Viverols

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Viverols
Le monument aux morts, devant le bureau de poste.
Le monument aux morts, devant le bureau de poste.
Blason de Viverols
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Ambert
Canton Viverols
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Ance
Maire
Mandat
Johannes Chabrier
2008-2014
Code postal 63840
Code commune 63465
Démographie
Population
municipale
411 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 02″ N 3° 53′ 02″ E / 45.434, 3.884 ()45° 26′ 02″ Nord 3° 53′ 02″ Est / 45.434, 3.884 ()  
Altitude Min. 817 m – Max. 1 146 m
Superficie 12,50 km2
Localisation

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Viverols

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Viverols

Viverols est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Hameaux des Mas, Coussanges, Coussangettes, Plagnols, Pupanin-Haut, Pupanin-Bas, Etruchat, Le Moulinet, Gorce, Bouteyras, La Gaillarderie, Maisonneuve, Le Moulin des Comtes, Gratarelle.
  • À 3 km : Églisolles, 7 km : Sauvessanges, 15 km : Craponne-sur-Arzon (43), 7 km : Saillant, 15 km : Saint-Anthème, 25 km : Ambert.

Histoire[modifier | modifier le code]

Viverols côté sud

Viverols est un petit village que l’on ignore. Les automobilistes qui vont d’Ambert à Usson-en-Forez pour descendre ensuite à Saint-Étienne traversent le bourg sans s’y arrêter, c’est à peine si au passage ils ont le temps d’apercevoir des tours démantelées et des murailles grises, puis ils s’engagent dans la vallée de l'Ance et la poussière blanche de la route leur masque la vue de l’antique forteresse.

Cependant le château de Viverols mérite une visite à cause de l’intérêt archéologique qu’il représente et en raison des souvenirs qu’il évoque.

La terre de Viverols, qui était une des quatre châtellenies du Livradois, avait pour vassaux : Le Grand Prieur d’Auvergne, les Seigneurs de Montravel, de Vertamy, de Fraissonnet, de Croz, de Montcelard, du Cluzet et du Chassaing.
Au XIe siècle, Viverols appartenait aux De Baffie, vieille famille d’Auvergne, probablement originaire du Velay.Marcellin Boudet faisait descendre cette famille des SEMUR en Brionnais. Dalmas de Baffie possédait cette seigneurie en 1070.

Entrée du château

Éléonore de Baffie, fille de Guillaume le Vieux et d’Eléonore du Forez, à la mort de son frère, resta seule héritière de cette puissante maison (1244- ?). L’abbé Grivel dans ses chroniques du Livradois nous parle longuement de cette aimable personne et nous la présente comme une sainte. Éléonore épousa Robert V, comte d’Auvergne. Elle eut beaucoup à souffrir du caractère inégal de son mari, celui-ci fut excommunié pour avoir fait emprisonner Imbert de La Tour, chanoine de Paris.
À la mort d’Éleonore (1285), la terre de Viverols entra dans le domaine des Comtes d’Auvergne et y resta un siècle. Jean II, comte d’Auvergne au XIVe siècle vendit Viverols à Morinot de Tourzel, seigneur d’Allègre, chambellan du roi. Morinot eut pour fils Yves Ier et pour petit-fils Jacques d’Allègre.
Yves II, fils de Jacques, qui fut lieutenant-général des armées de Charles VIII et de Louis XII mourut glorieusement à Ravenne ; il était seigneur de Viverols en 1510. Le troisième fils d’Yves II, Christophe, qui épousa en 1530 Madeleine Le Loup de Beauvoir, devint ensuite possesseur de Viverols. Il eut pour fils Gaspard, chevalier de l’Ordre du roi, qui épousa Charlotte de Beaucaire.

La terre de Viverols resta dans la maison d'Allègre jusqu’au XVIIe siècle. En 1665, Claude d'Allègre, marquis de Beauvoir, fit un échange avec François d’Aurelle, marquis de Colombine. Claude prit la moitié du domaine de Crest et François d’Aurelle devint seigneur de Viverols. Jeanne Henriette d’Aurelle, héritière de cette maison, épousa au début du XVIIIe siècle Joseph de Montagut, comte de Bouzol, inspecteur général de la cavalerie.

