Égliseneuve-des-Liards

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Égliseneuve et Église-Neuve.
Égliseneuve-des-Liards
La brocante du 15 août
La brocante du 15 août
Blason de Égliseneuve-des-Liards
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Sauxillanges
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Sauxillanges
Maire
Mandat
Élie Boyer
2014-2020
Code postal 63490
Code commune 63145
Démographie
Population
municipale
144 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 34′ 08″ N 3° 25′ 29″ E / 45.5688888889, 3.4247222222245° 34′ 08″ Nord 3° 25′ 29″ Est / 45.5688888889, 3.42472222222  
Altitude Min. 480 m – Max. 804 m
Superficie 8,35 km2
Localisation

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Égliseneuve-des-Liards

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Égliseneuve-des-Liards

Égliseneuve-des-Liards est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Égliseneuve-des-Liards
Sugères
Sauxillanges Égliseneuve-des-Liards Brousse
Saint-Quentin-sur-Sauxillanges Condat-lès-Montboissier

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les 15 hameaux[modifier | modifier le code]

Le Bourg, Cassot, Charel, la Cour, le Cros, la Diane, l'Escunlerie, le Fay, Jeanlong, Lavancie, Liards, Prélong, La Vernière, la Verrerie, la Vigerie.

Le Rocher du Diable[modifier | modifier le code]

On l’aperçoit depuis la route entre Sauxillanges et Condat-lès-Montboissier. En contrebas, on peut voir les vestiges du moulin du Fay. Sur la photo on devine le front bien marqué. Un nez épais et aquilin. Une gueule de lion ! Tout autour de la tête du Diable on peut encore voir quelques fresques…

Il existe de nombreux lieux en France qui portent ce toponyme :

Chapelle Notre-Dame d'Aubune Rigole du diable Beaumes-de-Venise Saint-Rivoal Lanester

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan de l'église dressé par Mallay, XIXe siècle.

La montagne des Liards semble avoir été occupée dès la période gauloise et gallo-romaine. Des vestiges furent trouvés par Pierre-Pardoux Mathieu, professeur de lettres et archéologue originaire d'Égliseneuve, au milieu du XIXe siècle. La voie gallo-romaine qui vient de Manglieu vers Condat passe au pied de la montagne.

Égliseneuve apparait au XIe siècle, lorsque vers 1060-1076 Maurice de Montboissier s'engage à ne rien réclamer sur les possessions du prieuré bénédictin de Sauxillanges. Sur le même acte sont mentionnés dix-neuf manses dépendant de la paroisse, ce qui prouve un peuplement relativement dense sur un territoire assez peu étendu.

Jusqu'en 1789, Égliseneuve dépendit du prieuré de Sauxillanges, mais une partie des hameaux actuels appartenaient à la paroisse de Sugères (le Fay).

Lors de la visite épiscopale de 1773, l'évêque compta environ 200 communiants. Il n'y avait ni école ni sage-femme.

En 1793, au moment de tomber le clocher de l'église sur ordre de Couthon, un couvreur grimpa sur la flèche, enleva la croix de fer et la jeta ainsi que la pierre où elle était scellée. Il dit :

"Vous êtes obéi, quant au reste je ne m'en charge pas, je tiens à vivre encore".

C'est ainsi, nous dit la tradition populaire, que le clocher fut sauvé.

Dans sa description de la commune, Pierre-Pardoux Mathieu notait qu'en plus de l'agriculture, il existait une carrière de granite et, la présence de calcaire et d'argile aurait pu permettre l'établissement de fours à chaux et de tuileries. Il signale aussi qu'il y eut des recherches afin de trouver des filons de quartz nécessaire aux verreries. La commune était dotée d'un couvent tenu par les sœurs dominicaines de Gramond dès le XIXe siècle qui enseignaient aux jeunes filles. Ce couvent fut définitivement fermé en 1923. Une école de garçons fut construite à la fin du XIXe siècle. L'école publique est fermée depuis la fin des années 80. Elle abrite aujourd'hui la salle des fêtes et un gîte communal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires qui se sont succédé à Égliseneuve des Liards

