Auzon (Haute-Loire)

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Auzon
Vue générale de la citadelle d'Auzon
Vue générale de la citadelle d'Auzon
Blason de Auzon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Auzon
Intercommunalité Communauté de communes Auzon Communauté
Maire
Mandat
Jean-Louis Legros
2014-2020
Code postal 43390
Code commune 43016
Démographie
Gentilé Auzonnais ou Alzoniens
Population
municipale
905 hab. (2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 33″ N 3° 22′ 21″ E / 45.3925, 3.3725 ()45° 23′ 33″ Nord 3° 22′ 21″ Est / 45.3925, 3.3725 ()  
Altitude Min. 400 m – Max. 755 m
Superficie 16,96 km2
Localisation

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Auzon

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Auzon

Auzon (Uzou en occitan), est une commune française, chef-lieu du canton d'Auzon, dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne. Ses habitants sont appelés les Auzonnais ou Alzoniens, ils portent le surnom de « mange-prunes ». La devise du pays est « osons-toujours ». La fête patronale est le 10 août.

Auzon fait partie de l'arrondissement de Brioude et de la deuxième circonscription de la Haute-Loire. Le canton a une superficie de 155 km2, son altitude s'étageant entre 400 et 1 100 mètres ; il est limitrophe du département du Puy-de-Dôme.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Construite à environ 11 km de Brioude, la cité médiévale est située sur un piton rocheux dans une vallée encerclée de montagnes aux accès difficiles. Elle s’élève à plus de 50 mètres au-dessus du niveau du fleuve et domine secrètement la plaine de la Petite Limagne dans le bassin minier du Brivadois. Sur ce rocher, l'ancienne forteresse est le verrou de l'une des portes du Livradois-Forez, un accès menant sur les anciens carrefours routiers des plateaux de Saint-Germain-l'Herm et de la Chaise-Dieu. Auzon est la seule commune du parc naturel régional donnant un débouché sur l'Allier.

Auzon Communauté est desservie par l'autoroute Clermont Ferrand / Béziers - A 75 sorties 17 et 20, à 60 km de Clermont-Ferrand et 75 km du Puy.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Florine,
Brassac-les-Mines,
Saint-Germain-Lembron
Issoire Ambert
Saint-Germain-l'Herm
Rose des vents
N
O    Auzon    E
S
Brioude La Chaise-Dieu

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 696 hectares ; l'altitude varie entre 400 et 755 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L' Auzon, rivière de la Haute-Loire, traverse le territoire de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 649, alors qu'il était de 586 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 68,1 % étaient des résidences principales, 20,0 % des résidences secondaires et 11,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 8,9 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 77,4 %, stable par rapport à 1999 (76,4 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était stable : 5,4 % contre 5,5 % en 1999([a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 15[2].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2008 Henri Doniol DVD  
         
avril 2014 en cours
(au 26 août 2014)
Jean-Louis Legros[3]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Auzon relève du tribunal d'instance du Puy-en-Velay, du tribunal de grande instance du Puy-en-Velay, de la cour d'appel de Riom, du tribunal pour enfants du Puy-en-Velay, du conseil de prud'hommes du Puy-en-Velay, du tribunal de commerce du Puy-en-Velay, du tribunal administratif de Clermont-Ferrand et de la cour administrative d'appel de Lyon[4].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Les communes d'Agnat, Auzon, Champagnac-le-Vieux, Chassignolles et Saint-Vert adhèrent au parc naturel régional Livradois-Forez.

Natura 2000, en prenant compte les spécificités locales, a également l’ambition de concilier les activités humaines et les engagements pour la biodiversité en faisant appel aux principes d’un développement durable, fondés sur une synergie entre l’environnement, le social et l’économie.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 24 juillet 2013, Auzon n'est jumelée avec aucune commune[5].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 905 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Une réforme du mode de recensement permet à l'Insee de publier annuellement les populations légales des communes à partir de 2006. Pour Auzon, commune de moins de 10 000 habitants, les recensements ont lieu tous les cinq ans, les populations légales intermédiaires sont quant à elles estimées par calcul[6]. Les populations légales des années 2007, 2012, 2017 correspondent à des recensements exhaustifs[7].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 066 1 256 1 197 1 194 1 238 1 415 1 465 1 440 1 407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 397 1 404 1 510 1 494 1 546 1 530 1 677 1 572 1 606
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 558 1 528 1 418 1 274 1 244 1 219 1 167 1 138 1 115
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 072 1 007 1 071 1 047 920 817 904 916 905
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Âge de la population[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges, à savoir la répartition par sexe et âge de la population, de la commune d'Auzon en 2010[10]ainsi que, comparativement, celle du département de la Haute-Loire la même année[11], sont représentées avec les graphiques ci-dessous.