centre du village

Les Montagut gardèrent leur terre jusqu’à la Révolution. Cette famille possédait le beau château de Bouzol dans la vallée de la Loire, à quelques kilomètres du Puy, et les châteaux de Plauzat et de Montravel en Auvergne. Les Montagut séjournaient peu à Viverols, ils habitaient surtout à Plauzat, cependant ils ne délaissèrent pas tout à fait leur vieux manoir du Livradois, puisqu’ils y firent d’importantes réparations en 1740. Vers le milieu du XVIIIe siècle, la famille de Montagut s’allia par mariage à la famille de La Salle ; de cette union naquit Joachim de Montagut, dernier seigneur de Viverols. En 1783, il épousa Anne-Pauline de Noailles, fille du duc d’Ayen et arrière-petite-fille, par sa mère, du chancelier d’Aguesseau.
Il ne reste plus du château de Viverols que des ruines, mais ces ruines ont encore belle allure et donnent à ce petit coin d’Auvergne beaucoup de caractère. L’emplacement de cette forteresse avait été judicieusement choisi. La butte de Viverols se trouve en effet placée à un point stratégique important au débouché de la vallée de l’Ance, à proximité de la route allant d’Ambert à Craponne-sur-Arzon et à Usson-en-Forez.
Il est difficile de préciser la date à laquelle on commença à construire le château. Il est probable qu’avant l’édification de la forteresse, dont on voit aujourd’hui les ruines, il y eut au sommet de la colline une tour à motte comme il en existait aux Xe et XIe siècles. D’après certains renseignements, dont on ne peut garantir l’authenticité, une première forteresse aurait été élevée au XIe siècle par un certain Jacob de Viverols. Elle aurait été détruite sur ordre de Louis XI au XIIe siècle par le baron d’Urfé, puis reconstruite au XIIIe siècle par les Baffie.
Le plan général du château est pentagonal. De profonds fossés entouraient jadis les bâtiments seigneuriaux, les écuries, les communs ; ces fossés sont malheureusement comblés. Au sud et à l’ouest, la forteresse profitait d’une défense naturelle, la colline est de ce côté-là très abrupte et il est difficile de l’aborder. Au contraire, à l’est et au nord, le terrain s’en va en pente douce et l’accès au château est aisé, aussi de ce côté-là éleva-t-on de fortes murailles flanquées de trois tours rondes.

La chapelle du château se trouvait sur le prolongement des bâtiments seigneuriaux, elle était dédiée à Sainte Anne. C’était une petite construction de forme carrée, elle a entièrement disparu, c’est à peine si l’on en aperçoit les fondations.
Au sud, deux terre-pleins, disposés en gradins, marquent les emplacements des enceintes primitives, une curieuse poterne malheureusement obstruée permettait de passer de l’enceinte supérieure dans celle inférieure. On appelle cet endroit les « Murettes ».

Les tours du château
Les tours du château

Les tours sont du XIIIe siècle. Celle qui fait face au nord-est a perdu son couronnement, elle peut avoir encore 10 ou 1é mètres de haut, les murs qui ont 2 mètres d’épaisseur sont construits en appareil irrégulier. On pénètre à l’intérieur par une petite porte basse dont le tympan semi-circulaire repose sur deux consoles moulurées. Au rez-de-chaussée se trouve une salle voûtée en coupole, une ouverture pratiquée dans le sol, donne accès à une salle souterraine. Naturellement on « décore » ce réduit du nom d’ «oubliettes », il s’agit en réalité d’une réserve à vivres… La tour suivante qui fait face au nord présente un dispositif analogue à celui de la tour nord-est, même porte basse, même salle voûtée, même réduit souterrain. Un étroit escalier permet d’arriver au sommet. Cette tour fait une quinzaine de mètres de hauteur. On remarque, percées dans l’épaisseur du mur, de belles archères et près du sommet, les trous carrés marquant l’emplacement des hourds.

Il ne reste plus rien de ces merveilles, les bâtiments seigneuriaux sont en ruines à présent. La partie du château la moins en ruine se trouve à l’ouest. Il existe encore un bâtiment de 35 mètres de long et de 6 à 8 mètres de large dans lequel on remarque 5 salles voûtées, ces salles sont en bon état mais elles n’ont aucune décoration. C’est là que logeait la garnison de la forteresse.

En face de cette construction, on peut voir un beau puits du XVIe siècle, il était jadis profond, mais les gamins du village à force d’y lancer des pierres l’ont peu à peu comblé. Ce puits est orné de blasons, on distingue celui des Tourzel et de Le Loup.

