Culhat

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Culhat
Mairie
Mairie
Blason de Culhat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Thiers
Canton Lezoux
Intercommunalité Communauté de communes entre Dore et Allier
Maire
Mandat
Jean-Philippe Ausset
2008-2014
Code postal 63350
Code commune 63131
Démographie
Population
municipale
1 025 hab. (2011)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 48″ N 3° 20′ 14″ E / 45.8633333333, 3.33722222222 ()45° 51′ 48″ Nord 3° 20′ 14″ Est / 45.8633333333, 3.33722222222 ()  
Altitude Min. 289 m – Max. 373 m
Superficie 18,74 km2
Localisation

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Culhat

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Culhat

Culhat est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne. Culhat fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand et de l'arrondissement de Thiers.

Le nom de la commune ne doit pas être confondu avec celui de Cunlhat (qui se prononce d'ailleurs très différemment: Q (comme la lettre)-ya).

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune de Culhat a la particularité de se composer de nombreux lieux-dits: Les Turgons, Les Mouldeix, La Vernelle, Chez Marais, La Brousse, Chez Le Biaux, Villeneuve, Foulhouze, Le Moulin d'Auzat, Chez Bardet, Bassinet, Praloube, Champgarand, Les Chalards, Beauregard, Les Bogros et Les Bourgos.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason de Culhat

En 1113, les seigneurs de Montgascon et de Bulhon cèdent leurs biens situés sur le territoire de Médagues[1] pour y fonder un monastère bénédictin relevant de La Chaise-Dieu.

Templiers et Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Un François de Bort, chevalier du Temple, s’engage, en 1278, à reconnaître le fief de l’évêque de Clermont, Guy de La Tour, et payer une obole d’or aux évêques[2].

En 1293, un compte du bailli royal Jean de Trie mentionne 14 commanderies de Templiers en Auvergne dont celle de «la Fulhosa» (La Fouilhouze). Une borne de pierre aujourd'hui disparue, entre Joze et Culhat, portait la croix de l'ordre du Temple. En 1312, elle sera dévolue aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. (cf. carte de la forteresse de Culhat[3]).

Le sanctuaire de l'église paroissiale était le tombeau des seigneurs commandeurs de l'ordre des Hospitaliers. Le y fut enterré le Frère Jacques de Soudeille grand-croix et grand prieur, commandeur de Montferrand et Culhat décédé la veille au chapitre de La Veine.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2001 en cours Hubert Dumont    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 025 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 159 1 171 1 315 1 317 1 362 1 478 1 493 1 492 1 522
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 516 1 465 1 480 1 493 1 442 1 387 1 334 1 245 1 184
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 163 1 123 1 052 906 841 850 836 763 714
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
755 737 708 718 849 875 997 1 064 1 021
2011 - - - - - - - -
1 025 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

La lanterne des morts
Église Notre-Dame - Chevet

Église paroissiale du XIe siècle dédiée à Notre Dame de l'Assomption. Dans sa "Classification des églises du diocèse de Clermont", le Père Mallay considère qu'il s'agit de la première église de second ordre de l'arrondissement de Thiers, et, vante la régularité de son plan, la proportion des élévations et des coupes le luxe des mosaïques bicolores de l'époque. Lors de la restauration la nef, afin d'enlever les profondes traces laissées par un incendie allumé par les huguenots, on a découvert au-dessus de la première arcade du chœur une peinture du XVIIIe siècle la "Salutation angélique".

  • Mallay note également que "Dans les champs à l'est du village on a trouvé en labourant une très-grande quantité de petits cubes blancs, noirs et rouges de 0,008 m de côté provenant de mosaïques antiques; on a trouvé, il y a quelques années, une belle médaille romaine en or et des tombeaux très-anciens".

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fundatio prioratus de Médagues per dominum Petrum de Camaliera, qui factus est monachum Casa Dei, anno M CXIII. Cf. Dom Jacques Boyer « Journal de voyage (1710-1714) »", in Bulletin Historique et Scientifique de l'Auvergne, p.186.
  2. Chanoine Pierre Audigier (1659-1744), «Histoire d'Auvergne», Clermont-Ferrand, L. Bellet, 1894, 562 p.
  3. in L'ancienne batellerie de l'Allier et de la Dore, Pierre Mondanel, Mémoires ASBLA Clermont-Fd, 1975, pp.174-175).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Notice no PA00092108 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00092107 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]