La population de la commune comporte 50 % d'hommes et 50 % de femmes. Elle présente en 2010 une structure par grands groupes d'âge plus âgée que celle de la France métropolitaine[12]. L'indicateur de jeunesse, égal à la division de la part des moins de 20 ans par la part des plus de 60 ans[13], est en effet de 0,55 pour la commune, soit 55 jeunes de moins de 20 ans pour cent personnes de plus de 60 ans, alors que pour la France métropolitaine il est de 1,06. Cet indicateur est également inférieur à celui du département (0,87) et à celui de la région (0,8)[14].

Pyramide des âges à Auzon en 2010 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,7 
9,7 
75 à 89 ans
12,6 
19,9 
60 à 74 ans
21,7 
23,3 
45 à 59 ans
21,9 
18,5 
30 à 44 ans
16,0 
14,4 
15 à 29 ans
13,8 
14,2 
0 à 14 ans
13,3 
Pyramide des âges dans le département de la Haute-Loire en 2010 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,4 
7,9 
75 à 89 ans
12,3 
15,9 
60 à 74 ans
16,3 
21,7 
45 à 59 ans
20,2 
19,8 
30 à 44 ans
18,6 
15,6 
15 à 29 ans
14,0 
18,7 
0 à 14 ans
17,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Auzon est située dans l'académie de Clermont-Ferrand.

La commune administre une école maternelle et élémentaire de 66 élèves (2012-2013)[15].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • L'Espérance auzonnaise (Batterie, Fanfare).
  • Vivre à Auzon.
  • Athlétique Club Auzon, club de football.(masculin et féminin).
  • Syndicat d'Initiatives du pays d'Auzon, place de la Barreyre.
  • Écomusée du pays d’Auzon.
  • Musée de la Vespa.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 029 €, ce qui plaçait Auzon au 24 855e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[16].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 593 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,0 % d'actifs dont 65,0 % ayant un emploi et 5,9 % de chômeurs[a 4].

On comptait 200 emplois dans la zone d'emploi, contre 227 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 386, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 1] est de 51,6 %, ce qui signifie que la zone d'emploi n'offre qu'un emploi pour deux habitants actifs[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Auzon comptait 69 établissements  : 22 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 9 dans l'industrie, 5 dans la construction, 24 dans le commerce-transports-services divers et 9 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, deux entreprises ont été créées à Auzon[a 7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent d'Auzon

Auzon compte cinq lieux et monuments remarquables[17]  :

La ville est adhérente au réseau Villes et pays d'art et d'histoire.

L'église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Au sommet de l'esplanade de « la ville haute » domine la collégiale Saint Laurent. Au XIIe siècle, sous l'influence casadéenne, le chapitre fut nouvellement administré ainsi que l'édifice réaménagé. Ce petit monument se classe en Auvergne parmi les plus purs exemples de l’art roman de ce type. L’édifice de dimensions modestes est cependant remarquable avec son porche et ses chapiteaux, le chevet décoré de modillons sculptés d'animaux allégoriques se croisant avec des décors de végétaux et d'entrelacs. L'harmonie de l'ensemble architectural n'est pas altérée par les adjonctions gothiques.

La porte de Brugelet[modifier | modifier le code]

Le château et ses fortifications[modifier | modifier le code]

Les parties hautes de la ville médiévale composent encore aujourd'hui avec un patrimoine architectural typique de la topographie villageoise du Moyen Âge : les quartiers postérieurs au premier regroupement de l’habitat s’étaient organisés de façon anarchique autour d’un réseau de rues. La ville a en partie conservé son mur d'enceinte et garde quelques ruines de ses châteaux forts.

