Manglieu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Manglieu
Mairie-école
Mairie-école
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Clermont-Ferrand
Canton Vic-le-Comte
Intercommunalité Allier Comté Communauté
Maire
Mandat
Michèle Brousse
2014-2020
Code postal 63270
Code commune 63205
Démographie
Population
municipale
465 hab. (2011)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 43″ N 3° 21′ 06″ E / 45.6119444444, 3.35166666667 ()45° 36′ 43″ Nord 3° 21′ 06″ Est / 45.6119444444, 3.35166666667 ()  
Altitude Min. 399 m – Max. 646 m
Superficie 21,09 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Manglieu

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Manglieu

Manglieu est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Manglieu possède de nombreux lieux-dits comme Le Chat, Montmoy, Tarragnat,la Romandie, Lavaur, Lafarge...

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Busséol, Laps, Sallèdes, Pignols, Vic-le-Comte, Yronde-et-Buron, Manglieu

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1989 Marcel Michy   Agriculteur
mars 1989 juin 1995 Gérard Robineau   Directeur informatique
juin 1995 mars 2014 Philippe Juille   Chef d'entreprise
mars 2014 en cours Mme Michèle Brousse[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 465 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 174 817 1 124 1 303 1 426 1 676 1 663 1 708 1 676
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 221 1 436 1 384 1 340 1 313 1 228 1 176 1 112 1 084
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 021 991 1 012 905 816 755 649 592 547
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
481 405 384 400 421 411 431 465 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mur de séparation du narthex avec la nef
Porche occidental
Gallia Christiana raconte la légende d'un prêtre Magnus qui revenant de Rome avec un sachet qu'il avait rempli de la poussière se trouvant autour du tombeau de saint Sébastien, à une époque non précisée, se serait reposé à Manglieu. Quand il décida de reprendre son chemin, il ne put retirer le sachet qu'il avait accroché à la branche d'un arbre. Devant cette impossibilité, il eut la révélation qu'il devait construire en ce lieu une église consacrée à saint Sébastien. Le nom du lieu, Manglieu, viendrait de Magnus locus.
L'église avait reçu en 959 des reliques de saint Sébastien rapportées de Soissons. Elle est placée sous ce vocable à cette date.
Le monastère de Manglieu a été fondé au VIIe siècle par l'évêque de Clermont, saint Genès de Clermont († vers 660 ou 662). Cela en fait une des plus anciennes abbayes de l'Auvergne car des textes la mentionne au IXe siècle.
Certains historiens, comme Mallay dans ses Essais sur les églises du Puy-de-Dôme de 1838, ont écrit que le monastère aurait été pris sous sa protection par Charlemagne, et reconstruit par Louis le Pieux, en 812, alors qu'il était roi d'Aquitaine, ou en 819. Le privilèges de l'abbaye ont été confirmés par le roi Pépin Ier d'Aquitaine en 834. Le monastère aurait subi des destructions au cours d'une invasion normande. L'abbaye a été chef d'ordre jusqu'en 1716, puis est rattachée à l'abbaye de Cluny. Elle est supprimée en 1777.
Arc triomphal avec le chœur et l'abside
Les cercueils des VIe et XIe siècles
La grande ancienneté de l'abbaye peut aussi être montrée par la présence dans l'ancienne abbatiale d'un cercueil roman remontant au XIe siècle, mais surtout par les deux plaques tumulaires dont une est richement décorée d'un chrisme que des spécialistes font remonter au commencement du VIe siècle. Cette plaque appartient à l'école d'Aquitaine.
Le chœur à chevet plat est d'un style très simple, préroman. Ce chœur est l'église mérovingienne construite sur un plan presque carré (7,14m x 7,17m). Il est ouvert sur la nef par un arc triomphal orné par deux colonnes antiques en marbre cipolin portant des chapiteaux corinthiens en marbre des Pyrénées inspirés de l'antique. On peut voir des exemples semblables datant du VIIe siècle à Jouarre, Poitiers ou Nantes[5]. Le chœur est prolongé à l'est par l'abside arrondie à l'intérieur alors que le mur est plat à l'extérieur. Cette partie de l'église est un des plus vieux bâtiments d'Auvergne que les spécialistes rapprochent de l'église Saint-Genès de Coudes[6].
D'importantes restaurations de l'église sont faites à partir du XIIe siècle. Il en subsiste un narthex avec tribune à l'ouest qui reprend l'architecture qu'on peut voir dans les grandes églises d'Auvergne et s'ouvrant sur la nef centrale par trois arcades en plein cintre, et par deux arcades sur les nefs latérales. Il comprend trois vaisseaux. Le mur occidental de la travée centrale de la tribune est creusé de deux niches cintrées ressemblant à des absidioles. On retrouve à Notre-Dame-du-Port, à la tribune occidentale de Saint-Benoît-sur-Loire et à Romainmoutier.
Le clocher carré surmontant le narthex a été remonté, vers 1610, par l'abbé Guillaume II Montmorin d'après la Gallia Christiana.
La nef a été reconstruite au XVIe siècle au-dessus des murs latéraux romans mais percés de fenêtres gothiques. La Gallia Christiana indique que l'abbé Claude Du Prat restaura l'église, la salle capitulaire et les autres bâtiments monastiques en 1517.Le même texte indique que l'abbé Chazeron a construit le réfectoire en 1550. La disposition de la dernière travée près du chœur, plus courte que les autres, laisse à penser que cette reconstruction n'a pas été terminée et devait entraîner la démolition du chœur.
On trouve aussi un bénitier en marbre quadrilobé et des fonts baptismaux.
Il subsiste quelques éléments du cloître sur le flanc nord de l'abbatiale.
  • Ancienne église paroissiale Notre-Dame : cette église du XVe siècle se trouvant sur la place du village a été vendue à des particuliers à la Révolution. Des éléments de cette église sont encore visibles aujourd'hui, englobés dans une maison particulière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • La commune de Manglieu est adhérente du Parc naturel régional Livradois-Forez.
  • L'église de Manglieu a été choisi par Christophe Barratier comme lieu de tournage pour le film Les choristes.À noter que tous les éléments religieux ont été enlevés pour le tournage afin de donner une impression de lieu neutre tout en gardant une acoustique parfaite.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Deshoulières, Manglieu, p. 133-143, dans Congrès archéologique de France. 137e session. Clermont-Ferrand. 1924, Société Française d'Archéologie, Paris, 1925

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 13 juillet 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Notice no PA00092162 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  5. Bernard Craplet, Auvergne romane, p. 14, 25, 27, 176, Zodiaque (collection la nuit des temps n°2, 4e édition), La Pierre-qui-Vire
  6. « Ancien sanctuaire de Saint-Genes », base Mérimée, ministère français de la Culture