Champagnac-le-Vieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Champagnac.
Champagnac-le-Vieux
Image illustrative de l'article Champagnac-le-Vieux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Auzon
Intercommunalité Communauté de communes Auzon Communauté
Maire
Mandat
Michel Mignot
2014-2020
Code postal 43440
Code commune 43052
Démographie
Population
municipale
236 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 31″ N 3° 30′ 13″ E / 45.3586111111, 3.5036111111145° 21′ 31″ Nord 3° 30′ 13″ Est / 45.3586111111, 3.50361111111  
Altitude Min. 640 m – Max. 980 m
Superficie 20,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Champagnac-le-Vieux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Champagnac-le-Vieux

Champagnac-le-Vieux est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Herri batzuen distantzia eta kokapen erlatiboa
Map pointer black.svgChampagnac-le-Vieux
Small-city-symbol.svgSaint-Vert (2,7 km)
Small-city-symbol.svgChassignolles (4,5 km)
Small-city-symbol.svgAgnat (4,6 km)
Small-city-symbol.svgLaval-sur-Doulon (4,6 km)
Small-city-symbol.svgChaniat (4,7 km)
Small-city-symbol.svgSaint-Hilaire (5,7 km)


Environnement[modifier | modifier le code]

  • lac de pêche et baignade
  • Le ruisseau de l'Auzon prend sa source au nord de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Villages fortifiés et fort royal des Monts du Livradois.

Bien que nom du village semble venir tout droit de l'antiquité tardive, aucune découverte archéologique importante ne peut encore attester l'étymologie gallo-romaine du nom. Cependant, Les tegula retrouvées sous un arbre ne sont pas dénuées d'intérêt.
Riche en bois, en terres agricoles et en pâtures, une petite communauté s’est largement développée au cours du Moyen Age. L'église de Campagnaco était dépendante du chapitre de Brioude. Son cartulaire nous en livre une première mention entre 936 et 983.

  • L'église

L'église paroissiale Saint-Pierre est un ancien prieuré qui dépendait depuis 1154 de l'abbaye de la Chaise-Dieu. Avant 1359, ce prieuré était uni avec ceux de Saint-Urcize et de Champagnat-le-Jeune à l'hôstellerie. Fortifié au XIVe siècle puis de nouveau renforcé au XVe siècle, bien que remanié l'édifice actuel conserve une parties romane originelle.

  • Le Fort

À une situation privilégiée près de voies routières, dès le XIVe siècle et surement avant, il existe un élément fortifié à Champagnac. Rapidement, le développement de la petite agglomération qui entrave sur la sécurité du point stratégique. Le 29 mars 1375, le sénéchal d'Auvergne demande la démolition de certaines maisons pouvant favoriser l'intrusion dans la muraille.
Vraisemblablement le château royal est devenu trop exigus pour contenir la population. Ainsi pour se défendre des attaques fréquentes de la guerre de cent ans, s'organise l'auto-gestion. L'enclos et la fortification de l'église sont renforcés. C'est seulement en 1456 à la fin de celle-ci que Charles VII signe une autorisation pour édifier la fortification du bourg.

  • Les milites de Durbiat

Durbiac, 1155
Durbiat, 1372

En 1250, Bertrand, miles de Durbiat est vassal d'Alphonse de Poitiers. Il lui rend d'ailleurs hommage pour les bien qu'il possède à Auzon. Ce même Bertrand en 1267, se porte caution pour Bertrand D'Auzon, également vassal du comte. À la même époque nous retrouvons des membres de cette famille au chapitre de Brioude.

Des liens étroits sembles unirent cette famille avec celle d'Auzon et celle des de la Tour. En 1317, Joubert devient légataire de Bernard de la Tour. Il assistera en 1320 au mariage d'un autre Bertrand de la Tour avec Isabeau de Lévis.
En 1320, Dalmas de Durbiat possède des biens à Escurolles.
Le seigneur de Durbiat, de St Eble (commune de Mazeyrat-d'Allier) et Villeveuve serra convoqué au ban de 1543[1].

Graphie ancienne[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre à Champagnac-le-Vieux
  • Prior de Champanhac en 1259
  • Champnhac-la-Velh en 1300
  • Champanhacus Vetus en 1385
  • Champaignac-le-Viel en 1401
  • Champaignac en 1456

Hameaux et Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Hameaux
  • Balistre
  • Balistroux
  • Le Boucharel
  • Dreins
  • Durbiat
  • Genestoux,
  • Jouret
  • La Chaud (ou Lachaud)
  • Les Cluzel
  • Le Glial
  • Taix
  • Neyrolles,
  • Olpignac
  • Toirat.
  • Rouret, Villa Roured, XIe siècle.
Lieux-dits
  • Les Prades, les Gondries, ravin de Chave, Les Granouillers, Moulin à Vent, La croix de Taix, Fontaine de la Vache.

Il serrait fort utile de constituer ici, la liste des noms de lieux provenant du cadastre napoléonien. Cette liste aura pour intérêt d'aider les toponymistes et historiens qui s'intéressent à ce terroir. La liste ci-dessus concerne le cadastre actuel. (Avis aux chercheurs ou administrateur)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Denis Marchand DVG  
mars 2008 en cours
(au 27 août 2014)
Michel Mignot[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 236 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
805 1 054 981 1 008 1 045 1 107 1 085 1 127 1 140
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 083 1 044 1 055 1 005 1 005 976 978 974 936
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
920 896 870 721 728 711 702 564 535
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
520 486 415 340 301 277 252 244 234
2011 - - - - - - - -
236 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église possède un reliquaire-monstrance qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 20 octobre 1913[5].
  • Croix de Chemin du XIVe siècle en grès.

Placée au carrefour de la route d'Auzon.

  • L'architecture civile

Une étude publiée en 2007 par Christian de Seauve dans les Cahiers de la Haute-Loire, a révélé que dès le XVIIe siècle plus des deux tiers des maisons qui pour beaucoup sont des chaumières, sont construites, reconstruites ou restaurées par des maçons de la Marche, Haute-Marche et Combraille[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Noms féodaux, p.377.-Baluse, P.571-584.
  2. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. « Notice no PM43000203 », base Palissy, ministère français de la Culture
  6. La construction à Champagnac-le-Vieux et dans ses environs au temps des chaumières et des maçons de la Marche, 1670-1802 in Cahiers de la Haute-Loire, 2007 site


Liens externes[modifier | modifier le code]