Les halles[modifier | modifier le code]

Corbeau roman en ré-emploi (Tête grimaçante).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Certains espaces naturels de la commune sont en partie protégés car classés à l'inventaire des zones naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF de type 1 et 2).

La zone se situe dans les Monts du Livradois à l'est de Brassac-les-Mines, elle est à cheval sur le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire. Les milieux de forêts, de ravin et de pente, de rochers, et de falaises constituent 3 habitats déterminants. La limite englobe les cours d'eau de l'Auzon, de l'Estentole et leurs multiples petits affluents, et les versants de leurs vallées[23].

Les vallée de Saint-Jean-Saint-Gervais et celles du ruisseau d'Auzon sont des espaces homogènes d’un point de vue écologique, qui abritent des espèces et des habitats rares ou menacés. L’intérêt est aussi bien local que régional, national ou communautaire. Ce sont des espaces d'un grand intérêt fonctionnel pour le fonctionnement écologique local.
Sont présents :

L'avifaune s'illustre avec 2 espèces inscrites sur la liste rouge régionale.

La ZNIEFF possède donc un intérêt patrimonial certain.

ZNIEFF essentiellement forestière, composée de chênaies sessiliflores (acidiclines, neutroclines et thermophiles), pinèdes et autres plantations résineuses. Les berges du ruisseau d'Auzon sont occupées par une chênaie-frênaie en bon état de conservation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville semble tirer son nom d'une racine hydronymique préceltique qui est semblable à celle d'Auzon ou Auzonne : Alz- > Auz-, Awz- désignant l'eau, une source ou un cours d'eau. Toutefois, toutes les formes anciennes d'Auzon semblent cohérentes pour dériver de la forme Also, oronyme qui pourrait également se rattacher aux formations celtiques d' ales + suffixe -o, qui seraient du même type qu'ales + ia, comme Alésia, signifiant « falaise » ou « hauteur ». Les deux formes sont d'ailleurs en adéquation avec ce site : les ruisseaux superficiels (l'Auzon et Godarel), qui ont creusé le grand rocher du village pour rejoindre l'Allier, ont déterminé ensemble les facteurs primordiaux pour l'implantation humaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Brivadois, ouvert sur le sud est resté attaché aux valeurs romaines que les grandes invasions ne réussiront pas complètement à gommer. Encore au moment des grands chantiers du XIIe siècle, l’art et l'architecture relèvent cette influence. Cette relation à l’antique est ici encore soulignée par le réemploi d'un élément gallo-romain conservé derrière un contrefort de l'église Saint-Laurent. Ce bloc de pierre est gravé d'une grande inscription en lettres latines, malheureusement fragmentaire est datable du troisième siècles après J.-C. Ainsi, sa présence isolée dans le mur de l’édifice et les quelques éléments de mobilier archéologique sont autant d'indices d'un processus de romanisation et interroge l'évolution de ce milieu depuis l'Antiquité.

La ville doit sans doute sa naissance à sa position privilégiée, placée sur la marche du Livradois en contact avec la plaine et la montagne. Cette colline domine la rive droite de l'Allier, près d'un espace relativement peuplé et jouit de précieux atouts : des ressources minières, des produits forestiers, une position stratégique liée au contrôle de la rivière. Il serait cependant vain de vouloir expliquer le développement de la cité par ces seuls facteurs.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Face avant du coffret d'Auzon : Weland the Smith.
église romane auzon

Durant les invasions, la région des antiques oppida n'est que peu touchée par les raids normands. Le réseau d'anciens castrum déjà cités dans les annales à l’occasion des campagnes militaires royales, ont encore réussi à jouer leurs rôles défensifs. Ces sites de hauteur, avantagés par des fortifications naturelles, ont surement pu profiter de l'implantation de communautés religieuses précoces comme d'individus migrants pour accroître la densité des populations environnantes[25].

