Lachaux

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Lachaux
Plan-de-James fontaine
Plan-de-James fontaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Thiers
Canton Châteldon
Intercommunalité Communauté de communes entre Allier et Bois Noirs
Maire
Mandat
Béatrice Adamy
2014-2020
Code postal 63290
Code commune 63184
Démographie
Population
municipale
323 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 41″ N 3° 35′ 37″ E / 45.9947222222, 3.59361111111 ()45° 59′ 41″ Nord 3° 35′ 37″ Est / 45.9947222222, 3.59361111111 ()  
Altitude Min. 417 m – Max. 947 m
Superficie 22,27 km2
Localisation

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Lachaux

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Lachaux

Lachaux est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La ville est classée dans la zone de sismicité faible[1].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Maison avec un four à Cartailler.

Bachasse - Bethanie - Le Moulin Bigay - La Bretonne - Cartailler - Les Caves - La Charboty - Chassangre - Le Moulin Chassangre - Le Cheret - Chez Ballet - Chez Bigay - Chez Chenu - Chez Gimel - Chez Gourniaud - Chez Ourer - Chez Pelletier - Chez Pion - Chez Rophin - Chez Terrasson - Chez Varnin - Cités CEA - La Croix - Le Faux - Au Gabot - Gagaud - Goyon - La Grand Font - Guillemin - La Kerie - Le Gué - La Maisonneuve - Murat - Le Petit Murat - Les Olagnons - Pacaud - Le Petit Pelletier - Le Petit Pré - Le Pinon - Les Peux - Philibin - Le Plan de James - Plan de Saule - Le Roc Blanc - Tamin - La Vignolle Haute.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Lachaux est une notation francisée de l'occitan La Chaum provenant du bas latin "calmis" haut plateau dénudé, terre arable, de qualité médiocre, située sur un plateau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
Émile Bigay
Arthur Laplace
Henri Raynaud
Élie Cartailler
mars 2001 Michel Duzellier
mars 2008 Alain Selosse
mars 2014 Béatrice Adamy PG
Les dates des mandats précédents ne sont pas encore connus.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 323 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
775 766 821 798 992 993 1 029 1 049 1 065
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 012 974 1 042 1 118 1 150 1 160 1 154 1 078 1 043
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 094 1 084 1 053 874 789 697 690 631 739
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
530 464 358 301 296 278 280 280 311
2011 - - - - - - - -
323 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Mine d'uranium[modifier | modifier le code]

Cette mine du massif du Forez a été l'une des premières mines d'uranium de France et le premier gisement uranifère exploitable détecté en France métropolitaine (dès 1946 par le CEA qui avait besoin de grandes quantités d'uranium pour faire la bombe atomique française voulue par le Général de Gaulle) et exploité. Elle s'est avérée économiquement peu intéressante puisqu'elle n'a fourni que 34 tonnes d'uranium en 10 ans, extrait de la parsonsite découverte dans les années 1920 (forme de minerai unique au monde et jugée dans les années 1945-1950 économiquement exploitable sur ce site).