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1840 novembre 1843 Pierre BLANCHARD    
novembre 1843 mai 1856 François DELORME    
mai 1856 août 1860 François FILERE    
août 1860 août 1865 Marcelin FILERE    
août 1865 septembre 1870 François DELORME    
septembre 1870 mars 1874 Jean CHAMPROUX    
mars 1874 octobre 1876 François DELORME    
octobre 1876 1881 Jean GIRON    
1881 1884 Jean Pomel GIRON    
1884 1896 Amable VERNY    
1896 1904 Buisson LOUBARESSE    
1904 1914 Jean BLANCHARD    
1914 1919 Philippe JURY    
1919 1925 Jean LOUBARESSE    
1925 1929 Mathieu BOREL    
1929 1935 Robert VERNY    
1935 1942 Joseph BENY    
1942 12 juin 44 Antoine TERRASSE    
12 juin 44 1er novembre 44 Bernard RUSTENHOLTZ    
1er novembre 44 1945 Joseph BENY    
1945 1946 Jean JURY    
1946 1971 Édouard LOUBARESSE    
1971   Maurice REDON    
 ? réélu mars 2014 Élie BOYER[1]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 144 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360 371 366 383 450 597 590 595 593
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
536 518 512 467 464 514 502 449 437
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
399 366 344 297 286 278 212 193 189
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
169 145 127 136 125 141 146 145 145
2011 - - - - - - - -
144 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Chevet de l’église, fin XIIe siècle
Portail sud de l’église, fin XVe siècle

Le nom d’Égliseneuve est mentionné pour la première fois entre 1060 et 1073, dans la charte n°625 « apud aecclesiam Novam ». Dans ce texte, Gabriel Fournier nous signale que Maurice de Montboissier s’engage à ne rien réclamer aux religieux de Sauxillanges qui possèdent des terres sur Égliseneuve. Cette possession est mentionnée dans quatre chartes à la fin du XIe siècle. La fondation de l’église Notre-Dame est attestée dans la charte n°625 entre 1060 et 1073.

Descriptif[modifier | modifier le code]

L'église est composée d’une nef à trois travées, d’un collatéral nord, prolongé par une chapelle à fond plat, d’une travée droite de chœur et d’une abside polygonale. Le chevet remonte à la seconde moitié du XIIe siècle.

Détail des fresques murales

Les façades ouest et sud, la nef ainsi que le bas-côté nord et la chapelle nord ont été construits au XVe siècle. Les parements sont difficilement visibles du fait de l’épaisseur du crépi et par endroit des couches de ciment ! Cependant, on peut voir dans ces parties que le granite domine le chantier avec des utilisations en réemplois d’arkose rouge et blonde sur le pignon ouest. L'intérieur est décoré de décors géométriques peints par Lamy en 1896.

Les Croix[modifier | modifier le code]

La commune d'Égliseneuve conserve encore de nombreuses croix aux carrefours des chemins, dans les hameaux et vers l'église. Pour la plus grande part, elles ont été taillées au XIXe siècle. Seule, l'ancienne croix de l'ancien cimetière daterait du XVe ou du XVIe siècle. Une autre enfin, au carrefour de l'ancien couvent, date sans doute du XVIIIe siècle. Elle représente sur une seule face, le Christ en croix.

Le matériau le plus employé est le granit : pour les 3 plus anciennes le granit est utilisé exclusivement. Pour les autres le socle est en granit et la croix est soit en fer forgé, soit en fonte. La grande croix monumentale du cimetière est en pierre de Volvic.

Les Carrières[modifier | modifier le code]

Sur la commune d’Égliseneuve-des-Liards, au hameau de Fay, la montagne du Rocher du Diable abrite d’anciennes micro-carrières de granit agrémentées de petites maisons de tailleurs. Ces maisons datent du début du XXe siècle.

Depuis toujours, les gens extrayaient le granit au-dessus du rocher. Ils utilisaient les carrières pour construire leur maison :

  • les moellons ou déchets de taille étaient utilisés pour faire les murs ;
  • les gros blocs étaient taillés pour faire les encadrements des portes, des fenêtres, des pierres tombales, des cheminées, des éviers...

Quand le travail était terminé, ils faisaient glisser les pierres sur un quai puis les retournaient pour qu’elles tombent dans une charrette. Les tailleurs de pierre travaillaient l’hiver, car le reste de l’année ils étaient paysans ! À la fin du XIXe siècle, certains paysans–tailleurs se spécialisèrent dans la taille de pierre ; c’est à ce moment-là que les petites maisons apparurent.

Ces carrières furent réutilisées jusqu'à la fin des années 70 par un tailleur de pierre, Charlie Guglielminotti, venu d'Italie pendant la Seconde Guerre mondiale. Malheureusement, les petites constructions s’écroulent petit à petit et une sauvegarde de ce patrimoine unique devient urgente.

Fête de la musique 2011

Personnalités[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis :1569

Archives départementales du Puy-de-Dôme

  • Délibérations municipales depuis : 1824

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Pardoux MATHIEU, Notice sur Égliseneuve des Liards, imp. Thibaud-Landriot frères, Clermont-Ferrand, 1854.
  • Histoire des communes du Puy-de-Dôme. Arrondissement d'Issoire, sous la direction d'A.-G. MANRY, Editions Horvath, Clermont-Ferrand, 1988.
  1. Liste des maires 2014, site de la préfecture du Puy-de-Dôme (consulté le 23 juin 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]