Dès l'heure où de nouvelles constructions remplacent les anciennes forteresse publiques du haut Moyen Âge et que s'organise le réseau des forteresses vicomtales, apparaît dans une documentation écrite encore très fragmentaire une première citation d'Auzon et de son château. Datée de la fin du Xe siècle, cette évocation précoce dans une notice du cartulaire de l’abbaye de Sauxillanges, indiquant la construction d'une forteresse suggère, à l'instar du castrum de Vieille-Brioude, qu'il s'agit de l'une des plus anciennes forteresses secondaires du Brivadois. Malheureusement, l'absence de textes plus précis (et l'absence de recherche archéologique) empêche d'en reconstituer plus précisément les origines. Cependant, l'état des connaissances sur les institutions politiques de l'Auvergne laisse entendre que depuis longtemps déjà, les comtes avaient utilisé à leurs avantages ces sites stratégiques.

Blason de la maison d'Auzon

Les changements socio-politiques de l'an mil ont sans doute motivé la restructuration du site carolingien. Un camp fut vraisemblablement développé afin de regrouper des troupes chargées de surveiller les environs et organiser des opérations militaires. Autour de ce nouveau centre, une nouvelle hiérarchie nobiliaire se dessine. Ces hommes d'armes (milites) qui ambitionnent comme la noblesse, proches des familles comtales et de leurs vassaux, prennent le nom de cette forteresse et la détiennent maintenant à titre héréditaires. L’influence des chevaliers avait remplacé celle des vicaires (ou viguier) qui n’exerçaient plus leurs fonctions au nom du comte. Ainsi, Hugues, vicaire d'Auzon, n'est plus qu'un lointain représentant des anciens auxiliaires de justice qui s'étaient substitués au cours du Xe siècle au pouvoir central défaillant.

Dans cette viguerie naissante se forge rapidement une nouvelle structure sociale déstabilisant l'ancienne organisation judiciaire. Ce château, bien qu'assurant toujours refuge et protection, devient une base d'exploitation. Il incarne à lui seul la totale autorité qu'exerce maintenant la caste des guerriers sur les humbles. Se dessine alors une nouvelle circonscription territoriale qui restera gravée pour longtemps dans la géographie historique du pays. Les premiers chevaliers du lignage des d’Auzon que nous livre la documentation du milieu du XIe siècle se nomment Bompar et son fils Bernard[26]

Les « acquisitions » progressives des « Auzon », à mesure que se tisse le maillage des relations de la noblesse féodo-vassalique, vont aboutir à la formation d'un vaste patrimoine  : ils sont « chasés » sur les deux rive de l'Allier, dans leur fief de Rilhac planté sur une terrasse alluviale, et possèdent en partie les domaines de Auzat-sur-Allier, Sainte-Florine, Lempdes[27], Vergongheon, Lorlanges et Chabanne, qui ferment l'accès à la plaine de Brioude. Les familles de Papabeuf de Domeyrat, de Paulhac et certainement Leotoing, s'allient avec celle d'Auzon. Au XIIIe siècle, le terrier de la famille regroupe de nombreux domaines, droits et péages éclatés géographiquement entre La Chaise-Dieu et le Lembronnais, près de Paulhaguet à Brioude, Nonette. Les "Auzon" posséderont également une seigneurie dans la Limagne clermontoise près de Montmorin.

Abbaye de la Chaise-Dieu

Époque royale et princières aux temps des apanages[modifier | modifier le code]

Terre d'Auvergne.
  • La citadelle fortifiée du Livradois.

Sur fond de conflit entre l'empire anglo-angevin et le roi, et précisément depuis 1122, date de l'intervention en Auvergne de Louis VI affirmant son autorité sur les grands seigneurs de son domaine, la politique royale devient plus active et débouche à plusieurs reprises sur l'intervention de l'armée. En 1152, l’Aquitaine, dont dépend traditionnellement l'Auvergne, devient avec le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et Henri II de Plantagenêt une nouvelle province anglaise. Pendant une trentaine d'années, l’étendue entre Loire et Allier, séparant le comté d'Auvergne et celui du Forez, devient pendant quelques années une zone tampon entre les deux royaumes.

En réaction aux conflits opposant les partisans des deux branches de la famille comtale, Gui Dampierre, sous les ordres de Philippe Auguste, s’empare par la force d’une grande partie de la vallée de l’Allier. La place forte passe définitivement dans le domaine royal sous la tutelle des Capétiens. Le roi s’alliant avec l’évêque de Clermont corrige ses vassaux rebelles et reconquiert l’Auvergne. Le renouveau de l'autorité monarchique permet alors d’affaiblir le pouvoir comtal et de minimiser l'hégémonie des acteurs du système féodal.