Historique
  • L'ouverture de la concession de Lachaux date du 22 octobre 1929, elle couvre des terrains situés sur le département du Puy-de-Dôme et sur celui l’Allier.
  • En 1924, on y découvre de l'uranium, ce qui initie des travaux de prospection qui dureront 3 ans.
  • En 1946, M. Thave cède sa concession au CEA pour 20 millions de francs, sur la base d'une présence estimée de 20 tonnes d'uranium. Le 25 octobre de cette même année, le CEA installe une mission fixe à Lachaux, qui inclura un service de recherche et développement. De premières excavations sont faites à Rophin, mais trop pauvres en uranium. C’est sur les gisements de Reliez, Étang de Reliez, Gagnol et Bancherelle qu'on en trouvera le plus.
  • En 1948, la laverie mécanique est inaugurée.
  • Le 1er juin 1949, une Division Minière de Lachaux est créée, fermée en 1955 alors qu'un gisement proche (mine des Bois Noirs, plus rentable sera ouvert).
  • En 1957, le site minier situé sur le territoire de la commune et sur celui de Ris est fermé. Deux ans plus tard, en 1957 c'est l'usine de concentration du minerai qui ferme avant d'être démantelée, mais des matériaux provenant du site ont été utilisés comme remblais routier.
Séquelles minières
  • Dans les années 1980, l'association d'étude et de défense de l'environnement (AEDELEC) qui deviendra Puy-de-Dôme Nature Environnement fait une étude sur les anciennes exploitations d'uranium dans le Puy-de-Dôme, notamment sur les communes de Lachaux de d'Ambert. Il apparait que la cour de l'école de Lachaux a été remblayée avec des matériaux provenant de la mine du Plan Bigay.
  • En février 1986, l'AEDELEC et le collectif Bois Noirs - Val d'Allier faisaient effectuer une première série de mesures dans la cour de l'école qui permettait de déceler un taux de radioactivité nettement au dessus de la normale. Plusieurs courriers furent envoyés au préfet, à l'inspecteur d'académie, au directeur de la DDASS, ces courriers restèrent sans effet. L'AEDELEC contacta la CRIIRAD qui effectua des mesures de radon 222 dans une salle de classe en décembre 1988 et dans la cour en avril 1989. Les résultats étaient rassurants avec 24 désintégrations par seconde pour un mètre cube d'air à l'intérieur et 38 à l'extérieur.
  • En 1989 la CRIIRAD effectua des contrôles radiométriques dans la cour de l'école et un prélèvement de sol superficiel. La mesure de l'échantillon superficiel montra une teneur en uranium usuelle, la source de rayonnement fut donc localisée dans les remblais.
  • En 2000 l'AEDELEC devenue Puy-de-Dôme Nature environnement reprit un travail important sur les anciennes mines d'uranium du Puy-de-Dôme. Le compte-rendu de ce travail qui avait été envoyé au préfet amena la COGEMA à effectuer des travaux importants de sécurisation de plusieurs sites contaminés. Lors d'une rencontre entre Puy-de-Dôme Nature environnement et la COGEMA sur le site de Rofin, la situation de l'école de Lachaux fut évoquée, mais en vain.
  • En avril 2006, une nouvelle campagne de mesures radiométriques est effectuée par deux étudiantes de l'Institut de géographie alpine de Grenoble. En mai 2006 l'équipe de la CRIIRAD et un bénévole de Puy-de-Dôme Nature environnement effectuèrent de nouvelles mesures qui montrèrent des anomalies. Ces mesures furent effectuées avec un détecteur à scintillation portatif DG5 et un GPS. Des anomalies furent décelées et un caillou fut prélevé en surface. Un DG5 donne des mesures du flux de rayonnement exprimé en chocs par seconde (c/s). Le niveau naturel sur terrain sédimentaire est d'environ 20c/s. Sur des terrains granitiques comme à Lachaux il est de 200c/s. Dans la cour de l'école plusieurs zones donnèrent des taux de plus de 1000c/s avec des pointes à plus de 2000c/s, sur le caillou les mesures donnèrent un taux de 8000c/s. La CRIIRAD adressa un courrier au maire de Lachaux, préconisant le décapage complet sans délai de la cour de l'école, le maire informa aussitôt le préfet et l'académie. Un plan compteur fut confié à SUBATECH, Laboratoire de l'IN2P3 rattaché à l'école des mines de Nantes, qui est le partenaire habituel de la COGEMA, quand celle-ci a besoin d'un laboratoire indépendant. Le sol de la cour de l'école fut décapé durant la première quinzaine d'août, le maire autorisa les représentants de la CRIIRAD et de Puy-de-Dôme Nature environnement à assister aux travaux, leurs observations et les mesures effectuées avec le DG5 obligèrent d'ailleurs la COGEMA à décaisser un peu plus de terrain que prévu[4].

Le Rez-de-Sol[modifier | modifier le code]

Le Rez de Sol

D'une superficie de 88 hectares, ce site constitue une Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique de niveau 1 répertoriée par la Direction Régionale de l'environnement de l'Auvergne[5].

Selon la Diren, Le Rez de Sol constitue le plus grand filon de quartz du Massif Central faisant saillie sur près d'un kilomètre et culminant à 943 mètres d'altitude. Il présente un intérêt paysager certain lié à la géologie particulière, au panorama ouvert sur le Massif des Bois-Noirs et la plaine de Limagne.

Le site est essentiellement forestier, recouvert de taillis de chênes maigres et clairières sur sols squelettiques. Ces chênaies acido-xérophiles, pauvres en espèces, sont pénétrées d'espèces montagnardes : strate abondante de Myrtille, Alisier blanc, Sorbier des oiseleurs, Hêtre… L'homogénéité des forêts de feuillus est intéressante bien que menacées par le reboisement en résineux.

La faune est composée d'espèces nicheuses typiquement forestières : Bondrée apivore, Bécasse, Bec-croisé des sapins, Mésange huppée, …

Ce site est accessible par un petit chemin quittant la RD 43 peu de temps après le lieu-dit « Plan de saule », sur la même route, à environ 4 km du bourg de Lachaux.

La Pierre du sang[modifier | modifier le code]

La pierre de sang.

Il s'agit d'une roche à cupule en granite de 20 à 30 m3 de granite avec présence de bassins et de sièges. La légende locale, comme le rapporte un document touristique visible sur place il y a quelques années encore, en a fait une pierre à sacrifice du temps des druides.

En effet, certains ont identifié dans ce monument mégalithique, la place du druide (bourreau) et celle de sa victime. Lorsque le druide coupait la tête de sa victime, celle-ci roulait dans une sorte de goulet et s'arrêtait à un point précis. Le sang, continuait dans le goulet et pouvait ainsi être récupéré en contrebas.

Le rocher est situé près du lieu-dit "Plan de James" sur la D43 quand on quitte le bourg de Lachaux en direction du Rez-de-Sol.

Un autre rocher à cupule beaucoup plus important est situé à la limite des communes de Lachaux et le lieu dit Rongère-Montagne (commune de Châteldon) : Le Rocher du Combeau.

Divers[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français. Lachaux est mentionnée dans les exceptions, alors que la majorité des communes du département est dans la zone de sismicité modérée.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. La Galipote, N°113 de décembre 2006 page 43-44)
  5. Direction Régionale de l'environnement de l'Auvergne (Diren)

Liens externes[modifier | modifier le code]