Saint-Jean-des-Ollières

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Saint-Jean-des-Ollières
Groupe folklorique « Lou Gorneïros ».
Groupe folklorique « Lou Gorneïros ».
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-ferrand
Canton Saint-Dier-d'Auvergne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Billom-Saint-Dier
Maire
Mandat
Catherine Queinnec
2014-2020
Code postal 63520
Code commune 63365
Démographie
Population
municipale
467 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 44″ N 3° 26′ 11″ E / 45.6455555556, 3.4363888888945° 38′ 44″ Nord 3° 26′ 11″ Est / 45.6455555556, 3.43638888889  
Altitude Min. 470 m – Max. 792 m
Superficie 19,56 km2
Localisation

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Saint-Jean-des-Ollières
Liens
Site web http://saintjeandesollieres.fr/

Saint-Jean-des-Ollières est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Mas-du-Bost, Croizat-Tour, Chavarot, Les Chaux, Le Pic, La Vie, Ischamps, Le Theil, La Collange et le Couderchet

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-des-Ollières eut plusieurs appellations St Jean des Olières en 1225 ; St Jean des Oliviers en 1398 et St Jean Dezolières en 1762. Pendant la Révolution, au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), Saint-Jean porta le nom de Puy-la-Garde[1] et pendant longtemps eut l'appellation populaire de Saint Jean des Voleurs...

Ollières vient de « Olla » plus suffixe « asia » (fabrique de poteries).

Au XVIIIe siècle, la paroisse de Saint-Jean était considérée comme une « montagne stérile » ; le sol est en effet maigre et aujourd'hui en grande partie boisée. Au sud dominant avec 780 m d'altitude, s'élève le Puy volcanique de « la Garde » où se dresse une statue de la Vierge et depuis 1955, une table d'orientation. Un projet d'ouverture d'une carrière sur le flanc de ce site géologique intéressant a provoqué en 1982 une violente polémique. La Garde était un oppidum gaulois et ensuite un castrum romain. Il y eut ensuite un château et une chapelle. La terre faisait partie de la Seigneurie de Boisonnelle sauf au nord le petit fief de Croizat. À cet endroit il y eut longtemps le même seigneur De Bard de Chauriat ; puis passa à la famille Seguin. Il fut vendu en 1669 à Jean Delaire, Président à la cour des Aides de Clermont. Sa famille le conserva jusqu'en 1789. Du château il ne reste qu'une tour.

La tour du Miodet : il s'agit d'un ancien château déjà en ruine en 1403 à l'époque de Boissonnelle. Leurs seigneuries étaient liées. Son emplacement est localisé entre La Vie et Saint-Jean près du ruisseau de Lagas. Il ne reste aucun vestige à nos jours. Le Seigneur de l'époque féodale se qualifiait toujours de seigneur de Boissonnelle et Veaux de Méodes ou Viomiodes. Ce nom dérivé de val méode, désignait une châtellenie dont le territoire, comme son nom l'indique devait comprendre toute la vallée de la Méode (Miodex) rivière qui traverse la commune de Saint-Dier et enserre le bourg dans un lacet de son cours, subitement détourné par les rochers.

Pays pauvre et surpeuplé, Saint-Jean connaissait au XVIIIe siècle une importante émigration temporaire avec les « porte-ball » ou marchands ambulants vendant lingerie, dentelles, rubans.

Dans le cours du siècle, celle-ci se transforma avec l'apparition de la « Pique ». Dans son rapport sur l'émigration, le Préfet Ramond décrit leur activité (en 1808) sous le nom de « broqueurs » qu'ils se donnent entre eux. Ils parcourent la France sous la forme de mendiants, d'incendiés, munis de faux papiers, de pèlerines chargées de coquilles, de porteurs d'agrues et de chapelets... Ils revêtissent tous les déguisements... On les a vu dans le gros de la Révolution paraître sous la forme d'émigrés rentrés, de couleurs réfugiés, de prêtres déportés.... Leurs profits seraient énormes s'ils n'étaient souvent obligés de les partager avec ceux qui les prennent sur le fait... L'administration fait des efforts pour diminuer ces dangereuses excursions... On surveille la délivrance de passeports et l'on gère, autant qu'on le peut, les voyages de ces gens qui ont une habilité merveilleuse pour se passer de papiers légitimes et se fabriquer des pièces vraisemblables. Au reste ce qui n'est pas moins singulier, c'est la conduite de ces mêmes hommes dans leur domicile. Dans aucune commune les contributions ne sont aussi régulièrement payées, les terres à un plus haut prix, les propriétaires plus respectés, l'ordre public plus aisément maintenu et les délits plus rares...