La partie du comté annexée par le roi, la « terre royale d'Auvergne », qui aura Riom comme capitale, devient sénéchaussée en 1213.

Le roi établit le bailliage d'Auvergne et cette région intermédiaire de plaine, de terres défrichées et de zones pastorales, devient dès avant 1277 le chef-lieu d'une prévôté[28].

Afin de rendre justice et collecter l'impôt, l'administration royale, s'appuyant sur le château et sa prison, établit un centre administratif et décisionnel. À en juger au nombre de seigneuries dépendantes de l'importante prévôté d'Auzon, le roi pense assurer l'ordre et la sécurité sur une partie de la Petite Limagne et faire participer une grande partie de l'ancien pagus Libratensis, aux charges financières du royaume. Avec le rattachement effectif de l'Auvergne à la Couronne, la place forte devint un « bastion politique » des monarques de France.

La circonscription administrant 59 paroisses s'étend sur la juridiction des puissantes seigneuries de Rochesavine, Baffie et Viverols ou encore Ambert et Saint-Bonnet. Avant le début du XVe siècle, cette prévôté porte ses limites jusqu'à celles du Forez et du Velay et s’étend sur environ 1 200 kilomètres carrés.

  • La charte de franchise.

Le mouvement politique qui marque tout l'Occident du XIIe siècle, amorce une nouvelle étape dans le développement de la citadelle d'Auzon. Cet endroit est un lieu d'échange entre la plaine et la montagne facilitant la circulation des marchandises. Avec le développement du commerce, une petite bourgeoisie prend de l’importance. Le système seigneurial est contraint de composer avec elle et lui accorde, ainsi qu'aux hommes du domaine sans doute, certains droits définis par écrit. Elle sera constituée au milieu du XIIIe siècle. Alphonse de Poitiers, l'héritier des terres d'Auvergne, et Bompar d'Auzon ratifieront cette charte. Ils accordent ainsi aux habitants leur franchise communale. Ceux-ci ont d'ores et déjà le droit d'élire leurs consuls afin d'être représentés en une maison commune. Les habitants sont maintenant aptes à intervenir sur des dispositions prises en vue de l'organisation de la cité, de la sauvegarde de leurs institutions et de leurs coutumes. C'est le germe de la « commune » d'Auzon, avec des valeurs « citoyennes » et un sentiment d’appartenance à une communauté. Cette charte suppose aussi une réorganisation des structures défensives existantes sur l'éperon au profit des habitants affranchis. Le plan de la ville actuelle laisse toujours transparaître la ligne de fortification extérieure de l'enceinte qui séparait les vieilles murailles de la ville haute du faubourg populeux.

La colline a rapidement acquis la physionomie d'un petit centre urbain. Auzon possède une léproserie[29] puis apparait un l’hôpital[30], et constitue un centre religieux d'importance jouissant du prestige de son titre de coure royale. C'est aussi un marché couvert dans une ville de marchands pouvant répondre aux besoins de la région avoisinante. Une communauté juive ayant un sauf-conduit dans la prévôté est même évoquée au XIIIe siècle[31]. Un autre indice de cette présence se conserve dans la toponymie ancienne par le lieux-dit au nom plutôt évocateur de « creux des Juifs », qui pourrait laisser penser à l'installation de l'un de ces groupes en marge des prévôtés de Brioude et d'Auzon.

Branche cadette d'Auzon dite de Montravel

À la fin du XIIIe siècle, la co-seigneurie d'Auzon est « transmise » dans la maison de Montmorin. La famille d'Auzon s'alliera également avec celle des Montravel.

Auzon est une terre d'apanage et se trouve incorporée en 1360 parmi les possessions du Duché d'Auvergne. Ainsi, aux côtés des princes de la Maison de France, d'autres grandes familles aristocratiques auvergnates vont se succéder.