La troisième tour, celle du nord ouest, est démolie, elle renfermait des salles voûtées et un escalier à vis. La porte d’entrée du château fait face à l’est, elle était défendue par une herse. On voit encore les rainures des chaînes du pont-levis, et au sommet, des restes de mâchicoulis et une sorte de gargouille représentant un animal. À gauche se trouve le bâtiment du corps de garde qui est fort délabré, à l’angle sud, il y avait une élégante échauguette, il en subsiste une partie. L’ensemble de cette partie ne paraît pas antérieur au XVe siècle.

La porte une fois franchie, on pénètre dans la cour, celle-ci est divisée en deux par un édifice de plan polygonal datant de la fin du XVe siècle, c’est là qu’étaient les écuries ; quarante chevaux pouvaient sans peine y être logés. Autrefois ce bâtiment n’était pas isolé, il était rattaché aux constructions du sud et un passage voûté donnait accès à la seconde cour. On voit encore très distinctement l’amorce de la voûte et le pavement du passage.

La « Maison du Maître » était au sud, défendue extérieurement par une tour semi-cylindrique qui subsiste. Cette partie du château fut remaniée aux XVe et XVIe siècles, les fenêtres étroites furent remplacées par de jolies ouvertures « renaissance » à meneaux, les salles furent décorées avec goût. Il existait, paraît-il, à Viverols de forts beaux plafonds à caissons dorés qui faisaient l’admiration des visiteurs.

Les seigneurs de Viverols[modifier | modifier le code]

de Baffie

1. Guillaume Ier de Baffie,

2. Dalmas Ier

3. Dalmas II

4. Dalmas III

5. Guillaume II

6. Dalmas IV

7. Guillaume III dit "le Vieux" (ca 1180-1250) époux d'Eléonore de FOREZ, première mention du château de Viverols en 1219.

8. Guillaume IV dit "le Jeune" époux d'Eléonore de MONTBOISSIER

En 1260, les châtellenies du Livradois deviennent possessions de la Maison d'Auvergne.

comtes d'Auvergne

9. Robert V, comte d'Auvergne (1247-1277) époux d'Eléonore de BAFFIE (1210-1285), sœur de Guillaume IV mort sans postérité.

10. Guillaume XI, comte d'Auvergne (1277-1280)

11. Robert VI, comte d'Auvergne (1280-1314)

12. Robert VII, comte d'Auvergne (1314-1325)

13. Guillaume XII, comte d'Auvergne (1325-1332

14. Jeanne, comtesse d'Auvergne (1332-1360) et de Boulogne, dame de Viverols épouse de Jean II, Roi de France dit Jean le Bon (1319-1364)

15. Jean Ier, comte d'Auvergne (1361-1386)

16. Jean II, comte d'Auvergne (1386-1404) dit le "mauvais ménagier" qui aliéna les châtellenies du Livradois à Morinot de Tourzel.

Tourzel d'Allègre

17. Morinot de Tourzel chevalier, baron d'Allègre. Il épouse en 1387 Smaragde de Vichy.

18. Yves Ier de Tourzel baron d'Allègre. Reçoit Charles VII à Allègre en janvier 1425. Il épouse le 28 août 1428 de Marguerite d'Apchier.

19. Jacques Ier de Tourzel d'Allègre, baron d'Allègre fils aîné d'Yves Ier. 1442, mort avant 1493. Il épouse Gabrielle de Lastic le 1er juin 1454 (morte avant 1472).

20. Yves II dit " Yves le Grand ", baron d'Allègre. Né vers 1452, mort à Ravenne 12 avril 1512. Epoux en 1474 de Jeanne de Chabannes (sœur de Jacques de Chabannes sgr de la Palisse, maréchal de France mort à Pavie en 1524).

21. Christophe II d'Allègre sgr de Viverols, épouse en janvier 1530 de Madeleine Le Loup dame de Beauvoir, fille de Blain Le Loup sgr de Beauvoir, et de Paule du Puy.

22. Gaspard d'Allègre sgr de Viverols, Beauvoir, Baffie, St Marcel en Forez, chevalier de l'orde du Roi, sénéchal du Poitou, mort avant 1610. Epoux en mai 1564 de Charlotte de Beaucaire.

23. François d'Allègre sgr de Viverols et de Beauvoir. Il est époux le 23 avril 1598 de Madeleine d'Allègre fille de Christophe Ier de Tourzel et d'Antoinette du Prat.

24. Gaspard II d'Allègre, sénéchal d'Auvergne. Il épouse le 6 mars 1628 Marie d'Estaing, fille de Jean vicomte d'Estaing et de Catherine de La Rochefoucaud, sgr de Ravel.

