Ris (Puy-de-Dôme)

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Ris
Bourg de Ris
Bourg de Ris
Blason de Ris
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Thiers
Canton Châteldon
Intercommunalité Communauté de communes entre Allier et Bois Noirs
Maire
Mandat
Bernard Garcia
2014-2020
Code postal 63290
Code commune 63301
Démographie
Population
municipale
763 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 59″ N 3° 30′ 24″ E / 45.9997222222, 3.50666666667 ()45° 59′ 59″ Nord 3° 30′ 24″ Est / 45.9997222222, 3.50666666667 ()  
Altitude Min. 259 m – Max. 593 m
Superficie 15,76 km2
Localisation

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Ris
Liens
Site web http://communederis.fr/

Ris est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Ris est située dans le département du Puy-de-Dôme à mi-chemin entre Thiers et Vichy (sous-préfecture de l'Allier). Le confluent de la Dore et de l'Allier se trouve sur son territoire et constitue le point frontière avec le département de l'Allier.

Distances des principales villes de la région[modifier | modifier le code]

  • Vichy (Allier) est situé à 15 km
  • Thiers (Puy-de-Dôme) est situé à 20 km
  • Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) est à 50 km environ.
  • Moulins (Allier) est situé à 70 km
  • Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) est situé à 140 km
  • Aurillac (Cantal) est à 200 km environ.

Lieux-dits et Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bardonnet
  • Calville
  • Ris-Gare

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune de Ris, la route départementale 906 est la principale route reliant Le Puy-en-Velay à Vichy via La Chaise-Dieu, Ambert, Thiers et Puy-Guillaume, celle-ci dessert la gare. Les autres routes départementales desservant le bourg chef-lieu de la commune :

  • la départementale 43 (MaringuesLimons – Ris – Lachaux) ;
  • la départementale 59 (Randan – Châteldon) ;
  • la départementale 113 (Ris – Châteldon) ;
  • un embranchement de la départementale 906 vers la départementale 260 (Allier) dessert Mariol et le camping du Marrant.

L'autoroute A89 (axe Bordeaux – Lyon), sortie 29, est située à Thiers.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac fermée au service des voyageurs. La gare la plus proche et ouverte au service des voyageurs est la gare SNCF de Vichy située à 15 kilomètres et permet des liaisons avec Clermont-Ferrand, Paris et Lyon.

La gare de Thiers dessert Clermont-Ferrand et Saint-Étienne.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Des autocars TER Auvergne assurent des liaisons routières entre Arlanc, Pont-de-Dore, Thiers et Vichy. Les gares de Thiers ou Pont-de-Dore permettent des correspondances avec des trains TER en provenance ou à destination de Clermont-Ferrand ou Saint-Étienne-Châteaucreux, tandis que celle de Vichy assure des correspondances avec les Intercités à destination ou en provenance de Paris-Bercy ou des TER de Lyon-Perrache[1].

Elle est également desservie par la ligne 55 du réseau Transdôme (points d'arrêt : Mairie, Gare, carrefour de Calville, La Maison Blanche)[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est classé dans la zone de sismicité modérée[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

  • Région : Auvergne
  • Département : Puy-de-Dôme (63)
  • Arrondissement : Thiers
  • Canton : Châteldon

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie - école
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Bernard Garcia    
mars 1989 2001 Germain Bouyssoux    
1953 1989 Roger Gout    
1947 1953 Joseph Purier    
1945 1947 Jean Goigoux    
1929 1945 Ernest Thave    
1919 1929 Pierre Mavel    
1912 1919 Jean Randier    
1883 1912 Camille Thave    
1882 1883 Louis Périchon    
1878 1882 Camille Thave    
1876 1878 Jean-Baptiste Bourdelier    
1846 1876 Ulysse Lapeyre    
1842 1846 Alexandre Monteil    
1833 1842 Joseph Vialon    
1831 1833 Mary Rabourg    
1830 1831 Simon Lamotte    
1821 1830 Blaise Delaire    
1801 1821 Jean Moussier    
1795 1801 Antoine Senectaire    
1794 1795 Jean Vata    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 763 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 389 1 206 1 612 1 426 1 534 1 516 1 512 1 509 1 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 382 1 355 1 449 1 408 1 389 1 377 1 441 1 531 1 519
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 512 1 508 1 414 1 056 1 042 1 005 902 813 819
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
839 767 727 764 716 681 722 734 763
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de Ris (2010) en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
90 et plus
0,5 
5,5 
75 à 89
9,2 
17 
60 à 74
17,9 
25,5 
45 à 59
21,4 
21,9 
30 à 44
19,8 
12,6 
15 à 29
12,7 
17,5 
0 à 14
18,4 