En 1356, Jean II le Bon nomme Jean Ier de Berry, son troisième fils, lieutenant du Roi en Languedoc, Auvergne, Périgord et Poitou. Il lui adjoint Louis II de Bourbon pour le suppléer. Ils sont tous deux proches parents de Geoffroy de Montmorin, seigneur d'Auzon qui furent un temps otages, ou prisonnier du roi d'Angleterre laissant ainsi l'Auvergne comme la châtellenie d'Auzon privée de son commandement.

La Bonne Ville d'Auvergne[modifier | modifier le code]

Chef de France.

Au cours du XIVe siècle[32], Auzon bénéficie d'une reconnaissance du pouvoir  : la cité figure dans la liste des « treize bonnes villes » de Basse-Auvergne. En 1360, avec la ratification du traité de Brétigny, l'Auvergne devient une zone frontière du royaume de France. Le réseau de bonnes villes prend une place stratégique et accroît son emmuraillement.

C'est depuis longtemps une ville close et autonome avec une municipalité consulaire ; la communauté des habitants possède une milice et peut assurer sa défense et participer à celle de la région. Nombre de ces bonnes villes comme Auzon, possédaient un rôle administratif et judiciaire. Certaines se démarquaient par leurs antiquités ou l'ancienneté de leurs privilèges, d'autres par leur caractère commercial, importants critères pour l'obtention de cette promotion.

Parmi ces nouveaux droits, la cité dispose, entre autres, celui de présenter des députés aux « États d'Auvergne » à Issoire et d’être représentée à l'Assemblée des bonnes villes[33]. Elle doit cependant participer fiscalement et militairement à l’effort de guerre.

Auzon, comme Langeac, représente un modèle de développement et participe étroitement à maintenir le dialogue entre le roi et le plat pays. La ville devient un réel contre-pouvoir profitant de ses privilèges, devant lesquels le roi se plie souvent sans discussions. En France, les bonnes villes avaient le droit de porter sur leur blason un chef de France, c’est-à-dire « d'azur semé de fleurs de lys d'or ». Une tapisserie héraldique située sur un arc triomphal de la collégiale Saint-Laurent illustre peut-être l'augmentation accordée à la ville.

  • En 1412, année de la signature de la Paix d'Auxerre, le roi Charles VI instaure un nouveau marché et plusieurs foires.

En 1410, les habitants d'Auzon exposent au roi leur besoin d'établir un marché tous les mardis et également trois foires par an. Cette requête nous permet d'avoir un bref descriptif de la ville d'alors. Elle est décrite comme riche et sûre, placée près des grandes voies de circulation sans oublier son port marchand et ses navires sur l'Allier.

La création en Auvergne de nouveaux marchés à la fin du XIVe siècle - début XVe siècle, marque certainement une reprise de l'économie de certaines villes, motivée par une noblesse forte et assurée par les structures fortifiées villageoises, qui permettent de protéger les populations environnantes et relever les finances. Ces décisions royales occupent une place importante dans la stabilité de la ville, elle concourent à sa prospérité et structurent sa trésorerie.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Corps de Ville[modifier | modifier le code]

Les marchands et autres communautés arts et métiers de la ville d'Auzon

Avant le XVIIIe siècle, existaient à Auzon des corporations professionnelles regroupées par la Communauté des arts et métiers. Favorisée par la proximité de l'exercice du pouvoir, la halle d'Auzon était le lieu d'échange marchand et de négoce ouvert sur l'extérieur.

Les Montmorin[modifier | modifier le code]

de Montmorin
Vestige du château, le Logis à galeries avec son escalier à vis, XVIe.

Les Polignac[modifier | modifier le code]

Blason de Polignac

En 1718, Sidoine Apollinaire Gaspard Scipion Armand, Vicomte de Polignac, abandonne l'ensemble des terres et de la seigneurie à ses créanciers.

Peyrenc de Moras[modifier | modifier le code]

  • Le Château est totalement en ruine.(1756)
  • La manufacture royale d'Auzon. (XVIIIe)
Le bassin minier vers 1700.

De Séverac[modifier | modifier le code]

De Simiane[modifier | modifier le code]

De Monchal[modifier | modifier le code]

Lieux-dit[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de nombreux hameaux et lieux-dits  : cette liste de noms concerne le cadastre actuel[35].

