Cunlhat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cunlhat
Vue générale de Cunlhat
Vue générale de Cunlhat
Blason de Cunlhat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Ambert
Canton Cunlhat
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Cunlhat
Maire
Mandat
Gilbert Bonnefoy
2008-2014
Code postal 63590
Code commune 63132
Démographie
Population
municipale
1 293 hab. (2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 58″ N 3° 33′ 36″ E / 45.6327777778, 3.56 ()45° 37′ 58″ Nord 3° 33′ 36″ Est / 45.6327777778, 3.56 ()  
Altitude Min. 540 m – Max. 1 014 m
Superficie 29,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Cunlhat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Cunlhat
Liens
Site web cunlhat.fr

Cunlhat est une commune française située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Le nom de la commune se prononce  : [kɛ̃ja] ou plutôt [kœ̃ja]« quin-ya », ou parfois [kaja].

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

L'Alleyras Basse, la Barde, Beauregard, Boscène, le Bouchet, Bouffoux, le Bourg, la Bravardie, la Brugère, les Bruneilles, la Brunelie, Cammas, Campines, Chabrol, le Chalard, Chalendrat, le Chapioux, Chardy, le Coin, le Colombier, Coudeix, Courteisseire, le Cros, l'Espinassière, les Faidides, la Font, Fontbonne, Fontrias, Forest, Gatier, Gonteix, Gouttebessis, la Grainetie, Grange, la Gravière (à cheval sur la commune d'Auzelles), la Guelle,la Guillaumie, Lacost, Lescure, Ligonie, Lossedat, le Malberton, Mandet, Marèche, Mas du Bost, les Meules, le Monneyroux, Montabrut, la Morille, Mounoux, Olagnier, l'Olme, Omaly, Pacher des Bœufs, Palasse, le Pénafet, le Perrier, le Petit Chignat, le Petit Verdier, la Petite Mouliche, les Pins, le Pont de Palasse, les Prades (1), les Prades (2), les Prades (3), les Rouchoux, Roussy, Ruinoux, Sagnes, le Sardier, Terrol (château), la Vaissière, le Verdier, le Vernet, Vialatte, la Vironne (2), Vironne (1).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de Cunlhat est vraisemblablement liée à la présence d'une villa gallo-romaine. Le nom de la commune provient du nom propre romain "Cumiliacus". Sous l'ancien régime, Cunlhat était une viguerie et constituait une des terres les plus riches de la seigneurie de Montboissier.

Le bourg s'est constitué autour de l'abbatiale devenue église paroissiale. Les moines bénédictins ont fondé le marché qui depuis le XIIIe siècle a toujours lieu le mercredi.

Sous la Révolution, Cunlhat a connu des journées insurrectionnelles qui ont conduit à la décapitation du meneur, Coiffier de Terraules.

Sous la Troisième République, Cunlhat a eu pour maire entre 1882 et 1907 Jean François Edmond Guyot Dessaigne. Il fut député du Puy de Dôme et plusieurs fois ministre. C'est en tant que garde des Sceaux de 1906 à décembre 1907 qu'il a eu à mettre en œuvre la loi de 1905.

Pendant plus de 10 ans (1988 - 2001), Cunlhat a accueilli le plus grand rassemblement européen de Harley Davidson.

De 2002 à 2008, il a été organisé un symposium d'art moderne, "Chantiers d'Art", de réputation internationale.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008   Gilbert Bonnefoy DVG Conseiller général
2001 2008 Jean Bernard UMP  
1976 2001 Henri Rigal (4 mandats + 1 an) PS Conseiller général
1971 1976 Albert Clément DVG  
1881 1907 Jean François Edmond Guyot Dessaigne extrême-gauche radicale président du conseil général (1901-1907)
ministre de la Justice (1889, puis 1906-1907)
ministre des Travaux publics (1895-1896) député radical
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 293 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 826 2 825 2 990 3 039 3 470 3 325 3 434 3 471 3 000
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 996 2 982 2 888 2 934 2 996 3 168 3 107 3 016 2 813
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 749 2 784 2 614 2 284 2 212 1 951 1 853 1 669 1 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 409 1 429 1 408 1 416 1 411 1 350 1 323 1 322 1 292
2011 - - - - - - - -
1 293 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
Plan d'eau de Cunlhat.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin de Cunlhat fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [3].