Cette activité rapportant en moyenne 300 à 500 francs ; gains qui étaient investis dans la construction d'une maison, reconnaissable à un toit à quatre pans et se poursuivit bien avant dans le XIXe siècle. En 1843, un rapport de police estimait à environ 200 le nombre de « Piqueurs » et, en 1863, le Procureur Impérial de Bordeaux demandait à celui de Riom de faire une enquête à leur sujet, mais rares étaient ceux qui tombaient aux mains de la police.

Au Pays, les Piqueurs ne se cachaient pas et racontaient avec verve, au cours des veillées d'hiver, leurs aventures. Les jeunes se passionnaient pour ces récits et ne tardaient pas à partir avec un parent ou ami pour la tournée suivante. On se transmettait par voie orale un « guide » des plus complets sur chaque région, comportant des itinéraires, l'énumération des ressources locales, la liste des personnes à visiter, leur degré de générosité. Les Brigades de la Maréchaussée étaient l'objet d'études suivies. Un Piqueur habile, après avoir parcouru plusieurs fois un canton en connaissait à fond choses et gens et arrivait à en parler le patois aussi bien qu'un indigène. Grâce à cette expérience les arrestations étaient peu fréquentes et le faux certificat tombait rarement entre les mains de la police... transformé en boulette, il était vite avalé. Ceux qui cependant se faisaient prendre, avaient recours aux notabilités du pays pour obtenir des attestations d'honorabilité. C'est ainsi que les archives départementales contiennent de nombreux certificats de complaisance délivrés entre 1765 et la Révolution, par les curés de Saint-Jean-des-Ollières, le syndic et des Gentilshommes, pour demander la libération de nombreux compatriotes arrêtés dans toute la France pour usage de faux certificats d'incendie.

Tout le canton était contaminé par la « Pique ». M. Mignot, subdélégué de Thiers, déclare en 1768 que : Domaize, Saint-Jean-des-Ollières, Saint-Dier-d'Auvergne, La-Chapelle-Agnon et quelques autres, fournissent une pépinière de mendiants à inonder le royaume, qui à peine sortis de leur coquille, reçoivent des leçons pour n'être pas à la charge de leur famille.

Le 9 septembre 1843, le maire de Saint-Dier-d'Auvergne, écrivait au Ministre de la Guerre pour expliquer que l'installation d'une brigade de gendarmerie à Saint-Dier avait été rendue nécessaire pour organiser la chasse aux faussaires. Il faut croire que cette brigade fut active car dès 1850 sept ans après, la Pique avait complètement disparu. Il n'en reste plus désormais qu'un souvenir. Seule demeura quelques années encore, jusque vers la Première Guerre mondiale, l'activité des marchands ambulants.

Saint-Jean des Ollières vu du pic de la Garde

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2006 2008 (démission) Jean-Michel Laroche
2008 réélue mars 2014 Mme Catherine Queinnec[2]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 467 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 081 2 057 2 260 2 201 2 420 2 486 2 342 2 384 2 427
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 301 2 144 2 064 1 937 1 924 1 793 1 607 1 504 1 724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 564 1 574 1 216 960 851 792 708 681 575
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
507 502 419 346 363 402 445 457 467
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Saint-Jean-des-Ollières : construite au XIIe siècle, elle fut remaniée aux XVIIe et XIXe siècles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Jean-des-Ollières sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 24 juillet 2012.
  2. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 22 juin 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Curiosité proche :

Au pied de la statue de la Vierge située au pic de la Garde, on peut observer et déambuler sur un magnifique chaos basaltique.

Le chaos basaltique.

= Lien externe[modifier | modifier le code]

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