25. Claude d'Allègre, est titré marquis de Beauvoir, comte de la Creste, Martigny, comte de Saint Marcel en Forez, baron de Viverols, sénéchal d'Auvergne.

En 1665, Claude d'Allègre échange sa terre de Viverols avec François d’Aurelle, Marquis de Colombine.

d’Aurelle de Colombine

26. François d’Aurelle, marquis de Colombine, baron de Viverols époux de Catherine d’Aurelle.

27. Jean III d’Aurelle né le 13 novembre 1645. Il épouse en 1676 Charlotte de la Tour Saint Vidal de Rochefort d'Ailly

de Montagu

28. Jeanne Henriette d’Aurelle épouse vers 1700 Joseph de Montagu de Beaune né en 1667 et mort en 1740.

29. Timoléon-Joachim-Louis de Montagu né en 1713, marquis de Bouzols, maréchal de camp, lieutenant général au gouvernement de la Basse-Auvergne et pays de Combrailles époux de Laure de Fitz-James, dame du palais de la Reine, petite fille de Jacques II Stuart, roi d'Angleterre.

30. Joachim-Charles de Montagu de Bouzols époux de Marie Hélène de Callebot de La Salle, lieutenant général des armées du roi et de la Basse-Auvergne, gouverneur d’Usson. Ce petit fils de Jacques II Stuart sera le dernier seigneur de Viverols …

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Vincent Paccalin RPR -
2008 2014 Johannes Chabrier DVD -

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 411 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 084 1 272 1 114 1 261 1 325 1 397 1 251 1 404 1 288
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 290 1 185 1 181 1 095 1 066 1 089 1 065 1 011 990
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 003 994 953 815 767 703 724 709 602
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
564 539 462 544 437 390 390 411 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les ruelles

Il y a un château-fort dans le village.

À voir également le mausolée Granet sur la route d'Eglisolles, derrière le cimetière.

Les ruelles valent également le détour, avec la venelle des chèvres, la maison du Bailli, …

