation passagère. C'est au Néolithique, entre 6000 et 2500 avant notre ère qu'une population de cultivateurs et de chasseurs occupa les premières pentes des montagnes, la plaine restant trop marécageuse. Les dolmens et menhirs restants sont les témoins de cette époque.
    Aux agriculteurs néolithiques vinrent successivement s'ajouter une importante population ligure (d'où le toponyme Arlincu pour Arlanc) et des tribus celtes aux V° et VI° siècles avant J.C. (d'où le toponyme Ambe ritu pour Ambert et qui signifie "le gué de la rivière").
    Ainsi, le Livradois était habité bien avant la conquête romaine et la paix romaine ne pouvait guère se traduire que par une mise en valeur accrue des terres. Les "Gaulois" du Livradois étaient donc vraisemblablement des agriculteurs, éleveurs de poules et chasseurs de sangliers, la noblesse vivant dans les grandes fermes et la plèbe nombreuse étant logée dans des chaumières.
    Sur le territoire communal actuel ou en bordure, la toponymie (étude des noms des lieux) nous permet de recenser le "Roussillac" comme établissement fondé sans doute aux II°, III°, ou IV° siècles et "Perpillanges" et "Issandolanges" aux V° et VI° siècles.
  • Antiquité (-52 à 476)
    Puis ce sont des périodes successives de calme et d'invasions dont les Wisigoths d'Euric (474-475).
  • Haut Moyen Âge (476-987)
    En 508 viennent les Francs de Clovis et les bandes de Thierry en 525. Entre deux conquêtes, s'installe une paix relative qui permet une reprise de l'agriculture. Mais l'insécurité reste chronique et le commerce à distance impossible. On vivra donc en économie fermée, d'où un renouveau agricole. Les forêts reculent et les exploitations remontent les pentes au-delà de 800 mètres, à la merci des mauvaises récoltes, des gels tardifs et des neiges précoces, situation précaire qui subsistera en fait jusqu'à la Révolution voire au-delà.
    Sous les Mérovingiens (450-750) et sous les Carolingiens (750-980) le Livradois avec l'Auvergne sera rattaché à l'Aquitaine et constamment ensanglanté par les rivalités politiques se déchaînant dans les expéditions punitives. Mais les chroniqueurs ignorent totalement le Livradois perdu dans ses montagnes. Les réfugiés affluent venant du Nord et de l'Ouest : les moines avec leurs reliques, les paysans avec leurs hardes et leur bétail. Le pays joue encore une fois son rôle de terre d'asile et bénéficie de cet afflux de population.
    Pratiquement, la carte des lieux habités ou cultivés était fiée dès la fin du premier millénaire. Le monde féodal y ajoutera la colonisation des hautes terres et des écarts. De cette époque datent les noms dérivés de "Puy" et en particulier les nombreux "Poyet" du Livradois. C'est à cette époque mérovingienne que se situe l'extension du culte des Saints Aquitains qui témoignent de l'antiquité de certaines paroisses telles nos deux voisines de Saint-Bonnet-le-Bourg et Saint-Bonnet-le-Chastel (722), Saint Bonnet étant évêque de Clermont. Huit paroisses dans le Livradois étaient consacrées à Saint Pierre mais l'antiquité du Bourg d'Arlanc et à certains égards de Chaumont-le-Bourg, l'emporte sur celle de Novacelles.
  • Moyen Âge classique (987-1328)
    Au X° siècle, dans les cartulaires de Brioude et Sauxillanges, apparition des puissants seigneurs montagnards d'entre Dore et Allier, les Montboissier, solidement installés dans les montagnes du Livradois et dans le sud de la plaine où ils tiennent les châteaux d'Arlanc, de Clavelier, d'Issandolanges, de Saint-Bonnet-le-Chastel, de Coisse et de Saint-Amant-Roche-Savine.
