Vic-le-Comte
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| Vic-le-Comte | ||
Entrée du château comtal sur la place du Vieux-Marché et toit de la Sainte-Chapelle |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Auvergne | |
| Département | Puy-de-Dôme | |
| Arrondissement | Clermont-Ferrand | |
| Canton | Vic-le-Comte (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Allier Comté Communauté | |
| Maire Mandat |
Roland Blanchet 2008-2014 |
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| Code postal | 63270 | |
| Code commune | 63457 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
4 796 hab. (2010) | |
| Densité | 265 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 331 m – Max. 806 m | |
| Superficie | 18,09 km2 | |
| Localisation | ||
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Vic-le-Comte est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région d'Auvergne.
Vic-le-Comte fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Vic-le-Comte est située dans le Val d'Allier, à 25 km au sud est de Clermont-Ferrand et 16 km au nord est d'Issoire. Une partie du territoire communal est couvert par les Bois de la Comté.
La commune est aujourd'hui composée de plusieurs bourgs : Longues, Lachaux, Enval, Bord, Lépétade, Charbonnier et Brolac. Elle fait partie de la communauté de communes d'Allier Comté Communauté et est intégrée dans le Pays du Grand Clermont. Elle est considérée comme le principal pôle de vie du sud de l'agglomération clermontoise.
Histoire[modifier]
Ancienne capitale du Comté d'Auvergne.
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Vic-sur-Allier[1].
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 4 796 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
A Longues existe un monument aux morts (1914-1918)
Transports[modifier]
Facilement accessible par l'autoroute A 75, Vic-le-Comte compte une gare SNCF relativement bien desservie par le réseau TER Auvergne.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- À la mort de Jean Stuart, Catherine de Médicis hérite du Comté d'Auvergne.
- Le pharmacien Jean-Baptiste Bargoin (1813-1885), né à Vic-le-Comte, qui fit fortune avec le café de glands doux.
Monuments historiques et patrimoine[modifier]
La situation de capitale du Comté d'Auvergne a laissé quelques bâtiments classés ou inscrits monuments historiques intéressants[4],[5].
- Du château des comtes il ne reste plus que la porte d'entrée fortifiée[6].
- L'église Saint-Pierre est connue comme étant la Sainte-Chapelle de Vic-le-Comte. En fait la Sainte-Chapelle n'est que le chœur de l'église paroissiale actuelle.
La Sainte-Chapelle est l'ancienne chapelle du château des comtes d'Auvergne dont la construction a été commencée après 1505, date du mariage de Jean Stuart, duc d'Albany et régent d'Écosse, avec Anne de La Tour, comtesse d'Auvergne et de Boulogne, sur l'emplacement d'une chapelle romane. La Sainte-Chapelle reprenait à l'origine le plan de la chapelle haute de la Sainte-Chapelle de Paris avec une nef unique à quatre travées. Elle a été consacrée sous le double vocable de saint Jean-Baptiste et de la Sainte Couronne. Elle a été érigée en collégiale en 1520. Ce monument est un des plus beaux de la Renaissance en Auvergne.
La Sainte-Chapelle possède des verrières qui ont été exécutées entre 1520 et 1525. La verrière placée dans l'axe du chevet reprend le thème traité à la même place dans la Sainte-Chapelle de Paris, l'arbre de Jessé. Le vitrail actuel a été entièrement refait au XIXe siècle. Les vitraux du côté nord représentaient des scènes de l'Ancien Testament. Ceux du côté sud traitent des scènes de la Semaine sainte et de la Passion. Un vitrail, aujourd'hui disparu, représentait le couple de fondateurs agenouillés.
Au-dessous des vitraux se trouve une tribune en encorbellement avec des balustres portant les armes d'Auvergne, de Boulogne et de Stuart. Aux retombées des nervures de la voûte ont été placés, comme dans les autres Saintes-Chapelle, une suite de douze apôtres. Ils ont été réalisés en terre cuite, et refaits en partie.
Au-dessus du maître-autel, des artistes florentins ont sculptés un retable avec des représentations des Vertus théologales (Foi, Espérance, Charité) et cardinales (Justice, Prudence, Tempérance, Force). Les cœurs d'Anne de La Tour et de Jean Stuart, morts en 1524 et 1536, ont été scellés dans l'autel.
La chapelle devient église paroissiale sous le vocable de saint Pierre, en remplacement de l'ancienne église paroissiale Saint-Pierre qui avait été construite à l'époque romane à l'extérieur de l'enceinte et qui a entièrement disparue. La Sainte-Chapelle est agrandie vers l'ouest en 1840, probablement par l'architecte diocésain Aymon Gilbert Mallay (1805-1883) en lui adjoignant une nef de 5 travées avec collatéraux dans un style reprenant celui du chœur. Des peintre verriers clermontois ont alors réalisés les vitraux de cette partie[7].
- L'église Saint-Jean-Baptiste, du XIIIe siècle[8].
- La fontaine de la place du Vieux-Marché[9]
- Plusieurs maison en pan de bois et maisons datant du Moyen Âge[10].
- Le Christ de pitié soutenu par saint Jean de Malouel.
En janvier 1985, un brocanteur racheta par hasard un panneau peint à l'abbé Perrein, curé de la commune, qui cherchait à vendre des meubles et peintures stockés et inutilisés pour payer l'installation du chauffage de son église[11]. Y était peint un Christ descendu de la croix entouré de la Vierge et Jean l'Evangéliste[11]. Des documents des années 1950 et 1970 décrivent bien ce panneau comme « une peinture sur bois 1m x à 0,6m, XVIIe repeint sur XVe[11] ». Au moment de la vente, ni l'un ni l'autre ne connaissent ces documents. Il s'avèrera après nettoyage de la première peinture, qu'elle couvrait une peinture de Jean Malouel[11]. Après restauration, l'œuvre, devenue Trésor national[11] a été acquise par le Louvre en 2012 pour 7,8 millions d'euros dont 2,3 millions versés à la commune de Vic-le-comte au titre d'indemnité transactionnelle[11].
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Vic-le-Comte sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 24 juillet 2012.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Monuments historiques de Vic-le-Comte, base Mérimée, ministère français de la Culture
- François Deshoulières, Vic-le-Comte, p. 101-111, dans Congrès archéologique de France. 137e session. Clermont-Ferrand. 1924, Société Française d'Archéologie, Paris, 1925
- Ancien palais des Comtes d'Auvergne, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Eglise Saint-Pierre, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Eglise Saint-Jean-Baptiste, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Fontaine du XVIe siècle, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Pierre Garrigou Granchamp, L'architecture domestique du XIIe au XIVe siècle dans les agglomérations du Puy-de-Dôme. État des questions, p. 241-278, dans Congrès archéologique de France.158e session. Monuments en Basse Auvergne Grande Limagne. 2000, Société Française d'Archéologie, Paris, 2003
- "L'incroyable découverte d'un brocanteur entre au Louvre", article de Eric Bietry-Rivière et Jean Chichizola, Le Figaro, samedi 28 avril 2012