  • Boussac
    Ce village, comme Esteil, est situé sur un plateau géologique particulier, daté du Rupélien[36] ou du Sannoisien (Oligocène).
    Le nom actuel tire son origine d'un anthroponyme gallo-romain qui est hypothétiquement cité dans la documentation de la fin du Xe siècle[37] puis plus certainement en 1112, dans le cartulaire de Sauxillanges.
  • Chaniat
  • Chappes
  • Escolges, maison forte[38].
  • Les Granges
  • Grigues
  • Lugeac, anthroponyme gallo-romain.
  • Racolles
  • Rizolles
  • Vaureilles, anthroponyme gallo-romain.
  • Moulin Mazelet, Moulin Pagès, Moulin Ponsot
  • Le Bourguet, Granges montagne, Le Mazel, Les Tignaux, Leyreloup. Topo. Disp.
  • Croix des Chenilles, La Croix des Abris, Croix Chaniat
  • Lachenaux, Prachène, Langlade, Ronsières-Basses, Champ Dorat, Côte-Mave, Combe Maveine, Roche Douare, Combe Vaiat, Combe Sourde, Combe Sterne
  • Les Adraits, Combe Arnaud, Bagne-Chien, La Bareyre, Le Beau, La Benelette, Ravin de Bouliroux, La Borie, Les Bos, les Branches, Les Chambards, Les Combelles, Champs Moure, Champ Rouge, Les Chauds, La Chaume, Coste chareire, Les Chazeaux, La Côte de la Chèvre, Les Cigodes, La Couarde, Les Coustandes, Le Crapoux, Le Crouzet, La Croze, L'Enclos, L'Estrade, La Fricasse, La Fridière, Combe de Fort, Les Fossés, Les Gagnouvets (!), La Garde, Les Gardes, La Garde-Haute, La Garnasse, les Gavières, Le Geret, Les Giraudes[39], Les Gounets, L'Hôpital, Les Kiries, La Lette, Suc du Loup, Le Mauzat, La Mironette, Les Moulèdes, Les Parines, La Pierre, Les Places, Le Planet, Les Plots, Le ponceau, Le Portail, La Prade, Pré de la Salle, Les Quatre Cloches, La Ravelle, Combe de Ras, Les Ravins, Ravin de Ribeyrolle, Les Rioulx, Les Rivaux, Roche de Fir, Le Suc de Rochegrand, Les Roches, Les Rossignols, Les Roubines, Les Routis, La Sablières, Le Savet, Le Suquet, Combe Tanière, Les Testiares, La Tuilerie, Le Tet, Le Suc des Tronchères, La Valette, Les Verdiers, Les Vieilles Tuilleries, La Visade
  • Bois Laurent, bois de la Save
  • Montaigut (Ancienne chapelle, ADHL), Moumoux, Corpommier, Riberole, Prachêne, Fontane, Pezario, Carcagnot, Recolles, Vepsins, Pissevy
  • Ruisseau du Gaudarel, ruisseau du Cé[40], ruisseau de Chastan, Garde, Estantol
  • Source de la Fridière, source de la Borie, source du Scay
  • Bastide de Chappes