    Les cultivateurs du Livradois sont des hommes libres, propriétaires du sol mais redevables envers le seigneur laïc ou religieux. Les métayers qui travaillent pour moitié les terres qui leur sont confiées sont aussi nombreux. Tous travaillent un sol maigre avec les outils de bois rarement ferrés (Il n'y a pas de fer en Livradois) comme la bêche, la houe ou l'araire qu'ils tirent eux-mêmes faute de bête de trait. Production d'avoine, de seigle et de raves en abondance, élevage de poules, porcs et moutons. Peu ou pas de gros bétail, peu de viande donc sur la table des « vilains », peu ou pas de lait non plus, la base du régime alimentaire étant constituée par le pain noir, les raves, les œufs sans doute et les bouillies.
    Il n'y a pas d'industrie dans le Livradois, isolé du monde mais un grand nombre d'artisans : peigneurs de chanvre, cardeurs, tisserands, potiers et tuiliers … qui satisfont à la demande locale. Sur les ruisseaux, existent déjà des moulins à farine et à foulon ainsi que des tanneries.
  • Bas Moyen Âge (1328-1517)
    Alors que s'ouvrait pour le Livradois une ère de prospérité, la guerre de Cent-Ans (1337-1453) faillit tout remettre en question. D'abord, ce furent les exploits des bandes de routiers qui ravagèrent la province puis la Grande Peste de 1348-1350 qui détruira plus de la moitié de la population. Vinrent ensuite les bandes de « Tuchins » paysans chassés de leur terre, mendiants de profession ou criminels de droit commun qui constituèrent des bandes d'égorgeurs, tuant et pillant pour vivre et qui rançonnèrent le Livradois. Enfin, l'Auvergne étant passée en Apanage au Duc de Berry, incapable de forcer la victoire par les armes, les États de la Province durent acheter le départ des troupes occupantes au prix d'une énorme rançon. De toutes ces calamités successives, le Livradois sortait ruiné. Un témoignage évocateur en reste la diminution des fouages (Impôt qui frappait chaque foyer ou feu) à la suite d'une enquête faite sur ordre du roi. Le 2 avril 1380, on ramena le nombre de feux à Novacelles de 12 à 7.
    Il reste cependant à penser que la région se releva assez rapidement comme en témoigne la floraison des églises livradoises de la seconde moitié du XV° siècle, que l'on refit en partie, que l'on agrandit ou que l'on éleva, par exemple celles de Saint-Sauveur-la-Sagne et de Novacelles.
  • La Renaissance (1517-1610)
    C'est sous l'épiscopat de Guillaume Duprat, originaire d'Issoire, que la Réforme apparut en Auvergne. De petites Communautés s'installent comme chez nos voisins de Saint-Bonnet-le-Chastel. Alors Catholiques et Protestants s'affrontent. En Livradois, Ambert était devenu le centre de la résistance catholique dans la région. Alors apparaît le capitaine Merle (1575) chef protestant d'origine Cévenole, qui organise de véritables expéditions sur le Livradois. Novacelles et les deux Saint-Bonnet ont à souffrir pillages, destructions, incendies et vexations de toutes sortes. Retranché avec ses forces à Ambert qu'il avait pris aux Catholiques il résiste à un siège de gautre-vingt treize jours, puis laissant la ville ruinée et dévastée, il repart en Cévennes. Alors on envoya une délégation au Duc d'Alençon, frère du roi, afin de lui exposer la grande détresse du pays et d'obtenir par ses soins une exemption temporelle de taille, arguant des pertes et calamités subies par les habitants non seulement d'Ambert mais aussi de paroisses voisines telles Novacelles et ce depuis 1576.
    Ainsi les guerres de la Ligue que devaient plonger l'Auvergne dans une abominable confusion, allaient entraîner la ruine du Livradois dans son ensemble. Depuis 1562 et surtout depuis 1576, les troupes de tous bords ne vivaient-elles pas sur le pays livré ainsi au pillage, aux tueries et à des exactions diverses ?
    Mais la guerre ne suffisait pas. Cette seconde moitié du XVIe siècle fut aussi marquée par une hausse considérable des prix et par une série d'épidémies diverses, confondues ensemble sous le nom générique et commode de peste. Enfin, à ces épidémies, il faut encore ajouter les famines fréquentes. Jamais le Livradois ne devait se relever de tant de ruines accumulées en cette fin du XVIe siècle.