Des éléments de mobilier ecclésiastique sont répertoriés par l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • Calice (4e quart du XVIIIe siècle, réalisé par l'orfèvre Jean Charles Duchesne) ;
  • Calice et patène (XVIIIe siècle, réalisés par l'orfèvre Mathieu Vincent Delarbre) ;
  • Encensoir (1re moitié du XIXe siècle) ;
  • la Trinité, groupe statuaire (XVIe siècle) ;
  • Cloche (3e quart du XVe siècle) ;
  • Croix d'autel (crucifix) (XVIIe siècle) ;
  • Pentures et verrou (XIIIe siècle) ;

L'église est en fait une abbatiale qui faisait partie d'un monastère bénédictin.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Demeure des Montboissier dans le bourg, XVe siècle (bâtiment privé)
  • Motte castrale de Ramia[4]. située près du Mas du Bost sur le parcours de randonnée : le Chemin de l'An Mil.
  • Motte castrale du Chalard[4].
  • Motte castrale de Cunlhat[4] : (au-dessus de l'actuelle place Lamothe (Quartier de La Motte au cadastre de 1819)). La maison de retraite a été construite en 1896 en lieu et place de l'ancienne chapelle castrale dédiée à Notre-Dame. L'hospice était confié à la congrégation des sœurs Saint-Vincent-de-Paul. C'est aujourd'hui un établissement public dirigé par Mme Caucase. Il existe aussi un centre d'accueil pour personnes handicapées.
  • Château de Terrol : XVe siècle (privé)
  • Château du Verdier : XVIIe siècle, demeure du bailli de Montboissier (privé)
  • La Résidence du Collombier (XIXe siècle), ancien hôtel, actuellement transformé en résidence d'artiste avec salle d'exposition[5]
  • L'École des frères : ancien couvent transformé en école, en contrebas de la maison de retraite, bâtisse du XIXe siècle, maintenant devenue résidence secondaire privée.
  • En 2008, le centre omnisports Roger Fayet (ancien maire de Ceilloux) ouvre ses portes.
  • La place principale du village, aujourd'hui appelée "Place du Marché" était appelée sur le cadastre du XIXe siècle "Place des fossés du prieuré". Elle conservait jusque dans les années 1980 de vieux arbres dont un gros tilleul que la légende locale disait avoir été planté à l'occasion d'une visite en Auvergne de Louis XIV (peut-être un souvenir de l'inventaire des forêts initié par Colbert). Les registres municipaux signalent également la plantation d'un arbre de la Liberté vers 1792. Fragilisés par une taille mutilante, ces arbres ont dû être abattus.
  • Le coLLombier, la résidence d'accueil d'artistes de cunlhat. Au cœur de Cunlhat, cet ancien hôtel restaurant est un lieu de rencontre autour des arts plastiques.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • André Eugène Costilhes est né à Cunlhat en 1865. Artiste peintre, il fut l'élève de Léon Bonnat et exposa au Salon des artistes français entre 1910 et 1932. Il peint un décor dans un café de Cunlhat.
  • Maurice Pialat y est né le , actuelle rue du 8-Mai-1945. Il tourne un de ses premiers courts métrages à Cunlhat (congrès eucharistique de 1952), quelques scènes de La Gueule ouverte sont également tournées en Auvergne et l'on pourra repérer dans certains de ses films des allusions directes ou plus cachées à sa région d'origine (Van Gogh, Nous ne vieillirons pas ensemble. Son dernier film Le Garçu, a été tourné en partie à Cunlhat, notamment dans les locaux de la maison de retraite. Fin 2004, la commune de Cunlhat a donné le nom de Maurice Pialat à une petite place au centre du bourg face à l'immeuble où ses parents ont tenu un commerce à la fin de leur vie.
  • Jacques Marichal, ancien titulaire de l'orgue de chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, est enterré au cimetière de la commune. Il venait souvent se ressourcer dans cette région.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  3. « Notice no PA00092109 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  4. a, b et c Joseph Gagnaire, Les fortifications médiévales de l'arrondissement d'Ambert et ses abords, Éditions ACVAM, Issoire, 2002
  5. Le Collombier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]