Secrétariat

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secrétaire

Secretary at work.jpg

Une secrétaire américaine à son poste de travail.

Code ROME (France)
M1605

Le secrétariat est un métier de bureau qui consiste à s'occuper, pour le compte d'un autre employé ou agent, de son courrier, de ses communications téléphoniques, de la rédaction des comptes rendus de réunions, de la gestion de son emploi du temps, Il allège de certaines activités notamment en contribuant à l'organisation de ses actions, etc.

Un secrétaire de direction assiste une direction, un supérieur hiérarchique ou un Procureur au sein d'un Parquet.

Les termes de "premier secrétaire", de "secrétaire général" ou de Secrétaire d'État désignent une toute autre fonction : cela désigne une personne (ou un organisme) haut placé dans la hiérarchie.

Historiquement, le travail de secrétariat a beaucoup changé. Autrefois, c'était la personne sachant taper à la machine à écrire rapidement (et éventuellement connaissant la sténographie). Avec le développement des ordinateurs personnels, le travail de la secrétaire a beaucoup changé : les personnes tapent eux-mêmes leurs textes et les secrétaires assurent d'autres fonctions très diverses.

Histoire[modifier | modifier le code]

Secrétaire dactylographe en 1951.

Depuis la Renaissance jusqu'à la fin du XIXe siècle, certains hommes qui prennent le titre de secrétaire sont engagés pour tenir la correspondance quotidienne et les activités de personnages de haute stature sociale.

Progressivement le terme s'applique à des fonctions plus nombreuses et variées, ce qui conduit à donner des titres composés afin de spécifier divers travaux de secrétariat, tels que Secrétaire général ou secrétaire financier (en). Le terme simple de « secrétaire » reste alors en usage, soit comme abréviation lorsque le contexte de la fonction est sans ambiguïté, soit pour désigner un poste relativement modeste.

À la fin du XIXe siècle, le capitalisme se développe : les industries grandissent en taille, les boutiques deviennent des grands magasins, les grandes compagnies bancaires et d'assurance se développent, ce qui nécessite des bureaux administratifs plus importants avec notamment le secrétariat qui est assuré par des hommes[1].

En Grande-Bretagne, Sir Isaac Pitman invente en 1837 une sténographie phonétique qui vise initialement à des objectifs d'éducation des masses. La sténographie vulgarisée vers 1870 a pour objectif d'apprendre à lire et écrire. Se généralisant pendant la Belle Époque, elle devient une technique de prise de notes, se diffusant dans le monde commercial. Au même moment, le métier de sténographe se féminise[2].

Avec la diffusion de la machine à écrire, la sténographie se voit concurrencée par la sténotypie. La dactylographie devient ainsi l'apanage des femmes, veuves ou jeunes filles bien élevées, issues à l'origine de la classe moyenne ou de la petite bourgeoisie puis de milieu populaire avec l'essor de la profession entre les deux grandes guerres qui voit les femmes se saisir de ces innovations[1].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Delphine Gardey, La dactylographe et l'expéditionnaire. Histoire des employés de bureau 1890-1930, Belin,‎ 2002, 336 p. (ISBN 978-2-7011-3045-3)
  2. Sténographie, sténotypie ou dictaphone ?, fiche des Archives nationales françaises

Annexes[modifier | modifier le code]

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