  • XVIIe et XVIIIe siècle
    Le XVII°e et après lui le XVIIIe siècle souffriront aussi de terribles disettes, d'épidémies et de famines. La faiblesse des rendements (quatre grains récoltés pour un grain semé dans les meilleures années) et l'isolement ne permettent pas de nourrir une population importante. Le tiers des habitants vit de la charité publique. En 1692 par exemple, apparurent des fièvres pestilentielles qui décimèrent la population du Livradois. Puis, à la récolte catastrophique de 1693 s'ajouta un hiver d'une exceptionnelle rigueur et l'une des famines les plus terribles que connurent les paysans succéda à l'épidémie. Le quarton de blé passa d'une livre et demie à six livres soit l'équivalent de dix journées de manœuvre. Les gens disputaient l'herbe aux animaux ; on mangeait les chiens, les chats et même les rats. "On faisait sécher la racine des fougères, on la faisait moudre et on en faisait du pain ...". Curieusement, il ne devait plus y avoir par la suite de grandes épidémies, une fois passée la peste de 1693. Par contre la famine allait sans cesse menacer tout au long du Siècle des Lumières.
    Entre deux famines ou deux épidémies, on songea à ajouter une autre branche à l'activité traditionnelle du Livradois. On prépara un plan minutieux d'exploitation des forêts des crêtes des Monts du Livradois. Mais cette nouvelle industrie eut un essor relativement limité par le manque de voies de communication, la Dore n'étant navigable ou flottable qu'au moment des grandes eaux de printemps. Mais ce sont surtout la fabrication du papier et celle des textiles qui continuent à animer le commerce et l'industrie locale. La plus grande partie des laboureurs étaient en même temps tisserands à la mauvaise saison, travaillant au rustique métier familial pendant que les femmes et les enfants filaient laine, lin ou chanvre. Mais il n'est pas question pour les pauvres paysans du Livradois, d'acheter eux-mêmes la matière première qu'ils travaillent, à l'exception peut-être d'une faible partie de la laine grossière de la région. Aussi, le lin, le chanvre et la laine étaient-ils achetés en gros par les marchands-bourgeois qui les faisaient mouliner, lessiver, teindre ou blanchir, et les donnaient ensuite à travailler aux ouvriers-laboureurs pour une maigre façon. Ayant récupéré les produits finis, ils se chargeaient des derniers apprêts et de leur écoulement.
    Depuis le XVIIe siècle enfin, la dentelle de fil ou de soie, dite dentelle blonde avait débordé le Velay pour atteindre Livradois.
  • La Révolution française
    La difficulté des relations avec Paris et l'isolement tout particulier de la région firent que la Révolution française n'eut pas le même visage dans nos contrées et à Paris. Les nouvelles arrivaient ici avec un retard tel qu'il en limitait considérablement les effets. Les châteaux féodaux subirent des dégâts, les terres seigneuriales devinrent biens nationaux et furent vendues par lot aux paysans les plus aisés. Notre voisine Saint-Bonnet-le-Chastel devint "Bonnet Libre". Les anciennes divisions administratives du Livradois et les sociétés populaires jusque-là Jacobines renient Couthon et les siens et adhèrent pleinement à la Convention nationale. Malgré cela, le fameux Conventionnel Maignet, dont la famille était originaire de Novacelles, vieux jacobin de la première heure et encore fort écouté à Ambert, fut officiellement défendu auprès des Ambertois pour sa "moralité, la douceur de son caractère, son désintéressement, sa mâle probité ...". A la terreur blanche, il vint se réfugier dans les bois du Monter de St Bonnet où il avait une maison achetée sur d'anciens biens nationaux.
  • Le Consulat (1799-1804)
  • Le Premier Empire (1804-1815)
  • Le XIXe siècle (1800-1900)
  • Le XXe siècle