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Une fresque de la tour principale

En 952, Amblard, archevêque de Lyon, fait don à Cluny d’une villa et de dépendances pour y établir une celle dévolue à Saint Pierre. Pour constituer cette donation, Amblard a acquis de plusieurs personnes un ensemble de biens dans cette même villa dénommée alors Nimsiacus.

Une communauté monastique a été établie en 952, puis une deuxième donation à la mort d'Amblard en 978 pour établir une celle plus importante, l'église Sainte-Agathe (aujourd'hui nommée Sainte Croix) a été élevée de 979 à 985, ce qui en fait une des plus anciennes de la région.

Monuments[modifier | modifier le code]

Le prieuré clunisien de Ris est situé dans l’ancien diocèse de Clermont.

Reproduction de la vierge auvergnate en bois polychromé du XIIe siècle exposée au Louvre

L'église romane[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Croix, de l'ancien prieuré clunisien, appelée église Sainte-Agathe sur la base Mérimée du ministère de la culture :
    • Horaires d'ouverture au public[7] : tous les jours de 9 h à 18 h
    • Visite libre des extérieurs et des intérieurs : architecture, vierge à l'enfant en polychrome, peintures murales du XVe siècle présentant des saints martyrs.

Église romane du Xe siècle, construite entre 979 et 985, d'inspiration carolingienne est probablement l'une des plus anciennes églises romanes de l'Auvergne.

Dans le chœur de l'église, on peut y admirer une reproduction de « La Vierge et l'Enfant » exposée au musée du Louvre (Aile Richelieu au rez-de-chaussée dans la salle Cluny-Salle2).

On trouve également des fresques représentant :

  • des saints martyrs (Étienne, Agathe),
  • le cavalier au cerf (XIIe)
  • une visitation,
  • Saint Michel terrassant le dragon,
    Oeuvre du XVie Siècle (entre 1460 et 1470) découvert dans les années 1950 et classé aux Monuments Historiques en 1995.
  • un abbé
  • et un évêque.

Les peintures du XIIe siècle et XVe siècle sont classées au titre des Monuments Historiques.


L’église était entourée des bâtiments prieuraux dont il subsiste des éléments tardifs englobés dans le bâti contemporain. On remarque également les anciennes bornes du prieuré aux armes de la famille de Veny d’Arbouse, dont plusieurs membres ont été prieurs de Ris.

Le monument Joseph Claussat[modifier | modifier le code]

Un monument à la mémoire du médecin et député du Puy-de-Dôme Joseph Claussat est érigé vers 1925 sur la route de Lachaux. Il se situe à "Blancherelle", à l'entrée d'un chemin qui rejoint la commune Châteldon.

Autres lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Ancienne gare de Ris-Châteldon

Ris avait également une gare ferroviaire située dans le lieu-dit « Ris-Gare ».

Le grand rocher, accessible de la route de Lachaux, permet une vue panoramique sur le village et la plaine de la Limagne (on peut y apercevoir la chaîne des Puys). Au pied, coule un ruisseau qui forme une cascade qui est appelé "le saut du loup" par les habitants.

Divers[modifier | modifier le code]

La commune de Ris est adhérente du Parc naturel régional Livradois-Forez et de la Fédération des sites clunisiens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil régional d'Auvergne et SNCF, Guide régional des transports du 15 décembre 2013 au 5 juillet 2014, relation 13 « Vichy – Thiers – Ambert – Arlanc » ; pour les correspondances à Thiers ou Pont-de-Dore, relation 7 « Clermont-Ferrand – Ambert – Arlanc »
  2. Horaires de la ligne 55, Conseil général du Puy-de-Dôme, 2014 (consulté le 13 février 2014).
  3. Décret no 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. Évolution et structure de la population 2010, insee.fr (consulté le 13 février 2014).
  7. Ris autrefois

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]