André Chassaigne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
André Chassaigne
André Chassaigne à la foire du livre 2010 de Brive-la-Gaillarde.
André Chassaigne à la foire du livre 2010 de Brive-la-Gaillarde.
Fonctions
Président du groupe Gauche démocrate et républicaine
à l'Assemblée nationale
En fonction depuis le 21 juin 2012
Prédécesseur Roland Muzeau
Député de la 5e circonscription du Puy-de-Dôme
En fonction depuis le 19 juin 2002
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007, 17 juin 2012
Prédécesseur Maurice Adevah-Pœuf (PS)
Maire de Saint-Amant-Roche-Savine
14 mars 198321 avril 2010
Successeur François Chassaigne (PCF)
Conseiller général du Canton de Saint-Amant-Roche-Savine
25 mars 197928 mars 2004
Prédécesseur M. Audry (UDF)
Successeur Jean-Luc Coupat (app. PS)
Conseiller régional d'Auvergne
En fonction depuis le 22 mars 2010
16 mars 19981er juin 2000
Biographie
Date de naissance 2 juillet 1950 (64 ans)
Lieu de naissance Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
Parti politique PCF
Profession Professeur de lettres et d'histoire-géographie
Principal du collège de Saint-Amant-Roche-Savine

André Chassaigne, né le 2 juillet 1950 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), est un homme politique français, membre du Parti communiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, famille et études[modifier | modifier le code]

André Chassaigne est le fils d’un ouvrier Michelin, marié à la fille d'un polisseur à domicile de la montagne thiernoise.

Il débute sa carrière professionnelle comme professeur de lettres et d'histoire-géographie, de 1972 à 1981, à sa sortie de l'École normale primaire de Clermont-Ferrand. Puis, André Chassaigne est principal du collège de Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme) de 1981 à 2002.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

En 1977, il devient adjoint au maire de Saint-Amant-Roche-Savine, puis maire de 1983 à 2010. Il est également élu conseiller général du Puy-de-Dôme en 1979 et conseiller régional de l'Auvergne de 1998 à 2000.

Aux élections législatives de 2002, alors que le PCF perd quatorze sièges de députés, il a été le seul à en conquérir dans une nouvelle circonscription, élu au second tour avec 20 944 voix, soit 51,34 % des suffrages exprimés. Il quitte alors son mandat de conseiller général, lors des élections cantonales de 2004.

Lors de la campagne référendaire sur le projet de Constitution européenne en 2005, il se prononce pour le Non et tient une réunion commune de réflexion à Clermont-Ferrand avec notamment Jean-Luc Mélenchon (PS) et Olivier Besancenot (LCR).

Le 14 octobre 2006, il est élu président de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), en remplacement de Bernard Birsinger, décédé.

En 2007, il est réélu député du Puy-de-Dôme, en nette progression par rapport à 2002 puisqu'il remporte 27 819 voix, soit 65,90 % des suffrages exprimés, avec une participation sensiblement identique à celle de 2002 (65,32 % de votants au lieu de 65,21 %).

En avril 2008, il dépose un amendement (dit « amendement 252 ») au projet de loi sur les OGM, permettant de restreindre la culture d'OGM dans de nombreuses zones, comme les régions de culture d'AOC. Cet amendement est adopté par surprise, provoquant une crise au sein du gouvernement et de la majorité parlementaire[1].

Tête de liste du Front de gauche en Auvergne pour les élections régionales de 2010, il remporte, avec 14,2 % des suffrages exprimés, le meilleur résultat de sa formation toutes régions confondues. Pour le second tour des élections régionales, le 21 mars, sa liste fusionne avec celles de René Souchon (PS-PRG-MRC) et de Christian Bouchardy (Europe Écologie). Il figure lui-même en troisième place parmi les 22 candidats pour le Puy-de-Dôme[2].

Il démissionne alors de son mandat de maire de Saint-Amant-Roche-Savine, son fils François Chassaigne lui succédant[3], et de la présidence de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR), remplacé par Dominique Adenot.

En juin 2012, il est élu président du groupe Gauche démocrate et républicaine, qui regroupe les députés du Front de gauche et des députés d'Outre-mer à l'Assemblée nationale[4].

Élections présidentielle et législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Le 10 septembre 2010, il se porte candidat à l'investiture du PCF pour représenter le Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012[5].

Lors de la consultation interne qui a lieu au PCF du 16 au 18 juin 2011, il obtient 36,82 % des voix des militants communistes et est battu par le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier est ensuite désigné comme candidat du Front de gauche pour l'élection présidentielle.

Candidat à sa propre succession dans la cinquième circonscription du Puy-de-Dôme sous l'étiquette Front de gauche pour les élections législatives de juin 2012, il est facilement réélu député, avec 41,2 % des suffrages exprimés au premier tour — malgré la concurrence de Martine Munoz, la candidate du PS — puis 67,5 % au second tour contre Maxime Costilhes, le candidat UMP.

Le 15 octobre 2013, il vote contre la réforme des retraites présentée par le gouvernement Ayrault, dénonçant « un projet anti-social, indigne d'un gouvernement de gauche »[6].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

La date initiale est celle du début de mandat. La date de cessation de fonction n'est indiquée, à la fin, qu'en cas d'interruption ou de non-renouvellement.

  • Député :
    • 19 juin 2002 : député du Puy-de-Dôme, dans la 5e circonscription, dite de Thiers-Ambert (suppléant : Claude Nowotny)
    • 20 juin 2007 : député du Puy-de-Dôme, dans la 5e circonscription, dite de Thiers-Ambert (suppléant : Claude Nowotny)
    • 17 juin 2012 : réélu député du Puy-de-Dôme avec 67,53 % dans la 5e circonscription, dite de Thiers-Ambert (nouveau suppléant : Éric Dubourgnoux)

Décorations et distinctions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Mouloud, « L'amendement Chassaigne génétiquement modifié », dans L'Humanité, 16 avril 2008 [lire en ligne]
  2. Composition de la liste « Rassemblement pour l'Auvergne Juste et Solidaire » menée par René Souchon, sur le site du ministère de l'Intérieur.
  3. La Montagne - « François Chassaigne maire de Saint-Amant », 11 avril 2010
  4. Patrick Roger, « Le Front de gauche réussit à constituer un groupe à l'Assemblée », Le Monde,‎ 25 juin 2012
  5. AFP, dépêche «  Front de Gauche : Chassaigne candidat », 10 septembre 2010, sur le site Le Figaro.fr.
  6. Sophie Huet, « La gauche vote sans enthousiasme la réforme des retraites », in Le Figaro, mercredi 16 octobre 2013, page 4.