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Claude Fournier-L'Héritier (1745-1825), personnalité de la Révolution française, né à Auzon.
  • Henri Doniol (1818-1906), historien et préfet, dont la branche paternelle est issu de l'une des familles notables d'Auzon.
  • Louis Georges de Cadoudal (1823-?), littérateur français, conseiller général du Morbihan, fils du général Joseph de Cadoudal et neveu du célèbre Georges Cadoudal, né à Auzon.
  • Chantal Lauby (1957), humoriste et comédienne, a passé une partie de son enfance à Auzon.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Cubizolles, Auzon, ville royale fortifiée. Une des treize « bonnes villes » d'Auvergne, Nonette, Créer, 2000, 462 p., ill. (ISBN 2-909797-56-2)
  • Christian Lauranson-Rosaz, L'Auvergne et ses marges (Velay, Gévaudan) du VIIIe au XIe siècle - La fin du monde antique ?, Les Cahiers de la Haute-Loire, 1987
  • Albert Dauzat, La toponymie Française, Éditions Payot, 1960.
  • Ernest Negre, Toponymie générale de la France, Droz, 1990.
  • Dictionnaire topographique du département de la Haute Loire, Chassaing et Jacotin, Publ.de St-Étienne, 2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  2. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  3. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 26 août 2014).
  4. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 24 juillet 2013).
  5. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 24 juillet 2013).
  6. « Le recensement de la population en bref », sur le site de l'Insee (consulté le 15 juillet 2013).
  7. « Calendrier de recensement des communes de la Haute-Loire », sur le site de l'Insee (consulté le 15 juillet 2013).
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. a et b « Chiffres clés évolution et structure de la population de Auzon », sur le site de l'Insee (consulté le 15 juillet 2013).
  11. a et b « Chiffres clés évolution et structure de la population du département de la Haute-Loire en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 juillet 2013).
  12. « Chiffres clés évolution et structure de la population de la France métropolitaine en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 juillet 2013).
  13. « Indicateur de jeuness », sur le site de l'Insee (consulté le 15 juillet 2013).
  14. « Chiffres clés évolution et structure de la population de la région Auvergne en 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 juillet 2013).
  15. « Haute-Loire (43), Auzon, école », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 24 juillet 2013).
  16. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  17. « Auzon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Église Saint-Laurent », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Porte du Brugelet », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Château et ses fortifications », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Halles », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Jardin du château », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. [1]
  24. Inventaire National du Patrimoine Naturel.
  25. A. Manry, Histoire d'Auvergne, Toulouse, 1974, p. 104.
  26. Cartulaire de Sauxillanges, no 679et Chassaing, Spec. Bri., no 4, p. 9 et 11.
  27. 1305, Etienne d'Auzon; Jean Louis Alphonse Huillard-Bréholles, Albert Lecoy de La Marche,Titres de la maison ducale de Bourbon, Volume 1 , p. 201, Archives nationales (France), H. Plon, 1867.
  28. a) 1277, Nouvel examen de l'usage général des fiefs en France pendant le XI., le XIII. et le XIVe siècle: pour servir à l'intelligence des plus anciens titres du domaine de la Couronne, Volume 1, p. 460 b)1287, le prévôt royal d'Auzon est cité dans l'acte de saisi sur les domaines de la famille de la Roue.
  29. 1269, Alphonse de Poitiers lègue par testament une rente de XX sous à la léproserie d'Auzon, Atlas historique et archéologique des léproserie du diocèse de Saint-Flour (XIIe-XVIIe SIÈCLES), D.F.S. de prospection thématique annuelle, Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne, Service Régional de l’Archéologie, Johan PICOT; « fondée au bord de l'Allier avant 1340 », cf. Le Diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours, Pierre Cubizolles, p. 167.
  30. Cité dès 1391, Auzon : ville royale fortifiée : une des treize « bonnes villes » d'Auvergne, Pierre Cubizolles.
  31. Philippe le Bel charge Étienne de Tespont, châtelain d'Auzon, de la garde d'Auzon, de Comps, de Nonette, et des Juifs existant dans les prévôtés de Nonette, d'Auzon, de Brioude et de Langeac. 1290, Manuscrits de la Bibliothèque de Clermont-Communauté, Ms 669 / Fol. 19.
  32. Albert Rigaudière, Saint-Flour, ville d'Auvergne au bas Moyen Âge: étude d'histoire administrative et financière, Volume 2, p. 608.
  33. L'identité de l'Auvergne: mythe ou réalité historique, Daniel Martin, EDITIONS CREER, 2002, p. 243 et 276.
  34. Le Maître de Craponne: Chronique d'une famille vellave, Jean Torrilhon, 1980, p. 217.
  35. Il serait fort utile de dresser ici la liste des noms de lieux provenant des matrices du cadastre napoléonien.
  36. Revue des sciences naturelles d'Auvergne, 1951, p. 39.
  37. Christian Lauranson-Rosaz, L'Auvergne et ses marges (Velay, Gévaudan) du VIIIe au XIe siècle - La fin du monde antique ?, Les Cahiers de la Haute-Loire, 1987.
  38. Dictionnaire des fiefs de Rémacle.
  39. Anthroponymes germanique, famille Giraud , Girandas(?) = Ger(gari)-Wald(waldan), Geraldus.
  40. Latin Sabusus, sureau