Lérigneux

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Lérigneux
L'église
L'église
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Montbrison
Intercommunalité Communauté d'agglomération Loire Forez
Maire
Mandat
Christine Bedouin
2014-2020
Code postal 42600
Code commune 42121
Démographie
Population
municipale
155 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 06″ N 3° 57′ 56″ E / 45.6016666667, 3.9655555555645° 36′ 06″ Nord 3° 57′ 56″ Est / 45.6016666667, 3.96555555556  
Altitude Min. 875 m – Max. 1 344 m
Superficie 9,76 km2
Localisation

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Lérigneux est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Depuis le 27 juillet 2011 elle fait partie du Parc naturel régional Livradois-Forez[1]. Le village de Lérigneux est entouré par les communes de Roche, Bard, Essertines-en-Châtelneuf, Saint-Anthème et Verrières-en-Forez, et est située à 35 kilomètres au nord-ouest de Firminy et à 10 kilomètres à l'ouest de Montbrison, qui sont les plus grandes villes à proximité. Ce village est situé entre deux rivières, le Cotayet et la Trézaillette. Ces deux rivières traversent également le territoire de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lérigneux s'appelait à l'origine Lerignacum. Ce nom vient probablement d'un propriétaire gallo-romain, Lerius, auquel on a ajouté le suffixe -acum. Puis, beaucoup plus tard, après la déformation de son nom, Lerignacum devient Lerineu, nom qui apparait au XIIIe siècle. Lerineu devient ensuite Lérignieu et obtient enfin le nom qu'il a aujourd'hui, Lérigneux[2]. Certaines dispositions de collines et l'observation de quelques vestiges divers par plusieurs habitants du village, entre autres Louis-Pierre Gras, permettent de penser qu'il y a eu, à une époque très reculée, un oppidum, c'est-à-dire un village fortifié antique, au niveau du Gâs de Genétoux[2]. Au XIIIe siècle, Lerineu, selon le nom de l'époque, fait partie de la châtellenie de Châtelneuf, mais il y avait bien avant cette date une petite communauté rurale qui vivait là depuis le Haut Moyen Âge. À cette époque, le sort des habitants est probablement le même que tous les habitants du Forez, une vie difficile définie par une insécurité omniprésente, les habitants n'ayant en effet aucun donjon ou quelqconque défense pour se protéger. Peu avant 1789, la paroisse de Lérigneux ne représentait qu'une seule et unique parcelle fiscale[3]. Cette parcelle était constituée du bourg et d'une douzaine de petits hameaux ou endroits habités. Au XVIIIe siècle, d'après les registres de décès de la paroisse, plus de 60 % des habitants étaient des "laboureurs", c'est-à-dire des cultivateurs. Il y avait également un grand nombre de journaliers, environ 17 %. Ces journaliers étaient des personnes qui se louaient à la journée, pour aller, par exemple, faucher dans les champs. Il y avait également, comme dans beaucoup de petits villages, un marchand, un maréchal, un sabotier, un maçon, des charpentiers-menuisiers, des aubergistes, des tailleurs d'habits… L'artisanat local était donc très peu représenté, contrairement à d'autres villages des alentours. On peut également observer qu'il y avait un peu plus de 2 % de scieurs de long. Ces professions vivant bien évidemment grâce à la présence de forêts tout autour du bourg et des hameaux. Les scieurs de longs ne pratiquaient ce travail la plupart du temps que comme appoint au travail de la terre, mais d'autres exerçaient ce métier à "plein temps"[3]. Il y avait aussi un tout petit pourcentage de domestiques et de servantes. Ces domestiques se trouvaient au bas de l'échelle sociale et venaient très souvent d'Auvergne et des villages voisins.

Lérigneux a été pendant la Seconde Guerre mondiale, le 7 août 1944, le théâtre de violents combats. En effet, trois groupes de maquisards, le groupe Ange, l'Armée secrète (A.S) et les Francs Tireurs et Partisans (F. T. P.), disposaient de combattants sur le terrain de la commune. C'est pour cela que tôt le matin du 7 août, le colonel Wittekind, le chef de l'état-major de liaison à Saint-Étienne, décide d'envoyer cent hommes de la Wehrmacht, soutenus par 150 gardes républicains et 400 miliciens des G. M. R. (Groupe Mobile de Réserve), les forces du régime de Vichy. Ces forces arrivent à Lérigneux, grâce à 55 véhicules dont 14 autocars, par deux routes bien distinctes : celle de Bard et celle de Verrières-en-Forez. Les combats s'engagent alors : le premier accrochage a lieu au niveau du hameau du Palais, vers neuf heures, où le groupe des Francs-tireurs et partisans est surpris par l'arrivée de ces troupes[4]. Ils décident alors de décrocher pour rejoindre les autres maquisards. Les partisans laissent cependant sur le terrain un mort. Ils comptent aussi dans leur rang trois blessés. Ensuite, les 400 miliciens du G.M.R décident d'occuper le hameau de Dovézy, pendant que la deuxième colonne arrive à Lérigneux. Les 25 maquisards du F.T.P se trouvant dans la ville se replient alors vers Roche, après avoir défendu pendant un certain temps le village. Dans l'après-midi, les G.M.R qui occupaient Dovézy sont repoussés et chassés par une contre-attaque conjointe des maquisards de l'A.S et du groupe Ange. Cette contre-attaque force les G.M.R à se regrouper au bourg de Lérigneux. Pour éviter un probable encerclement par les forces maquisardes, les G.M.R décident alors de quitter Lérigneux pour repartir vers Montbrison vers 15 heures 30, et ce malgré l'engagement de troupes allemandes. C'est donc une victoire totale des maquisards qui caractérise cette bataille de Lérigneux. Les assaillants comptent en effet six morts et environ une trentaine de blessés dans leurs rangs, malgré un armement et une grande supériorité numérique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   André Barou    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 155 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325 702 263 478 466 334 325 335 316
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
313 322 333 307 324 353 337 344 313
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
334 312 326 256 260 262 241 240 230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
203 187 161 145 118 126 138 138 155
2011 - - - - - - - -
155 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église de Lérigneux[7]
  • La place de l'église
  • Le lavoir de Lérigneux
  • L'observatoire de la LPO au col de Baracuchet[8]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ceux de 1914-1918 :

Bayle J. M. et C., Goure J. et A., Fougerouse J.B. et P., Laurent C., Neel J., Prat L., Pallay J. B. et J. M., Goutte C. et Nigon G[9].

  • Le curé Antoine Neyron :

Il est curé de la paroisse en 1629. C'est lui qui voue sa paroisse à saint Roch et à saint Sébastien après une épidémie de peste qui frappe Lérigneux à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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