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des Maires successifs :

  • Émile Malfériol, mars 1953 à mars 1959
  • Claude Molimard, mars 1959 à mars 1977
  • Maurice Grenier, mars 1977 à mars 2008
  • Laurent Bachelerie, mars 2008 (réélu en 2014[1])

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture
    Un cheptel important de bovins et d’ovins (près de 700 têtes dont ¾ de bovins) est entretenu dans de nombreuses exploitations agricoles de semi- montagne (une quinzaine) pratiquant également des cultures diversifiées. Ces « paysans » valorisent « Le Pays » tout en entretenant et sauvegardant un environnement de qualité.
  • Commerce et Artisanat
    Pour toutes les communes du Pays d'Arlanc, lorsque les populations étaient si nombreuses qu'elles devaient s'exiler pour survivre, les archives, au fil du temps, nous indiquent divers métiers et commerces pratiqués à petite échelle dans les villages les plus importants de la commune. Ainsi, est fait mention, au travers des textes, de quelques quatorze moulins, certains difficiles à localiser aujourd'hui, sur la Dolore et jusque même sur les petits ruisseaux de Best ou du Rieutord. On retrouve tel forgeron disparu, tel tisserand et tailleur d'habits à Novacelles et même un notaire ! Sans oublier les nombreuses "denteleuses" ou fabricantes de chapelets qui œuvraient pour quelques sous en gardant les bêtes ou à la veillée. Mais ces temps sont révolus et nous ne remonterons qu'à la fin du XIXe siècle, encore présent parfois dans la mémoire narrative de nos anciens.
    Le chef-lieu, début XXe siècle, a compté jusqu'à six maisons occupées par des artisans ou des commerces.
  • Exploitation forestière
  • Tourisme
    Il existe 2 Gîtes à Novacelles pour se loger, et dont on peut trouver le descriptif en consultant le site « Gîtes de France » [1]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 143 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
867 1 000 1 052 965 964 1 014 992 967 995
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 017 990 992 972 882 873 846 752 711
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
631 579 586 517 493 470 434 381 315
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
262 260 234 201 173 146 150 151 143
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Géologie[modifier | modifier le code]

Faune et Flore[modifier | modifier le code]

Espèces et essences d'arbres et végétaux les plus représentés sur la commune de Novacelles :

  • Bouleau verruqueux
  • Saule marsault
  • Sapin pectine
  • Epicea commun
  • Meleze du japon

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Bourg
Le Bourg de Novacelles
  • Novacelles et son cirque
  • L'Église Saint-Pierre
    Sans nul doute, L'Église est un des joyaux romans du Pays d'Arlanc. A l'origine, c'était une simple chapelle qui servait le château dominant le bourg, ou chapelle castrale. Elle fut élevée au XIIe siècle, dans l'enceinte même de la basse-cour contigüe du château. Ses proportions sont de dix-huit mètres sur huit, avec une nef unique à deux travées terminée par une abside voûtée en cul de four éclairée par trois étroites baies romanes. Les arcs doubleaux de la nef sont soutenus par des chapiteaux très frustres, à faible relief, couronnant des colonnes engagées. L'entrée se faisait latéralement par un petit porche donnant sur le château.
    Elle a été classée par arrêté du 25 février 1969 (Église, sauf abside classée et clocher moderne / cad. A 1069), inscription par arrêté du 27 février 1969. L'Église est la propriété de la commune.

    - Fresques Murales -
    En 1965, on y a découvert la présence de fresques datant du Moyen Âge et plus exactement du XIVe siècle, lors de travaux à l'intérieur de l'église. C'est le peintre Marcel Nicaud, restaurateur notamment du " Christ en Majesté " de Lavaudieu, qui a reconstitué ce chef-d'œuvre afin de lui redonner l'éclat qu'il attendait depuis plusieurs siècles.

  • Château de Novacelles
    Il reste les vestiges d'un ancien château avec des restes d'enceinte fortifiée.
  • Grotte de Marie et Calvaire
    À proximité de Novacelles, sur la route RD 105 qui conduit à la Chaise - Dieu, en bordure de Dolore, a été aménagée une grotte, réplique de celle de Lourdes, où une petite fête - pèlerinage a toujours lieu au mois de mai, celui de Marie.
  • École - Mairie
    Bâtiment construit au tout début du XXe siècle.
Mairie de Novacelles

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Étienne Christophe Maignet (Ambert le 9 juillet 1758 - Ambert le 22 octobre 1834), avocat et député français, représentant en mission sous la Convention Nationale, était issu d'une famille originaire de Novacelles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 28 septembre 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  4. Gallia Christ. tII, instrumenta, col.89
  5. A.D. série E Bonlieu inventaire des titres de St Bonnet, Issandolanges fait en 1685
  6. Baluze, tI page 294
  7. I.R. 110, f. 394
  8. I.R. 145, f. 302
  9. N. Féo. p. 137
  10. I.R. 164, f. 119
  11. Rémacle, Dictionnaire des fiefs de la Basse Auvergne, vol. Tome I col. 865
  12. Archives Départementales du Puy-de-Dôme, évêché de Clermont
  13. Chabrol, Coutumes d'Auvergne : Calendrier d'Auvergne, vol. Tome 4 p. 617
  14. A. Tardieu, Grand Dictionnaire historique du département du Puy-de-Dôme, vol. p. 183

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