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Armand, famille de notaires, marchands de Viverols.
  • Bessaghon, famille de notaires, marchands de Viverols.
  • Père Benoît-Marius Bonnefoux (1861 Viverols - 1904 Angola) Missionnaire de la Congrégation du Saint Esprit en Angola. "Marius Bonnefoux est né à Viverols le 8 septembre 1861. Après l'école primaire au village, il vint à Cellule pour les études secondaires, et à Chevilly pour la philosophie et la théologie de 1880 à 1884. Prêtre le 9 novembre 1884, il fit profession à Chevilly le 23 août 1885. Il reçut son obédience pour la mission de Huila, district du Counène, au sud de l'Angola, où il arriva le 22 novembre 1885, trois ans après sa fondation par le P. Duparquet. Le P. Antunes, alors supérieur, lui confia la direction des enfants rachetés. C'était une charge qui réclamait de la vigilance et de l'énergie. Le nouveau directeur était à la hauteur de sa tâche, sachant, avec son amabilité coutumière, exiger toujours une stricte discipline. Entre temps, le Père desservait l'agglomération naissante de Lubango, à 25 kilomètres de Huila. Travailleur, il ne savait pas rester inoccupé, en marche ou au campement, s'il ne s'occupait pas de langue, c'était de botanique ou de minéralogie. De 1892 à 1904, il fut fondateur et supérieur de la nouvelle mission de Tyivingiro. C'est là qu'il donna la preuve de solides connaissances scientifiques, dans l'organisation matérielle de la mission. Ce fut lui qui reconnut la pierre à chaux dans le pays et construisit le premier four, en vue de l'édification de la chapelle, donnant ainsi naissance à une industrie aujourd'hui prospère. La chapelle de Tyivingiro est pour le pays et pour l'époque, une petite merveille à trois nefs, toute en pierre, y compris la voûte. Fabricant de chaux et de tuiles, il devint lui-même statuaire. Quand la maison mère le nomma en 1904, supérieur du district, préfet apostolique du Counène, le coup lui fut rude. Il exerça cette charge durant 28 ans, à sa manière souriante et ferme. Le P. Bonnefoux était un de ces rares hommes qui n'ont que des amis. De son supériorat, il laisse un superbe monument, la chapelle de la mission de Huila. Il la conçut, l'exécuta, et eut la joie de la voir achevée avant de mourir. Quand il fut remplacé en 1932, il prit sa retraite sur place,- Les infirmités de l'âge ne lui supprimèrent pas son sourire et sa patience, mais il en vint à ne plus pouvoir assurer la messe. Il est décédé le 20 juin 1937, entouré de tous, dans sa mission. Le gouvernement portugais reconnut ses loyaux services en lui conférant la médaille de Commandeur de l'Ordre Impérial."[réf. nécessaire][3]
  • Chamborne, famille de notaires, d'officiers royaux et seigneuriaux. Pierre Chamborne notaire en 1432 à Viverols.
  • Mathieu Colombier,consul d'Ambert en 1544, notaire royal, et châtelain de Viverols.
  • de Gageyron ou Gageron, famille noble de Viverols dont on trouve aussi une branche à Craponne (cette branche aura pour descendant Adam de Craponne, ingénieur). Jean Gargeron notaire en 1403. François de Gageyron, capitaine du château de Viverols en 1597 et Jacques, capitaine du château de Viverols en 1606.
  • Hector Granet et son fils
  • Joseph Girard (1881-1962) originaire de Viverols, historien, archiviste paléographe, conservateur de la bibliothèque et du Musée Calvet à Avignon, puis du palais des papes et des antiquités de Vaucluse. Il est le père de l'académicien René Girard.
  • Guitard ou Guittard, famille de notaires, marchands dont Pons Guitard, notaire en 1587.
  • Imbert Benoit, jésuite né à Viverols en 1630, auteur de nombreux vers en latin.
  • Louis Terrasse [1860-1938]: Enfant du pays, Louis Terrasse depuis ses neuf ans a construit des chefs d’œuvres de minutie : monuments miniatures fabriqués avec des milliers de pièces de bois de différentes essences, tableaux de marqueterie réalisés à base de marbre et de nacre et ivoire et ce loin des influences des écoles artistiques. Son chef d’œuvre, la Cathédrale de Moulins compte 4523 pièces de noisetier d’Amérique et d’ébène. Six ans de travail. La reconstitution du château de Viverols a été taillée au canif dans le noyer du pays.
  • Mosnier, célèbre famille de fondeurs, saintiers de Viverols.
  • Olivier dit Calard, famille noble de Viverols dont Mondain ou Mondon Calard, seigneur de Freyssonnet et du Mas père de Jean (x Philiberte de Boulier dit l'Hermite de la Faye, dame de la Faye à Olmet) lui même père de Christophe époux d'Anne de Montmorin.
  • Peloux (Benoît Jean Baptiste)né à Viverols le 5 mars 1850, ancien élève de l'école de notariat de Bordeaux, notaire à Viverols de 1876 à 1884, maire de ce chef-lieu de canton de 1877 à 1884, juge de paix successivement à Saint Bonnet le Château, à Perreux, à Roanne et enfin à St Etienne.
  • Pellisson famille de juristes, notaires de Viverols connue depuis la fin du XIVe siècle (Pierre Pellisson mort en 1416) dont Pons Pellisson, notaire royal à la cour du Livradois vers 1500.
  • Martin Richard de Laprade, (1744- 1797) né à Viverols, docteur en médecine de la faculté de Montpellier, conseiller-médecin ordinaire du Roi, inspecteur des eaux minérales du Forez, membres de l'Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Lyon. Son père Claude Richard de Laprade était régisseur de la seigneurie de Viverols avant d'acheter la seigneurie de Pontempeyrat puis celle de Laprade à Usson en Forez. Martin Richard de Laprade est le grand-père de Pierre Marin Victor de Laprade membre de l'académie française.
  • Robert Jean-Baptiste né en 1892 à Viverols. Son père est marchand de bois et maire de ce chef-lieu de canton. Formé à l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, est nommé à sa sortie professeur de français à l’École Primaire Supérieure de Saint-Étienne. Il y reste jusqu'en 1939. Il a 48 ans quand il est nommé à la tête de l'E.P.S. de La Souterraine où il exercera jusqu'à sa retraite en 1952. Déclaré Juste parmi les nations le 10 mai 2001.

Divers[modifier | modifier le code]

Date des principales festivités du bourg :

  • 13 ou 14 juillet : Toro del Fuego sur la place du village
  • 29 juillet 2007 : Fête des vieux métiers
  • Premier week-end d'août : fête patronale
  • En décembre : la Ronde des crèches (exposition d'environ 200 crèches, fabriquées par les habitants, commerçants et artisans de Viverols, dans le village et à la Maison Granet)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Nécrologie extraites des archives des spiritains


Liens externes[modifier | modifier le code]